12/12/2010

Entre paradis et enfer - Mourir au Moyen âge

 

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Tout le monde ne pense pas comme Montaigne que « La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n’êtes plus »… Généralement et depuis toujours, l’homme s’est préoccupé de son sort dans l’au-delà. Ces questionnements ont évolué au fil des siècles. Au moyen âge, la mort faisait véritablement partie du quotidien. Cette omniprésence devait considérablement influencer l’art et la littérature qui relaient espérance, abattement, foi en une vie après la mort, angoisse du néant, acceptation et désespoir. Un voyage dans le temps au bout du tunnel… La mort, jadis, était une donnée à facettes multiples et passionnantes.

 

 

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Une sélection de 200 objets et œuvres d'art vous fera découvrir comment nos ancêtres des VIe au XVIe siècle composaient avec cette dernière. L'exposition compte différents angles d'approche tels que l'histoire de l'art et l'archéologie bien évidemment mais aussi la sociologie, la théologie et la médecine légale.

 

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Le sujet est abordé selon quatre thèmes :

 

1)      Les causes de la mort - Pour diverses raisons (malnutrition, manque de soins, épidémies, mauvaise hygiène de vie, guerres,...), l'espérance de vie de l'homme médiéval était plus courte qu'aujourd'hui. L'homme médiéval expérimentait la mort au quotidien. La maladie, la mort et la vie s'entremêlaient d'avantage qu'aujourd'hui...

 

2)      L'accompagnement des mourants et les rituels funéraires - Les liens entre l'individu et la communauté sont renforcés par toute une série de rituels relatifs au décès, à l'enterrement, au deuil et aux cérémonies de commémoration. On constate des différences importantes entre le traitement du corps des personnes riches et du peuple moyen. Le sort réservé aux parias de la société est également abordé.

 

3)      La topographie de la mort - Derrière chaque tombe se cache un homme, une femme, un enfant, une communauté... Les lieux de cultes et les cimetières occupent une place majeure au sein de la société médiévale. Les mausolées, les tombes ordinaires contrastaient avec les tombeaux normaux et les fosses communes.

 

4)      De la mort à la résurrection - Après la mort, le défunt doit attendre le jugement dernier. Selon ses actes, le paradis, l'enfer ou le purgatoire lui sont promis. Les danses macabres, la roue de la fortune et les "ars moriendi" décrivent la relation à la vie éternelle dans l'imaginaire chrétien.

 

 

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L'exposition met en lumière 1000 ans de mort, d'inhumation, de deuil et de souvenir. Le fil rouge en est l'aspiration de l'homme à conserver son statut social et spirituel après la mort. Vous pourrez admirer des peintures, des sculptures, des monuments funéraires, des reliquaires, des manuscrits, des memento mori, mais aussi des armes, des instruments de torture, des squelettes, des offrandes funéraires...

 

La moitié de ces objets provient des riches collections du Musée du Cinquantenaire, et l'autre est prêtée par des musées réputés, par des bibliothèques, par des trésors, des églises et des collectionneurs privés de Belgique et de l'étranger.

 

N'hésitez pas à venir visiter l'exposition en famille. De nombreux jeux amusants, éducatifs et originaux, installés le long du parcours, amuseront les enfants à partir de 6 ans, ainsi que leurs parents.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Musée du Cinquantenaire

Parc du Cinquantenaire 10

1000 Bruxelles

Dates:    02/12/10 - 24/04/11