17/11/2011

Horta 2011

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

 

 

Victor Horta aurait 150 ans en cette année 2011. C'est l'occasion de célébrer ce génie de l'Art nouveau en mettant en lumière ses œuvres et l'importance de son héritage : des hôtels de maître, des grands magasins, des résidences campagnardes, un Palais des Beaux Arts, une Gare Centrale,…

 

Ce bâtisseur inventif réforma aussi l'enseignement de l'architecture et l'esprit nouveau qu'il insuffla au début du 20ème siècle est certainement pour quelque chose dans la profusion de designers de talent dont Bruxelles est fière aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

Victor Horta voit le jour à Gand en 1861. Son père, artisan cordonnier, lui transmet le goût du travail bien fait et de la persévérance qui en font un perfectionniste ne s'octroyant parfois que trois heures de sommeil par jour.

 

Fortement attiré par la musique, il se passionne pour le violon, mais le Conservatoire de Musique le renvoie pour cause d'indiscipline à la suite de quoi il s'inscrit en architecture ... Quel heureux revirement !

 

 

 

Installé à Bruxelles dès 1878, Victor Horta suit des cours à l'Académie des Beaux Arts tout en travaillant pour gagner sa vie. L'architecte Alphonse Balat, à qui l'on doit les majestueuses Serres de Laeken, l’engage  dans son atelier et Horta lui vouera toute sa vie une immense reconnaissance.

 

 

 

Il vient d'achever au Cinquantenaire un pavillon destiné à  abriter une sculpture monumentale de Jef Lambeau symbolisant Les Passions Humaines, quand deux de ses frères  francs-maçons, Eugène Autrique et Emile Tassel, lui confient chacun la construction d'un hôtel de maître. Libre de tout commanditaire, Victor Horta touche au but qu'il s'est fixé : créer en toute liberté des œuvres personnelles où il affirme les grands principes de son art : du rationnel et de la force, mais aussi de la beauté et de la convivialité.

 

 

 

 

 

 

 

C'est le début d'une longue série de joyaux qui émaillent Bruxelles d'édifices aux espaces novateurs, aux verrières lumineuses, aux antipodes de la banalité.

 

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

 

Horta, un monde disparu - Horta 2011

 

Jusqu'au 31/12/2011

 

 

 

L'exposition consacrée à Victor Horta par la Maison Autrique asbl se propose de voir ou revoir les moments clés d'une œuvre architecturale aujourd'hui disparue. Notre démarche s'inscrit dans ce mouvement de mémoire renaissante de l'Art Nouveau déjà bien marqué en région bruxelloise depuis plusieurs années. « On a peine à croire qu'une œuvre architecturale célébrée en son temps, ancienne d'un peu plus d'un siècle et construite avec un savoir-faire magistral dans des matériaux de qualité se soit révélée si fragile. Son histoire pourrait être le thème d'une fable moderne.

 

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

Maison Autrique

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Hôtel Tassel

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Hôtel Hallet

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Rotonde BOZAR

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Musée Victor Horta

 

 

http://visitbrussels.be/bitc/BE_fr/mini-site/2729/horta-2...

 

 

 

 

 

18/06/2011

Bernar Venet au château de Versailles

 

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Bernar Venet est l’invité du château de Versailles jusqu’au 1er novembre 2011. Il souligne à travers ses œuvres, à la fois les relations entre l’art, les paysages et l’architecture, mais aussi entre l’art, l’époque et l’histoire. C’est à Jean-Jacques Alliagon, ancien ministre de la culture et président de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, que l’on doit cette initiative.

 

 

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« J’étais très excité quand Jean-Jacques Alliagon m’a proposé d’exposer mes œuvres au château de Versailles, car cet édifice représentait une magnifique toile de fond pour mes sculptures et aussi parce que c’était une belle opportunité d’y exercer ma conception de l’espace. J’ai toujours trouvé Versailles fascinant et cela bien avant qu’ils commencent à organiser des expositions d’art contemporain. J’ai fait mes propres photomontages en superposant mes sculptures avec en toile de fond le château. (…) Versailles, tel que je le vois, est un espace tout en perspectives et en grandeur qui étirent le regard aussi loin que possible. C’est le lieu parfait pour mes sculptures et un défi d’exposer dans un endroit si grandiose » a confié Bernar Venet.

 

 

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Les œuvres de Venet seront exposées dans l’ensemble du château. On peut notamment les voir sur le bassin d’Apollon, le bassin du fer à cheval, les jardins d’eau et dans le parterre bas.

 

 

 

 

 

14/04/2011

Toutankhamon à Bruxelles

 

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Dès le 20 avril, la plus grande exposition – plus de 4.000 m2 et 1.000 répliques d'objet – jamais consacrée à Toutankhamon prend ses quartiers au Palais 2 du Heysel à Bruxelles. Pendant six mois, le trésor du jeune souverain est présenté tel qu'il a été découvert par Howard Carter. Découverte esthétique de magnifiques répliques et émotions archéologiques.

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Comme tous les matins depuis 7 ans, Howard Carter quitte sa maison grise de Elwat el-Dibun et arrive dans la Vallée des Rois. Mais ce 4 novembre 1922, dès qu'il arrive, l'archéologue anglais perçoit une tension. Un silence inhabituel règne sur le chantier de fouilles. Le scientifique pressent que ses hommes ont trouvé ce qu'ils cherchent depuis si longtemps. Il a raison ! Une marche a été dégagée dans la rocaille ! Quinze autres le seront bientôt. Elles conduisent quatre mètres plus loin à une porte recouverte de plâtre et marquée de cartouches au nom de Toutankhamon… Émotion et appréhension car Carter remarque des traces d'ouvertures successives dans le plâtre. Tout comme il a observé, au moment où ses hommes enlevaient les gravats recouvrant l'escalier, qu'un boyau permettant le passage d'un homme a été creusé puis rebouché. Carter craint que la tombe n'ait été pillée comme celles de tous les autres souverains de cette vallée…

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Il n'en sera rien, on le sait aujourd'hui. Carter va découvrir le plus fabuleux trésor de l'Histoire : une tombe royale contenant plus de 4.000 objets. Elle fut pourtant par deux fois visitée, peu après la mort du roi, mais refermée aussitôt ; seuls des parfums, onguents et quelques bijoux ont été dérobés. Ensuite, la sépulture sera préservée des vols par la conjonction de différents facteurs, le creusement de la tombe de Ramsès VI à la XXe dynastie en surplomb de celle du petit pharaon, un éboulement qui cache miraculeusement la tombe et la construction de cabanes d'ouvriers sur cet éboulement. La tombe sombre ainsi dans l'oubli pendant des milliers d'années jusqu'à ce fameux 4 novembre 1922.

 

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Dix-huit jours plus tard, le temps que Lord Carnavon qui finance les fouilles arrive sur les lieux depuis Londres, Howard Carter fait démolir la porte et découvre un premier couloir long de 7,60 mètres. Celui-ci laisse également apparaître un petit tunnel attestant d'une pénétration clandestine. Le couloir aboutit à une deuxième porte. Le 29 novembre, il la détruit et distingue ce qu'il n'avait jamais espéré trouver, un amoncellement innombrable d'objets plus extraordinaires et plus inattendus les uns que les autres, des objets de cérémonie et du quotidien datant du XIVe siècle avant notre ère entassés dans le plus grand désordre : des grands lits en forme d'animaux, des conserves funéraires avec des canards momifiés et des morceaux de bœuf, des bouquets de fleurs, des chariots démontés, des statues, des vases d'albâtre… L'or, le lapis-lazuli, l'ivoire, la turquoise, l'ébène sont présents à profusion. Émotions confuses. Et quand plus tard, une autre salle révèle la présence de la momie royale, l'émotion est absolue.

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Ce sont ces émotions que veut nous faire revivre l'exposition qui arrive à Bruxelles en avril prochain. Toutankhamon, son Tombeau et ses Trésors nous invite à éprouver le moment magique de cette découverte en nous faisant pénétrer dans la tombe reconstituée, comme si nous étions des archéologues, comme si nous étions Howard Carter en 1922. Après la projection de films documentaires, aucune lumière ne revient pour permettre aux visiteurs de s'habituer à l'obscurité et le contenu de la première chambre funéraire est révélé progressivement à la lumière d'une bougie, comme le vécurent Carter et Carnavon. Les archives en noir et blanc se transforment ainsi en espaces emplis d'objets réels et colorés. Après cette première chambre, les visiteurs pénètrent dans deux petites salles. Toutes trois ont été reconstituées et aménagées comme elles étaient au moment de la découverte de Carter grâce aux croquis et notes de l'archéologue ainsi qu'aux images du photographe de l'expédition, Harry Burton. Plus de 1.000 objets, les répliques de bijoux, objets de culte, amulettes, coffres, sièges, armes, grandes chapelles dorées, le char doré, le sarcophage d'or et le fameux masque mortuaire – ces deux dernières pièces représentent bien sûr le clou de l'exposition avec un petit siège incrusté d'ébène et d'ivoire fabriqué pour un enfant de neuf ans – ont été réalisées par des artisans égyptiens dans des matériaux aussi divers que le bois, l'or, la pierre et des matériaux synthétiques modernes. Sous la direction du Dr Martin von Falck, des égyptologues ont vérifié la qualité des reproductions qui ont coûté au total pas moins de 5 millions d'euros. Le fameux masque d'or est présenté en deux exemplaires. Le premier est disposé tel qu'il s'est révélé aux yeux de Carter, sur la momie même du pharaon et accompagné d'autres objets, des bijoux et les attributs du pouvoir, la crosse et le fléau. Le second masque est exposé comme l'original du Musée du Caire mais sans être protégé par des vitres ; toutes les répliques sont quasi à portée de main. De quoi intensifier le plaisir de les admirer.

