19/10/2011

L'affaire Rachel Singer

L'affaire Rachel Singer, film, cinéma

 

 

 

Trois agents du Mossad sont devenus célèbres, en 1966, pour avoir capturé et tué un criminel de guerre nazi à Berlin. En 1997, la fille de Rachel Singer, une des trois agents de 1966, publie un livre sur leur aventure.
Rachel va alors se remémorer les préparatifs et la capture de Dieter Vogel, et la véritable histoire de cette mission qui fut sa première sur le terrain. Les trois agents avaient une mission d'autant plus difficile que l'ancien nazi recherché se trouvait à Berlin-Est, d'où ils devaient le ramener pour un procès en Israël.
En 1997, l'ancien mari de Rachel, Stefan - lui aussi membre du trio d'agents -, lui révèle qu'en Ukraine, un vieillard déclare être ce même criminel nazi. Il lui demande de s'y rendre.

« Ce qui m'a énormément intéressé dans L'Affaire Rachel Singer, c'est la possibilité de fouiller le côté psychologique des personnages, explique le réalisateur de Shakespeare in Love, la fameuse comédie aux sept oscars. J'ai grandi avec les films des années 1970 tels que L'Espion qui venait du froid, adapté du roman de John Le Carré. Inspiré du film israélien La Dette, le script que m'a confié Matthew Vaughn (réalisateur de Kick Ass et de X-Men: le commencement) avait une grande force, doublée d'une complexité incroyable. »
L'affrontement entre Vogel, le Chirurgien de Birkenau brillamment incarné par le comédien danois Jesper Christensen, et la jeune Jessica Chastain, retient particulièrement l'attention. « Au départ, commente le cinéaste, j'avais songé à engager quelqu'un comme Bruno Ganz pour le rôle. Puis, lors de la première londonienne du James Bond
Quantum of Solace, on m'a présenté Jesper. Un comédien d'une grande humilité. Il a tout de suite compris le personnage. Son ambiguïté, sa fausse douceur. Il lui a apporté toute sa subtilité, son jeu élégant et nuancé, ainsi que ce je-ne-sais-quoi de dangerosité latente. Il fallait également faire comprendre que Vogel a enfoui son secret au plus profond de lui. Ce n'est que sous l'extrême pression d'une torture morale intense qu'il révèle sa véritable nature, son côté manipulateur et l'horreur qu'il porte en lui.»

 

 

 

Réalisateur : John Madden

 

Acteurs : Helen Mirren, Sam Worthington, Tom Wilkinson, Jessica Chastain

 

 

 

 

 

 

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12/10/2011

La guerre des boutons ou la nouvelle guerre des boutons?

La guerre des boutons, la nouvelle guerre des boutons, film, cinéma

 

 

 

1960, un village dans le sud de la France.
Une bande de garçons, âgés de 7 à 14 ans, menée par l'intrépide Lebrac, est en guerre contre les enfants du village voisin, leurs ennemis jurés. Une guerre sans merci, qui dure depuis des générations. On se bat pour l'honneur et la fidélité, et pour gagner tous les moyens sont bons. Même, s'il le faut, combattre nu comme un ver, ou pire, accepter l'aide de Lanterne – une fille ! – la nouvelle recrue de la bande, pleine de panache et d'ingéniosité. Mais il n'est pas facile d'être une armée de petits hommes sans se faire attraper par papa et maman. Quand, après la bataille, on rentre à la maison, les vêtements en lambeaux et des boutons en moins, mieux vaut se faire discret.

La guerre des boutons est une comédie familiale tendre, drôle et poignante, qui traite des thèmes de l’indépendance et de la solidarité, des petites et grandes batailles de l'enfance, et du passage à l'âge adulte. Ne vous attendez cependant pas à entendre la fameuse phrase du P’tit Gibus : « Si j’aurais su, j’aurais pô v’nu », celle-ci ne vient pas du roman, mais du film d’Yves Robert. Et la guerre des droits d’auteur a rendu impossible l’utilisation de la phrase. Gageons que les enfants du film de 2011 sauront vous attendrir avec d’autres merveilleuses fautes de syntaxe !

