26/11/2009

"Le Concert" de Radu Mihaileanu

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A l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d'orchestre d'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais... comme homme de ménage. Un soir, alors qu'Andrei est resté très tard pour nettoyer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé à la direction du Bolchoï : il s'agit d'une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l'orchestre officiel à venir jouer à Paris... Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd'hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L'occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche... 

 

Réalisateur : Radu Mihaileanu

Acteurs : Mélanie Laurent, Aleksei Guskov, Dimitry Nazarov, Valeri Barinov, François Berléand, Miou-Miou, Lionel Abelanski, Lionel Abelanski


 

Critique

Le scénario, le superbe jeu des acteurs, leur talent et leur sincérité séduisent totalement. Il ne s'agit pas uniquement d'une description linéaire des époques troubles de l'URSS au temps du totalitarisme sous la dictature de Brejnev. Le réalisateur montre là toutes les difficultés à vivre « LA » liberté, notamment pour les artistes, dont on verrouillait politiquement la créativité au nom de l'idéologie communiste, en les « cassant » de façon inhumaine et tellement discriminatoire. En l'occurrence, dans le film, il s'agit de musiciens, mais il en était de même pour les écrivains, les scientifiques, les peintres, les acteurs... Le scénario est rempli de séquences émotionnelles, d'amour, mais aussi de beaucoup d'espoirs. Ces scènes s'alternent de façon inattendue et tiennent le spectateur en haleine tout le long de la projection. Les séquences se succèdent, ainsi, on passe de la tristesse à l'espoir, de l'humour à la dérision, de la dérision à l'amour et ainsi de suite... Tout cela est mené avec brio et intelligence. Quant aux acteurs, fussent-ils russes ou français, leur interprétation est magistrale.


 

 

http://www.leconcert-lefilm.com/


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23/11/2009

"Fille de rouge" de Isabelle Alonso

 

Isabelle Alonso

 

 

 

 

Septembre, la rentrée des classes. Pour Anne, le lycée marque le début d'une nouvelle aventure. La petite Espagnole pense enfin être comme ses camarades, mais c'est sans compter une nouvelle forme de rejet: si elle n'est plus l'étrangère, elle est la fille d'ouvrier, que les filles de notable regardent de haut. En digne héritière de Libertad, son indomptable mère courage, Anne répond â cette nouvelle injustice et se rebelle contre sa condition. A la broderie, elle ne s'intéressera pas. Ses règles, elle ne les aura pas. Et l'âge adulte, elle y échappera. Nostalgique, drôle et émouvant, Fille de rouge tisse le lien entre deux générations de femmes, le cœur au poing. 



 

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21/11/2009

Maison de Thé (Europalia 2009)

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Plongez-vous dans l’univers fascinant du thé et découvrez la richesse et la diversité de cet art de vivre millénaire qui constitue un des piliers de la culture chinoise. Titillez vos papilles lors d’une dégustation de thé, laissez-vous porter par les mélodies de la Chine le temps d’un concert, goûtez à des spécialités chinoises introuvables en Belgique, exercez-vous à quelques mouvements de tai-chi ou profitez simplement d’un verre entre amis dans un cadre unique.

 

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Le superbe bâtiment Dynastie au Mont des Arts, exceptionnellement ouvert au public à l’occasion d’europalia.china, est aménagé en maison de thé pour plonger le public dans une atmosphère résolument chinoise, mêlant des éléments de design traditionnels et contemporains. Cérémonies de thé, concerts et spectacles en tous genres, soirées à thème, projections de films, démonstrations d’artisanat, cours de calligraphie et danse du lion ne sont que quelques exemples du feu d’artifice d’activités organisées au sein de la Maison de Thé.

 

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Maison de Thé europalia.china 

Bâtiment Dynastie, Mont des Arts, 1000 Bruxelles

 

 

 

 

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19/11/2009

Au Pays du Dragon : Arts sacrés du Bhoutan

 

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Le Musée Guimet présente pour la première fois une centaine d'objets sacrés originaires du royaume himalayen.

On peut s'amuser à les compter : ce Bodhisattva grimaçant a onze têtes et mille bras. Ce n'est pas la plus fantasmagorique des divinités qui hantent actuellement le Musée Guimet. Sculptures et peintures, toutes viennent du Bhoutan, petit royaume himalayen très préservé, qui se dévoile pour la première fois à l'étranger à travers plus de cent pièces sacrées.

 

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Toutes ces pièces, qu'elles soient anciennes - les plus vieilles datent du VIIe siècle -, sont toujours des objets de culte. D'ailleurs, deux moines les accompagnent pour les purifier régulièrement durant le temps de leur séjour à l'étranger. Au quatrième étage, dans la rotonde du musée, ils composent un mandala, merveille mi-figurative mi-abstraite, cercle complexe et éphémère de sable coloré. 

 

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Le Bhoutan, récemment doté d'une Constitution et dont le roi promeut une politique de développement du BNB, «Bonheur national brut», est le seul pays au monde où le tantrisme est religion officielle. Cette forme ésotérique du bouddhisme, né en Inde au Ve siècle, s'exprime dans un art très coloré et d'une formidable richesse de détails. Les divinités semblent innombrables au profane et il faut être un spécialiste pour discerner les particularismes locaux d'avec ceux du Tibet voisin.


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Au demeurant, le Bhoutan, dont les monastères perchés à plus de 4 000 mètres d'altitude ne sont parfois accessibles qu'après plusieurs heures de marche, a pu préserver plus longtemps son âge d'or. Une période née au XVIIe et qui ne se serait terminée qu'à la fin du XIXe.

 

Les toiles appelées thangkas, peintes durant ces siècles, se révèlent notamment d'un grand raffinement. D'habitude, elles ne sortent de leurs coffres que lors des grandes célébrations. Au Musée Guimet, le visiteur contemplera les seize arhats, êtres illuminés cultivant la vacuité de l'âme et du monde. Il sera également fasciné par ces guerriers auréolés de flammes et vêtus d'une peau de tigre, ces panthéons de chamans à têtes d'animaux ou ces déesses couronnées d'un diadème et tenant dans leurs mains un vase de longue vie ou un plat de riz.


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Quant aux sculptures, moins spectaculaires, ce sont des bouddhas en bronze doré, assis sur leur socle de pétales de lotus, parfois avec une déesse sur les genoux, en posture d'union intime. Certains tiennent un foudre-diamant ou une clochette.


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Musée Guimet
6, place d'Iéna
75116 Paris

Jusqu'au 25 janvier 2010

 

 

 

 

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17/11/2009

2012 : la prophétie des Mayas se réalisera-t-elle?

 

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Les Mayas, l'une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l'ont confirmé, les numérologues l'ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion. La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps...


Réalisateur : Roland Emmerich

Acteurs, rôles, personnages :

John Cusack (Jackson Curtis), Chiwetel Ejiofor (Adrian Helmsley), Amanda Peet (Kate), Oliver Platt (Carl Anheuser), Thandie Newton (La fille du président), Danny Glover (Le président), Woody Harrelson (Charlie Frost), Thomas McCarthy (Gordon), Chin Han (Lin), Ana Mae Routledge (Officier Tay)

 

 


 

 

 

 

 

De nombreux acteurs connus, un sujet qui intéresse beaucoup de monde, deux heures d'effets spéciaux grandioses mais c'est pratiquement tout ce qu'il faut attendre de ce film... Des dialogues parfois niais, des scènes souvent un peu exagérées (les protagonistes passent environs 20 fois à deux doigts de la mort en 30 minutes)... On retiendra du film 2h30 de suspense et de grand spectacle!

