11/02/2011

Le dernier message d'Andrée Chedid

 

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« Nous ne donnons rien au poème qu'il ne nous rende au centuple ». Ainsi Andrée Chédid considérait-elle son rapport au verbe.

 

Faire surgir la vie à travers toutes les ombres. C'était la grande quête de la poétesse et romancière Andrée Chédid qui s'est éteinte dimanche 6 février 2011 à Paris, à l'âge de 90 ans. Née Andrée Saab le 20 mars 1920 au Caire (Egypte), d'origine libanaise chrétienne, elle est la mère du chanteur Louis Chedid et de la peintre Michèle Chédid-Koltz, ainsi que la grand-mère du chanteur Matthieu Chedid.

 

L'auteur du "Sixième jour" (1960) et de "L'Autre" (1969), tous deux portés à l'écran, a créé en cinquante ans une œuvre riche et variée, imprégnée d'humanisme, et inspirée en partie par sa double attache orientale et française.

 

Issue d'une famille chrétienne libanaise immigrée en Egypte dans les années 1860, Andrée Chedid s'était installée à Paris en 1946. Elle a publié une vingtaine de romans et de recueils de nouvelles, et son œuvre poétique est réunie dans deux volumes : "Textes pour un poème" (1949-1970) et "Poèmes pour un texte" (1970-1991).

 

Andrée Chedid a également écrit de nombreux livres pour enfants, des pièces de théâtre ("Le Montreur", "Echec à la Reine"), ainsi que des chansons pour son fils Louis et son petit-fils, "M".

 

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Licenciée ès lettres de l'université américaine du Caire, élevée dans trois langues, l'arabe, l'anglais et le français, elle écrit très jeune de la poésie et publie ses premiers textes en anglais, avant de choisir le français.

 

Poète du "Double pays", titre d'un de ses recueils, André Chedid concevait son art comme l'expression à la fois d'une vie intérieure et d'un rapport au monde.

 

Dès 1952, avec "Le Sommeil délivré", elle choisit de s'exprimer aussi à travers le roman. Inspirée de son Orient natal, son oeuvre romanesque campe, dans un style à la fois sobre et lyrique, des drames individuels et collectifs, pour dire sa foi en l'Homme : "La Cité fertile" (1972), "Les Marches de sable" (1981) "La Maison sans racines" (1985), "L'Enfant multiple" (1989), "Le Message" (2000).

 

Andrée Chedid a reçu de très nombreux prix littéraires, notamment l'Aigle d'or de la poésie (1972) et le Goncourt de la nouvelle en 1979 pour "Le Corps et le temps".

 

Officier de la légion d'honneur en France, mariée au professeur Louis-Antoine Chedid, elle était aussi arrière-grand-mère d'une petite Billie.

 

 

 

 

20:20 Écrit par Boubayul dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : andrée chedid, littérature |  Facebook |