 

Réalisateur : Yann Samuell
Acteurs : Eric Elmosnino, Mathilde Seigner, Fred Testot, Alain Chabat et beaucoup d’enfants!

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre des boutons, la nouvelle guerre des boutons, film, cinéma

 

 

 

Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d'une campagne française se joue une guerre de gosses... Car, depuis toujours, les gamins des villages voisins de Longeverne et Velrans s'affrontent sans merci. Mais, cette fois, leur guerre va prendre une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu'ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la "guerre des boutons". Et le village qui aura récolté le plus de boutons sera déclaré vainqueur... En marge de ce conflit, Violette, une jeune fille d'origine juive, fait battre le coeur de Lebrac, le chef des Longeverne. La véritable origine de Violette sera-t-elle dénoncée et découverte ?

 

 

 

Réalisateur : Christophe Barratier

Acteurs : Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad

 

 

 

 

 

 

 

05/10/2011

Habemus papam

 

Habemus papam, Cinéma, Film

 

 

 

 Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d'élire son successeur.

 

Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s'élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l'apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d'une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l'inquiétude tandis qu'au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…

 

 

 

Ceux qui s’attendaient à un brûlot virulent contre l’Église seront déçus. Le mordant est là, l’ironie facétieuse de Moretti fait merveille (on rigole forcément de ce garde suisse qui s’empiffre, de ces cardinaux qui jouent au volley en soutane), et chacun en prend pour son grade, les psychanalystes en tête. Mais ce n’est pas un film où l’acide sulfurique de l’anticléricalisme s’immisce dans l’institution apostolique et la défigure durablement par sa charge incendiaire. Le propos est ailleurs, plus profond, plus émouvant, plus intime : les choix d’un homme qui fait enfin retour sur lui-même et trouve une vaste plaine déserte. Un homme empreint de la tristesse d’être passé à côté de sa vie, qui ne comprend plus son propre parcours qui l’a fait passer d’une vocation de comédien à cardinal désabusé. Vidé par les minuscules failles qui ont grignoté son être, il se confronte à l’extérieur pour mieux cerner son doute et sa lassitude, et prendre enfin une décision qui vient intimement de lui-même.

 

 

 

Réalisateur : Nanni Moretti

 

 Acteurs : Michel Piccoli, Nanni Moretti, Jerzy Stuhr, Renato Scarpa

 

 

 

 

 

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16/09/2011

Ciné Clip Clap

 

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Tenez-vous au courant de l'actualité cinématographique en suivant l'émission de Nicky Depasse "Ciné Clip Clap" sur Liberty TV!

 

 

 

26/06/2011

Qui va mener les enquêtes?

 

 

L'acteur américain, Peter Falk, mondialement célèbre pour son interprétation du lieutenant Columbo, est décédé à l'âge de 83 ans.

 

 

 

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Né le 1er septembre 1927, à New York, d'une famille juive - père d'origine russe, mère d'origine polonaise et tchèque - Peter Falk restera dans l'inconscient collectif l'inspecteur Columbo, dont il tourna 78 épisodes et en fut producteur et coproducteur de plus d'une vingtaine. Plus de 2 milliards de téléspectateurs ­firent leurs choux gras des enquêtes du lieutenant de la brigade criminelle de Los Angeles entre 1968 et 2003. Sans doute la série la plus célèbre jamais réalisée avec Dallas.

 

 

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Costume beige froissé, imperméable improbable de la même teinte fatiguée, mince cravate à peine nouée, coiffure aléatoire, Peugeot 403 décapotable au bord de la casse, cigare plus ou moins éteint, basset hound lymphatique et attachant nommé tout simplement «le Chien», Columbo n'avait l'air de rien mais il savait tout. Il faisait l'âne pour avoir du foin et la peau de l'assassin. Ses leitmotivs: «Lieutenant Columbo de la brigade criminelle», «Ah, une dernière chose», ou encore : «Comme dit ma femme…». Tout un programme qui en fit une série culte. Il n'avait pas l'air bien frais. Parlait toujours de son épouse invisible. On se souvient du concept bien huilé: le spectateur connaissait le meurtrier dès le début de l'épisode pour mieux ensuite le traquer avec cette façon si particulière, si perverse de croiser ses bras, de poser sa main sur son front faussement intrigué, de toujours faire semblant de tourner ses talons, de lever nonchalamment le bras pour une pénultième question, cet air embarrassé, complaisant devant le coupable. Ce regard borgne.