 

 

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16/11/2009

"La Promesse des Ténèbres" de Maxime Chattam

 

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New York Mégapole de tous les possibles, hiver 2000. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s'oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l'industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse. Où l'on vend la mort filmée en direct. 

La vie de Brady O’Donnel, journaliste indépendant, bascule le jour où il accepte de rencontrer une starlette de films X. Mais la jeune femme se tire une balle en pleine tête devant lui après avoir murmuré d’étranges mots. Brady s’enfuit. Sa femme, Annabel, flic à Brooklyn, se voit confier l’enquête sur ce qui pourrait être un homicide déguisé. Commence alors une course poursuite vers la vérité, une enquête qui va disséquer l’Homme dans ce qu’il a de plus primitif…


Portrait d’un couple confronté à ses démons, plongée dans le milieu du hard et des perversions les plus inattendues, une enquête où crime et sexualité sont indissociablement mêlés (les fans de la Trilogie y trouveront enfin la résolution de l’énigme de la disparition de Brady).



 

 

15/11/2009

Les trois rêves du mandarin (Europalia 2009)

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Depuis le début de notre ère, s’est développée en Chine une culture lettrée destinée à un public assez étendu comprenant des hommes de pouvoir, les mandarins mais aussi un grand nombre d’intellectuels et d’artistes. Cette exposition vise à évoquer l’univers des lettrés, enracinés dans une tradition ancienne qu’ils ont sans cesse recréée et réinterprétée. L’exposition se concentre essentiellement sur la fin de la dynastie des Ming et le début des Qing, soit entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

 

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Elle se décline en deux parties : la première a pour but de dresser le portrait du mandarin lettré. Les aspects évoqués sont ses apprentissages, ses aspirations, le rapport qu’il entretient avec ses ancêtres et ses maîtres, son attachement à des objets emblématiques : antiquités, "trésors du cabinet de lettré", livres et peintures. La deuxième partie de l’exposition vise à esquisser le portrait d’un lettré sans ancrage officiel. Elle comprend trois volets, appelés « rêves ».

 

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« Le rêve du bosquet de bambou », fait référence à une conception de l’existence qui privilégie l’indépendance vis-à-vis du pouvoir, l’amitié entre pairs et une pratique artistique intense. « Le rêve des pruniers ombreux » illustre la vie sentimentale des hommes et femmes lettrés. « Le rêve du papillon » recrée l’espace du jardin, lieu de l’intime, où peuvent se déployer les rêveries de communion avec la « grande nature ».

 

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Jusqu’au 14 février 2010

Espace Culturel ING

Place Royale 6

B-1000 Bruxelles

 

 

 

 

Rome. La peinture d'un empire

 

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« Pour les Grecs comme pour les Romains, le véritable art majeur était la peinture. »

Portraits retrouvés dans l'oasis égyptienne du Fayoum, morceaux de fresques arrachés aux ruines de Pompéi, d'Herculanum ou de la villa Farnesina à Rome, scènes quotidiennes, tableaux mythologiques : « Rome. La peinture d'un empire » réunit une centaine d'oeuvres, du IIIe siècle av. J.-C. jusqu'au IVe siècle de notre ère. Toutes témoignent d'une égale virtuosité.

 

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L’exposition rattrape un morceau de passé sans chercher à la relier à toute force à l'époque contemporaine. Ici un portrait, là un paysage suffisent à eux-mêmes. L'anonymat des auteurs tout comme celui des sujets ajoutent à ce plaisir. Exposée sur des fonds gris comme suspendus dans une lumière individualisée, chaque oeuvre témoigne d'une vie disparue, parvenue presque intacte jusqu'à nous, ainsi que la découverte, sur l'une d'elles, de graffitis tracés par une main d'enfant il y a vingt siècles environ.

 

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Scuderie del Quirinale

Rome

Jusqu'au 17 janvier 2010

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14/11/2009

Louis XIV de retour à Versailles

 

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Pour la première fois, le château de Versailles consacre une grande exposition à Louis XIV.

 

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Elle rassemble plus de 300 oeuvres exceptionnelles provenant de collections du monde entier, et jamais réunies jusqu’à aujourd’hui. Peintures, sculptures, objets d’art, mobilier seront ainsi exposés. Ces chefs-d’oeuvre, pour certains jamais présentés en France depuis l’Ancien Régime, permettront au public de mieux connaître le célèbre monarque tant par ses goûts personnels que par son image publique.

 

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La richesse de l’image de Louis XIV est sans précédent dans l’histoire : Louis XIV est le roi Soleil, c’est-à-dire Apollon en tant que divinité solaire. Mais son image est aussi associée à d’autres figures historiques ou mythologiques, selon les moments du règne : Alexandre ou Hercule, Auguste ou saint Louis… Façonnée par le souverain lui-même et ses conseillers, cette image évolue sans cesse pour épouser des figures obligées : le roi de guerre menant ses troupes, le roi mécène protecteur des arts, le roi Très Chrétien défenseur de l’Église, le roi de gloire, image construite pour la postérité. Cette gloire visible, allant jusqu’au mythe, qui se construit de son vivant, s’est fondée sur l’excellence des artistes, tels que Le Bernin, Girardon, Rigaud, Cucci, Gole, Van der Meulen, Coysevox qui s’appliquent à sublimer le portrait royal, et que l’exposition permettra de redécouvrir.

 

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Au-delà de son image publique, si l’on veut discerner l’homme derrière le souverain, il faut étudier son goût personnel. Roi protecteur des arts et roi collectionneur, il rivalisait avec les autres souverains d’Europe qui étaient de véritables connaisseurs. Bénéficiant de l’héritage de Mazarin, Louis XIV forme son goût au contact direct des artistes, et grâce aux relations personnelles qu’il établit avec eux : Le Brun et Mignard pour la peinture, Le Vau et Hardouin-Mansart pour l’architecture, Le Nôtre pour l’art des jardins, Lully pour la musique, Molière pour le théâtre.

 

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En rassemblant les oeuvres appréciées du roi, un véritable portrait d’un amateur d’art passionné et d’un véritable homme de goût se dessine à travers joyaux, camées, médailles, miniatures, objets d’art, mais aussi tableaux et sculptures dont il aime s’entourer dans le Petit Appartement à Versailles.

 

Il s’investit personnellement dans la création artistique en suivant quotidiennement l’avancée des oeuvres de Le Brun, en participant à la création et l’ordonnancement des jardins avec Le Nôtre, en prenant part aux ballets donnés à la Cour, ou encore en orchestrant les travaux de construction du château de Versailles avec Hardouin-Mansart et Le Vau. La visite du château et des jardins de Versailles prolongera celle de l’exposition, et permettra ainsi d’apprécier le grand oeuvre de Louis XIV.

