24/01/2010

Le "maudit roi fainéant" Roger Pierre nous a quitté ...

 

rogerpierrre

 

Le comédien Roger Pierre, qui avait formé avec Jean-Marc Thibault l'un des plus populaires tandems comiques du théâtre français, est décédé samedi à l'âge de 86 ans.

Né le 30 août 1923 à Paris, Roger Pierre avait également connu un énorme succès à la télévision de 1972 à 1975 avec les séries historico-comiques « Les maudits rois fainéants » et « Les z'heureux rois z'Henri », toujours au côté de Jean-Marc Thibault.

 

roger_pierre_j_m__thibault

 

Ils avaient décidé de se séparer pour faire carrière individuellement, en 1976, après 28 ans de collaboration.

Roger Pierre, qui était régulièrement l'invité des « Grosses Têtes », est décédé des suites d'une longue maladie.


Roger Pierre, qui est apparu pour la première fois au cinéma dans « Belle mentalité » en 1952, a joué sur scène dans de nombreuses comédies, « Mary-Mary » (1963), « Qui est cette femme ? » (1967), « Le légataire universel » (1980), « Monsieur Masure » (1987), « La nuit de Barbizon » (1994), « Feu la mère de Madame » (1998), « La Soupière » (2001).

Habitué des films comiques (« Les durs à cuir », « Gross Paris », « Les malabars sont au parfum », « Bingo »...), il a eu des apparitions remarquées au cinéma dans des registres différents, en particulier « Mon oncle d'Amérique » d'Alain Resnais (1980).

 

En 2003, à 80 ans, il avait encore joué dans "L'ami de Maigret", avec Bruno Crémer.

 

 
Roger Pierre - Le chien

 

 

 

 

22/01/2010

Alix, orphelin de son papa

 

Jacques Martin

 

Le créateur des séries BD Alix et Lefranc est mort ce matin, à l’âge de 88 ans. Depuis l’enfance, ce Strasbourgeois cultivait une passion pour la bande dessinée et l’histoire.

martin_image


Il publie ses premières planches en 1946, alternant des histoires humoristiques et réalistes. En 1948, c’est la consécration : il intègre l’équipe du Journal de Tintin, au sein duquel il crée le personnage d’Alix, jeune Romain intrépide et voyageur, qui fera, très pédagogiquement, découvrir l’Antiquité à ses lecteurs. Son style classique – qui peut apparaître figé aujourd’hui – s’épanouit ensuite avec les aventures plus contemporaines de Lefranc, journaliste au Globe, puis celles du héros médiéval Jhen.

Alix


En 1953, Jacques Martin intègre les Studios Hergé, où il travaille sur quelques épisodes de Tintin, sans lâcher ses propres ouvrages. Prolifique, l’auteur avait même inauguré à 82 ans une nouvelle série, Loïs. Mais des problèmes oculaires l’empêchant de dessiner depuis plusieurs années, il faisait appel à un vivier d’artistes pour traduire ses scénarios en images. Au cours de sa vie, Jacques Martin a vendu plus de 15 millions d’albums, traduits en onze langues.

 

Lefranc

 

 

 

 

01:36 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alix, bande dessinee, jacques martin, jhen, lefranc |  Facebook |

18/01/2010

Océans

 

Océans

 

 

Documentaire français réalisé par Jacques Perrin, Jacques Cluzaud

Filer à 10 nœuds au cœur d'un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire... Le film Océans c'est être poisson parmi les poissons.
Après Himalaya et Le Peuple migrateur, Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au cœur des océans et de ses tempêtes pour nous faire redécouvrir les créatures marines connues, méconnues, ignorées.
Océans s'interroge sur l'empreinte que l'homme impose à la vie sauvage et répond par l'image et l'émotion à la question : " L'Océan ? C'est quoi l'Océan ? "

 

 

09:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oceans, jacques perrin |  Facebook |

14/01/2010

Arctic Landscapes (Annemeraude)

 

 

 

Janvier (musique de Vivaldi)
Le premier mois est celui des chaudes résolutions,
Et des décisions ferventes.
Je suis comme le laboureur qui commence le premier sillon.
Je ne regarde ni à gauche ni à droite, mais je pèse de toute ma force sur le soc,
Pour que les racines ou les pierres ne le fassent pas dévier ni à droite ni à gauche,
Et que mes sillons soient parallèles, jusquà ce que tout le champ soit labouré.
Je suis aussi comme le sculpteur devant son morceau d'argile
Et qui sort la première ébauche de ce qui doit être un jour.
Celui qui travaille ne sent pas le froid,
Celui qui espère ne sent pas la bise.
Les chemins peuvent être boueux lorsque l'âme est nette ;
Les ruisseaux peuvent être gelés quand le cœur est chaud.
(G. Barbarin)

17:43 Écrit par Boubayul dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : annemeraude |  Facebook |

12/01/2010

Ma dernière nuit selon Eric Rohmer

 

rohmer-eric

 

 

Le cinéaste, pionnier de la Nouvelle vague et réalisateur des Contes des quatre saisons ou du Rayon vert, est décédé lundi matin à l'âge de 89 ans. C'était l'un des cinéastes français les plus admirés et les plus reconnus dans le monde.

De son vrai nom Maurice Schérer, le réalisateur naît le 4 avril 1920 à Tulle, en Corrèze. Il commence une carrière d'enseignant et d'écrivain. En 1946, à 26 ans, il publie un roman, La maison d'Elizabeth, sous un pseudonyme. Peu à peu, il se passionne pour le cinéma, mais d'abord en restant un homme de plume. Il écrit pour plusieurs revues sur le 7e art et fonde La Gazette du cinéma, l'un des premiers périodiques consacrés à ce médium en France. Il y publie nombre de chroniques et d'analyses, dont une thèse sur l'organisation de l'espace chez Murnau.

Grâce à La Gazette, dont il assure la rédaction en chef à partir de 1950, il fait la connaissance de futurs grands noms du cinéma français: Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, François Truffaut, ou encore Claude Chabrol. Il signe avec ce dernier un livre sur Alfred Hitchcock, qui sort en 1957. Ces critiques se retrouvent presque tous au sein d'une autre gazette, promise à un grand avenir : Les Cahiers du Cinéma. Rohmer en est le rédacteur en chef de 1957 à 1963.