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Des présentations multimédias utilisant les plus récentes technologies font encore découvrir le monde culturel et religieux de l'époque ainsi que la collaboration unique entre l'archéologue Carter et son mécène Lord Carnavon.

 

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Ainsi la visite est aussi éducative que divertissante car elle explique l'Egypte pharaonique tout en nous faisant revivre la découverte de Carter par une mise en scène dynamique. Bien sûr, les visiteurs ne sont pas seuls comme le fut l'archéologue anglais. Que du contraire, ils sont nombreux, très nombreux. Dans les neuf villes européennes où l'exposition a été présentée depuis 2008, elle a séduit plus de 1,7 million de personnes et à Bruxelles quelque 300.000 visiteurs sont attendus. De quoi atténuer quelque peu le plaisir de la découverte, mais la beauté des œuvres et la fascination qu'elles exercent peuvent faire oublier la foule.

 

 

Du 20 avril 2011 au 6 novembre 2011

Place de Belgique 1 1020 Bruxelles

 

 

07/04/2011

L'Amérique, c'est aussi notre histoire

 

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L'exposition est construite autour des quatre mouvements fondamentaux du balancier entre l'Europe et les États-Unis.

 

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« America ! America ! »

Pour des générations d'Européens, l'Amérique, c'est le cinéma. Le cinéma a construit l'imaginaire américain des Européens. Westerns et comédies musicales, films de guerre et d'action, thrillers et road movies, ont façonné sans relâche l'image qu'ils se sont fait, génération après génération, d'une Amérique indéfiniment rêvée.

 

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Ce montage cinématographique introduit le visiteur dans le monde magique d'une Amérique passée au prisme de l'imaginaire européen."

Lorsqu'ils entreprennent de coloniser l'Amérique du Nord, les Européens n'y voient qu'un chapitre de plus d'une aventure impériale entamée dès le milieu du XVe siècle.

 

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Les choses vont tourner autrement. Les colons venus d'Europe prennent racine en terre américaine et se découvrent peu à peu américains. Animés d'idéaux politiques nés dans leur patrie d'origine, enrichis par le commerce avec l'Europe et profitant des rivalités entre puissances coloniales, ils s'émancipent de leur tutelle et fondent un nouvel État. Les libéraux européens emportent ainsi outre-Atlantique leur première victoire politique. Le laboratoire américain ne tardera pas à faire des émules.

 

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Le visiteur découvre ici l'épopée des « Pères Pèlerins » et l'affrontement entre les puissances européennes pour la maîtrise du continent, mais aussi la vie quotidienne des Indiens d'Amérique et celle des esclaves que les marchands européens commencent à importer d'Afrique.

 

 

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Cette partie débouche sur la révolution américaine, qui, armée des idées et des idéaux des Lumières, chasse les Britanniques avec l'aide d'Européens et fonde une nouvelle république : les États-Unis d'Amérique.

La statue de la Liberté, don du peuple français au peuple américain (1886) symbolise bien le long XIXe siècle, de la fin de la guerre d'Indépendance à la Première Guerre mondiale. Une nation aux dimensions du continent s'affirme, puis sombre dans une effroyable guerre civile - la Guerre de Sécession -, avant d'en sortir plus forte grâce au génie de ses institutions, à l'activité de ses citoyens, à l'inépuisable richesse d'un pays immense... et au flux d'immigrés venus d'Europe.

 

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Une Europe fascinée, où bien peu comprennent que l'Amérique lui montre son propre avenir. Mais une Europe qui fascine tout autant l'Amérique, qui y cherche ce qui lui manque : une histoire et du raffinement.

C'est l'histoire d'une Amérique qui se veut maîtresse sur son territoire, tout en se construisant grâce à l'immigration européenne. Le visiteur est invité à découvrir le melting pot américain en devenir en s'engageant sur la passerelle d'un navire de la Red Star Line, puis à vivre l'aventure de la conquête de l'Ouest.

 

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« La Fayette, nous voilà ! » : Le mot célèbre, prononcé le 4 juillet 1917 par un officier du Corps expéditionnaire américain sur la tombe du héros français de l'indépendance des États-Unis, illustre une période marquée par le retour des Américains en Europe.

De la Première Guerre mondiale à la Seconde, de celle-ci à la guerre froide, et jusqu'à l'effondrement de l'Union soviétique, les États-Unis s'imposent comme l'une des deux puissances majeures de la planète et la gardienne de la prospérité et de la liberté du Vieux Continent.

 

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C'est un parcours richement illustré que découvre le visiteur. La tragédie des cimetières militaires se mêle à la découverte émerveillée de l'American Way of Life débarquée dans les fourgons des libérateurs.

Depuis l'effondrement de l'Union soviétique, les États-Unis apparaissent comme l'unique « hyperpuissance ». L'Europe, elle, a plutôt bien réussi l'intégration des peuples restés longtemps sous domination communiste, s'est dotée d'une monnaie unique et progresse tant bien que mal sur la voie de son unification. Un ordre mondial est mort, un autre se cherche à tâtons, à travers crises et conflits, où les deux partenaires atlantiques peinent à définir leur relation.

Deux temps scandent ce bref moment historique. Le premier, qui est celui d'une certaine incompréhension entre les deux rives de l'Atlantique, coïncide avec la seconde guerre du Golfe ; le second, marqué par l'apaisement, se déroule sous nos yeux. Et l'exposition s'achève sur un film empreint d'optimisme, qui reprend les grands moments de cette histoire partagée, avant de poser la question du nouvel « atlantisme » à construire au bénéfice des deux partenaires, comme du monde entier.

 

 

 

L'exposition a été prolongée jusqu'au 4 juillet 2011.

 

Tour & Taxis

Avenue du Port, 86c

1000 Bruxelles

 

 

31/03/2011

Trônes en majesté

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

 

L'exercice de la souveraineté associe deux notions universelles et intemporelles : l'autorité et la puissance.  L’autorité «assied» son détenteur sur des bases jugées plus stables que celles offertes par la puissance, toujours éphémère à plus ou moins long terme. Ainsi, symboliquement, les images figurent-elles de préférence assis le représentant de l’autorité et debout le puissant qui a su faire montre de sa supériorité. Deux types d’attributs matérialisent la spécificité de chacune de ces deux notions : le trône pour l’autorité, la couronne et les autres attributs de la domination pour le vainqueur. Mais, peu à peu, la symbolique du siège, a fini par s’estomper et disparaître de nos horizons et semble être aujourd’hui entièrement exclue des mentalités contemporaines.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

Dans le domaine culturel, aucune exposition, à ce jour, n’a véritablement porté sur l’autorité et son symbole comme si le trône était chassé du paysage culturel et des consciences. Dans le contexte politique, cette évolution conduit aujourd’hui la plupart des chefs d’Etat à s’exprimer debout.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

En surmontant la hantise ou la méfiance récurrentes des sociétés modernes envers le siège royal et ses multiples déclinaisons, l'exposition «Trônes en majesté» s'attache, pour la première fois, à présenter un ensemble de trônes, fixes ou mobiles, profanes ou sacrés, provenant des quatre continents, appartenant à toutes les époques de l'histoire. Se dessine, au-delà des formes et des styles, un langage universel inscrit dans les profondeurs de chacune des civilisations ainsi évoquées. Environ quarante sièges de toutes les civilisations sont exposés dans le circuit des Grands Appartements du Roi et de la Reine, certains accompagnés de leurs accessoires et d’autres éléments iconographiques, permettant ainsi au public de mieux comprendre l’universalité de la représentation assise de l’autorité, qu’elle soit politique ou religieuse. Des sièges emblématiques tels que le trône du Roi Dagobert ou la Portantina du Pape Léon XIII rappellent la réelle fascination que le trône a connue ou qu’il exerce encore.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

«Trônes en majesté» bénéficie de prêts exceptionnels, comme ceux consentis par le Vatican, la Cité interdite de Pékin, les résidences royales européennes (Madrid, Varsovie...). Dans une mise en scène adaptée, des sièges emblématiques, tels que celui du roi Dagobert, de Napoléon, de Louis XVIII, le roi restauré, ou la sedia gestatoria du pape Pie VII rencontrent des sièges taïnos, africains, chinois ou thaïlandais...