 

Plan de l’exposition

1. Le portrait du roi

2. Le roi de gloire

3. Le roi de paix et le roi de guerre

4. Le roi Très Chrétien et le corps physique du roi

5. Le goût du roi

6. Louis XIV : la musique, la danse et les sp ect acles

7. L’architecture, l’art des jardins et les animaux du roi

8. Le mythe

Jusqu'au 7 février 2010 au Château de Versailles


http://www.dailymotion.com/video/xavcon_louis-xiv-lyhomme-et-le-roi-20-oct_creation


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12/11/2009

Ewilan est orphelin!

 

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Passionné de lecture depuis toujours, c'est surtout la littérature de l'imaginaire, et plus particulièrement la trilogie du « Seigneur des anneaux », qui donne à Pierre Bottero le goût des livres. Mais ce n'est que lorsque sa fille lui demande de l'aider à l'occasion d'un concours d'écriture qu'il rédige son premier texte. Encouragé par sa famille, il l'envoie à un éditeur, qui accepte de le publier. La carrière d'auteur jeunesse de Pierre Bottero débute ainsi. Dès lors, il se consacre à deux activités principales : la rédaction d'histoires destinées à être publiées dans la collection « La Vie en vrai » de Castor Poche, mettant en scène les problèmes que peuvent rencontrer les enfants au quotidien dans notre société actuelle, et un grand projet, celui de « La Quête d'Ewilan », saga fantastique en trois épisodes. Pierre Bottero séduit par la profondeur de ses personnages et l'intensité de ses histoires, mêlant subtilement humour et émotion, ainsi que par l'authenticité qui se dégage de son oeuvre. En effet, cet écrivain, également papa et instituteur, a déclaré écrire avant tout avec son coeur.

 

Doté d'une imagination débordante, il a écrit des millions de signes, achevant non seulement trois trilogies autour de son héroïne - La Quête d'Ewilan, Les Mondes d'Ewilan et Le Pacte des Marchombres - mais aussi la trilogie L'Autre.

 

Pierre Bottero, auteur des trois trilogies d'Ewilan, qui se sont vendues à 1,5 million d'exemplaires, est mort le 8 novembre 2009 dans un accident de moto à 45 ans.

 

Rageot publiera en février Les Ames croisées, et, en mai, Le Chant du Troll, un roman graphique.

 

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09/11/2009

Les Aimants (Jean-Marc Parisis)

 

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C’est l’histoire d’un homme qui va rechercher dans l’écriture la jeune femme qu’il a perdue dans la vie. Ava, rencontrée alors qu’ils avaient vingt ans. Ava, qui fut l’amour, l’amie, l’âme sœur. Ava, qui s’est éteinte alors qu’elle brûlait de vie.
Et c’est bien la vie qui brûle dans ce roman. Étincelles de grâce, d’innocence, de violence aussi. Pendant toutes ces années, on dirait que ces enfants terribles se découvrent à chaque page. Quand ils se séparent à trente ans, c’est pour mieux se retrouver : d’amants, ils deviennent frère et sœur. Un autre miracle de l’amour. Un autre mystère aussi, puisque s’ils ne se sont jamais quittés, ils n’ont jamais vraiment pu vivre ensemble. Libres comme l’air, les deux complices auront joué avec le temps sans penser qu’il pourrait les blesser, ni se douter que la mort pourrait les séparer.
Ce roman d’une beauté fière et recueillie tue le temps et regarde la mort dans les yeux pour ciseler un magnifique portrait de femme entre ciel et terre.
Une femme dans sa vérité, ses lumières, ses ombres aussi. Secrète et solaire comme la poésie. Et dont la présence brille ici d’émotion et de grandeur.
Les aimants revient sur les pas d’un amour et rejoint l’éternité, parce que c’était elle, parce que c’était lui.

 


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08/11/2009

Jacno "main dans la main" avec Gainsbourg

 

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Le musicien Denis Quillard, dit «Jacno» en raison de sa consommation effrénée de Gauloises, qui avait fondé en 1976 avec Elli Medeiros les Stinky Toys, l’un des tout premiers groupes de la scène punk française, est mort ce 6 novembre 2009 à l’âge de 52 ans. Jacno qui, après la dissolution de son duo avec Elli, se consacrait à la production, avait encore enregistré quelques albums solos.

 

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Né à Paris le 3 juillet 1957, Denis Quillard a passé son enfance à écouter Mozart, Chopin ou Satie avant de découvrir le rock grâce aux succès des Who et des Rolling Stones, et d’apprendre la batterie et la guitare. Surnommé le « dandy pop », Jacno n'est plus guère connu aujourd'hui, que par les aficionados du punk. Il fut pourtant dans les années 1980 le porte-drapeau à la française de ce courant musical et des ses dérives (sexe, drogue, provocation), mais surtout un précurseur. 

 

Il rencontre Elli Medeiros au lycée Charlemagne, où il était surnommé « Jacno » en raison de sa consommation effrénée de cigarettes Gauloises, Marcel Jacno étant le nom du graphiste auteur du casque ailé imprimé sur les paquets. Ils créent ensemble le groupe de rock parisien les Stinky Toys (les Jouets Puants) - un jeu de mots sur les Dinky Toys, célèbre marque de voitures miniatures -, des fêtards qui interprètent sur scène des chansons de David Bowie, des Stones ou des Who, ainsi que leurs propres compositions.

 

 

 

Edité fin 1977 chez Polydor, leur album « Stinky toys » se vend mal et deux ans plus tard Jacno enregistre seul l’instrumental « Rectangle », des mélodies au synthétiseur popularisées par le cinéaste Olivier Assayas qui les intègre à la bande originale de son premier moyen métrage, « Copyright » (1980).

 

 


Puis le duo Elli et Jacno enregistre deux albums, « Tout va sauter » (1980) et « Boomerang » (1982) et participe à la composition de la bande originale du film « Les nuits de la pleine lune » (1984) d’Eric Rohmer, avant de se séparer.

 

Jacno se consacre ensuite davantage à la production, réalisant des titres ou des albums pour des artistes tels que Pauline Lafont, Lio, Etienne Daho, Daniel Darc ou Jacques Higelin et plus récemment Paul Personne et les Valentins. En tant qu’interprète, il a publié une série d’albums solo dont « T’es loin t’es près » (1988), « Une idée derrière la tête » (1991), « Faux témoin » (1995) et « De la part des anges » (1999).

 

 


 

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06/11/2009

"Sentiments provisoires", l'art du malheur heureux

 

 

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Tous deux ont la cinquantaine. Marc (Arditi) se veut heureux de sa réussite d'auteur, heureux avec sa femme Hélène, heureux de sa belle maison à la campagne, heureux que son meilleur ami Félix soit avec eux ce week-end. Félix (heureux en latin) prend les traits bien ronchons de François Berléand, pas tellement heureux, même si enfin il a réussi à chiper Hélène à son pote Marc. Il pousse Hélène à tout avouer à Marc, titillant, agaçant, comme un gosse : "Allez, dis-lui que tu le quittes." Hélène n'y tient pas vraiment. Se profile déjà l'idée : pourquoi quitter un type de 50 ans pour un autre du même âge? Bien d'accord, Hélène, réfléchis bien ! 

