27/12/2007

Spectacle : Le Livre de la Jungle

 

 

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Flamboyante adaptation du célèbre roman de Rudyard Kipling qui met en scène 15 artistes danseurs, comédiens et chanteurs.
Un spectacle musical d’une heure, pour toute la famille (dès 3 ans).

Qui ne connaît pas l’histoire extraordinaire et initiatique de Mowgli, fils de la jungle, découvert abandonné et élevé par des animaux ?
Bébé perdu dans le milieu hostile de la jungle, Mowgli est heureusement recueilli par une meute de loups et placé sous la responsabilité de Bagherra, la panthère noire. Aidée par Baloo, l’ours pédagogue et fantasque, Bagherra transmet au jeune enfant des principes dont les vertus sont aujourd’hui encore les règles de base pour grandir et devenir un homme : l’autonomie, la responsabilité, l’amitié, la solidarité, la tolérance et l’honnêteté.

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Le Livre de la Jungle nous raconte cette merveilleuse aventure dans un grand spectacle musical pour toute la famille, où l’on retrouve aussi Kaa le serpent persifleur et roublard, et Sherkan le tigre menaçant.

Une mention particulière pour la chorégraphie et les costumes, les enfants s’émerveillent tandis que les adultes retrouvent leur âme d’enfant. Un spectacle musical pour petits et grands.

 

Les 2 et 3 février 2008 à Namur
Le 4 février 2008 à Liège

06:15 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le livre de la jungle, spectacle |  Facebook |

40e anniversaire du Livre de la Jungle

 

 

JUNGLE

Le 15 décembre 1966, Walt Disney s’éteint, laissant derrière lui une oeuvre inestimable, un panthéon du cinéma d’animation composé de grands, voire très grands films. En 1966, Walt Disney supervise l’élaboration du dix-neuvième long-métrage du studio : c’est l’adaptation de l’ouvrage de Rudyard Kipling, Le livre de la jungle. Paru en 1894 et rédigé lors d’un voyage de quatre ans aux Etats-Unis, cette oeuvre est considérée, avec sa suite parue en 1985, comme le chef-d'œuvre de l'auteur...

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Les différences entre le livre original et l’oeuvre de Disney sont nombreuses. Volontairement, Walt Disney décide d’éclaircir l’univers bien trop sombre de l’ouvrage de Kipling et va se permettre un bon nombre de libertés afin de donner à son film le ton familial et enjoué qu’il souhaite. Ainsi, ce sont les personnages qui vont très vite se transformer. Bagheera devient une figure paternelle terriblement sérieuse, en opposition totale avec l’aspect maternel et son enclin à gâter Mowgli dans le livre, Shere Khan est un méchant dans la plus pure tradition des films Disney et s’éloigne de l’être méprisé et boiteux également présenté par Kipling. Kaa, le serpent, est à l’origine un ami du jeune Mowgli et non pas un personnage aux intentions douteuses, le Roi Louie, pour finir, n’existe absolument pas dans l’oeuvre écrite. Pour ce qui est du fameux Baloo, devenu la coqueluche des studios d’animation pendant plusieurs années, il ressemblait bien plus à un ours mal léché, plus enclin à donner des leçons de survie dans la jungle que de chanter un hymne à l’Epicurisme. Car s’il y a bien une philosophie découlant du Livre de la Jungle, version Disney, c’est qu’ « il en faut peu pour être heureux ». Il est intérréssant de noter que la composition de ce titre, Bare Necessities en anglais, revient à Terry Gilkyson qui se trouvait être le compositeur attitré du film avant l’arrivée des frères Sherman. Disney jugeant le travail de Gilkyson trop sombre et trop proche de l’univers de l’auteur, il demanda donc aux frères de composer de nouveaux titres pour le film. Seul Bare Necessities (qui tourne autour d’un jeu de mot avec le mot Bear, qui signifie ours en anglais) subsista à ce changement de collaborateurs. Ce titre fut cependant le seul à être nommé à l’Oscar de la meilleure chanson originale...

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La sortie du film est un phénomène. Sorti à travers le monde entre octobre 1967 et décembre 1968, le film cumule un total de 200 Millions $ de recettes. Soit deux fois plus que les plus gros succès de l’année que sont Bonnie et Clyde ou Le Lauréat... Les studios sont sauvés. L’oeuvre devient instantanément culte et remplace dans l’imaginaire collectif l’oeuvre de Rudyard Kipling, à l’instar de Pinocchio ou Blanche-Neige qui ont dépassé leurs supports originels dans leur capacité à créer une nouvelle mythologie de personnages et de récits. Le Livre de la jungle, aujourd’hui encore, est considéré comme l’oeuvre paroxysmique du travail des studios Disney. Si le foisonnement visuel du décor et l’élaboration d’un scénario plus malin qu’il n’y paraît font partie du trousseau de clés du succès, cela va sans dire que ce sont les personnages haut en couleur qui se taillent la part du lion. Il est désormais impossible d’imaginer une quelconque jungle sans un ours se frottant contre les palmiers, Shere Khan est devenu l’un des mechants les plus emblématiques de la galerie Disney, Kaa fait référence dans le monde de l’hypnose et Bagheera représente la figure parentale protectrice idéalisée par tous les enfants. Bref, vous l’avez compris, si Kipling déployait sa plume pour raconter la supériorité de l’homme sur l’animal, Disney décide de donner aux animaux une aura bien plus importante et une sagesse dépassant toutes celles des humains...

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Un matin dans les forêts de l'Inde, Bagheera, la panthère noire, découvre un petit garçon abandonné. Elle emporte le petit d'homme et le confie à une famille de loups. On l'appellera Mowgli. Dix années passent. Et voilà que Shere Khan approche du territoire des loups. Il ne fait de doute pour personne que Mowgli sera sa première victime. Bagheera décide d'éloigner l'enfant et de le confier aux hommes d’un village. Pendant leur périple, tous deux feront de nombreuses rencontres, notamment celle de Baloo, un ours insouciant et jovial...