Réalisant des courts-métrages à partir de 1950, il signe le scénario de Tous les garçons s'appellent Patrick, tourné par Jean-Luc Godard en 1958. Il passe derrière la caméra pour un premier film de format moyen métrage, Le signe du lion, qui ne rencontre que peu de succès. Trois ans plus tard, il crée une société de production, Les Films du Losange, qui produira quasiment toutes ses œuvres.

Eric Rohmer accède à la postérité avec un cycle de six films, les Contes Moraux (La Carrière de Suzanne (1963), Ma nuit chez Maud (1969), La Collectionneuse (1967), Le Genou de Claire (1970), L'Amour l'après-midi (1972)), qui traitent de sentiments et de choix de femmes, souvent jeunes. A la fin des années 1970, il réalise deux films qui ne font pas partie d'un cycle, La Marquise d'O et Perceval Le Gallois, qui reçoit le prix Méliès.

Le réalisateur, qui devient rapidement l'une des figures de proue du mouvement Nouvelle Vague, se passionne pour les dialogues et intrigues amoureuses, figurant souvent l'innocence et les premières amours de jeunes filles.

De 1981 à 1987, Rohmer poursuit un nouveau cycle, Comédie et proverbes, avec six films, dont les plus connus sont Pauline à la plage et Le rayon vert, qui obtient un Lion d'or à Venise. Chaque long-métrage est basé sur un proverbe populaire ou inventé pour l'occasion.

Les années 1990 le rendent plus célèbre encore avec un nouveau cycle, majeur : les contes des quatre saisons, qui poursuivent la thématique du hasard et des destins amoureux de jeunes femmes.

Il réalise d'autres films, comme L'Arbre, le maire et la médiathèque (1993), avant de se lancer dans un autre cycle, plus historique, avec L'anglaise et le duc (2001), Triple agent (2004) et Les amours d'Astrée et de Céladon (2007), sélectionné à la Mostra de Venise.

«Ce n'est pas un travail de faire des films, c'est une passion, comme d'autres ont la passion du jeu ou de la pêche à la ligne», expliquait-il à la fin de sa vie.

 

 

 

 

 

 

 

10/01/2010

Mano Solo est "rentré au port"

 

704648076

 

 

Le chanteur français Mano Solo, connu pour son franc-parler et ses textes d'écorché vif, est mort dimanche 10 janvier 2010 à l'âge de 46 ans.

Né Emmanuel Cabut le 24 avril 1963, Mano Solo était un artiste et homme multicartes, à la fois poète, dessinateur, peintre et engagé aux côtés d'associations.

Sur son site officiel, sa mère, Isabelle Monin, militante écologiste, écrit dimanche: « Il ne viendra plus nous invectiver. Il ne viendra plus nous encourager. Il ne viendra plus nous donner tout ce qu'il avait : son talent, sa force, son élan, sa générosité. »

Dès la sortie de son premier album « La Marmaille nue », en 1993, Mano Solo s'était imposé comme un poète sur la scène française, n'hésitant pas à dire sa douleur dans ses chansons ni à aborder les thèmes sociaux les plus durs.

Il n'avait jamais caché qu'il souffrait du sida, contracté dans les années 1980.

A la sortie de son dernier disque, « Rentrer au port », en septembre, il explicitait son besoin de parler sans détours des choses de la vie.

Fils du dessinateur Cabu, Mano Solo a eu une adolescence tourmentée et marquée par une passion pour la culture punk.

Après deux expériences en groupe, c'est seul que cet auteur, compositeur et interprète séduit le public en 1993 avec son premier disque qui s'écoulera à plus de 100.000 exemplaires.

Le succès est également au rendez-vous pour « Les années sombres », en 1995, et Mano Solo s'installe dans le paysage musical français, où il est suivi par de nombreux fidèles.

Durant sa carrière jalonnée d'une dizaine de disques, il véhicula une colère et des émotions ayant peu d'égales dans la chanson, les mêlant à une musique influencée par les sonorités du monde.

Mano Solo avait été hospitalisé en novembre, après un concert à l'Olympia, à Paris.

 

 

 

 

 

 

 

19:25 Écrit par Boubayul dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mano solo |  Facebook |

Invictus

 

Invictus

 

En 1994, l'élection de Nelson Mandela consacre la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995...

Un film de Clint Eastwood. Avec Morgan Freeman et Matt Damon.

 

 

 

01:42 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, clint eastwood, morgan freeman, invictus |  Facebook |

04/01/2010

Claudio Baglioni - Niente più

 

 

ClaudioBaglioni

 

 

 

Tu sei quel respiro
che mi toglie ancora il fiato
il solo nome che mi viene
come cerco le parole
e ho visto nubi andare altrove
e tu sei il cielo che è restato
la luce che piange negli occhi
quando piove con il sole
Tu sei la neve che ha imbiancato
i giorni grigi di una storia
la primavera che ha svegliato
il tuo profumo che ho in memoria
Tu..sei il senso che ho di me
quello che fui insieme a te
tra la gente e il mondo
Tu sei in cima e in fondo tu
per prima tu
e niente più
niente come prima..
Tu sarai per sempre
il mio peccato originale
in questa corsa per la vita
tu sei il mio lavoro nero
ed io non posso farne a meno
farmi di te
e farmi male
far tardi a leggere la notte
i tuoi pensieri col pensiero
Tu sei quel cagnolino ignaro
che ho lasciato per la strada
e da quel giorno pago caro
e che mi segue ovunque vada
Tu...sei il senso che ho di me
quello che fui insieme a te
tra la gente e il mondo
Tu.. sei in cima e in fondo tu
per prima tu
e niente più
niente più di prima..
Se torni qui
tu non tornare
siamo frecce
da non voltare
foglie sul viale
che non puoi ridare
al loro ramo
il passato è sale
si scioglie
a dar sapore al futuro
quello che più
non si perde
non perdere
quel che c'è oltre il muro
Tu...sei il senso che ho di me
quello che fui insieme a te
tra la gente e il mondo
Tu.. sei in cima e in fondo tu
per prima tu
e niente più
niente dopo e prima
tu che non fai rima tu
niente più...
niente più...
niente più....