 

Car, à l'âge de 3 ans, le petit Peter Michaël Falk perdit un œil à la suite d'un cancer. Il ne fut pas, on le sait, toujours ­Columbo, pour lequel il remporta de nombreux Emmy Awards et Golden Globe. Après une courte expérience comme cuistot dans la marine marchande, le futur acteur obtint en 1953 une licence de sciences politiques, un master en administration, tenta en vain d'entrer dans la CIA, se retrouva à la direction du Budget du Connecticut comme conseiller à la productivité… Pas pour longtemps. Il prendra des cours d'art dramatique et se retrouvera rapidement sur les planches. Il joua également Molière à Broadway.

 

Peter Falk passe devant la caméra en 1958. Il est dirigé, ce n'est pas rien, par Nicholas Ray dans La Forêt interdite. ­Remarqué, il tient son premier rôle important dans un polar de William Witney, The Secret of the purple Reef (1960), fut nommé à deux reprises aux oscars pour Murder Inc (1960) de Stuart Rosenberg et Milliardaire d'un jour (1961) de Frank Capra. En 1965, il tourne La Grande course autour du monde de Blake Edwards.

 

La filmographie est impressionnante. Mais, évidemment, c'est John Cassavetes qui le rendit célèbre dans les cinémathèques. Il devient un acteur culte, l'acteur fétiche, dans les années 1970 du grand metteur en scène sous la direction duquel il tourna quelques pièces maîtresses du septième art. Citons Husbands (1975), Une femme sous influence (1976), Opening Night (1978) ou encore Big Trouble (1987).

 

 

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À la fin des années 1980, le réalisateur allemand Wim Wenders fit appel à son génie dans Les Ailes du désir (1988). Il tourne son dernier long métrage, American Cowslip de Mark David, l'année du début de son mal incurable, la maladie d'Alzheimer. Le lieutenant Columbo était devenu un acteur cérébral. On n'en doutait pas : un inspecteur de cette trempe l'est toujours. Marié à deux reprises, il fut mis sous la tutelle de sa seconde femme. On enterre la plus célèbre mémoire de la criminelle californienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27/02/2011

Césars 2011 : le palmarès

 

Meilleur Film : Des Hommes Et Des Dieux de Xavier Beauvois

 

 

 

Meilleur Acteur : Eric Elmosnino dans Gainsbourg (vie Héroïque)

 

 

 

Meilleure Actrice : Sara Forestier dans Le Nom Des Gens

 

 

 

Meilleur Acteur dans un Second Rôle : Michael Lonsdale dans Des Hommes Et Des Dieux

 

Meilleur Réalisateur : Roman Polanski pour The Ghost-writer

 

 

 

Meilleur Espoir Masculin : Edgar Ramirez dans Carlos, Le Film

 

 

 

 

Meilleur Espoir Féminin : Leïla Bekhti dans Tout Ce Qui Brille

 

 

 

Meilleur Premier Film : Gainsbourg (vie Héroïque) de Joann Sfar

 

Meilleur Scénario Original : Baya Kasmi, Michel Leclerc pour Le Nom Des Gens

 

Meilleure Adaptation : Robert Harris et Roman Polanski pour The Ghost-writer

 

Meilleur Film Etranger : The Social Network de David Fincher

 

 

 

Meilleur Film d'animation : L'Illusionniste de Sylvain Chomet

 

 

 

Meilleur Film Documentaire : Océans de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

 

 

 

Meilleur Court-Métrage : Logorama réalisé par H5 (François Alaux, Hervé De Crécy, Ludovic Houplain)

 

 

 