 

 

 

 

 

Jusqu’au 19 juin 2011

Grands appartements et galeries de l’histoire de France

Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles

Versailles

 

24/03/2011

Luc Tuymans Retrospective

 

Luc Tuymans, Exposition, BOZAR

 

 

Pour la première fois dans son pays natal, une grand rétrospective est consacrée à l’artiste belge de renommée internationale Luc Tuymans. Après s’être arrêté dans quatre villes américaines, c’est à Bruxelles, la première – et la seule – ville européenne, que revient le privilège d’accueillir l’exposition, une coproduction du San Francisco Museum of Modern Art et du Wexner Center for the Arts. Dans leur sélection, les commissaires ont mis l’accent sur plusieurs séries que Tuymans a conçues et élaborées comme un ensemble cohérent. Provenant essentiellement de collections privées du monde entier, elles ont à nouveau été rassemblées pour l’exposition. La rétrospective présente 75 œuvres et offre un aperçu chronologique de trente ans de création. Avec des sujets tel la Seconde Guerre mondiale, le (post)-colonialisme et le 11 Septembre, sont abordés les thèmes du pouvoir et de la violence, de l’histoire et du nationalisme, de l’observation et du contrôle. Tuymans problématise le caractère immédiat d’une image omniprésente et consommable. Sa palette de couleurs tempérées joue un rôle majeur dans ce contexte, tout comme son style unique, faussement impassible mais chargé de significations. L’exposition offre la possibilité de voir pour la première fois des films réalisés en super 8, super 16 et 35 mm par Tuymans au début de sa carrière et qui, jusqu’à aujourd’hui, tout comme les photos et images de la culture populaire, inspirent sa méthode de travail.

 

Luc Tuymans, Exposition, BOZAR

 

Luc Tuymans - Retrospective est organisée par le San Francisco Museum of Modern Art et Wexner Center for the Arts, de l’Ohio State University, Columbus. Avec le soutien généreux de Bruce and Martha Atwater. Avec le soutien de Carla Emil and Rich Silverstein, la Maison Flamande, le nouveau forum culturel flamand aux Etats-Unis et le Gouvernement flamand.

Jusqu'au 08.05.2011

Palais des Beaux-Arts

Rue Ravenstein

1000 Bruxelles

 

  

 

 

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17/03/2011

Venetian and Flemish Masters

 

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Jacob Jordaens, Bacchus (detail), 17th Century, KMSKA© Lukas
Art in Flanders vzw & Giovanni Bellini, Portrait of a young man (detail), ca.1475-1480. Bergamo, Accademia Carrara

 

 

Après une première rencontre autour de la collection des Savoie, en 2009, les musées de Flandre et du Nord de l’Italie mettent à nouveau leurs écoles en perspective dans une ébouriffante sélection picturale. Du 15e au 18e siècle, quatre siècles de confrontations entre 15 chefs-d’œuvre du Musée des Beaux-Arts d’Anvers et une cinquantaine de toiles de l’Accademia Carrara de Bergame, l’une des plus belles collections de peintures vénitiennes. Venetian and Flemish Masters propose un parcours chronologique : quatre siècles pour quatre sections traitant, à l’intérieur de chacune d’elles, de quatre grands thèmes - le portrait, les saints au milieu de la nature, le sacré et le profane, les vues panoramiques. Au quattrocento, Bellini influence Van Eyck avec ses portraits, tandis que celui-ci exporte son naturalisme. Au cinquecento, les Vénitiens s’émancipent des techniques des primitifs flamands. Titien, Tintoret, Véronèse font exploser la couleur et illuminent les paysages de Patenier. Au seicento, Rubens, en Italie, déteint sur Tiepolo. Enfin, au settecento, les styles prolifèrent dans une Venise à l’agonie, des clichés de Canaletto aux scènes de genre sarcastiques de Guardi qu’influence la démesure de Jordaens. Non, les écoles vénitienne et flamande n’auraient pu exister l’une sans l’autre.

 

Palais des Beaux-Arts

Rue Royale

1000 BRUXELLES

Jusqu'au 8 mai 2011 

 

20/01/2011

L'Âme de Sissi ou la transformation du corps et des objets

 

 

 

 

Une approche radicalement nouvelle présente un ensemble de pièces de la collection du Musée de l'orfèvrerie de la Communauté française transformées en "nouveaux objets" par l'utilisation de l'image, grâce à de nouvelles techniques actuellement exploitées par les arts contemporains et numériques. Le réalisateur des séquences filmées a photographié les pièces en argent et en a extrait des détails qui ont ensuite été intégrés au reste du scénario.

 

 

 

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La scénographie de l'exposition met également en valeur des robes créées par les ateliers de Danses & Cie (Xavier Gossuin - Tournai) et inspirées de tenues portées au XIXe au temps où Sissi était Impératrice d'Autriche.

 

"L'Âme de Sissi" est une exposition qui vous emmène découvrir la personnalité de l'Impératrice, entre rêve et réalité. De sa vie, nous pensons tout savoir. Mais qui était-elle vraiment ? Un film, une période de l’histoire, une image, un mythe.

Sa vie a laissé des traces : c’est l’âme de Sissi.

 

 

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Le parcours de l'exposition

 

Voici les thématiques librement inspirées de la vie de Sissi qui ont servi à l'élaboration de la scénographie:

 

Salle 1: "L'Atelier"

Salle 2 : "Les Enfants"

Salle 3 : "L'Equitation"

Salle 4 : "De la princesse à l’impératrice"

Salle 5 : "Le Couronnement"

Salle 6 : "Le Bal"

Salle 7 : "L’Ecriture"

Salle 8 : "Le Voyage"

Salle 9 : " Le Deuil"

http://www.chateaudeseneffe.be/base-de-fichiers/GUIDE_WEB...

 

 

 

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Château de Seneffe

Rue Lucien Plasman 7-9

B-7180 Seneffe

Jusqu’au 20 février 2011

 

 

13/01/2011

Enluminures et haute époque

 

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Léguée en 1980 à l’Académie des Beaux-Arts par Daniel Wildenstein, le musée Marmottan Monet possède et expose l’extraordinaire ensemble d’enluminures réunies au fil des ans par Georges Wildenstein.

 

 

 

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Cette prestigieuse collection de plusieurs centaines de pièces est l’unes des plus importantes au monde et illustre l’art de l’enluminure du Moyen Age à la Renaissance. Le noyau de la collection témoigne de l’inclination profonde de Georges Wildenstein pour les enluminures françaises et italiennes des XVème et XVIème siècles. Toutefois son intérêt poussé pour cet art nous permet aujourd’hui de découvrir des enluminures françaises, italiennes, anglaises et flamandes, du XIIIème au XVIème siècle.







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Cette collection renferme quelques un des plus joyaux de cet art, parmi lesquels : « La mission des apôtres » du maître de San Michele a Murano, « Initiale P. Saint Prosdocyme baptisant Vitalien » de Girolamo da Cremona, « Le Songe de saint Romuald. Initiale O. Saint Romuald » d’Atavante, le feuillet des Heures d’Etienne Chevalier par Jean Fouquet et celui du Livre d’heures de Louis XII par Jean Bourdichon.

 

 

 

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07/01/2011

Claude Monet à l'honneur au Musée Marmottan

 

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Parallèlement à la rétrospective que les Galeries nationales du Grand Palais consacrent à l’œuvre de Claude Monet, le musée Marmottan Monet présente jusqu’au 20 février 2011 une exposition inédite et exceptionnelle, « Claude Monet, son musée ».

 

 

 

 

 

 

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Pour la première fois, le musée présente l’intégralité de sa collection Monet, la plus riche au monde. Pour cette occasion, les rotondes et la grande galerie du rez-de-chaussée, ainsi que la rotonde des Nymphéas au sous-sol du musée et la salle Bernheim, mettront à l’honneur 136 œuvres de Monet ainsi que quelques toiles de ses contemporains.

 

 

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Depuis 1932, date à laquelle Paul Marmottan lègue à l’Académie des Beaux-Arts la totalité de ses collections, l’hôtel particulier – devenu musée en 1934 – n’a cessé de s’enrichir grâce à des donations exceptionnelles. Le legs de Michel Monet, en 1966, s’inscrivant dans cette continuité, apparaît, à bien des égards, comme un geste historique. Tout d’abord parce qu’il a permis au musée d’accueillir la plus importante collection d’œuvres de Claude Monet au monde, mais avant tout parce qu’il constitue un témoignage direct de l’artiste : ce sont des œuvres qu’il conservait auprès de lui, ses propres toiles et quelques unes de ses amis, qu’il gardait précieusement.