Lorsqu'elle finit par tout déballer à Marc (scène extraordinaire), celui-ci lui demande, évidemment : "Comment fait-il l'amour?" Et elle, honnête, dit doucement dans un sourire : "Comme toi." L'éternel trio? Oui, et alors? Celui-ci est impayable. Tout est là pour notre plaisir : les grandes envolées, ponctuées de "Merde !" tonitruants de Marc/Arditi qui comprend qu'il souffre, ah ! là le coeur, aïe ! ça crispe, ça tord, je vais mourir !... la bougonnerie délicieuse de Berléand en ami dominé qui n'a trouvé son salut que dans l'ombre de son envahissant double. Il voulait être poète, il est prof à Arpajon. Marc lui écrit des scénarios improbables pour la télé : "des histoires d'amour, de rencontres, il la voit, elle le regarde, il la désire, elle l'embrasse mais comme il faut que ça dure un grand nombre d'épisodes il la trompe, elle perd sa mère, il a un cancer..." Là aussi, grand moment.

Et miss Hélène ? La surprise et la bonne. Sylvie Testud est étonnante dans ce rôle de jeune femme proche d'une héroïne de Sagan : gentiment consolante avec Félix, ennuyée de faire du mal à Marc, mais appelée déjà par l'air du large, du lointain.

Bernard Murat a orchestré cette belle partition de Gérald Aubert, en respectant l'espace privé de chacun des trois : L'un parle sans que les autres l'entendent et parfois les propos se répondent en écho, ou repris en canon, comme pour souligner que l'amour parfois c'est bien regarder ensemble dans la même direction et c'est aussi se tromper ensemble de direction. La soirée est délicieuse, les numéros d'acteurs laissent bouche bée, Sylvie Testud est craquante, le texte suffisamment profond pour qu'on se sente léger. Les cicatrices saignent un peu et, comme on est au théâtre, notre trio a l'élégance de ne rien en laisser paraître.


Théâtre Edouard VII, jusqu'à janvier
10 Place Edouard VII. Paris 9e,
matinées le samedi à 17 h 30, le dimanche à 15 h 30. 01 47 42 59 92




  

 

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05/11/2009

Le chaland de Christian Barbier a entamé son dernier voyage...

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Christian Barbier, comédien rendu célèbre par le feuilleton culte des années 60 L'homme du Picardie, est décédé mardi 3 novembre 2009.

 

Habitué des seconds rôles plutôt durs et dramatiques tant à la télévision qu'au cinéma, Christian Barbier a notamment partagé l'affiche avec Jean Gabin, Simone Signoret, Alain Delon ou bien encore Fernandel. Si son rôle d'artisan marinier austère mais attachant dans L'homme du Picardie lui colle à la peau, ce serait oublier qu'il a commencé au théâtre et tourné avec les plus grands au cinéma : L'armée des ombres de Jean-Pierre Melville, Week-end à Zuydcoote d'Henri Verneuil, La vie de château de Jean-Paul Rappeneau, Le Franciscain de Bourges de Claude Autant-Lara, La Horse de Pierre Granier-Deferre ou bien L'homme pressé d'Edouard Molinaro. Il avait aussi interprété le commissaire Le Carré dans Les Cinq Dernières Minutes, série télé où le spectateur est pris à parti par les personnages pour les aider à résoudre leurs enquêtes.

 

Il était apparu pour la dernière fois en 2001, dans le téléfilm Retour à Locmaria. Christian Barbier avait 85 ans.

 



 





04/11/2009

Chute du Mur de Berlin : c'était il y a 20 ans !

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Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, devant les caméras du monde entier, de jeunes Allemands de l'Est et de l'Ouest brisent le Mur de la honte qui divise Berlin depuis le 13 août 1961, prenant de court les dirigeants des deux bords.


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Réceptifs à la politique de glasnost (transparence en russe) initiée trois ans plus tôt par le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, les dirigeants hongrois ont été les premiers à soulever la chape de plomb communiste. Le 2 mai 1989, ils annoncent leur intention d'entrouvrir leur frontière avec l'Autriche.

Des centaines d'Allemands de l'Est se précipitent alors en Hongrie dans l'espoir de bientôt passer à l'Ouest. En septembre, ils sont plusieurs milliers à s'enfuir de la sorte.

En République Démocratique Allemande (RDA), à Leipzig puis dans les autres villes du pays, les opposants au communisme quittent le secret des temples luthériens et manifestent au grand jour. Le pouvoir vacille. Erich Honecker laisse la place à Egon Krenz, mais un million de manifestants à Berlin-Est entraînent la démission collective du gouvernement communiste le 7 novembre.

Deux jours plus tard, le gouvernement de RDA autorise les Allemands de l'Est à voyager à l'étranger «sans aucune condition particulière». Au bout de quelques heures, les douaniers de Berlin, débordés par l'affût de personnes à la frontière, les laissent simplement passer. Le soir même, des milliers de Berlinois massés près du Mur ouvrent un à un les postes frontière sous le nez des redoutables garde-frontières est-allemands qui, cette fois, gardent l'arme au pied.

La chute du Mur (3,60 mètres de haut, 160 kilomètres de long et 300 miradors) met fin à cinquante ans de séparation et d'antagonismes entre les deux parties de l'Allemagne, la République Fédérale Allemande (RFA) et la République Démocratique Allemande (RDA).

Dans l'enthousiasme général, personne ne s'inquiète encore des lendemains difficiles de la réunification.


 

 

 

 

 

 

 

Sans perdre de temps, le chancelier fédéral Helmut Kohl impose une unification monétaire puis politique des deux parties de l'Allemagne. L'unité est officielle le 3 octobre 1990, un jour qui devient la fête nationale allemande.

 

 

 

 

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03/11/2009

Dernière "pensée sauvage" de Claude Levi Strauss

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L'anthropologue Claude Lévi-Strauss, considéré comme le dernier géant de la pensée française, est décédé vendredi 30 Octobre 2009 à l'âge de 100 ans.

 

Né à Bruxelles en 1908, Claude Lévi-Strauss a changé notre perception du monde en jetant les bases de l'anthropologie moderne et influencé des générations de chercheurs. Son autobiographie intellectuelle, « Tristes tropiques », paru en 1955, est considérée comme l'un des grands livres du XXe siècle.

 

Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy a salué en Claude Lévi-Strauss « l'un des plus grands ethnologues de tous les temps », créateur « de l'anthropologie moderne » et « humaniste infatigable ». Pour le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, il « nous a enseigné une nouvelle grammaire du regard et nous a appris à regarder, écouter, voir autrement ».

 

Professeur au Collège de France de 1959 à 1982, Claude Lévi-Strauss est le premier anthropologue élu à l'Académie française en mai 1973, au fauteuil d'Henri de Montherlant.

 

Claude Lévi-Strauss avait fêté ses 100 ans le 28 novembre 2008.

 

Il a proposé une appréhension nouvelle des mécanismes socio-culturels, en appliquant l'analyse structurale aux sciences humaines.

 

Claude Levi-Strauss mettait l'accent sur le fait qu'il ne fallait pas chercher des ressemblances entre des sociétés, mais comprendre en quoi les sociétés sont différentes des unes des autres. C'est toujours très nouveau. Ca va à l'encontre des habitudes de pensées.

 

Né dans une famille de Juifs alsaciens, agrégé de philosophie, Claude Lévi-Strauss a enseigné pendant deux ans en France (Mont-de-Marsan et Laon) avant de rejoindre en 1935 l'université de Sao-Paulo. Au Brésil, il a conduit des missions ethnographiques au Mato Grosso et en Amazonie.