 

 

19:17 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : claudio baglioni, niente piu |  Facebook |

La voix de Lhasa de Sela se taira à jamais!

 

Lhasa

 

 

La chanteuse américano-mexicaine Lhasa de Sela est décédée vendredi le 1er janvier 2010. Elle était âgée de 37 ans.

L'été dernier, la chanteuse avait annulé sa tournée européenne en raison d'un problème de santé qui n'avait pas été précisé..

Elle avait émigré à Montréal à l'âge de 19 ans et elle avait enregistré un premier album, «La Llorona», qui est paru en 1998.

En 2003, elle proposait un deuxième album intitulé «The Living Road».

En avril dernier, elle lançait son troisième album studio «Lhasa» entièrement écrit en anglais.

Ses trois albums se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires à travers le monde

Elle chantait d'une voix grave et profonde et dans trois langues : anglais, français et espagnol. Sa musique métisse la tradition mexicaine, gitane et le rock.

Décrite comme une « âme bouillonnante, femme d'instinct et tête chercheuse », son disque La Llorona lancé en 1997 « a changé le visage de la chanson immigrante du Québec ».

 

 

 

 

Inauguration de la tour Khalifa de Dubaï ce 4 janvier 2010

 


 

401px-Burj_dubai_palms

 

La tour Khalifa de Dubaï, la plus haute du monde, culmine à 828 mètres.

Le souverain de Dubaï, cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum, a inauguré la tour en dévoilant une plaque et en prononçant une brève allocution pendant laquelle il a rebaptisé Burj Dubai en "Burj Khalifa", du nom du chef de l'Etat de la fédération des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, dont Dubaï fait partie.

Des parachutistes ont ensuite touché le sol en portant les couleurs des Emirats arabes unis, rouge, vert, noir et blanc, tandis qu'un portrait géant de cheikh Khalifa se dessinait sur un mur d'enceinte.

Un spectacle pyrotechnique a ensuite suivi, illuminant la tour comme un sapin de Noël sous les vivats d'une assistance nombreuse.

Pendant de longues minutes, la tour a craché des gerbes de lumières de toutes les couleurs illuminant le ciel de Dubaï.

Cheikh Khalifa est également le souverain de l'émirat d'Abou Dhabi qui est venu au secours de Dubaï lors de la crise de sa dette lui avançant 10 milliards de dollars pour sauver Nakheel, une firme de son conglomérat Dubai World.

 

 

 

Albert Camus, il y a 50 ans déjà ...

 

499PX

 

Il y a cinquante ans, le lundi 4 janvier 1960, disparaissait Albert Camus, mort à l’âge de 47 ans dans un accident de voiture entre Lourmarin dans le Lubéron, où l’écrivain avait élu domicile, et Paris.

Albert Camus, écrivain français, fut un des chefs de file de l'existentialisme de l'absurde, avant de se tourner vers un humanisme sceptique.

Né en Algérie dans un milieu modeste, il ne connut pas son père, tué au début de la Première Guerre mondiale, et fut élevé par sa mère et ses grands-parents.

Inscrit en philosophie à la faculté d'Alger, il fut le disciple de Jean Grenier (leur Correspondance, 1932-1960, fut publiée en 1982), mais tuberculeux, il dut interrompre ses études.

Adhérant, pour une brève période, au Parti communiste (1934-1937), il fonda le Théâtre du Travail afin de mettre les œuvres dramatiques classiques et contemporaines à la portée du public défavorisé, puis, milita en faveur de l'Espagne républicaine. À la même période, il publia son premier recueil d'essais (l'Envers et l'Endroit, 1937), dans lequel sont mêlés des récits d'expériences personnelles, des descriptions de scènes de la vie quotidienne et des réflexions métaphysiques et morales.

Réformé en raison de son état de santé au début de la Seconde Guerre mondiale alors qu'il souhaitait prendre part au conflit, il se rendit à Paris, écrivit un nouvel essai fondé sur une observation à la fois lucide et lyrique de l'existence (Noces, 1939) et devint journaliste à Paris-Soir (1940-1941).

 

 410S26D9CJL

 

Entré dans la Résistance, il rejoignit le mouvement Combat et fit paraître dans la clandestinité un roman (l'Étranger, 1942), suivi d'un texte philosophique (le Mythe de Sisyphe, 1942), qui prirent place dans l'ensemble qu'il baptisa plus tard le "cycle de l'absurde".

À la Libération, il dirigea avec Pascal Pia Combat ; dans les nombreux éditoriaux qu'il rédigea pour ce journal, il milita pour la sauvegarde des droits de l'Homme et affirma la nécessité de préserver à tout prix les valeurs morales dans le domaine politique.

 

 519P0Z9B2BL

 

Avec son roman la Peste (1947), Camus inaugura un nouveau cycle d'ouvrages consacrés à la révolte et à la solidarité (l'État de siège, 1948 ; les Justes, 1949), dont l'aboutissement fut l'Homme révolté (1951), qui suscita une âpre polémique avec Sartre. Celui-ci lui reprochait notamment de condamner avec une même véhémence le nazisme et le stalinisme, tout en ayant une vision trop "métaphysique" de la révolte.

Au moment de la guerre d'Algérie, Camus plaida pour l'instauration d'une "trêve civile" (1956), ce qui lui valut une vive hostilité de la part des Français d'Algérie. Dans le même temps, il publia la Chute (1956), où il exprima les raisons de sa rupture définitive avec l'existentialisme de Sartre. Dans ses derniers ouvrages (l'Exil et le Royaume, 1957 ; les Discours de Suède, 1958), il prolongea la quête de cet humanisme lucide, qui lui permit, selon les termes mêmes du jury du prix Nobel, de mettre "en lumière les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes". Alors qu'il travaillait à un autre roman (le Premier Homme, posth., 1994), il se tua dans un accident de voiture.

 

 4149MQBPWWL

 

Des citations d'Albert Camus

 

«La joie est une brûlure qui ne se savoure pas.»

 «Quant au bonheur, il n'a presqu'une seule utilité, rendre le malheur possible.»

 «La révolution consiste à aimer un homme qui n'existe pas encore.»

«Ce n'est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais ce qu'elle exige.»

«J'ai compris qu'il ne suffisait pas de dénoncer l'injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre.»