 

 

 

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L’exposition regroupe ainsi, pour Monet, une centaine de toiles et 29 dessins (parmi lesquels 21 caricatures et 8 carnets de dessins), mais aussi des carnets de comptes, des correspondances… autant de pièces qui permettent de s’immiscer dans la vie intime de Claude Monet. Sont montrées les multiples facettes de son travail, qui rendent compte de la richesse artistique d’une époque que Monet a su marquer de son empreinte. Pas à pas, au fil des œuvres de jeunesse et jusqu’aux derniers Nymphéas, d’Oscar à Claude, des portraits aux paysages urbains ou ruraux, de Paris à Londres, en passant par la Normandie et Giverny, mais aussi grâce aux portraits de Monet, réalisés par ses amis– Manet, Renoir, Carolus-Duran, Lhuillier –, jamais le peintre n’aura été autant dévoilé à travers une exposition, dans le musée qui porte aujourd’hui son nom.

 

 

 

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Musée Marmottan-Monet

2, rue Louis-Boilly -75016 Paris France

www.marmottan.com

 

 

 

 

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23/12/2010

Le souffle de Prométhée

 

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Dans la perspective de l’ouverture en 2015 de Keramis - Centre de la Céramique de la Communauté française, le Musée royal de Mariemont présente une centaine de faïences Boch issues de plusieurs collections publiques et privées. Cette exposition est en quelque sorte une préfiguration de ce qui sera valorisé en permanence dès 2015 dans cette institution dédiée à l’histoire de l’entreprise et à la céramique contemporaine en Communauté française.

 

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La plupart des faïences montrées n’ont pas été dévoilées au public depuis leur acquisition par la Communauté française et la Société Régionale d’Investissement de Wallonie lors de la faillite de l’entreprise en 1985. Cette collection, très éclectique dans la mesure où elle couvre l’ensemble de la production de la faïencerie depuis sa création en 1841, contient quelques œuvres majeures. Parmi celles-ci, des vases de grandes tailles du célèbre Charles Catteau ainsi que plusieurs compositions murales monumentales de style Art Déco créées par son successeur, Raymond-Henri Chevallier. L’une, allégorie du feu, se trouvait jadis dans des locaux administratifs de la faïencerie. L’autre, acquise récemment par la Province de Hainaut, est une allégorie de l’alimentation créée pour les grands magasins Au Bon Marché de Verviers.

 

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L’exposition dévoilera aussi quelques œuvres remarquables de la période dite de la « Chambre des peintres » (1870-1900) durant laquelle des peintres venus des Pays-Bas remirent à l’ordre du jour la pratique du décor peint sur des vases de fantaisie. Une pièce exceptionnelle de 2,2 mètres de hauteur apparaît comme le plus extraordinaire témoignage de cette période. La fin du parcours mettra l’accent sur les créations d’après-guerre. On remarquera les fantaisies dues à l’esprit débridé d’Ernest D’Hoosche, le dernier responsable de l’atelier d’art de l’entreprise, ainsi que les expérimentations de l’entreprise en matière de design industriel.

 

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L’exposition se terminera sur une présentation du futur Centre de la céramique conçu par l’association d’architectes Coton – Devisscher – Le Lion – Nottebaert – Vincentelli. Il s’agit d’une architecture contemporaine organisée autour d’un édifice contenant trois fours bouteilles en briques classés en 2003, derniers vestiges de ce type de cuisson industrielle en Belgique.

 

Musée royal de Mariemont

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du 27 novembre 2010 au 13 février 2011

 

17/12/2010

Gilbert & George : Jack Freak Pictures

 

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Leurs œuvres les plus emblématiques, les plus fines philosophiquement, les plus violentes visuellement ». Ainsi le célèbre critique d’art Michael Bracewell décrit-il les Jack Freak Pictures de Gilbert et George. Ces artistes sont célèbres pour leurs œuvres monumentales, saturées de couleurs vives. Découvrez ces quelque 85 images de leur série la plus récente et la plus développée à ce jour. Elles renversent totalement la notion courante de ferveur patriotique et commémorative, pour mieux explorer aussi bien les sentiments de louange et de fierté que d’appréhension et d’anxiété. Chargé de fortes connotations historiques et symboliques, le drapeau du Royaume-Uni sert de fil rouge à la série. Derrière son caractère iconographique, ce motif cache sa propre rhétorique ambiguë, offrant à Gilbert & George l’occasion de pleinement exploiter ses figures géométriques abstraites et figuratives, rouges, bleues et blanches. Ces images passent au crible passé, présent et futur, creusant implacablement, à travers sa puissante iconographie, les sillons qui irriguent l’expérience humaine. En ce sens, elles forment la synthèse de leur œuvre, une consolidation des thèmes et émotions qu’ils explorent depuis plus de quarante ans : la vie en milieu urbain dans toute sa fragilité et sa dureté, les conflits raciaux, la sexualité, la religion, la scatologie...

 

Palais des Beaux-Arts / Circuit Ravenstein

Du 29.10.2010  au 23.01.2011

 

 

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16/12/2010

The World of Lucas Cranach

 

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Lucas Cranach (1472-1553) est l’un des plus grands peintres européens du XVIe siècle. L’exposition au Palais des Beaux-arts à Bruxelles -la première consacrée à l’artiste dans un pays du Benelux-replace l’œuvre de cette personnalité de la Renaissance allemande dans le contexte social, culturel et artistique de son époque. Des tableaux, dessins et gravures rarement exposés dévoilent l’authenticité et l’originalité et l’authenticité de son art raffiné, mais aussi les liens étroits qui l’unissaient à ses contemporains d’Allemagne, d’Italie et des Pays-Bas.

 

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The World of Lucas Cranach étudie les influences subies par Cranach, tout d’abord lors de son voyage en Flandre en 1508. L'exposition présente également les portraits de Charles Quint, Marguerite d’Autriche, ou encore Martin Luther, personnalités que Lucas Cranach a fréquentées pendant les quelque 50 années qu’il a séjourné à Wittenberg en tant que peintre de cour auprès des princes électeurs de Saxe. Ces œuvres, et leur juxtaposition avec celles de ses contemporains, illustrent à quel point la vie de cet artiste était imprégnée des événements politiques et culturels en Europe centrale.

 

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Les quelque 50 tableaux exposés ont été soigneusement choisis. Le visiteur pourra admirer, entre autres, la peinture sur bois la plus ancienne connue de l’artiste: une Crucifixion peinte vers 1500, mais également le célèbre Martyre de Sainte Catherine conservé à Budapest. Par ailleurs, l’exposition rassemble des peintures qui n’ont été que rarement, voire jamais, exposées auparavant, telles que le triptyque de la cathédrale de Meissen (Allemagne), montrant Georges le Barbu, duc de Saxe. Afin de mieux visualiser la signification et la particularité de l’œuvre de Cranach, le visiteur verra également une cinquantaine d’œuvres d’autres artistes, tels qu’Albrecht Dürer, Quentin Metsys, Bernard van Orley, Jacopo de Barbari, Lucas de Leyde et Francesco di Francia. Finalement, le Palais des Beaux-Arts exposera aussi l’œuvre graphique du maître. Outre une série importante de dessins, le visiteur y pourra aussi admirer une quarantaine de gravures, dont quelques exemplaires uniques.

Palais des Beaux-Arts / Circuit Rue Royale

Du 20.10.2010 au 23.01.2011

 





 

 

 

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14/12/2010

Les Etrusques en Europe

 

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Un voyage en 3D

 

Entre les IXe et VIIIe siècles avant J.-C., les Étrusques entamèrent un périple à la conquête de l'Italie centrale. Originaires de cette région ou de terres plus lointaines, ils passèrent, en l'espace de cinq siècles, de leurs villages de huttes à une puissante confédération de douze cités qui contrôlera toute l'Italie centrale ainsi que les côtes des mers Adriatique et Tyrrhénienne.

 

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Vous ferez un incroyable voyage dans le temps et pénétrerez dans les maisons des Étrusques, dans leurs temples et leurs nécropoles, accompagnés par d'extraordinaires images tridimensionnelles, grâce à un parcours multimédia riche en reconstructions, animations et atmosphères lumineuses, musicales et sonores impressionnantes.

 

 

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Les Étrusques en Europe n'est pas seulement une exposition multimédia d'un haut niveau technologique consacrée à un ancien peuple italique, c'est aussi une manière nouvelle de découvrir l'histoire, la vie quotidienne, le génie artistique d'un peuple disparu, dont la civilisation fait partie des plus grandes que l'Humanité ait connues.

 

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Les Étrusques en Europe est surtout une exposition didactique qui s'adresse à un public de jeunes, grâce à l'utilisation d'un langage qui leur est proche et à une muséographie moderne et spectaculaire, faite pour fasciner. Les œuvres originales du Musée du Cinquantenaire se découvrent en fin de parcours.

 

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Suit un très beau film qui dévoile les phases de la réalisation de l'exposition, les prises de vues filmées et photographiques, la programmation des logiciels et la découverte du making-of.