 

De retour en France en 1939, il est mobilisé puis, l'année suivante, révoqué par Vichy en raison de ses origines juives. Réfugié dès 1941 aux Etats-Unis, il enseigne à New York puis devient conseiller culturel en 1946 près l'ambassade de France. Il est nommé en 1949 sous-directeur du Musée de l'Homme à Paris.

 

A partir de 1950, il occupe la chaire des religions comparées des peuples sans écriture à l'Ecoles des Hautes Etudes et, en 1959, celle d'anthropologie sociale au Collège de France.

 

Commandeur de la Légion d'honneur, Claude Lévi-Strauss a publié notamment « Les Structures élémentaires de la parenté » (1949), « Anthropologie structurale » (1958), « La Pensée sauvage » (1962), « Mythologiques » (4 volumes de 1964 à 1971).

 

En juin 2006, il avait reçu un hommage appuyé de Jacques Chirac lors de l'inauguration du musée parisien du Quai Branly dédié aux arts premiers.

 

Claude Lévi-Strauss se rendait encore aux séances hebdomadaires de l'Académie française après cette date. Mais plusieurs chutes l'avaient ensuite contraint à fortement limiter ses déplacements.

 

Son 100ème anniversaire avait donné lieu en novembre 2008 à de nombreux hommages. Nicolas Sarkozy lui avait rendu visite à son domicile pour « lui dire la reconnaissance de toute la Nation ». L'anthropologue n'avait pas fait d'apparition publique depuis cette date.

 


 

 

 

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02/11/2009

Le Roman des Rois (Max Gallo)

 

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Qui sont-ils Philippe Auguste le Conquérant, Saint Louis le Croisé, Philippe le Bel l’Énigmatique ? Fondateurs du royaume de France, ces Grands Capétiens ont composé les premières pages illustres de notre Histoire en peuplant notre mémoire de légendes, de gloire et de crimes. Les croisades contre les Infidèles, mais aussi contre les Albigeois et les Cathares ? L’Inquisition, les persécutions, les gibets et les bûchers ? La lutte contre le pape ? Les batailles où se forge le sentiment national ? Ce sont eux ! 
À leur côté, Max Gallo fait revivre la lignée des Villeneuve de Thorenc qui les suivent pas à pas : ils sont sur le champ de la bataille de Bouvines aux côtés de Philippe Auguste, avec Saint Louis agonisant à Tunis, et proches de Philippe le Bel quand commence le procès des Templiers. Ils nous ont légué, parmi les monuments innombrables qui constituent notre patrimoine,l’abbaye du Mont-Saint-Michel, la cathédrale de Chartres, la Sainte-Chapelle, le Louvre… Et Paris, la plus grande ville de ce XIIIe siècle, le grand siècle du Moyen Age.

Max Gallo raconte tout : la gloire et les turpitudes. La foi et le fanatisme. La compassion, la haine et l’injustice.
Le Roman des Rois est l’histoire vivante de ces Grands Capétiens qui ont modelé leur siècle et fondé la France.



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01/11/2009

Conversations avec mon pénis

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Le zob, le vit, le dard, la pine, le paf, la matraque, le gourdin, ...

 

Le dictionnaire de la sexualité dénombre plus de deux mille termes pour désigner l’organe mâle, et la liste n’est pas exhaustive !

 

Olivier Leborgne enrichira votre vocabulaire en la matière, mais il distillera aussi et surtout de croustillantes révélations inhérentes à l’attribut masculin.

 

Tout, tout, tout, vous saurez tout… !

 

Les 16 et 17 novembre 2009

Comédie centrale de Liège

87 rue du Plan Incliné

4000 Liège

Tél: 04 254 05 00 

Fax: 04 254 05 54

Email : info@comediecentraledeliege

 

 

 

Faites l'amour avec un Belge

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Une femme française et un homme Belge forment un couple hors du commun.

 

Elle aime le foot, la bière, le sexe et ne gifle pas le premier soir. Lui il aime la tendresse et le shopping, mais ce n’est pas le pire, il fait aussi l’amour ! 

 

Une comédie hilarante haute en bonheur, efficace et crédible, avec juste ce qu’il faut de caricature.

 

Avec Michaêl Duffour et Laëtitia Giorda en alternance avec France Renard

 

Du 19 novembre au 6 décembre 2009

Comédie centrale de Liège

87 rue du Plan Incliné

4000 Liège

Tél: 04 254 05 00 

Fax: 04 254 05 54

Email : info@comediecentraledeliege


 

31/10/2009

My first time

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Dieu merci, la première fois est rarement la dernière.

Tous les êtres humains adultes, à quelques exceptions près, ont un point commun. Ils ont tous fait l’amour une première fois et s’en souviennent assez bien.

« La première fois, on n'y pense même pas, on donne de soi-même » bêlait France Gall, omettant de préciser que la première fois qu'on fait l'amour, le meilleur de soi-même c'est généralement pas grand chose. L'idée de cette pièce new-yorkaise est simple: les acteurs racontent des vraies premières fois postées par des anonymes sur myfirsttime.com. Le théâtre, c'est comme l'amour: quand c'est bon, on a envie de recommencer. Il était donc logique de reprendre ce grand succès de la saison dernière. Rhâââââ !

 

Fiascos et triomphes, oups pardon et rhah lovely, chambres de palace ou toilettes de fast-food, interminables ou supersoniques, les premières fois ont un point commun : leur immense variété.

 

Mise en scène : Nathalie UFFNER

Avec Julie DUROISIN, Alexis GOSLAIN, Julie LENAIN et Marc WEISS

 

Du 10 Novembre au 12 Décembre à 20h30 au Théâtre de la Toison d'Or

Adresse: Toison d'Or, 1050 Ixelles

Téléphone: 02 510 0 510

 


 

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Samain, Halloween ou Toussaint?

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La Samain était une fête celtique encore appelée Saman et Samhain ou Samonios chez les Gaulois. Elle marque le début et la fin de l'année celtique et annonce le début du Temps Noir. En effet Samain n’appartient ni à l’année qui se termine ni à celle qui commence : c’est un jour en dehors du temps qui permet aux vivants de rencontrer les défunts. Et elle permet aussi aux défunts, non réincarnés, de passer dans le monde des vivants pour y retrouver les lieux et les personnes qui leur étaient chers. On situe ce jour au premier Novembre de notre calendrier. Mais comme toutes les principales fêtes celtiques, Samain compte trois jours de solennités : le premier est consacré à la mémoire des héros, le deuxième à celle de tous les défunts et le troisième est livré aux réjouissances populaires et familiales marquées par des réunions, des banquets, des festins de toutes sortes qui pouvaient se prolonger pendant une semaine.

 

La veille de la nuit de Samain avait lieu la cérémonie de la renaissance du feu. Les propriétaires des maisons éteignaient les feux de l’âtre avant de se rassembler à la nuit tombante sur la place où les druides procédaient à l’allumage d’un nouveau feu sacré en frottant quelques bois secs du chêne sacré. Ils allaient ensuite allumer de grands feux de joie sur les collines environnantes pour éloigner les esprits malfaisants. Puis chaque maître de maison repartait avec quelques braises tirées du nouveau feu sacré pour rallumer un nouveau feu dans l’âtre de sa maison qui devait durer jusqu’à la prochaine fête de Samain et protéger ainsi le foyer tout au long de l’année.

