03/04/2009

Herculanum (Italie)

 

 

HER 00

 

Herculanum était une ville romaine antique située dans la région italienne de Campanie.

HER 01

 

Comme le révèle clairement son nom, l’origine d’Herculanum est liée à la figure mythique du demi-dieu Hercule. D’après la légende, c’est lui qui a fondé la ville. Du VIIe au Ve siècle, la ville était peuplée d’Osques, d’Étrusques et de Grecs. En effet de récentes recherches historiques conduisent à attribuer à Herculanum, comme à Pompéi, une origine étrusque. L’histoire de ces villes suivit des destins parallèles jusqu’à la fin de la guerre sociale en 89 avant JC. Si en 80 avant JC Pompéi devient une colonie de droit romain, en punition de son comportement durant cette guerre des alliés de Rome, Herculanum a dû attendre la fin des années 30 avant notre ère pour obtenir le statut de municipe.

HER 02

 

Herculanum se développa comme station balnéaire très appréciée par les riches Romains et comme ville résidentielle des grandes familles patriciennes, attirés par la splendide position panoramique du promontoire sur lequel elle est bâtie, par son climat et par les produits typiques de la campagne environnante. En revanche, Pompéi fut également une ville productive et commerciale, avec davantage de diversité sur le plan de la vie sociale et des modèles d’architecture. L’une et l’autre connurent une phase de remarquable développement urbain sous Auguste, mais subirent de graves dommages lors du tremblement de terre de 62 après JC, avant d’être rayées comme Stabies et Oplontis de la carte par l’éruption de 79, d’une façon différente mais tout aussi radicale. Un écoulement pyroclastique a précédé l'éruption principale, tuant beaucoup de résidents, dont les corps ont été «enrobés» par les cendres, ce qui a préservé (figé) leur posture d'agonie. À Pompéi, les cavités laissées vides par les chairs décomposées ont permis de réaliser des moulages des corps en y versant du plâtre. La couche relativement fine et cohérente des matériaux éruptifs qui recouvrirent Pompéi laissa ses ruines libres de toute construction postérieure. La dure croûte de tuf qui recouvrit l’antique Herculanum permit de construire la nouvelle ville de Résina en surface. Herculanum fut ensevelie sous une couche de plus de quinze mètres d'épaisseur par un flux pyroclastique, masse de gaz et fragments de roches qui se transforma en roche dure, rendant les conditions de fouilles extrêmement difficiles. Toutefois, en 1969, cette ville reprit son nom antique.

HER 03

 

Dans les abris entreposant les bateaux, de nombreux squelettes furent découverts.

HER 11

 

L'excavation commença dans l’Ercolano moderne, une banlieue de Naples, en 1738. La publication des Antiquités d’Herculanum sous le patronage de Charles II d'Espagne, roi des Deux Siciles, eut un effet sur le Néoclassicisme naissant en Europe, hors de proportion avec sa diffusion plutôt limitée. À la fin du XVIIIe siècle, les motifs propres à Herculanum firent leur apparition sur l'ameublement, les tapisseries, les tables et les tasses à thé.

HER 04

 

HER 05

 

HER 06

 

HER 07


 

HER 08
 

HER 09

 

HER 10

 

HER 12

 

HER 13

 

HER 14

 

HER 15

 

HER 16

 

HER 17

HER 18

 

HER 19
 

HER 20

 

HER 21

 

HER 22


 

HER 23

 

06:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : italie, herculanum |  Facebook |

21/02/2008

Marée basse à Venise : du jamais vu

 

Venise marée basse

Les gondoliers de Venise étaient contraints de rester les bras croisés mardi, la ville d'eau étant quasiment à sec depuis dimanche en raison d'une exceptionnelle marée basse.

L'eau devait atteindre mardi après-midi un niveau inférieur de 70 centimètres par rapport au niveau moyen de la mer.

Des dizaines de gondoles et de bateaux étaient échoués dans de nombreux canaux de la ville, tandis que les "vaporetti", bateaux des transports publics, étaient contraints de changer leur itinéraire.

Venise n'a pas connu en 2007 d'importante montée des eaux, ("acqua alta"), l'eau ayant "seulement" atteint un maximum de 109 centimètres au dessus du niveau moyen de la mer fin novembre.

Mais l'absence de liaisons sur le Grand Canal complique aussi la vie des habitants de Venise car de nombreux services publics se déplacent d'ordinaire au gré des canaux comme les pompiers, la poste ou les services funèbres. Tous doivent s'organiser et trouver de nouvelles voies pour se déplacer. Et c'est sans compter la remontée à la surface de certains déchets et l'apparition d'odeurs.

La pire "acqua alta" de l'histoire de Venise remonte au 4 novembre 1966 : elle avait été submergée par 194 cm d'eau alors que l'ensemble du territoire italien connaissait des inondations catastrophiques.