 

Les explorations sophistiquées en 3D, avec une définition millimétrique de la photographie, ont permis de reproduire les sites originaux sur de grands écrans. Grâce à la vision en trois dimensions des objets, des personnages et des lieux, s'est créé une sorte de profil du monde antique qui voyagera, à partir du Musée du Cinquantenaire à Bruxelles, à travers toute l'Europe, en passant par plusieurs grands musées, pour faire découvrir l'univers extraordinaire des Étrusques.

 

 

Musée du Cinquantenaire

Parc du Cinquantenaire 10

1000 Bruxelles

Dates:    09/10/10 - 24/04/11

 

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13/12/2010

Dans le cabinet de curiosités des Médicis

 

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Du XIVe au XVIIIe siècle, les Médicis ont été marchands, banquiers, potentats, tyrans, ducs, grands ducs, princes, papes même. Ils ont conduit, gagné et perdu des guerres, les premières avec la seule Toscane pour champ de bataille et, plus tard, des provinces entières. Ils ont excellé dans l'art des alliances matrimoniales afin d'agrandir leurs territoires, renforcer leur pouvoir et augmenter leur fortune. Ils ont traité d'égal à égal avec les princes allemands, la République de Venise et la papauté romaine - jusqu'à déléguer l'un des leurs sur le trône de saint Pierre. Deux de leurs filles, Catherine et Marie, sont devenues reines et régentes de France. La chronique de leur famille occuperait des volumes. Les Médicis ont été de véritables patrons des arts et des sciences, protégeant quelques-unes des plus importantes personnalités artistiques et scientifiques de leurs époques : Michel-Ange, Raphaël, Rubens, Galilée...

 

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De Florence, ils ont fait leur fief, leur capitale et le symbole de leur grandeur. Par leurs palais et aménagements, ils ont déterminé la forme de la ville et cela se voit encore aujourd'hui, entre place de la Seigneurie, galerie des Offices, palais Pitti et jardin de Boboli. Par leurs mécénats, leurs goûts et leurs faveurs, ils ont immensément influencé le cours de l'histoire de la peinture, de la sculpture et de l'architecture, de Fra Angelico à Michel-Ange en passant par Botticelli et Bronzino.

 

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Une exposition qui veut raconter cette histoire en détail doit vider tous les musées de Florence et largement puiser dans quelques autres. Elle est donc irréalisable. Le Musée Maillol, qui n'est déjà pas le plus vaste de Paris, a trouvé une solution prudente - et fort ingénieuse. Sous un titre un peu tape-à-l’œil, "Trésor des Médicis", elle montre à peu près 150 objets ayant appartenu aux générations successives de la famille. Par objets, il faut entendre aussi bien des œuvres d'art (tableaux, bronzes, marbres), objets décoratifs (camées, porcelaines), bijoux, mosaïques de pierres dures, objets scientifiques, livres et objets dits "de curiosité" parce qu'ils surprenaient ou venaient de loin.

 

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Ils ont été commandés par un ou une Médicis, ou achetés par un émissaire, ou reçus en cadeau diplomatique ou en dot. Quelques-uns ont été trouvés dans les champs : ceux qui révélaient le passé antique, à commencer par l'admirable statue de bronze de L'Orateur, dont les sept morceaux, découverts en 1566, furent finement soudés un peu plus tard. Posséder un tel chef-d’œuvre romain était, pour les Médicis, la manière la plus directe de s'inscrire dans la continuité de l'histoire.

 

 

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Grâce aux objets collectionnées par les illustres membres de la lignée florentine (Laurent de Médicis, le pape Clément VII, la reine Catherine de Médicis…), l’exposition met en valeur une culture universaliste et humaniste, dont le goût se portait sur les arts majeurs (peinture et sculpture), mais aussi sur les bijoux, les médailles, les antiques (objets grecs et romains) ou sur des objets de curiosité, comme des vases chinois et des masques sud-américains. Une exposition érudite, éclectique et réussie, qui se visite à la manière d’un cabinet de curiosités.

 

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"Trésor des Médicis", Musée Maillol, 61, rue de Grenelle, Paris 7e. Tous les jours, de 10 h 30 à 19 heures, le vendredi jusqu'à 21 h 30. Entrée : 11 €. Jusqu'au 31 janvier 2011. Tél. : 01-42-22-59-58.

 

 

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12/12/2010

Entre paradis et enfer - Mourir au Moyen âge

 

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Tout le monde ne pense pas comme Montaigne que « La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n’êtes plus »… Généralement et depuis toujours, l’homme s’est préoccupé de son sort dans l’au-delà. Ces questionnements ont évolué au fil des siècles. Au moyen âge, la mort faisait véritablement partie du quotidien. Cette omniprésence devait considérablement influencer l’art et la littérature qui relaient espérance, abattement, foi en une vie après la mort, angoisse du néant, acceptation et désespoir. Un voyage dans le temps au bout du tunnel… La mort, jadis, était une donnée à facettes multiples et passionnantes.

 

 

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Une sélection de 200 objets et œuvres d'art vous fera découvrir comment nos ancêtres des VIe au XVIe siècle composaient avec cette dernière. L'exposition compte différents angles d'approche tels que l'histoire de l'art et l'archéologie bien évidemment mais aussi la sociologie, la théologie et la médecine légale.

 

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Le sujet est abordé selon quatre thèmes :

 

1)      Les causes de la mort - Pour diverses raisons (malnutrition, manque de soins, épidémies, mauvaise hygiène de vie, guerres,...), l'espérance de vie de l'homme médiéval était plus courte qu'aujourd'hui. L'homme médiéval expérimentait la mort au quotidien. La maladie, la mort et la vie s'entremêlaient d'avantage qu'aujourd'hui...

 

2)      L'accompagnement des mourants et les rituels funéraires - Les liens entre l'individu et la communauté sont renforcés par toute une série de rituels relatifs au décès, à l'enterrement, au deuil et aux cérémonies de commémoration. On constate des différences importantes entre le traitement du corps des personnes riches et du peuple moyen. Le sort réservé aux parias de la société est également abordé.

 

3)      La topographie de la mort - Derrière chaque tombe se cache un homme, une femme, un enfant, une communauté... Les lieux de cultes et les cimetières occupent une place majeure au sein de la société médiévale. Les mausolées, les tombes ordinaires contrastaient avec les tombeaux normaux et les fosses communes.

 

4)      De la mort à la résurrection - Après la mort, le défunt doit attendre le jugement dernier. Selon ses actes, le paradis, l'enfer ou le purgatoire lui sont promis. Les danses macabres, la roue de la fortune et les "ars moriendi" décrivent la relation à la vie éternelle dans l'imaginaire chrétien.

 

 

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L'exposition met en lumière 1000 ans de mort, d'inhumation, de deuil et de souvenir. Le fil rouge en est l'aspiration de l'homme à conserver son statut social et spirituel après la mort. Vous pourrez admirer des peintures, des sculptures, des monuments funéraires, des reliquaires, des manuscrits, des memento mori, mais aussi des armes, des instruments de torture, des squelettes, des offrandes funéraires...

 

La moitié de ces objets provient des riches collections du Musée du Cinquantenaire, et l'autre est prêtée par des musées réputés, par des bibliothèques, par des trésors, des églises et des collectionneurs privés de Belgique et de l'étranger.

 

N'hésitez pas à venir visiter l'exposition en famille. De nombreux jeux amusants, éducatifs et originaux, installés le long du parcours, amuseront les enfants à partir de 6 ans, ainsi que leurs parents.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Musée du Cinquantenaire

Parc du Cinquantenaire 10

1000 Bruxelles

Dates:    02/12/10 - 24/04/11

 

 

24/05/2010

James Ensor démasqué

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James Ensor, né le 13 avril 1860 à Ostende, et mort dans cette ville le 19 novembre 1949, est un artiste-peintre  Belge. Il adhère aux mouvements d'avant-garde du début du XXe siècle, et laisse une œuvre expressionniste et originale.

 

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De père anglais et de mère flamande, il est né dans une famille de la petite-bourgeoisie d'Ostende, Ensor quitte peu sa ville natale il meurt dans sa ville natale ...

 

Son père, un ingénieur anglais, sombre dans l'alcoolisme. Sa mère, de souche flamande, tient un magasin de souvenirs, coquillages et masques de carnaval. Les heures passées près d'elle, dans un décor coloré et fantastique, influencent son inspiration.

 

En 1877, il s'inscrit à l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, où il se lie d'amitié avec Fernand Khnopff et Alfred Finch et fait la connaissance de la famille Rousseau qui l'introduit dans les milieux artistiques et intellectuels de la capitale. Mais il s'insurge contre l'académisme et décide de retourner s'installer chez sa mère.

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Dans la maison familiale où, célibataire convaincu, il vivra jusqu'en 1917, Ensor s'installe un cabinet dans les combles et commence à peindre des portraits réalistes ou des paysages inspirés par l'impressionnisme. Il entame alors une de ses périodes les plus créatrices.