 «Mourir pour l'idée, c'est la seule façon d'être à la hauteur de l'idée.»

 «Un homme est plus un homme par les choses qu'il tait que par celles qu'il dit.»

«Tout le malheur des hommes vient de l'espérance.»

 «La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie.»

«Collectionner, c'est être capable de vivre de son passé.»

«Si le monde était clair, l'art ne serait pas.»

«Un homme est toujours la proie de ses vérités.»

«La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.»

 «Nous finissons toujours par avoir le visage de nos vérités.»

 «La passion la plus forte du vingtième siècle : la servitude.»

 «Vieillir, c'est passer de la passion à la compassion.»

«L'habitude du désespoir est plus terrible que le désespoir lui-même.»

«Le bonheur est la plus grande des conquêtes, celle qu'on fait contre le destin qui nous est imposé.»

 

  

Ric Hochet et Chick Bill sont orphelins!

 

tibet_2

 

Tibet, le dessinateur de "Ric Hochet" et "Chick Bill" est décédé cette nuit des suites d'une embolie pulmonaire, dans sa résidence sur la Côte d'Azur. Il avait 78 ans et était un des derniers représentants de l'âge d'or de la BD belge.

Né le 29 octobre 1931 à Marseille, le petit Gilbert Gascard n'a pas 5 ans lorsque sa famille émigre en Belgique et s'installe à Bruxelles. Le pseudonyme du dessinateur est un héritage de son frère qui, lorsqu'il était âgé d'un an et demi, était plus enclin à prononcer "Tibet" que Gilbert. 

A 16 ans, il débute comme assistant dessinateur dans un studio de graphisme. Il y collabore à «Mickey Magazine» et s'y lie d'amitié avec le jeune romancier André-Paul Duchâteau. En 1949, l'hebdo «Héroïc-Albums» accueille son premier héros personnel: un privé tendance Série Noire, «Dave O'Flynn».

En 1950, Tibet devient maquettiste-illustrateur au journal «Tintin» et il crée la première histoire complète publiée dans ce périodique: «Yoyo s'est évadé ». Il enchaîne avec divers personnages éphémères.

Avec son compère Duchâteau, il publie sa première aventure à suivre dans le périodique flamand «Ons Volkske»: «De Avonturen van Koenraad», une bande humoristico-chevaleresque.

En 1953, répondant au souhait de Raymond Leblanc, directeur-fondateur des Editions du Lombard, Tibet publie «Les Aventures de Chick Bill en Arizona». A l'heure actuelle, la série «Chick Bill» compte 70 albums édités par Le Lombard.

9782803621019

En 1955, sur un scénario d'André-Paul Duchâteau, il met en images la première enquête de «Ric Hochet». Le journaliste détective a désormais à son actif 76 albums édités par Le Lombard. Le tome 77 de « Ric Hochet » est prévu pour mars 2010.

8659

Caricaturiste de talent, Tibet réalise également, de 1971 à 1972, sa célèbre «Tibetière» où il croque les vedettes du cinéma, de la BD, du sport et du spectacle.

En 2006, osant ainsi une toute première infidélité au Lombard en plus de 50 ans de carrière, Tibet a publié le premier tome de «La Révolte d'Aldo Remy» chez Glénat.

En septembre 2000, en hommage aux 50 ans de fidélité dont Tibet a fait preuve, Le Lombard a édité «Tibet, la Fureur de Rire», une luxueuse monographie abondamment illustrée de dessins inédits. Deux mois après, il a reçu les prestigieux insignes français de Chevalier des Arts et des Lettres. En 2002, le maire de Roquebrune-sur-Argens (Var), lieu de villégiature préféré de Tibet, a inauguré un Boulevard «Ric Hochet». En 2005, à l'occasion des 50 ans de carrière de «Ric Hochet», Tibet a été fait Citoyen d'Honneur de Bruxelles. En 2006, le ministre français de la Culture a élevé Tibet au rang d'Officier des Arts et des Lettres.

En février 2007, Tibet a changé totalement de registre et surpris les bédéphiles et les amateurs de vraie littérature en publiant, sous le titre «Qui fait peur à Maman ? » (Editions «L'Esprit des Péninsules»), un recueil de souvenirs de jeunesse sans aucun dessin. Préfacée par son ami Salvatore Adamo, cette chronique douce-amère empreinte de pudeur, de nostalgie et d'humour révèle, en une suite de courts chapitres, ce que fut son enfance et son adolescence.

 

 

 

00:21 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ric hochet, tibet, chick bill |  Facebook |

31/12/2009

Séductions chinoises (Europalia 2009)

Detail_van_een_verlakte_doos_vroeg_19de_eeuw_prive-verzameling

 


 

La Chine a, de tous temps, fasciné l’Occident. Les plus anciennes routes commerciales relient depuis toujours ce pays à l’Europe. Au cours du XVIe siècle ces relations connurent un nouvel essor suite à l’audace de nombreux navigateurs et explorateurs.

 

Bord_polychroom_porselein_met_het_wapenschild_van_de_familie_van_den_Cruyce_ca-_1740_prive-verzameling

 

Dans le sillage des Portugais, des Espagnols, des Français et des Hollandais, les Flamands jouèrent, à partir du XVIIIe siècle un rôle de pionniers dans le commerce maritime avec la Chine. Ces navigateurs revinrent chargés de produits et d’objets qui modifièrent profondément l’alimentation et les habitudes de vie des Européens.

 

Detai_van_een_zesdelig_scherm_sgn-Coromandel_lakwerk_18de_eeuw_prive-verzameling

 

« Séductions chinoises » illustre l’art d’exportation datant de cette époque.

 

Du 20 novembre 2009 au 25 avril 2010

Kunsthal Sint-Pietersabdij

Sint-Pietersplein 9

9000 Gent

 

 Detail_van_een_Chinees_behang_18de_eeuw_prive-verzameling

 

 

 

 

 

21:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europalia 2009, seductions chinoises |  Facebook |

Bonne Année 2010 !