 

Dans la nuit du 31 octobre – les fêtes celtes commencent à la tombée de la nuit - on croyait que le monde des morts, des fées et des sorcières entrait en contact avec celui des vivants. On croyait ainsi que les âmes des défunts revenaient errer autour des maisons des vivants. C'est pourquoi on laissait la porte entre ouverte et une place à table et on plaçait des lanternes sur les chemins pour les guider.

 

La tradition de Samain n’a pas complètement disparu ni avec la romanisation de la Gaule, ni avec le développement du catholicisme. Et c’est sans doute par référence à cette fête celte que le pape Grégoire IV décida, en 840, de faire du 1er novembre, le jour de tous les saints. La référence à Samain devenait encore plus claire lorsque, trois siècles plus tard, à la fête des saints et des martyrs, on adjoignit la fête de tous les morts.

 


 

 

 

 

La douceur convulsive des ventres funéraires 
Accouche de revenants aux yeux pâles & meurtris 
Parmi les os broyés des squelettes en poussière 
Couronnés de lauriers desséchés & flétris 

De généreuses harpies aux aboiements lubriques 
Offrent leur cellulite & leurs nichons blafards 
A de quelconques fouines en robes synthétiques 
Fendues jusqu'aux néons de leur croupe ovipare 

Mouvement chorégraphique d'un trip au bord du vide
Où le danseur en croix sodomise un lépreux 
Devant les caméras saturnales & fétides 
De la pensée commune aux troubles nauséeux 

La nuit de la samain, sainte citrouille halloween 
Carnaval souterrain, lampions dans les latrines 
La nuit de la samain, gueule de pine halloween 
Jocrisses & palotins, sulfateuses endocrines 

Je vois des cavaliers qui te sucrent tes tours 
Sur l'échiquier barbare au style mahométan 
& puis ta reine en garde & tes pions qui débourrent 
En cramant la mosquée où je fume en afghan 

Projection primitive d'un logiciel sans fin 
J'attends la fleur féline aux yeux mouillés de chrome
Sous le plumage poisseux des regards clandestins
Rivés sur le cockpit de mon vaisseau fantôme 

La nuit de la samain, sainte citrouille halloween 
Carnaval souterrain, lampions dans les latrines 
La nuit de la samain, gueule de pine halloween 
Jocrisses & palotins, sulfateuses endocrines 

La vidéo mentale projette sur mes capteurs 
L'imago populaire, hystérique & banal 
D'un égout surpeuplé de monstres tapageurs 
En quête d'une orgie sur l'écran terminal 

La nuit de la samain, sainte citrouille halloween 
Carnaval souterrain, lampions dans les latrines 
La nuit de la samain, gueule de pine halloween 
Jocrisses & palotins, sulfateuses endocrines

Paroles de Thiéfaine / Musique de Roberto Briot.
Extrait de l'album "Scandale mélancolique".

Réalisation : Soeur Sparadrap des Coeurs Estropiés.

www.myspace.com/hubertfelixthiefaine

 


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28/10/2009

Tu veux ou tu veux pas


Tu veux ou tu veux pas

 

 

Refrain:

Tu veux ou tu veux pas,

Tu veux c'est bien

Si tu veux pas tant pis,

Si tu veux pas

J'en f'rai pas une maladie.

Oui mais voilà réponds-moi,

Non ou bien oui

C'est comme ci ou comme ça,

Ou tu veux ou tu veux pas

 

Tu veux ou tu veux pas

Toi tu dis noir et après tu dis blanc

C'est noir c'est noir

Oui mais si c'est blanc c'est blanc

C'est noir ou blanc

Mais ce n'est pas noir et blanc

C'est comme ci ou comme ça

Ou tu veux ou tu veux pas

 

La vie, oui c'est une gymnastique

Et c'est comme la musique

Y a du mauvais et du bon

La vie, pour moi elle est magnifique

Faut pas que tu la compliques

Par tes hésitations

{au Refrain}

 

La vie, elle peut être très douce

A condition que tu la pousses

 

Dans la bonne direction

La vie, elle est là elle nous appelle

Avec toi elle sera belle

Si tu viens à la maison

 

Tu veux ou tu veux pas ? hein !

Quoi ? Ah ! tu dis oui

Ah ! a a a a a a a

Et ben moi j'veux plus !

Ouh ! la la

 


 

 

26/10/2009

Néfertiti de retour au Neues Museum de Berlin

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Avec la réouverture du Neues Museum, samedi 17 octobre, les habitants de Berlin ont accès pour la première fois depuis 1939 à l'ensemble de ce site exceptionnel. En deux jours, près de 16 500 personnes sont venues admirer les impressionnantes collections de la préhistoire et de l'Antiquité, à nouveau rassemblées dans ce bâtiment néoclassique très endommagé par les bombardements pendant la seconde guerre mondiale et restauré pendant six ans par l'architecte britannique David Chipperfield.

En combinant des fragments anciens avec des éléments modernes et en laissant les cicatrices de la guerre visibles, l'architecte a pu redonner une seconde jeunesse au Neues Museum, construit entre 1843 et 1855, qui n'était plus qu'une ruine pendant des décennies.


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Principale attraction du Neues Museum, le buste légendaire de la reine égyptienne Néfertiti, vieux de trente-quatre siècles, a retrouvé sa place initiale après une longue odyssée. Une salle entière surplombée d'une coupole est réservée à ce chef-d'oeuvre découvert par l'archéologue allemand Ludwig Borchardt sur les bords du Nil, en 1912. Le Caire envisage de réclamer une nouvelle fois son retour en Egypte et vient de fonder un comité d'élucidation du « cas Néfertiti ».

Autres pièces rares, un crâne d'enfant de l'époque de Neandertal ou un cône d'or, couvre-chef rituel datant de l'âge de bronze.


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On trouve aussi une partie de la collection de l'archéologue Heinrich Schliemann, qui consacra toute sa vie à la recherche des sites de L'Iliade d'Homère. Mais son trésor de Priam, découvert près de Troie et qui comprend une centaine d'objets en or et en argent, a été confisqué par les Soviétiques en 1945 et se trouve actuellement au Musée Pouchkine de Moscou.

Le Neues Museum fait partie à Berlin de ce qu'on appelle l'île aux musées, baignée par la Spree et située dans l'ancien Berlin-Est. C'est le troisième des cinq établissements sur l'île à être désormais ouvert : la Alte Nationalgalerie, rénovée en 2001, possède des tableaux du XIXe siècle alors que le Bode-Museum, achevé en 2006, abrite une vaste collection de sculptures.

Peu après la réunification, il y a bientôt dix-neuf ans, le gouvernement allemand, conscient du caractère unique de cet espace, avait décidé de rénover les cinq musées, édifiés entre 1830 et 1930. L'Unesco avait encouragé cette initiative en classant cet espace au Patrimoine mondial, en 1999.

En 2013, des travaux débuteront au Musée Pergame qui expose des pièces de monuments antiques et au Altes Museum qui accueille lui aussi des oeuvres de l'Antiquité. Par ailleurs, un sixième bâtiment à l'architecture néoclassique doit être construit d'ici à 2013 pour servir de point d'accueil central à l'île aux musées.

