02/09/2009

Woodstock, 40 ans déjà

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Le Festival de Woodstock (Woodstock Music and Art Fair, ou Woodstock) est un festival de musique et un rassemblement emblématique de la culture hippie des années 1960. Il eut lieu à Bethel sur les terres du fermier Max Yasgur aux États-Unis, à une soixantaine de kilomètres de Woodstock dans l'État de New York.

 

Organisé pour se dérouler du 15 au 17 août 1969, et accueillir 50.000 spectateurs, il en accueillit finalement plus de 450.000, et se poursuivit un jour de plus, soit jusqu'au 18 août 1969 au matin.

 

Le festival accueillit les concerts de 32 groupes et solistes de musiques folk, rock, soul et blues. Le budget de rémunération des artistes atteignit au total 200.000 dollars. C'est un des plus grands moments de l'histoire de la musique populaire et a été classé parmi les « 50 Moments qui ont changé l'histoire du Rock and Roll. »

 

L'événement a été immortalisé par le film de Michael Wadleigh, les photos d'Elliot Landy, l'album tiré du film et enfin la chanson de Joni Mitchell « Woodstock » qui commémore ces journées et qui est reprise par Crosby, Stills, Nash and Young.

 

« Trois jours de paix et de musique. Des centaines d'hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l'air pur ».

 

Cette publicité ne prévoyait ni le nombre de spectateurs (évalué à 450.000), ni les embouteillages colossaux qui en découlèrent, ni la pluie, ni la boue. La programmation en fut perturbée : Richie Havens ouvrit le festival à la place du groupe Sweetwater, bloqué dans la circulation; les artistes qui ne pouvaient accéder au site y furent finalement amenés en hélicoptère de l'US Army. Ceux-ci furent également utilisés pour pourvoir aux besoins de la foule en eau, nourriture et médicaments.

 

À la fin de la première journée, quand les barrières qui délimitaient le site eurent disparu, les organisateurs décidèrent d'en rendre l'accès gratuit. « From now on, this is a free concert ! »

 

Les plus grands noms de la scène rock sont présents (Joan Baez, The Band, Blood, Sweat and Tears, Canned Heat, Joe Cocker, Country Joe McDonald (avec et sans son groupe: The Fish), Creedence Clearwater Revival, Crosby, Stills & Nash, Grateful Dead, Arlo Guthrie, Tim Hardin, Keef Hartley, Richie Havens, Jimi Hendrix, JBES, Incredible String Band, Jefferson Airplane, Janis Joplin, Melanie, Mountain, Paul Butterfield Blues Band, Quill, Santana, John Sebastian, Sha Na Na, Ravi Shankar, Sly and The Family Stone, Bert Sommer, Sweetwater, Ten Years After, Johnny Winter, The Who, Jewel). Pour certains artistes comme Joe Cocker, Woodstock sera un accélérateur de carrière. Jimi Hendrix clôt le festival à l'aube du lundi 18 août : il ne reste que 30.000 spectateurs.

 

 

 

 

 

20:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 40 ans, 1969, woodstock |  Facebook |

27/12/2007

40e anniversaire du Livre de la Jungle

 

 

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Le 15 décembre 1966, Walt Disney s’éteint, laissant derrière lui une oeuvre inestimable, un panthéon du cinéma d’animation composé de grands, voire très grands films. En 1966, Walt Disney supervise l’élaboration du dix-neuvième long-métrage du studio : c’est l’adaptation de l’ouvrage de Rudyard Kipling, Le livre de la jungle. Paru en 1894 et rédigé lors d’un voyage de quatre ans aux Etats-Unis, cette oeuvre est considérée, avec sa suite parue en 1985, comme le chef-d'œuvre de l'auteur...

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Les différences entre le livre original et l’oeuvre de Disney sont nombreuses. Volontairement, Walt Disney décide d’éclaircir l’univers bien trop sombre de l’ouvrage de Kipling et va se permettre un bon nombre de libertés afin de donner à son film le ton familial et enjoué qu’il souhaite. Ainsi, ce sont les personnages qui vont très vite se transformer. Bagheera devient une figure paternelle terriblement sérieuse, en opposition totale avec l’aspect maternel et son enclin à gâter Mowgli dans le livre, Shere Khan est un méchant dans la plus pure tradition des films Disney et s’éloigne de l’être méprisé et boiteux également présenté par Kipling. Kaa, le serpent, est à l’origine un ami du jeune Mowgli et non pas un personnage aux intentions douteuses, le Roi Louie, pour finir, n’existe absolument pas dans l’oeuvre écrite. Pour ce qui est du fameux Baloo, devenu la coqueluche des studios d’animation pendant plusieurs années, il ressemblait bien plus à un ours mal léché, plus enclin à donner des leçons de survie dans la jungle que de chanter un hymne à l’Epicurisme. Car s’il y a bien une philosophie découlant du Livre de la Jungle, version Disney, c’est qu’ « il en faut peu pour être heureux ». Il est intérréssant de noter que la composition de ce titre, Bare Necessities en anglais, revient à Terry Gilkyson qui se trouvait être le compositeur attitré du film avant l’arrivée des frères Sherman. Disney jugeant le travail de Gilkyson trop sombre et trop proche de l’univers de l’auteur, il demanda donc aux frères de composer de nouveaux titres pour le film. Seul Bare Necessities (qui tourne autour d’un jeu de mot avec le mot Bear, qui signifie ours en anglais) subsista à ce changement de collaborateurs. Ce titre fut cependant le seul à être nommé à l’Oscar de la meilleure chanson originale...

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La sortie du film est un phénomène. Sorti à travers le monde entre octobre 1967 et décembre 1968, le film cumule un total de 200 Millions $ de recettes. Soit deux fois plus que les plus gros succès de l’année que sont Bonnie et Clyde ou Le Lauréat... Les studios sont sauvés. L’oeuvre devient instantanément culte et remplace dans l’imaginaire collectif l’oeuvre de Rudyard Kipling, à l’instar de Pinocchio ou Blanche-Neige qui ont dépassé leurs supports originels dans leur capacité à créer une nouvelle mythologie de personnages et de récits. Le Livre de la jungle, aujourd’hui encore, est considéré comme l’oeuvre paroxysmique du travail des studios Disney. Si le foisonnement visuel du décor et l’élaboration d’un scénario plus malin qu’il n’y paraît font partie du trousseau de clés du succès, cela va sans dire que ce sont les personnages haut en couleur qui se taillent la part du lion. Il est désormais impossible d’imaginer une quelconque jungle sans un ours se frottant contre les palmiers, Shere Khan est devenu l’un des mechants les plus emblématiques de la galerie Disney, Kaa fait référence dans le monde de l’hypnose et Bagheera représente la figure parentale protectrice idéalisée par tous les enfants. Bref, vous l’avez compris, si Kipling déployait sa plume pour raconter la supériorité de l’homme sur l’animal, Disney décide de donner aux animaux une aura bien plus importante et une sagesse dépassant toutes celles des humains...

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Un matin dans les forêts de l'Inde, Bagheera, la panthère noire, découvre un petit garçon abandonné. Elle emporte le petit d'homme et le confie à une famille de loups. On l'appellera Mowgli. Dix années passent. Et voilà que Shere Khan approche du territoire des loups. Il ne fait de doute pour personne que Mowgli sera sa première victime. Bagheera décide d'éloigner l'enfant et de le confier aux hommes d’un village. Pendant leur périple, tous deux feront de nombreuses rencontres, notamment celle de Baloo, un ours insouciant et jovial...