 

 

No more champagne
and the fireworks are through
here we are, me and you
feeling lost and feeling blue
its the end of the party
and the morning seems so grey
so unlike yesterday
nows the time for us to say

Happy new year
happy new year
may we all
have a vision
now and then
of a world where
every neighbour is a friend
happy new year
happy new year
may we all
have our hopes
our will to try
if we dont
we might as well
lay down and die
you and I

Sometimes I see
how the brave new world arrives
and I see how it thrives
in the ashes of our lives
oh yes, man is a fool
and he thinks hell be okay
dragging on feet of clay
never knowing hes astray
keeps on going anyway

Happy new year
happy new year
may we all
have a vision
now and then
of a world where
every neighbour is a friend
happy new year
happy new year
may we all
have our hopes
our will to try
if we dont
we might as well
lay down and die
you and I

Seems to me now
that the dreams we had before
are all dead, nothing more
than confetti on the floor
its the end of a decade
in another ten years time
who can say what well find
what lies waiting down the line
in the end of eighty-nine

Happy new year
happy new year
may we all
have a vision
now and then
of a world where
every neighbour is a friend
happy new year
happy new year
may we all
have our hopes
our will to try
if we dont
we might as well
lay down and die
you and I

03:39 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : abba, happy new year, bonne annee 2010 |  Facebook |

29/12/2009

Carnets de voyage (Europalia 2009)

CAR 01

 

 

 

 

L’exposition nous invite à voyager en Chine à travers des clichés d’une jeune photographe belge Aurore Martignoni. On pourra notamment y retrouver diverses traditions de masques, d’ombres et de marionnettes. Ces images entrent en dialogue avec les collections du Musée car les photographies et les objets se complètent, s’illustrent et s’expliquent mutuellement. 

 

 CAR 02

 

Des masques anciens et modernes s’entrechoquent avec des images d’une Chine actuelle où, depuis la nuit des temps des acteurs d’opéra et d’ombres s’animent. Cette exposition est composée d’instants uniques, de formes et de couleurs ainsi que des notes de musique qui, une fois juxtaposées, donnent à voir l’une des facettes de cette Chine millénaire et permettent de comprendre l’une des pages de cette Chine mille-feuilles.

 

CAR 03
 

 

En outre, l’exposition permet de passer des moments magiques et elle nous transmet également des émotions qui incitent à plonger dans un pays contrasté et à découvrir un éventail subtil de ses traditions.

 

Jusqu’au 18 avril 2010

Musée international du Carnaval et du Masque

Rue Saint Moustier 10

7130 Binche

 

 

 

21:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carnets de voyage, europalia 2009 |  Facebook |

23/12/2009

Bonnes fêtes de fin d'année

 

Christmas Angel

 

 

Comme le disait Jacques Brel, «Nous vous souhaitons des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns ». Que vous souhaiter de mieux dans votre vie : la santé, la prospérité, paix et amour tout au long de cette Nouvelle Année. Nos meilleurs vœux pour de très Joyeuses Fêtes et une Bonne et Heureuse Année 2010.


 

09:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joyeux noel, bonne annee 2010 |  Facebook |

22/12/2009

Coutumes et traditions du nouvel an chinois (Europalia 2009)

Magic_child_c_by_NAMOC_copie_redimensionner

 

 


 

 

A l’occasion du Nouvel An, la plus importante des fêtes traditionnelles en Chine, se déploient sur les portes des maisons et dans les foyers, des imageries de dieux gardiens, des sentences de bonne année, des représentations d’enfants et de scènes populaires de récits célèbres. 

 

Door_gods_Qin_Qiong_Jing_De_c_by_NAMOC_redimensionner


Le Centre de la Gravure présente un ensemble de ces images réalisées sous forme d’estampes sur bois qui gagnent en raffinement grâce à l’impression d’un jeu étonnant de couleurs variées. Ce « passage de l’année », qui correspond au début de la Fête du Printemps et qui s’achève avec la Fête des Lanternes, est également représenté par une collection de papiers minutieusement découpés. Outre les célébrations les plus fastueuses, telles que les danses du lion et du dragon, les claquements de pétards et les impressionnants défilés, il y a les cerfs-volants. Entre ciel et terre, ils reliaient autrefois l’homme à son âme invisible et les vivants aux esprits des défunts.

 

Five_Dragons_c_by_NAMOC_copie_redimensionner
 

 

Jusqu’au 14 février 2010

Centre de la Gravure et de l’Image imprimée

Rue des Amours 10

B-7100 La Louvière

 

Opera_mask_with_Chinese_character_shou_c_NAMOC_redimensionner

 

20/12/2009

Affiches de propagande (Europalia 2009)

“Étudez l’esprit de Daqing”_redimensionner

Étudiez l’esprit de Daqing



 

 

Dans une société ayant connu autant de transformations depuis 1949, les affiches de propagande chinoises témoignent de ces changements historiques et esthétiques. En effet, l’art de propagande constituait l’un des principaux moyens utilisés pour expliquer et illustrer le bien-fondé des politiques de l’époque et les visions d’avenir du Parti communiste. Il réitérait ainsi les messages transmis par d’autres médias comme les journaux, les films et la radio.

 

“Nous allons aux villages, à la frontière, dans les lieux de la patrie où ils on besoin de nous”_redimensionner

Nous allons aux villages, à la frontière, dans les lieux de la patrie où ils on besoin de nous


Cet art de propagande (comme on l’appelait) a joué un rôle majeur au cours des nombreuses campagnes conçues pour mobiliser le peuple chinois; partout à travers la République populaire, l’affiche de propagande a été l’instrument par excellence pour transmettre, par la voie artistique, le modèle de comportement à suivre.

 

Les canards de la brigade_redimensionner

Les canards de la brigade

 



Du 7 novembre 2009 au 13 février 2010

Théâtre National

Boulevard E.Jacqmain 111-115

B-1000 Bruxelles

 

 

La projectionniste du village_redimensionner

La projectionniste du village

 

17/12/2009

Le thé, histoire d’un art de vivre (Europalia 2009)

THE 04

 


 

 

Le thé, une passion qui renaît chaque année lors de la cueillette de printemps. Le thé, omniprésent aujourd’hui comme hier, de la Cour impériale aux monastères, de la bibliothèque du lettré aux marchés populaires. Le thé, un présent de la Chine au reste du monde. Le thé, un ensemble de gestes précis et délicats pour faire naître la liqueur qui apaisera la soif, qui réjouira les amis, qui fera de l’adepte l’égal des immortels.