 

En 1883, Octave Maus fonde le cercle artistique d'avant-garde « Les XX » et Ensor peint son premier tableau de masques, et un autoportrait auquel il ajoutera plus tard le «chapeau fleuri ». En 1889, L'Entrée du Christ à Bruxelles est refusée au Salon des XX et il est question de l'exclure du Cercle dont il est pourtant l'un des membres fondateurs. Le groupe se sépare quatre ans après.

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À 33 ans, Ensor est déjà un homme du passé. Le pointillisme et le symbolisme semblent l'emporter. Les premières demeures de Victor Horta symbolisent un nouvel art de vivre. Il n'est plus le nain Hop-Frog, bouffon d'Edgar Allan Poe, moins encore le Christ martyr.

 

Ensor doit attendre le début du siècle suivant, alors qu'il a donné le meilleur, pour assister à la reconnaissance de son œuvre : expositions internationales, visite royale, anoblissement, Légion d'honneur. Il est désormais surnommé le « prince des peintres », mais il a une réaction inattendue face à cette reconnaissance trop longtemps attendue et trop tard venue à son goût : il abandonne la peinture et consacre les dernières années de sa vie exclusivement à la musique.

 

Il décède le 19 novembre 1949 à Ostende et est inhumé quatre jours plus tard dans le cimetière de  Mariakerke, près d'Ostende.

 

Si la vie privée d'Ensor reste mal connue, c'est parce que l'artiste l'a désiré ainsi. Le peintre s'est construit une existence de silences, de mensonges et de mystifications.

 

 

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150 ans après sa naissance, James Ensor (1860-1949) fascine encore. Et ING, le Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers (KMSKA) et le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (BOZAR) d’unir leurs forces pour vous dévoiler le peintre ostendais sous un jour nouveau dans l’exposition "Ensor démasqué" du 7/10/2010 au 13/2/2011 à l’Espace culturel ING, Place Royale, 6 à 1000 Bruxelles.

 

 

15/05/2010

Baleines et dauphins

 

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Envie de prendre le large ?
Alors, plongez dans le grand bleu à la découverte des habitants de ce monde fascinant.

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Évoluez parmi les cétacés et observez ces plongeurs en pleine action. Revivez l’histoire de leurs origines. Découvrez leur menu gastronomique, la gloutonnerie du baleineau, admirez leurs parades amoureuses, la naissance des petits et écoutez les chants des baleines… Avant de remonter en surface, essayez de retenir votre souffle aussi longtemps que le cachalot ou d’utiliser le sonar du dauphin.

 

 

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De retour sur la terre ferme, prenez conscience des menaces qui pèsent sur ces animaux : chasse, pollution, pêche accidentelle… Écoutez l’avis des acteurs concernés et participez au débat ! Rien de tel qu’une promenade sur la côte belge pour rencontrer les cétacés de la mer du Nord. Chez nous, le nombre d’échouages ne fait qu’augmenter. Mais que faut-il faire quand cela arrive ? Venez en apprendre davantage auprès de nos scientifiques.

 

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Jusqu’au 29 août 2010


'Baleines et dauphins'

Muséum des Sciences Naturelles

Rue Vautier 29, 1000 Bruxelles

 

Site Internet : http://www.sciencesnaturelles.be/museum/exhibitions/whale...

 

 

 

 

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17/03/2010

I Medici. Une renaissance en papier d'Isabelle de Borchgrave

 

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C'est la première fois qu'une exposition importante des oeuvres de l'artiste belge Isabelle de Borchgrave est organisée dans son pays d'origine. Vingt-neuf costumes, qui ont déjà été exposés au Palazzo Medici à Florence au printemps 2009, seront en effet présentés au Musée du Cinquantenaire. Ces créations, réalisées en papier coupé, plié, collé et peint à la main, selon une technique du trompe-l'oeil qui leur donne toute l'apparence de la réalité, sont inspirées par la mode florentine en usage à la cour des Médicis à l'époque de Laurent le Magnifique (1449-1492). Du drapé aux coloris en passant par la richesse des coiffes et la sophistication des bijoux, l'illusion est absolue. Isabelle de Borchgrave, avec la rigueur d'une historienne de l'art, s'appuyant sur une recherche méticuleuse, imite à la perfection la soie, le velours, les broderies ou la dentelle de jadis. Ses oeuvres, d'une incroyable richesse, plongent le spectateur au coeur d'une époque disparue.

 

Exposition prolongée jusqu’au 29 août 2010

Musées royaux d'Art et d'Histoire - Musée du Cinquantenaire

http://www.kmkg-mrah.be

Parc du Cinquantenaire 10

1000 Bruxelles

 

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03/12/2009

Delvaux et le monde antique

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Douze ans après la grande rétrospective consacrée par les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique au peintre, l’univers de Paul Delvaux (1897 – 1994) sera à nouveau exploré dans une exposition ambitieuse qui abordera un thème jusqu’ici délaissé par les chercheurs : la transposition de l’antiquité dans son œuvre. Toute sa vie, Delvaux a revendiqué sa passion pour l’antiquité, bien avant qu’il ne découvre de ses propres yeux ces lieux mythiques.

 

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L’inspiration antique se révèle dans l’œuvre de l’artiste dès le début des années 1930 et prendra une ampleur de plus en plus grande au cours de la Seconde Guerre mondiale. Notamment au travers du thème de la cité tragique. L’intérêt que Delvaux porte à la sculpture antique le mène à élaborer une figure humaine théâtralisée. Ses compositions dramatiques mettent en scène des personnages mythiques de l’Antiquité tels Pygmalion, Vénus, Pénélope ou encore des sirènes, des éphèbes ou des hamadryades. Elles évoquent une sacralité secrète des « lieux de mémoire » tels les temples et les villes antiques, comme l’Acropole, Olympie ou Pompéi. Ces lieux, Delvaux les a visité lors de deux voyages en Italie, en 1937 et 1939, et d’un périple en Grèce en 1956. Enfin, un autre aspect important de la réception de l’Antiquité dans son œuvre est celui de la retraite mélancolique.

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Parcourant l’exposition, le visiteur entamera un voyage dans le temps et dans cet univers à part où une septantaine d’œuvres et de documents illustre ces diverses ‘réminiscences’ antiques. Du carnet de croquis en passant par d’admirables aquarelles exécutées sur les lieux mêmes ou des dessins, petits chefs-d’œuvre en soi, jusqu’aux toiles achevées aux dimensions impressionnantes, on accompagne l’artiste dans son périple. Le grand atout de l’exposition est certainement d’avoir mis en exergue les œuvres sur papier. Connu essentiellement pour ces toiles et fresques murales, peuplées de trains et de gares, on oublie souvent que Delvaux était aussi un merveilleux dessinateur.

 

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Mais un tel sujet ne s’approche pas d’emblée. Le thème a d’abord été proposé par Jean Clair et un petit groupe de chercheurs français. Et les Musées royaux des Beaux-Arts sont fiers de s’être liés à ce projet, en partenariat avec la Fondation Basil & Elise Goulandris d’Athènes. Dans le livre accompagnant l’exposition, ce sont ces historiens d’art et de la littérature, ces archéologues et un homme de lettres venu de Grèce qui apportent des éclairages différents et une vision poétique sur le thème.

 

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Delvaux et le monde antique a été accueilli cet été avec succès par la Fondation Basil & Elise Goulandris dans son Musée d’Art contemporain à Andros. Un peu plus que 50 ans après le voyage en Grèce de Delvaux, le public grec a pu contempler ses œuvres.

 

Du 23 octobre 2009 au 31 janvier 2010

 

Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Rue de la Régence, 3

1000 Bruxelles

 

 

01/12/2009

SEXTIES

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Dans le cadre prestigieux du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, l’exposition mettra en vedette le travail de quatre auteurs qui, par leurs audaces graphiques et narratives, ont marqué l’évolution de la bande dessinée en lui faisant quitter le domaine enfantin : Crepax, Cuvelier, Forest et Peellaert.

 

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Au cœur des années ’60, ces quatre artistes s’inspirent de la peinture (entre autre le « Pop Art »), du dessin animé (« Yellow Submarine », etc.), du cinéma, de la musique (rock, mais aussi « yéyé » français), de la littérature et de la photographie. Il s’agira donc de dresser, via le regard de ces quatre artistes majeurs, le portrait d’une époque faite de mutations rapides.

 

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L’Italien Guido Crepax (1933-2003) crée « Valentina » (dont le physique est inspiré de Louise Brooks) en 1965 dans la revue « Linus ». Éric Losfeld, éditeur d’avant-garde, publie l’album en 1968. Crepax s’affirme dès le départ comme le maître incontesté de l’érotisme cérébral. La décennie suivante, ce graphiste de haut vol adaptera, dans un noir et blanc inimitable, les grand classiques de l’érotisme : « Histoire d’O », « Emmanuelle » ou « Justine ». Il introduit dans ses mises en page un système narratif révolutionnaire constitué de mise en abîme et de flash-back.