 

 

 

 

 

 

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25/10/2009

Remo Forlani a écrit le mot "FIN" à son scénario de vie

 

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Rémo Forlani, voix du cinéma sur RTL, est mort dimanche matin dans son sommeil, à l'âge 82 ans ce dimanche 25 octobre 2009.

Trois générations d'auditeurs ont écouté ce critique passionné qui s'est exprimé sur la radio pendant plus de 50 ans.

Selon Philippe Labro, ancien directeur de RTL, Rémo Forlani était «une encyclopédie vivante».

Ecrivain, dramaturge, réalisateur et scénariste français, Rémo Forlani est né à Paris le 12 février 1927. Il a écrit, en particulier, de nombreux livres sur le cinéma et sur les chats.

Il faisait preuve d'un caractère trempé et sans concession.

Lors d'une de ses toutes dernières chroniques sur le film «Le Petit Nicolas», il ne fait pas de quartier : «Apparemment tout le monde est content de ce film. Que dire ? Ce qui m'a frappé, c'est qu'on ressent Le petit Nicolas comme on ressent La Cage aux folles. Ce sont de vieilles histoires, quasi des triomphes, qui sont toujours des triomphes, mais qui racontent la vision qu'on avait, d'un côté de la vie familiale et de l'école, et de l'autre, de l'homosexualité. Cette vision complètement dépassée (...), je ne vois pas ce que les jeunes d'aujourd'hui ont à secouer de tout ça».

Scénariste seul ou associé à d'autres pour de nombreux films dont «Toute la mémoire du monde», d'Alain Resnais (1956), «Tintin et le Mystère de la Toison d'or» (1961), «La Bande à Bonnot» (1969) et «Sans famille» (version 1958), il a également écrit les aventures de la bande dessinée «Jeune P'tit Pat» parue dans le journal Pilote. Parmi ses livres, on retiendra «La Déglingue», roman autobiographique (Denoël 1995/Gallimard 1996).


 

 

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24/10/2009

Heure d'hiver ou divers

 

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En 2009, c'est le dernier dimanche d'octobre - le 25 octobre - que l'Europe passera à l'heure d'hiver. En effet, dans la nuit du samedi 24 octobre au dimanche 25 octobre 2009, à 3h (heure locale), les horloges devront afficher 2h.

 

L'origine

 

Le changement d’heure est souvent pointé comme une invention française mais les îles britanniques connaissaient déjà ce système depuis la 2eguerre mondiale.

 

La décision française date de 1976 et visait à réduire la consommation d’énergie. L’idée était de déplacer le coucher du soleil de manière à utiliser moins d’électricité pour l’éclairage.

 

Le Benelux a suivi la France en 1977. Aujourd’hui, ce changement d’heure est réglementé par un arrêté royal du 19 décembre 2001 basé sur la directive européenne 2000/84/EG du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne du 19 janvier 2001. Par cette harmonisation, l'Europe a voulu faciliter les transports, les communications et les échanges entre pays.

 

Heures européennes

 

Rappelons que l’on connaît 3 heures différentes en Europe. Une part importante des pays de l’Union européenne sont alignés sur le méridien de Berlin (GMT+1 l’hiver et GMT+2 l’été). Ils ont donc une heure d’avance sur le Royaume-Uni, l’Irlande et le Portugal alignés sur le méridien de Greenwich (GMT l’hiver et GMT+1 l’été) et une heure de retard sur la Grèce, la Finlande,... alignées sur le méridien d’Ankara (GMT+2 l’hiver et GMT+3 l’été).

 

 

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23/10/2009

Astérix et Obélix soufflent leurs cinquante bougies

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Déjà 50 ans et le ciel ne leur est pas encore tombé sur la tête. Toujours aussi irréductibles, Astérix et sa bande de Gaulois fêtent leurs cinquante ans avec un 34ème album qui sort le 22 octobre 2009, « L'anniversaire d'Astérix et Obélix, le livre d'or ». Albert Uderzo, l'un de ses auteurs avec René Goscinny, réalise à cette occasion un recueil d'histoires courtes qui sortira simultanément dans quinze pays, avec un tirage pharaonique de 3,5 millions d'exemplaires, dont 1,1 millions pour la France. Chaque personnage phare de la BD cherchera une idée de cadeau ou adressera un message à Astérix et Obélix.

 

C'était le 29 octobre 1959, Astérix Gaulois aux moustaches jaunies, apparaît dans le numéro 1 du journal Pilote. Deux mois plus tôt, dans un immeuble HLM de Bobigny, René Goscinny et Albert Uderzo imaginent les Gaulois : un petit, un gros, un chef de village, un druide, un barde… Deux ans plus tard, le premier album est publié à 6.000 exemplaires. Le succès est immédiat. Astérix et ses Gaulois entrent dans la vie des Français et l'hebdomadaire L'Express titre en septembre 1966 sur « Le phénomène Astérix ».

 

Astérix devient le symbole de la fierté retrouvée en France, du petit qui refuse de se soumettre et résiste aux puissants. Un ou deux albums paraissent alors chaque année et la série quitte peu à peu le créneau méprisé de la BD pour enfants pour toucher le grand public.

 

107 langues et dialectes

 

Et le plus étonnant, c'est que ça marche aussi à l'étranger. En 50 ans, plus de 325 millions d'albums d'Astérix ont été vendus dans le monde et la série a été traduite dans 107 langues et dialectes. Un succès phénoménal, qui a bien failli prendre fin en novembre 1977, avec la mort subite de René Goscinny, le scénariste qui incarnait l'« esprit » Astérix avec ses formules magiques – « Ils sont fous ces Romains ! », « Non, je ne suis pas gros... » - qui restent dans toutes les têtes.

 

Albert Uderzo décide alors de reprendre seul la série et rajoutera en 30 ans dix titres à la collection.

 

 

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21/10/2009

Sur les traces de Teotihuacan, au cœur du passé mexicain

 

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A une quarantaine de kilomètres de Mexico, le site de Teotihuacan est un drôle de mélange de pierres bien rangées, qu'une restauration cinématographique a alignées en pyramides et en chaussées pavées, et de recoins mangés par la végétation, monticules inexplorés de pierraille et de terre, cachés sur les flancs arrière des pyramides de la Lune et du Soleil.

 

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L'ancienne cité, fondée dans les années 100 avant J.-C., morte en 700 après la naissance du Christ, n'a pas livrée tous ses secrets, loin s'en faut. Seulement 22,5 km2, soit 5 % de ce qui fut une ville de près de 200 000 habitants, ont été fouillés. Avec 12 millions de visiteurs par an, un chiffre atteint grâce à sa proximité de la capitale et à son folklore empreint de mysticisme, Teotihuacan est un site phare, mais encore incompris.

 

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L'exposition de 450 objets que le Musée du quai Branly propose à Paris à partir du 6 octobre est une première en Europe. Si la civilisation aztèque (1325-1520) continue de jouir d'une belle réputation, le peuple de Teotihuacan n'a eu que de rares occasions de montrer son art hors du magnifique Musée national d'anthropologie de Mexico. Tout ce qui est su et révélé, et jusqu'au nom de Teotihuacan, a été donné par les Aztèques. Vers l'an 1200, ces derniers avaient repris possession des lieux, envahis par les Toltèques de Tula (856-1168). Ils pensaient que le monde avait été créé ici. Ils y bâtirent une nouvelle ville dont ils furent chassés par les Espagnols au XVIe siècle.