 

 THE 01

 

Le thé, des ustensiles évoluant au fil du temps selon les modes de préparation et de dégustation, des objets choisis et collectionnés avec amour. Le thé, l’histoire d’un art de vivre évoqué par les remarquables collections de céramiques du Flagstaff House, Museum of Tea Ware de Hong Kong, mises en scène au Musée royal de Mariemont, dans le cadre entièrement rénové de ses collections d’Extrême-Orient.

 

THE 02
 

 

Du 14 novembre 2009 au 21 février 2010

Musée Royal de Mariemont

Chaussée de Mariemont 100

B-7140 Morlanwelz

 

 

14/12/2009

J'irai cracher sur ta tombe (TIFLO)

 

 

tiflo

 

FDL - Forest-08 - 03

 

 

On connaît le chevalier banneret Andrieu Dervenn de la troupe de comédiens-cascadeurs-historiens « Fer de Lance » (http://www.ferdelance.be) qui propose un aperçu de la vraie vie médiévale avec campement, reconstitution de batailles historiques ou spectacles.

 

untitled

On connaît aussi l’infographiste de Tiflo Full Design Graphic (http://www.tiflofdg.be) qui propose des mises en page originales à des entreprises. Vous êtes sûrement passé à côté d’une création de Tiflo sans le savoir auprès de la SNCB, la RTBF, l’Antre Jeux, de Master Card Belgium, du Groupe Kinépolis pour n’en citer que quelques-unes.

 

Mais connaissez-vous l’artiste ? Ses tableaux, ses peintures sur corps ?

tiflocaro

Avorsémination, Pandémonium, Pandore, Caprice des dieux, Cosmogonie : tout cela ne vous dit toujours rien. Alors découvrez-le dans son livre « J’irai cracher sur ta tombe »[i]. 

livre-tiflo-grand


Tiflo y règle ses comptes : avec la religion, la politique, la guerre, l’injustice, les femmes et le MLF, Big Brother. Il n’y a pas de demi-mesure : on aime ou on déteste mais on ne peut pas rester indifférent face aux coups de gueule de Tiflo. Certains diront que son livre relève de la provocation, je ne le crois pas. Il avait effectivement besoin d’un exutoire pour « cracher l’horreur du monde hypocrite et égoiste qui court à sa perte ». Je pense que Tiflo s’est même retenu (par peur de la censure ou de choquer trop) et n’a pas dit tout ce qu’il avait à dire. Mais il a au moins eu l’audace de  mettre en évidence la « triste réalité » dans laquelle nous vivons et le monde décadent qui nous entoure.

 

 

 16769_1141359943169_1502551479_30344327_2668369_n


 

Vous craquerez même en fermant le livre où vous voyez Tiflo (que l’on peut imaginer comme un gros dur en armure ou un réactionnaire) partant dans un paysage de neige tenant par la main le fruit de ses entrailles loin des attaques du monde.

 

Moi, j’attends avec impatience un nouvel opus parce que je partage beaucoup de ses idées, que, malheureusement, toutes les tombes ne sont pas encore fermées et qu’il a encore en lui une partie d’héritage à livrer à Maëlle (le monde continue d’évoluer mal et cette petite beauté devra apprendre à y vivre et à s’y défendre).

 

J’ai lu le livre de Tiflo, je l’ai aimé et j’ai découvert avec plaisir l’homme sous un autre jour.

 

Si vous voulez vous faire plaisir, procurez-vous le livre de Tiflo (ses œuvres).

POINTS DE VENTE EN BELGIQUE
L'Antre Jeux, Avenue de la Couronne 357, 1050 Bruxelles
La librairie « Malpertuis », Rue des Ecuyers/Eperonniers, 1000 Bruxelles

 

16769_1141359703163_1502551479_30344321_237149_n


 

 

 



[i] Le titre du livre n’est pas sans rappeler celui de Boris Vian, « J’irai cracher sur vos tombes », qui racontait comment un homme né de parents noirs mais à la peau blanche souhaitait venger la mort de son frère qui avait été lynché et pendu à cause de son amour pour une femme blanche. Il mettait en scène les difficultés des Noirs américains dans leur vie quotidienne face aux Blancs. L’histoire d’un règlement de compte aussi.

 

 

 

 

13/12/2009

"Océans"

 

19145974.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090728_120523

 

 

Filer à 10 noeuds au coeur d'un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire... Le film « Océans » c'est être poisson parmi les poissons.

 

Après « Himalaya » et « Le Peuple migrateur », Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au coeur des océans et de ses tempêtes pour nous faire redécouvrir les créatures marines connues, méconnues, ignorées.

 

« Océans » s'interroge sur l'empreinte que l'homme impose à la vie sauvage et répond par l'image et l'émotion à la question : " L'Océan ? C'est quoi l'Océan ? "

 

Réalisé par Jacques Cluzand, Jacques Perrin, Jacques Cluzaud

Date de sortie cinéma : 27 janvier 2010 

 

 

 

21:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, oceans, jacques perrin |  Facebook |

12/12/2009

Le Pavillon des Orchidées (Europalia 2009)

PO 08



 

Par une belle journée de l’an 353, un groupe d’amis lettrés, organise près du pavillon des Orchidées un déjeuner. Le vin et les charmes de l’endroit inspirent les convives à l’écriture. Wang Xizhi s’empare le premier du pinceau et écrit la préface à cette collection de poèmes. La beauté et la sensibilité de cette calligraphie en font l’oeuvre suprême de la calligraphie chinoise et sa disparition dans la tombe d’un empereur chinois contribuera à renforcer la valeur mythique de cet écrit, que s’attacheront à copier des centaines de générations.

 

 PO 01

 

Fil rouge de l’exposition, la préface du pavillon des orchidées sert de prétexte pour parcourir diverses thématiques qui permettent de découvrir l’importance et le rôle de l’écriture et de la calligraphie dans la culture chinoise. La variété des thèmes présentés, de la culture classique à son évolution contemporaine en passant par son rôle politique et littéraire ou simplement esthétique, offre une opportunité unique de plonger dans un monde fascinant et méconnu. 