 

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Le Belge Paul Cuvelier (1923-1978) est un artiste majeur de la bande dessinée belge de l’après-guerre. Son « Corentin » laisse poindre, par moments, une sensualité qui devait s’exprimer dans un ouvrage plus adulte. Jean Van Hamme, alors scénariste débutant, lui concocte « Epoxy » (1968). Dans ce conte mythologique, Cuvelier exprime enfin pleinement sa passion pour le dessin du corps humain, surtout féminin. Le dessin reste en effet le centre de gravité de la bande dessinée selon Cuvelier.

 

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Le Français Jean-Claude Forest (1930-1988) provoque une onde de choc en créant, en 1962, « Barbarella » dans « V magazine ». Avec un physique inspiré de celui de Brigitte Bardot, elle incarne la femme moderne à l’ère de la libération sexuelle. L’album qui parut en 1964 fit scandale et consacra « Barbarella » comme première bande dessinée « adulte ». Le trait sensuel et l'imagination de Forest ont assuré son succès, relayé en 1968, par le film de Roger Vadim (avec Jane Fonda dans le rôle principal), dont Forest concevra les décors. Comme auteur complet, mais aussi comme scénariste (« Les naufragés du temps » avec Gillon ou « Ici même » avec Tardi), Forest fut un des fondateurs de la bande dessinée adulte.

 

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Le Belge Guy Peellaert (né en 1934) connaît une brève, mais légendaire, carrière dans la bande dessinée. Son style, en phase avec l’époque, fait entrer le « Pop Art » dans les cases. Initialement parue dans « Hara-Kiri », « Les aventures de Jodelle » (dont le physique est inspiré par Sylvie Vartan) paraissent en album en 1966. Deux ans plus tard, Peellaert lance sur les routes une nouvelle héroïne tout aussi psychédélique : « Pravda, la survireuse »(Françoise Hardy est prise cette fois prise comme modèle). Il se consacre ensuite à la peinture, domaine qui l’amène à concevoir des affiches de films (« Taxi Driver »/Martin Scorsese, « Paris, Texas »/Wim Wenders…), des pochettes de disques (« It's Only Rock and Roll »/The Rolling Stones, « Diamond Dogs »/David Bowie) ou des livres (« Rock Dreams » et « The Big Room ») devenus cultes.

 

Jusqu'au 3 janvier 2010

PALAIS DES BEAUX-ARTS, 

23 Rue Ravenstein

1000 Bruxelles

Info & Tickets 02 507 82 00

 

 

 

 

 

21:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exposition, les sexties |  Facebook |

15/11/2009

Rome. La peinture d'un empire

 

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« Pour les Grecs comme pour les Romains, le véritable art majeur était la peinture. »

Portraits retrouvés dans l'oasis égyptienne du Fayoum, morceaux de fresques arrachés aux ruines de Pompéi, d'Herculanum ou de la villa Farnesina à Rome, scènes quotidiennes, tableaux mythologiques : « Rome. La peinture d'un empire » réunit une centaine d'oeuvres, du IIIe siècle av. J.-C. jusqu'au IVe siècle de notre ère. Toutes témoignent d'une égale virtuosité.

 

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L’exposition rattrape un morceau de passé sans chercher à la relier à toute force à l'époque contemporaine. Ici un portrait, là un paysage suffisent à eux-mêmes. L'anonymat des auteurs tout comme celui des sujets ajoutent à ce plaisir. Exposée sur des fonds gris comme suspendus dans une lumière individualisée, chaque oeuvre témoigne d'une vie disparue, parvenue presque intacte jusqu'à nous, ainsi que la découverte, sur l'une d'elles, de graffitis tracés par une main d'enfant il y a vingt siècles environ.

 

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Scuderie del Quirinale

Rome

Jusqu'au 17 janvier 2010

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14/09/2008

Parfums de l’Antiquité

 

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Les parfums antiques, tant célébrés par les textes, par les images, et bien attestés par des flacons aux formes élégantes retrouvés par milliers, n’ont guère été étudiés si ce n’est dans des travaux ponctuels. L'exposition propose de redécouvrir les principes de base de la parfumerie antique: l’environnement de plantes fraîches et d’aromates, les parfums huileux, les résines (encens) qui se consument en fumées odorantes. L’évocation des procédés de fabrication les plus courants, des ingrédients et de leurs propriétés fait naître un univers embaumé aux noms étranges ou familiers.

 

Dès le 7e siècle avant J.-C., et surtout au 6e siècle, certaines cités du monde grec (Corinthe, Rhodes, Samos, Chypre) ont développé une gamme de vases à parfums qui s’inspirent de représentations venues d’ailleurs, Égypte ou Perse. Ces objets seront largement exportés vers l’Ouest. Notre regard se portera dès lors vers l’Italie: quels usages les Étrusques ont-ils fait des parfums et autres encensoirs ? Plus avant dans le parcours, nous serons accueillis par les parfums et l’encens dans la cité grecque. Pour aborder les époques archaïque et classique, nous nous arrêterons à Athènes où l’abondance des sources permet de rendre compte des pratiques dans un certain détail.

 

Le 4e siècle et l’époque hellénistique représentent une période de grand épanouissement en Grèce et en Italie du Sud. Marquée par un élargissement significatif du monde grec vers l’Orient, elle voit l’ouverture de nouvelles routes commerciales vers des régions productrices de denrées exotiques, comme la cannelle, la myrrhe ou l’encens. De ces ouvertures commerciales, la Rome impériale tire grand avantage en rassemblant autour d’elle tous les produits du monde. L’étalage de luxe y devient monnaie courante. Les parfums, surtout ceux aux odeurs exotiques, permettent de participer à cette surenchère; les contenants, dans des matières toujours plus luxueuses, signalent le prix de leur contenu.

 

Bien plus qu’un plaisir futile et éphémère, cette approche novatrice des parfums antiques permettra de redécouvrir le sens profond de leurs arômes: l’espoir de l’éternelle jeunesse et le bonheur de vivre, mais également leur rôle permanent dans la vie quotidienne. Sentir l’Antiquité est peut-être l’une des meilleures façons de l’approcher.

Musée Royal de Mariemont

Juqu'au 30 novembre 2008

Infos : http://www.musee-mariemont.be/parfums

 

 

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13/03/2008

Les sciences arabes

 

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Cette exposition porte sur la richesse de la production scientifique arabe. Découvrez les nombreuses connaissances acquises avec le temps et la façon dont elles ont été transmises.

 

La civilisation arabo-musulmane connaît une intense activité scientifique à partir du VIIIe siècle. Les savants du monde musulman médiéval ont contribué à l'avancement de nombreux domaines tels que les mathématiques, la médecine, l'astronomie et bien d'autres encore.

À travers cette exposition, les visiteurs prendront conscience d'une partie de l'histoire de nos sciences souvent ignorée ou mal comprise. Et ils découvriront la véritable origine de certains outils ou certaines écritures de notre quotidien ainsi que l'importance du partage et des échanges interculturels dans l'avancée des connaissances scientifiques. Cette exposition se veut en outre le lieu d'un débat sur divers thèmes de société actuels tels que l'immigration, le respect des cultures et des croyances de chacun, le partage des connaissances, le devoir de transmission aux générations futures,...

 

Jusqu’au vendredi 27 Juin 2008

 Centre de Culture Scientifique - Campus de Parentville Rue de Villers 227

6010 COUILLET (CHARLEROI)

  Pour plus d’informations : http://www.ulb.ac.be/ccs 

 

06:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les sciences arabes, exposition |  Facebook |

10/03/2008

Trésors anciens et nouveaux de Wallonie - Ce curieux pays curieux

 

 

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Entre le XIIe et le XVIe siècle, des enlumineurs, des peintres, des sculpteurs, des orfèvres, des musiciens …, tous issus d'une région qui ne s'appelle pas encore la Wallonie, ont participé au façonnage d'une culture de rayonnement européen. Les chefs-d'œuvre de Patenier, Blès, Campin, Du Broeucq ou Hugo d'Oignies … qui proviennent de musées connus ou de collections cachées, dessinent un portrait libre de cette région où se mêlent croyances populaires et récits familiers pour évoquer les différentes manières d'appréhender la vie.
A travers plus de 140 œuvres exceptionnelles, Laurent Busine, commissaire de l'exposition, livre une vision singulière, personnelle, d'une Wallonie dont l'image vivante émerge aussi bien des pièces anciennes que des participations contemporaines (Barry François, Godart, Paparella, Streuli, Vergara).
 

Jusqu’au 18 mai 2008 au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles

 

 

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03/03/2008

L'Ethiopie chrétienne

 

L'ETHIOPIE CHRETIENNE

 

L'exposition "L'Éthiopie chrétienne" est une réelle occasion de découvrir un pays peu visité et donc peu connu, un peuple aux traditions chrétiennes très anciennes et à l'histoire tumultueuse.