 

 

15:15 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maree basse a venise, venise, italie |  Facebook |

30/06/2007

Palio di Siena : 2 juillet et 16 août

PALIO 01

 

Attachés à leur ville par un amour qui frise le fanatisme, les Siennois revivent avec le Palio l’histoire des libertés communales et de la gloire militaire de la République. Jeux, fêtes, courses ne manquèrent jamais à Sienne. C’est à une fête violente et aussi vraie que la vie, que les Siennois ont confié le mythe de la grandeur d’un Etat qui n’est pas tout à fait mort. Du jour où, au milieu du XVIe siècle, la République tomba et où prit fin l'orgueilleuse indépendance siennoise, les Contrade se firent un devoir de représenter les Compagnies militaires qui avaient cessé toute activité et dans lesquelles ils constituaient en milice leurs habitants aptes du service armé. Les Contrade, au nombre de dix-sept, sont des organismes territoriaux, nés en même temps que la ville qui réunissent les citoyens d’un quartier. Ces Contrade ont des noms symboliques et pittoresques : Tartuca (Tortue), Onda (Onde), Lupa (Louve), Nicchio (Conquille), Oca (Oie), Istrice (Hérisson), Drago (Dragon), Civetta (Chouette), Chiocciola (Escargot), Pantera (Panthère), Aquila (Aigle), Bruco (Chenille), Leocorno (Licorne), Valdimontone (Mouton), Giraffa (Girafe), Selva (Forêt), Torre (Tour). Le Palio, cette course qui se déroule deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août, n'est pas une célébration en marge de la vie quotidienne. La fête est consacrée à la Vierge, Patronne de la ville - à Sainte Marie de Provenzano en juillet, à Notre Dame de l’Assomption en août - et remonte au XIe siècle. Si les Siennois semblent complétement hors d’eux-mêmes pendant ces deux jours, c’est parce que, en quelques instants pendant les trois tours rapides qui constituent cette compétitìon tumultueuse et confuse, se condensent des années d’attente anxieuse, de sacrifices et d’espérances. En effet, le Palio est chance et malchance. Le Palio est une course désintéressée (la «Contrada» gagne un drapeau de soie peint selon des thèmes figuratifs traditionnels), mais elle suscite l'intérêt le plus passionné qui se puisse imaginer. C'est un peu comme si tous les Siennois avaient mis en jeu leur propre vie. La coquille du Campo a une histoire architectonique complexe. Elle est le coeur de Sienne, le centre de sa vie civile, des fêtes, des célébrations religieuses, le lieu où l’on fait un brin de causette, en été, tandis que les enfants jouent. Le Campo est à la mesure de l’homme. C’est une île. Point de voitures; rien que l’homme, sa voix, ses pas. La nuit, c’est le silence. Quand se court le Palio, la place est délimitée par des tribunes que l’on dresse spécialement pour ce jour. La piste qui l’entoure est recouverte de tuf. Elle redevient ainsi la place antique d’une Commune qui semble surgir de la campagne. Les Siennois aiment les couleurs de leur quartier: les jours de Palio, ils portent des foulards, des cravates et même des vêtements qui les rappellent; c’est avec ces couleurs qu’on salue ceux qui naissent et ceux qui meurent. Le Palio est la fête de la ville, la fête de son unité territoriale et historique. La «mossa», c’est à dire le départ, est peut-être, de façon paradoxale, le moment essentiel de la course. Les chevaux se placent entre deux cordes, suivant un ordre fixé par le sort. Le dixième est le dernier; il prend son départ lancé. Quand il entre dans l’espace qui lui est réservé par la deuxième corde, le starter fait sauter le système de cordes et ils partent tous, dans une course frénétique, bouleversante, imprévisible. Cette course est dangereuse. Les jockeys chevauchent à cru et ont le droit de se gêner avec les nerfs de boeuf. Ce qui compte, c’est de vaincre. Suivent le triomphe, les chants, les coups, la bénédiction du «chiffon», les diners, les cortèges, les fêtes jusqu’en septembre. S’il y a un moment privilégié du Palio pour comprendre à quel point il est un heurt de passions, un enthousiasme effréné, c’est celui qui suit la course. La joie et les pleurs n’ont pas de limites, ne connaissent pas de nuances. Ils sont entiers, durent des jours et des jours; ils sont un stimulant continuel, prétexte de moqueries, de sarcasme ou d’amertumes.

 
PALIO 02

 

PALIO 03

 

PALIO 04

 

PALIO 05

 

PALIO 06

 

PALIO 07

 

PALIO 08

 

PALIO 09

 

PALIO 10

 

PALIO 11

 

PALIO 12

 

PALIO 13

 

PALIO 14

 

PALIO 15

 

 

07:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : italie, palio de sienne |  Facebook |