Meilleure Musique Ecrite pour Un Film : Alexandre Desplat pour The Ghost-writer

 

Meilleur Son : Daniel Sobrino, Jean Goudier, Cyril Holtz pour Gainsbourg (vie Héroïque)

 

Meilleure Photo : Caroline Champetier pour Des Hommes Et Des Dieux

 

Meilleur Montage : Hervé De Luze pour The Ghost-writer

 

Meilleurs Costumes : Caroline De Vivaise pour La Princesse De Montpensier

 

 

 

Meilleurs Décors : Hugues Tissandier pour Les Aventures Extraordinaires D’Adèle Blanc-sec

 

 

 

César d'honneur : Quentin Tarantino

 

Césars 2011, Cinéma

 

 

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21/07/2010

Cécile Aubry a quitté "Sébastien parmi les hommes"

 

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L’actrice, réalisatrice et écrivaine française Cécile Aubry, auteur du feuilleton télévisé «Belle et Sébastien», est décédée le 19 juillet 2010 à Dourdan, près de Paris.

 

Elle a succombé à un cancer du poumon à l’âge de 81 ans.

 

Née sous le nom d’Anne-Marie Benard le 3 août 1928, elle avait débuté comme danseuse, suivant une formation au cours Simon.

 

Elle acquit une renommée internationale avec un grand succès dès ses débuts, en incarnant une Manon à fossettes et au sourire faussement candide dans le film éponyme de Henri-Georges Clouzot, qui remporta un Lion d’or à la Mostra de Venise en 1949 et était librement adapté du roman de l’abbé Prévost.

 

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Cécile Aubry signera ensuite un contrat avec le studio américain 20th Century Fox, mais ne tournera que dans quelques films. Dans « La Rose noire », elle côtoie Tyrone Power et Orson Welles et, dans « Barbe- Bleue » (1952) de Christian-Jacque, Hans Albers.

 

Après avoir épousé Si Brahim el Glaoui, fils du pacha de Marrakech, elle avait abandonné son métier d’actrice pour devenir écrivain pour enfants, adaptant elle-même ses romans pour la télévision.

 

 

"Sébastien parmi les hommes"
 
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Ses obsèques seront célébrées lundi prochain à l’église de Dourdan, puis la comédienne sera inhumée au cimetière de Montrouge.

 

 

 

Bernard Giraudeau, grand baroudeur de l'au-delà...

 

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Le comédien Bernard Giraudeau est mort à 63 ans le 17 juillet 2010.


Comédien, réalisateur, écrivain et bourlingueur, Bernard Giraudeau a joué avec le même brio les séducteurs romantiques de comédie et les héros tragiques, ambigus ou violents avant de passer à la réalisation et, avec succès, à l'écriture.

 

 

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En plus de trente ans de carrière, ce gaillard au sourire enchanteur et aux yeux clairs a cultivé nombre de passions: théâtre, cinéma, voyage, écriture, sport.


Né le 18 juin 1947 à La Rochelle, fils de militaire, Bernard Giraudeau s'engage à 15 ans dans la Marine nationale et fait deux fois le tour du monde à bord de la Jeanne d'Arc. S'il exerce divers métiers aux Halles ou dans une agence de publicité, il commence le théâtre à La Rochelle à 20 ans. Il s'inscrit au Conservatoire de Paris, où il obtient un premier prix de comédie classique et moderne (1974).


Il apparaît au côté de Jean Gabin en 1973 dans le polar de José Giovanni
Deux hommes dans la ville, puis enchaîne dans son registre préféré, la comédie - Et la tendresse, bordel? (1978), Viens chez moi, j'habite chez une copine - où il rencontre le succès. Capitaine séducteur dans Passion d'amour (1980), d'Ettore Scola, Bernard Giraudeau passe du héros romantique au loubard, justicier solitaire dans Rue Barbare (1983), qui le révèle au grand public.