 

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Elle présente la culture matérielle des Éthiopiens chrétiens et les objets religieux de rites orthodoxes de l'église d'Éthiopie. Elle rassemble des objets de tous les jours et des objets de cultes.

 

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Jusqu’au dimanche 27 Avril 2008

Musée en Piconrue

Place en Piconrue 2 B

6600 BASTOGNE

 

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 http://www.bastogne.be/piconrue

 

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25/02/2008

Abbayes vues du ciel

 

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Abbayes vues du ciel. Tel est le titre de l'exposition qui se tient actuellement sur le site de l'abbaye de Villers. Une expo qui présente 30 photographies d'abbayes prise par Yann Arthus-Bertrand et les membres de l'agence Altitude. Autant dire que le résultat est assez époustouflant, tant pour les photos que pour leur judicieuse disposition dans les ruines mêmes de l'abbaye cistercienne.

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Le voyage s'opère à travers des clichés imprimés sur des bâches de près de deux mètres de long, résistantes aux intempéries et adaptées aux dimensions du site des ruines de l'abbaye de Villers. Autant d'images qui nous proposent une découverte de la grande diversité des ordres monachiques. Bref, c'est comme un grand bol d'air au sein de l'abbaye, un voyage autour du monde avec un « fil vert » pour fil rouge. Car la thématique de la saison 2008, est justement l'abbaye de Villers centrée sur la nature.


AVC 03 - Beaulieu sur Dordogne, Abbatiale Saint Pierre

Trois lieux ont été privilégiés, afin de ne pas perturber ceux qui désirent faire une visite traditionnelle de l'abbaye. Ainsi, le cloître sert d'écrin aux abbayes d'Orient (mont Athos…) ; l'abbatiale rassemble une série de photos liées aux abbayes cisterciennes et le jardin de l'abbé présente pour sa part des clichés de sites bénédictins, franciscains et chartreux…


AVC 04 - Ile des Frères Minori Conventuali - Venise

Au fil des documents et de la visite guidée, on découvre mille et une petites choses. Par exemple que l'abbaye de Senanque (France) est une des rares abbayes à ne pas être orientée vers l'Est compte tenu de l'exiguïté de la vallée ; que l'abbaye de Cluny fut jusqu'à l'édification de Saint-Pierre de Rome, la plus grande construction religieuse ; que les moines cooptes avaient dans leur monastère égyptien prévu d'installer les latrines dans le sens… des vents dominants.

 


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Abbaye De Villers-La-Ville, Rue de l'Abbaye, 55, 1495 Villers-La-VilleDu 15 février au 30 novembre

 

13/01/2008

"J'aime les militaires!"

 

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Après sa présentation au Centre national du Costume de Scène de Moulins, l’exposition J’aime les militaires, réalisée en partenariat avec le musée de l’Armée, s’installe aux Invalides jusqu'au 2 mars 2008.

Cet événement permet au public de découvrir la variété et l'originalité des costumes d'inspiration militaire, souvent très surprenants, issus des fonds de la Bibliothèque nationale de France, de la Comédie-Française, de l'Opéra national de Paris et d'autres grands lieux scéniques français.

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Les uniformes sont aujourd'hui à la mode, comme l'attestent les épaulettes, les brandebourgs et les revers chargés de boutons dorés qui ont envahi les portants des boutiques de prêt-àporter comme les show-rooms des créateurs. Mais sait-on que ces strictes et éclatantes tenues ont également traversé l'histoire des arts de la scène et que les multiples perceptions du personnage du soldat, depuis son apparition relativement tardive sur les planches jusqu'à nos jours, nous disent beaucoup sur l'évolution de l'art dramatique et sur ses implications politiques, sociales ou philosophiques.

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Le « genre militaire » a irrigué toutes les formes de spectacle ; du cirque, directement issu des carrousels équestres des régiments de cavalerie, au café-concert, où se sont particulièrement illustrés le comique troupier et la chansonnette bouffonne et patriotique, en passant par l’opéra et le ballet où parades, marches et grandes entrées s'inspirent des rythmes martiaux.

Pendant tout le XIXe siècle, le personnage du beau militaire, malgré une apparente futilité devenue proverbiale (ne parle-t-on pas de « soldat d'opérette ») a bénéficié d'une faveur sans égale : l'éclat de son uniforme, le bruit de son héroïsme ou la séduction de sa jeunesse tapageuse en ont fait le héros de maintes oeuvres théâtrales, lyriques et chorégraphiques.

Les grandes guerres de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du siècle suivant ont jeté sur cette figure frivole l'ombre d'une gravité et le répertoire scénique de notre époque en a fait l'incarnation des oppressions et des violences modernes.

Dans tous les cas cependant, l'élégance, l'intensité graphique et l'extrême diversité des modes guerrières ont permis aux costumiers de créer des tenues allant de la fantaisie la plus débridée à la plus austère rigueur, dans un subtil dialogue avec les règlements qui régissent les véritables vêtements militaires.

 

De la pimpante représentation cocardière au guerrier en treillis de notre répertoire contemporain, cette exposition propose un parcours parmi les codes du costume militaire et les interprétations réalistes, caricaturales, voire dramatiques que les créateurs scéniques ont pu en donner.

Musée de l’Armée, Hôtel des Invalides 129 rue de Grenelle 75007 Paris

 

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09/01/2008

La Méditerranée des Phéniciens

 

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C’est à une prodigieuse épopée autour de la Méditerranée que l’Institut du monde arabe entend convier à présent son public, celle des Phéniciens au cours du Ier millénaire avant l’ère chrétienne.

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Navigateurs et marchands habiles, les Phéniciens sont aussi réputés pour avoir diffusé l’alphabet et donné naissance à de grandes figures de la mythologie : Cadmos, Europe, Adonis… Si l’architecture phénicienne demeure mal connue, peu de monuments ayant subsisté, la statuaire est, en revanche, fascinante – qui comprend notamment d’extraordinaires sarcophages anthropoïdes qui seront présentés dans l’exposition –, comme l’est aussi la culture matérielle que l’on a conservée et qui se compose essentiellement d’objets mobiliers d’un grand raffinement.

 

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Avec cette exposition d’envergure réalisée avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre, l’IMA propose un regard sur la civilisation et l’art phéniciens d’abord considérés dans leur berceau géographique, autour de cités-Etats comme Byblos, Sidon, Tyr. Des séquences se succèderont ensuite, chacune illustrées avec des pièces exceptionnelles et consacrées à l’écriture, que l’on rencontre sur différents supports tels la monnaie, les sceaux, les tablettes en argile, les stèles en pierre ; à la religion, avec un panthéon statufié dans le métal et la pierre, mais également nombre d’ex-voto en terre cuite ; au commerce qui diffuse la pourpre ou le bois de cèdre ainsi qu’à l’artisanat qui façonne le verre, la faïence, l’ivoire et les métaux précieux.

 

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Sur le thème des variations autour de techniques, de formes, d’iconographies, seront abordés ensuite les échanges que les Phéniciens ont développés et entretenus avec les peuples établis sur l’ensemble du pourtour méditerranéen, du nord comme du sud. C’est ainsi que seront organisées des séries ayant pour point de départ une pièce phénicienne et ses variantes teintées aux couleurs des régions et des cultures où elles ont été élaborées. Le parcours s’achèvera avec le prolongement occidental de ce courant de civilisation, depuis Carthage et le rayonnement punique.

 

 

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Institut du Monde Arabe
1 r des Fossés St Bernard
Place Mohammed V
75005 PARIS FRANCE

Jusqu'au 28 avril 2008

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04/01/2008

De cendres et de feu

 

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De tous temps, ce qui provient des entrailles de la terre a fasciné les hommes. La violence et la beauté des éruptions volcaniques suscitent frayeur et admiration. Les terribles dégâts qu’elles causent parfois demeurent légendes. On dénombre aujourd’hui plus de 1500 volcans en activité à travers le monde. En France métropolitaine, ils sont tous qualifiés d’éteints, mais, outre l’Auvergne, de nombreuses régions ont connu dans un passé lointain des manifestations volcaniques d’importance. Mettre à la portée de tous, de manière très accessible la description de ces phénomènes parfois complexes ainsi que le travail des spécialistes, favoriser la rencontre entre les volcanologues et le public tout en déclinant l’univers poétique que peuvent susciter les éruptions dans l’imaginaire collectif sont quelques uns des enjeux de cette manifestation. Exposition« De cendres et de feu », volcans et phénomènes volcaniques.Une présentation vivante et inédite réalisée par des volcanologues de L.A.V.E.Au Centre culturel François Villon à Enghien-les-Bains du 19 janvier au 18 avril 2008 Conférences, débats, rencontres.

« Les volcans et l’homme » par Jacques-Marie Bardintzeff.

Projection de films-conférence par l’un des plus éminents volcanologues français.

« Festival des passionnés » Débat, rencontre, projections avec des volcanologues amateurs et professionnels de l’Association Volcanologique Européenne.Au Centre culturel François Villon, le samedi 15 mars à 14 h. Entrée libre