 

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Beaucoup de représentations de Quetzalcoatl (le dieu serpent), de Tlaloc (dieu de la pluie), des jaguars, des masques funéraires, des urnes, des divinités, mais aucune écriture, et pas de traces de rois ou de guerriers. La seule statue d'un notable du cru, trouvée à Tical (Guatemala) et exposée au Musée national, a été sculptée par un commerçant maya qui allait chercher son obsidienne et ses bijoux à Teotihuacan.

 

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Teotihuacan est connu pour son temple dédié à Quetzalcoatl, le "serpent à plumes", et ses pyramides qui suivent les courbes des montagnes avoisinantes. Chaque jour, des milliers d'écoliers en uniforme viennent, entre la chaussée des Morts et le temple du Jaguar, y contempler leur passé indien. A la fin du XIXe siècle, alors que se construit l'image de la République mexicaine, l'archéologue Leopoldo Batrès (1852-1926) convainc le président Porfirio Diaz de reconstruire Teotihuacan. La chaussée a été terminée en 1950.

 

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L'idée de se pencher à nouveau sur les mystères de Teotihuacan revient à Felipe Solis, alors directeur du Musée d'anthropologie de Mexico. En accord avec Stéphane Martin, directeur du quai Branly, il a choisi les pièces de l'exposition "Teotihuacan, cité des dieux" parmi "les plus belles, les plus élégantes, les plus esthétiques" des réserves de son établissement, ou de collections privées, "dont 65 % de pièces jamais montrées, des découvertes récentes, notamment dans le temple de Quetzalcoatl".

 

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Une première exposition consacrée au site avait été montrée en 1999 à San Francisco, grâce à un collectionneur globe-trotteur, Harald Wagner, qui s'était joyeusement servi sur place à la fin des années 1950. Chatouilleux avec son patrimoine, le Mexique avait exigé la rétrocession de la moitié des pièces. L'exposition actuelle ne court pas ce risque. Les Mexicains en ont présenté une version simplifiée à Monterrey, au nord-est du Mexique, en 2008. A Paris, le Quai Branly lui donne toute son ampleur.

 

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"Teotihuacan, cité des dieux", Musée du quai Branly, 37, quai Branly, Paris-7e. Du 6 octobre au 24 janvier 2010, du mardi au dimanche. 

 


 

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15/10/2009

Des traces de dinosaures découvertes à Plagne (Jura)

 

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Marie-Hélène Marcaud, enseignante à la retraite, et Pascal Landry, géologue, membres de la société des naturalistes d'Oyonnax, ils connaissent parfaitement tous les sites d'empreintes de dinosaures de Suisse et du Jura (Coisia, Échallon, Loulle, Belleydoux). Dès qu'ils ont commencé à dégager le gros bourrelet de vase fossilisée expulsé sous le poids de l'animal, ils ont compris qu'ils avaient découvert quelque chose d'exceptionnel. L’empreinte ne mesurait pas loin de 2 mètres de circonférence. Depuis, ils en ont dégagé une vingtaine d'autres tout au long du chemin dont plusieurs pistes. Les animaux qui appartenaient à la famille des sauropodes (brachiosaures, diplodocus, etc.) devaient peser près de 40 tonnes.

Le site se trouve sur la forêt communale de Plagne. Gustave Michel, le maire, assure que le budget de sa commune est extrêmement modeste mais qu'il soutiendra le projet des scientifiques. Les fouilles nécessiteront de 30 000 à 50 000 € par an pendant quatre ans. Bien visibles, les empreintes ne sont pourtant pas faciles à décrypter au premier coup d'œil. Les gros sauropodes faisaient de petites enjambées. Ils posaient le pied à peu près au même endroit que “la main”. L'empreinte du pied est ronde comme celui d'un éléphant. Elle recouvre en partie l'empreinte de la main qui a la forme d'un haricot. Sur une des dalles, on voit les sillages parfaitement nets d'un mollusque et de ce qui pouvait ressembler à une limace.

L'ensemble du site va être protégé pour que les curieux ne dégradent pas les empreintes et les feuilles de calcaire du thétonien. Il y a 150 millions d'années, le Jura était formé de vastes plaines vaseuses envahies épisodiquement par la mer. Il y avait beaucoup d'îles sur lesquelles vivaient les dinosaures. Toute une série de circonstances ont fait que l'empreinte des dinosaures au cours d'un de leurs déplacements a pu se fossiliser et être préservée jusqu'à aujourd'hui. C'est un miracle par exemple que l'énorme érosion qui a décapé plus de 600 mètres d'épaisseur de roches au cours des temps géologiques n'a pas détruit les feuilles de calcaire où sont imprimées les traces de pas.

 

 

 

 

20:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dinosaures a plagne |  Facebook |

14/10/2009

This is it ...

 

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18:33 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : michael jackson, this is it |  Facebook |

11/10/2009

Francis Huster traverse Paris en beauté

 

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Francis Huster aime les mots, Francis Huster aime les auteurs. Il aime parfois les servir dans l’exercice le plus sobre qui soit. Et c’est dans cette épure qu’on le préfère. Après La Peste , il a de nouveau choisi le solo pour Traversée de Paris , adapté de la nouvelle éponyme de Marcel Aymé. Huster est donc seul en scène, devant un rideau de velours rouge tiré. Il se balade de l’avant du plateau à la salle. Costume noir, sans décor, juste quelques éclairages, poursuites pour l’accompagner lors de sa tourbillonnante traversée de Paris.

 

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Le petit gars Martin trimballe des colis au marché noir pour arrondir ses fins de mois pendant l’Occupation. Il s’associe avec Grandgil, rencontré dans un café. Les voilà à l’assaut de la capitale, flanqués d’un cochon découpé en morceaux dans quatre valises. Les caractères des deux compagnons de fortune émergent pendant cette épopée nocturne : l’un, tranquille et simple, face à l’autre, extravagant et cynique, en fait un artiste bourgeois venu se distraire. 1 h 15 durant, on est suspendus aux lèvres du comédien. Martin et Grandgil bien sûr, et les autres, que la nuit place sur leur route : commerçants, patrons de bar, policiers. Salauds et héros. Huster est tous ceux-là à la fois. Sans se grimer, sans en faire des tonnes, juste par une inflexion de voix, une posture, une grimace infime dans le visage. Quel souffle ! Quelle présence !


Ne manquez pas d’arriver un peu en avance. L’acteur s’adresse à son public sous forme de conversation informelle avant même le début du spectacle, pour en confier la genèse. Il replace Marcel Aymé dans le contexte de la guerre, ses amitiés, son oeuvre. "Ce n’était pas de la littérature. C’était une oeuvre qui sonnait vrai, clame-t-il. C’est pourquoi on l’a souvent adaptée - et trahie - au cinéma."


Il y a vingt ans, pendant
La Peste , il s’était promis, il avait promis de monter, un jour, Traversée de Paris , "pour rendre justice à Marcel Aymé et prouver que c’est l’un des justes du XXe siècle". Voilà qui est fait.


Aux Bouffes parisiennes jusque fin novembre