01/02/2010

El Greco au Bozar

 

El Greco, San Juan Evangelista

 El Greco, San Juan Evangelista

 

Considéré comme l’un des peintres fondateurs de l’École espagnole, Le Greco n’a pourtant pas toujours joui de ce statut souverain. Lorsqu’il meurt à Tolède en 1614, l’Europe se prend de passion pour le caravagisme, style naturaliste et en vogue aux antipodes de son génie maniériste. Très vite, son oeuvre passe de mode, traversant les siècles dans un relatif oubli. Jusqu’à ce qu’en 1908, l’historien de l’art Manuel Bartolomé Cossío lui consacre une monographie fondamentale. L’engouement pour Le Greco est immédiat. Collectionneur d’art averti, le marquis de la Vega-Inclán érige même à Tolède en 1910 un musée à sa gloire. De sorte que la renommée du peintre s’enfle aussi vite qu’elle ne s’était éteinte. En plus de retracer le rôle essentiel joué par les acteurs de cette redécouverte spectaculaire, l’exposition livre un aperçu captivant de l’évolution artistique du peintre, à travers une sélection unique de tableaux marquants, dont l’étourdissant Le Christ dépouillé de ses vêtements ou les remarquables Les larmes de saint Pierre. Point d’orgue du parcours : l’ultime série d’Apôtres laissée par Le Greco, véritable testament pictural du maître. Une série complète d’une étonnante modernité, aux formes totalement libérées, aux éclats de couleurs extraordinaires, qui après le Palais des Beaux-Arts retrouvera le «Museo de El Greco» de Tolède pour ne plus jamais en sortir...

du 4 février au 9 mai 2010

Palais des Beaux Arts – Bozar

Rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles

 

Citations de El Greco

«Il ne me plairait pas de voir (peinte) une belle femme, bien proportionnée, et ce quel que soit le point de vue, aussi extravagant soit-il, non seulement parce que sa beauté serait perdue du fait de l’augmentation de la taille conformément aux lois de la vision, mais cela ne serait pas beau, mais en fait monstrueux.»

 

«Si l'oreille du musicien est comme l'œil du peintre, c'est merveille (...) en Art on ne peut mettre en mot les choses. En vérité le plus surprenant de tous les arts ne peut se mettre en mot.»

 

«Je respecte ce que l’on dit du Titien, d’être la première lumière mais sans l’avoir observé Jacopo (Bassano) dans le grand en ce qui est de la taille, j’admire son coloris, il n’y en a pas de meilleur. Jacopo est allé loin et ainsi tout le monde veut l’imiter.»

 

«Sans compter que le tableau du Tintoret, qu’il a fait pour l’Hospital de San Rocco, est la meilleure peinture qu’il y a dans le monde si on excepte le Titien, je dis en essentiel pour de nombreuses et choses diverses comme les nus dont la couleur que l’on ne trouve nulle part ailleurs, si ce n’est dans les meilleurs œuvres de Titien.»

 

«L’éclat du jour nuirait à ma lumière intérieure.»

 

El Greco - Les larmes de saint Pierre

El Greco - Les larmes de saint Pierre

 

El Greco - Le voile de Véronique

El Greco - Le voile de Véronique

 

El Greco- La sainte Famille avec Sainte Anne

El Greco- La sainte Famille avec Sainte Anne

 

El Greco - Christ en croix

El Greco - Christ en croix

 

20:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : el greco |  Facebook |