08/11/2009

Jacno "main dans la main" avec Gainsbourg

 

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Le musicien Denis Quillard, dit «Jacno» en raison de sa consommation effrénée de Gauloises, qui avait fondé en 1976 avec Elli Medeiros les Stinky Toys, l’un des tout premiers groupes de la scène punk française, est mort ce 6 novembre 2009 à l’âge de 52 ans. Jacno qui, après la dissolution de son duo avec Elli, se consacrait à la production, avait encore enregistré quelques albums solos.

 

StinkyToys

 

Né à Paris le 3 juillet 1957, Denis Quillard a passé son enfance à écouter Mozart, Chopin ou Satie avant de découvrir le rock grâce aux succès des Who et des Rolling Stones, et d’apprendre la batterie et la guitare. Surnommé le « dandy pop », Jacno n'est plus guère connu aujourd'hui, que par les aficionados du punk. Il fut pourtant dans les années 1980 le porte-drapeau à la française de ce courant musical et des ses dérives (sexe, drogue, provocation), mais surtout un précurseur. 

 

Il rencontre Elli Medeiros au lycée Charlemagne, où il était surnommé « Jacno » en raison de sa consommation effrénée de cigarettes Gauloises, Marcel Jacno étant le nom du graphiste auteur du casque ailé imprimé sur les paquets. Ils créent ensemble le groupe de rock parisien les Stinky Toys (les Jouets Puants) - un jeu de mots sur les Dinky Toys, célèbre marque de voitures miniatures -, des fêtards qui interprètent sur scène des chansons de David Bowie, des Stones ou des Who, ainsi que leurs propres compositions.

 

 

 

Edité fin 1977 chez Polydor, leur album « Stinky toys » se vend mal et deux ans plus tard Jacno enregistre seul l’instrumental « Rectangle », des mélodies au synthétiseur popularisées par le cinéaste Olivier Assayas qui les intègre à la bande originale de son premier moyen métrage, « Copyright » (1980).

 

 


Puis le duo Elli et Jacno enregistre deux albums, « Tout va sauter » (1980) et « Boomerang » (1982) et participe à la composition de la bande originale du film « Les nuits de la pleine lune » (1984) d’Eric Rohmer, avant de se séparer.

 

Jacno se consacre ensuite davantage à la production, réalisant des titres ou des albums pour des artistes tels que Pauline Lafont, Lio, Etienne Daho, Daniel Darc ou Jacques Higelin et plus récemment Paul Personne et les Valentins. En tant qu’interprète, il a publié une série d’albums solo dont « T’es loin t’es près » (1988), « Une idée derrière la tête » (1991), « Faux témoin » (1995) et « De la part des anges » (1999).

 

 


 

16:57 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacno |  Facebook |