Souvent comparé à Gérard Philipe, il démontre dans ces rôles plus dramatiques, son extraordinaire capacité de métamorphose. Le flic alcoolique qu'il joue dans Poussière d'ange (1987) un polar crépusculaire d'Edouard Niermans, préfigure ses personnages antipathiques ou ambigus des années 90: prélat poudré (Ridicule), patron pervers (Une affaire de goût), beauf homosexuel (Gouttes d'eau sur pierres brûlantes), psychopathe diabétique (Ce jour-là).


Parallèlement, Bernard Giraudeau retourne régulièrement sur les planches où il a débuté en 1971 à Paris avec Jacques Fabbri dans
Pauvre France. Réalisateur de deux longs-métrages (L'Autre, 1990 et Les Caprices d'un fleuve, 1996) et de documentaires, il mène aussi une carrière de romancier à succès avec Le Marin à l'ancre (2001), Les Hommes à terre (2004) et Les femmes de nage (2007).


Atteint d'un cancer du rein en 2000 puis du poumon cinq ans plus tard, il témoignait avec courage, dans les média, de sa vie avec la maladie. En juillet 2009, le comédien avait lu des lettres du poète Cesare Pavese, au festival de la correspondance à Grignan (Drôme).

 

  

 


Chevalier de la Légion d'honneur, Bernard Giraudeau a eu deux enfants de la comédienne Anny Duperey, Gaël et la comédienne Sara, qui a remporté le Molière 2007 de la révélation féminine théâtrale.

 

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02:25 Écrit par Boubayul dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bernard giraudeau, cinéma, écrivain, cher amour |  Facebook |

12/01/2010

Ma dernière nuit selon Eric Rohmer

 

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Le cinéaste, pionnier de la Nouvelle vague et réalisateur des Contes des quatre saisons ou du Rayon vert, est décédé lundi matin à l'âge de 89 ans. C'était l'un des cinéastes français les plus admirés et les plus reconnus dans le monde.

De son vrai nom Maurice Schérer, le réalisateur naît le 4 avril 1920 à Tulle, en Corrèze. Il commence une carrière d'enseignant et d'écrivain. En 1946, à 26 ans, il publie un roman, La maison d'Elizabeth, sous un pseudonyme. Peu à peu, il se passionne pour le cinéma, mais d'abord en restant un homme de plume. Il écrit pour plusieurs revues sur le 7e art et fonde La Gazette du cinéma, l'un des premiers périodiques consacrés à ce médium en France. Il y publie nombre de chroniques et d'analyses, dont une thèse sur l'organisation de l'espace chez Murnau.

Grâce à La Gazette, dont il assure la rédaction en chef à partir de 1950, il fait la connaissance de futurs grands noms du cinéma français: Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, François Truffaut, ou encore Claude Chabrol. Il signe avec ce dernier un livre sur Alfred Hitchcock, qui sort en 1957. Ces critiques se retrouvent presque tous au sein d'une autre gazette, promise à un grand avenir : Les Cahiers du Cinéma. Rohmer en est le rédacteur en chef de 1957 à 1963.

Réalisant des courts-métrages à partir de 1950, il signe le scénario de Tous les garçons s'appellent Patrick, tourné par Jean-Luc Godard en 1958. Il passe derrière la caméra pour un premier film de format moyen métrage, Le signe du lion, qui ne rencontre que peu de succès. Trois ans plus tard, il crée une société de production, Les Films du Losange, qui produira quasiment toutes ses œuvres.

Eric Rohmer accède à la postérité avec un cycle de six films, les Contes Moraux (La Carrière de Suzanne (1963), Ma nuit chez Maud (1969), La Collectionneuse (1967), Le Genou de Claire (1970), L'Amour l'après-midi (1972)), qui traitent de sentiments et de choix de femmes, souvent jeunes. A la fin des années 1970, il réalise deux films qui ne font pas partie d'un cycle, La Marquise d'O et Perceval Le Gallois, qui reçoit le prix Méliès.

Le réalisateur, qui devient rapidement l'une des figures de proue du mouvement Nouvelle Vague, se passionne pour les dialogues et intrigues amoureuses, figurant souvent l'innocence et les premières amours de jeunes filles.