 

 PO 02

 

De même qu’il n’est pas nécessaire de connaître le solfège et de savoir lire une partition pour apprécier la musique il n’est pas indispensable de connaître le chinois pour apprécier une calligraphie, dont la qualité essentielle résulte de sa nature d’objet visuel.

 

PO 04
 

 

Le Musée de la Cité interdite et le National Art Museum of China (NAMOC), à Beijing, partenaires privilégiés de cette exposition prêteront quelques 150 chefs-d’oeuvre issus de leurs collections.

 

PO 06
 

 PO 07

 

 

Jusqu’au 31 janvier 2010

Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Rue de la Régence 3

B-1000 Bruxelles

 

 

 

 

10/12/2009

La Route de la Soie (Europalia 2009)

RS 06



 

Il y a deux mille ans, l’Europe et l’Asie étaient connectées par un vaste réseau de routes commerciales, qui traversaient les continents et permettaient des échanges planétaires dans un monde qui n’était pas encore globalisé.

 

RS 01

 

Hier comme aujourd’hui, ce n’étaient pas uniquement soies et autres denrées de luxe qui transitaient par ces routes : idées, technologies et croyances se transmettaient grâce aux marchands, moines, missionnaires, soldats et artisans qui s’y aventuraient.

 

RS 03

 

Cette exposition racontera l’histoire incroyable de tous ces échanges culturels et technologiques dans ce monde pré-moderne. Le chemin emprunté, autant historique que géographique, emmènera le visiteur au travers de spectaculaires paysages à la découverte des peuples qui ont vécu dans le Nord-Ouest de la Chine. Il nous parlera de l’avènement de la route de la soie il y a deux mille ans et de son apogée avant de lever un coin de voile sur son visage actuel.

 

RS 07

 

Au cours de son périple, le visiteur suivra les routes qui, de Xi’an, ancienne capitale de Chine, mènent vers l’ouest, passant les montagnes, traversant déserts et steppes pour arriver à Kashgar, à l’extrême ouest de la Chine actuelle.

 

RS 08

 

Les 200 objets – verre, textile, céramique, métaux précieux, terre cuite,… - présentés dans cette exposition, de l’oeuvre monumentale à l’objet de vie quotidienne, sortent majoritairement de tombes et permettront une incursion au coeur de la vie et de la mort des peuples de la route de la soie.

 

RS 11

 

Jusqu’au 7 février 2010

Musées royaux d’Art et d’Histoire

Cinquantenaire 10

B-1000 Bruxelles



 

 

21:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europalia 2009, la route de la soie |  Facebook |

08/12/2009

Fils du Ciel (Europalia 2009)

FS 01



Dans la tradition chinoise, le monde naît de la séparation de la terre et du ciel. Entre les deux, apparaît le ‘fils du ciel’, souverain qui a reçu son mandat du ciel afin de maintenir l’harmonie au sein de l’univers. Son visage change, son rôle reste et s’amplifie à mesure que les générations et les dynasties se succèdent. 



FS 02

 

Dès l’apparition des élites néolithiques (3500 av. JC) aux empereurs de la deuxième dynastie Qing (1644-1912), le visiteur plonge dans une histoire fascinante. Les rites magiques des premiers temps se complexifient jusqu’à devenir un rituel strict et rigoureux où chaque détail compte. L’astronomie moderne apportée par les jésuites au XVIIe siècle vient soutenir de façon scientifique cette relation au ciel. 


 

FS 05



Près de la moitié des objets présentés dans le cadre de cette exposition n’ont jamais quitté le territoire chinois. Cet ensemble unique compte entre autres des éléments de vaisselle sacrificielle de bronze, linceul de jade, orfèvrerie, ensembles rituels associant robes dragons et vaisselle de porcelaine pour le culte au ciel, à la terre, au soleil, à la lune ainsi que des instruments astronomiques et des portraits d’empereurs sortent de Chine pour témoigner de cette quête d’harmonie et de pouvoir. Au total, quelques 250 chefs-d’oeuvre provenant de 6 provinces de Chine ainsi que du Musée de la Cité Interdite à Beijing témoignent du pouvoir et des rituels de plus de 200 ’fils du ciel’. 


 

FS 03

 

 

FS 08

 

 

FS 11

 

 

FS 12

 

 

 

 

Jusqu'au 24 janvier 2010

Palais des Beaux-Arts

Rue Ravenstein 23 
B-1000 Bruxelles




 

21:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europalia 2009, fils du ciel |  Facebook |

06/12/2009

Vive Saint-Nicolas!

 

St-Nicolas

 

 

 

03:01 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : saint-nicolas |  Facebook |

05/12/2009

Hanggai Band (Europalia 2009)

hanggai 01

 

 

Hanggai Band est ce groupe de musique folk qui nous vient de Mongolie Intérieure .Ce groupe de joyeux lurons  est composé de trois mongols , minorité ethnique du nord de la Chine et de trois Hans , tous venant de Mongolie intérieure ou du Xinjiang. Ces jeunes gens jouent une musique ethnique mongole où se mêle des accents groove, dus à l’utilisation d’instruments modernes électriques au milieu d’instruments traditionnels mongols. Aucun ne sait lire une partition mais tous jouent d’instinct et puisent dans les vieilles complaintes de leur région leur inspiration. Le succès qu’ils rencontrent à Beijing symbolise à merveille le retour aux racines qui est le souhait de la société chinoise d’aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

21:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europalia 2009, hanggai band |  Facebook |

03/12/2009

Delvaux et le monde antique

D5

Douze ans après la grande rétrospective consacrée par les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique au peintre, l’univers de Paul Delvaux (1897 – 1994) sera à nouveau exploré dans une exposition ambitieuse qui abordera un thème jusqu’ici délaissé par les chercheurs : la transposition de l’antiquité dans son œuvre. Toute sa vie, Delvaux a revendiqué sa passion pour l’antiquité, bien avant qu’il ne découvre de ses propres yeux ces lieux mythiques.