De 1981 à 1987, Rohmer poursuit un nouveau cycle, Comédie et proverbes, avec six films, dont les plus connus sont Pauline à la plage et Le rayon vert, qui obtient un Lion d'or à Venise. Chaque long-métrage est basé sur un proverbe populaire ou inventé pour l'occasion.

Les années 1990 le rendent plus célèbre encore avec un nouveau cycle, majeur : les contes des quatre saisons, qui poursuivent la thématique du hasard et des destins amoureux de jeunes femmes.

Il réalise d'autres films, comme L'Arbre, le maire et la médiathèque (1993), avant de se lancer dans un autre cycle, plus historique, avec L'anglaise et le duc (2001), Triple agent (2004) et Les amours d'Astrée et de Céladon (2007), sélectionné à la Mostra de Venise.

«Ce n'est pas un travail de faire des films, c'est une passion, comme d'autres ont la passion du jeu ou de la pêche à la ligne», expliquait-il à la fin de sa vie.

 

 

 

 

 

 

 

15/06/2007

Shrek le troisième

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L'ogre Shrek n'avait pas quitté son marécage pestilentiel et épousé sa chère Fiona pour devenir roi. C'est pourtant ce qui risque de lui arriver après que son beau-père Harold clabote soudain sans crier gare. S'il n'arrive pas à dénicher illico un roi avec l'aide de ses fidèles compagnons, l'Âne et le Chat Potté, Shrek deviendra le prochain souverain du Royaume Fort Fort Lointain. Bonjour les ennuis! A moins qu'Artie, le cousin loser de Fiona, ne se laisse convaincre de monter sur le trône à sa place. Mais ce paumé a-t-il vraiment l'étoffe d'un roi?

 

Ce film fait partie de la Saga Shrek et est réalisé par Chris Miller III et Raman Hui. Avec Alain Chabat, Med Hondo, Barbara Tissier.

 

On retrouve tous les éléments des parties précédentes : des scènes d'action délirantes, l'art de manier le mauvais goût, des personnages hilarants, de l'émotion, du détournement de contes de fées et des héros de Walt Disney à la pelle, le langage verlan avec un accent moyennâgeux à mourir de rire. Toutefois, l'humour est un peu en baisse avec des gags qui ont du mal à se renouveler, l'effet de surprise n'est plus là et la fin est assez gnan-gnan.

 

23:30 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shrek le troisieme, cinema |  Facebook |

05/06/2007

World Trade Center

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11 septembre 2001. Une chaleur étouffante règne dès le lever du jour dans les rues de New York. Will Jimeno, du Port Authority Police Department, se demande s'il ne va pas prendre un jour de congé pour s'adonner à la chasse à l'arc. Il choisit finalement de se rendre au travail et rejoint le sergent John McLoughlin, alors que celui-ci et ses collègues du PAPD commencent leur tournée quotidienne dans les rues de Manhattan. Une journée banale qui commence comme tant d'autres ...
Sitôt l'alerte donnée, cinq policiers, dont McLoughlin et Jimeno, se rendent au World Trade Center et s'introduisent dans les tours jumelles. McLoughlin et Jimeno survivent par miracle à l'effrondrement des gratte-ciel. Ils se retrouvent piégés sous plusieurs tonnes de béton, de charpentes métalliques tordues, de verre et de gravats ...
 
Film réalisé par Oliver Stone. Avec Nicolas Cage, Michael Peña, Maria Bello.
 
Oliver Stone nous a habitué à balancer quelques pavés à la face du système américain, à une réalisation impeccable, des dialogues percutants et une certaine profondeur dans le scénario. Dans ce film, Ston insiste trop sur l'apitoiement. Le personnage du prêtre sauveteur ancien des Marines est quelque peu caricatural. Les dialogues sont d'une grande pauvreté. Le film apparaît comme une lente succession de clichés sans accent sur le côté tragique de l'événement. Le travail des sauveteurs est mal mis en évidence et le fait de limiter le sauvetage à deux personnes fait oublier l'engagement de milliers d'autres volontaires et le nombre de victimes.
 

 

 

18:28 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, world trade center |  Facebook |