 

D1


L’inspiration antique se révèle dans l’œuvre de l’artiste dès le début des années 1930 et prendra une ampleur de plus en plus grande au cours de la Seconde Guerre mondiale. Notamment au travers du thème de la cité tragique. L’intérêt que Delvaux porte à la sculpture antique le mène à élaborer une figure humaine théâtralisée. Ses compositions dramatiques mettent en scène des personnages mythiques de l’Antiquité tels Pygmalion, Vénus, Pénélope ou encore des sirènes, des éphèbes ou des hamadryades. Elles évoquent une sacralité secrète des « lieux de mémoire » tels les temples et les villes antiques, comme l’Acropole, Olympie ou Pompéi. Ces lieux, Delvaux les a visité lors de deux voyages en Italie, en 1937 et 1939, et d’un périple en Grèce en 1956. Enfin, un autre aspect important de la réception de l’Antiquité dans son œuvre est celui de la retraite mélancolique.

D4
 

 

Parcourant l’exposition, le visiteur entamera un voyage dans le temps et dans cet univers à part où une septantaine d’œuvres et de documents illustre ces diverses ‘réminiscences’ antiques. Du carnet de croquis en passant par d’admirables aquarelles exécutées sur les lieux mêmes ou des dessins, petits chefs-d’œuvre en soi, jusqu’aux toiles achevées aux dimensions impressionnantes, on accompagne l’artiste dans son périple. Le grand atout de l’exposition est certainement d’avoir mis en exergue les œuvres sur papier. Connu essentiellement pour ces toiles et fresques murales, peuplées de trains et de gares, on oublie souvent que Delvaux était aussi un merveilleux dessinateur.

 

D6


Mais un tel sujet ne s’approche pas d’emblée. Le thème a d’abord été proposé par Jean Clair et un petit groupe de chercheurs français. Et les Musées royaux des Beaux-Arts sont fiers de s’être liés à ce projet, en partenariat avec la Fondation Basil & Elise Goulandris d’Athènes. Dans le livre accompagnant l’exposition, ce sont ces historiens d’art et de la littérature, ces archéologues et un homme de lettres venu de Grèce qui apportent des éclairages différents et une vision poétique sur le thème.

 

D8

 

Delvaux et le monde antique a été accueilli cet été avec succès par la Fondation Basil & Elise Goulandris dans son Musée d’Art contemporain à Andros. Un peu plus que 50 ans après le voyage en Grèce de Delvaux, le public grec a pu contempler ses œuvres.

 

Du 23 octobre 2009 au 31 janvier 2010

 

Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Rue de la Régence, 3

1000 Bruxelles

 

 

01/12/2009

SEXTIES

01

 


 

Dans le cadre prestigieux du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, l’exposition mettra en vedette le travail de quatre auteurs qui, par leurs audaces graphiques et narratives, ont marqué l’évolution de la bande dessinée en lui faisant quitter le domaine enfantin : Crepax, Cuvelier, Forest et Peellaert.

 

8949_img1

 

Au cœur des années ’60, ces quatre artistes s’inspirent de la peinture (entre autre le « Pop Art »), du dessin animé (« Yellow Submarine », etc.), du cinéma, de la musique (rock, mais aussi « yéyé » français), de la littérature et de la photographie. Il s’agira donc de dresser, via le regard de ces quatre artistes majeurs, le portrait d’une époque faite de mutations rapides.

 

pfile72670_activity8949


L’Italien Guido Crepax (1933-2003) crée « Valentina » (dont le physique est inspiré de Louise Brooks) en 1965 dans la revue « Linus ». Éric Losfeld, éditeur d’avant-garde, publie l’album en 1968. Crepax s’affirme dès le départ comme le maître incontesté de l’érotisme cérébral. La décennie suivante, ce graphiste de haut vol adaptera, dans un noir et blanc inimitable, les grand classiques de l’érotisme : « Histoire d’O », « Emmanuelle » ou « Justine ». Il introduit dans ses mises en page un système narratif révolutionnaire constitué de mise en abîme et de flash-back.

 

pfile72669_activity8949


Le Belge Paul Cuvelier (1923-1978) est un artiste majeur de la bande dessinée belge de l’après-guerre. Son « Corentin » laisse poindre, par moments, une sensualité qui devait s’exprimer dans un ouvrage plus adulte. Jean Van Hamme, alors scénariste débutant, lui concocte « Epoxy » (1968). Dans ce conte mythologique, Cuvelier exprime enfin pleinement sa passion pour le dessin du corps humain, surtout féminin. Le dessin reste en effet le centre de gravité de la bande dessinée selon Cuvelier.

 

3983322424


Le Français Jean-Claude Forest (1930-1988) provoque une onde de choc en créant, en 1962, « Barbarella » dans « V magazine ». Avec un physique inspiré de celui de Brigitte Bardot, elle incarne la femme moderne à l’ère de la libération sexuelle. L’album qui parut en 1964 fit scandale et consacra « Barbarella » comme première bande dessinée « adulte ». Le trait sensuel et l'imagination de Forest ont assuré son succès, relayé en 1968, par le film de Roger Vadim (avec Jane Fonda dans le rôle principal), dont Forest concevra les décors. Comme auteur complet, mais aussi comme scénariste (« Les naufragés du temps » avec Gillon ou « Ici même » avec Tardi), Forest fut un des fondateurs de la bande dessinée adulte.

 

3982560815


Le Belge Guy Peellaert (né en 1934) connaît une brève, mais légendaire, carrière dans la bande dessinée. Son style, en phase avec l’époque, fait entrer le « Pop Art » dans les cases. Initialement parue dans « Hara-Kiri », « Les aventures de Jodelle » (dont le physique est inspiré par Sylvie Vartan) paraissent en album en 1966. Deux ans plus tard, Peellaert lance sur les routes une nouvelle héroïne tout aussi psychédélique : « Pravda, la survireuse »(Françoise Hardy est prise cette fois prise comme modèle). Il se consacre ensuite à la peinture, domaine qui l’amène à concevoir des affiches de films (« Taxi Driver »/Martin Scorsese, « Paris, Texas »/Wim Wenders…), des pochettes de disques (« It's Only Rock and Roll »/The Rolling Stones, « Diamond Dogs »/David Bowie) ou des livres (« Rock Dreams » et « The Big Room ») devenus cultes.

 

Jusqu'au 3 janvier 2010

PALAIS DES BEAUX-ARTS, 

23 Rue Ravenstein

1000 Bruxelles

Info & Tickets 02 507 82 00

 

 

 

 

 

21:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exposition, les sexties |  Facebook |

30/11/2009

"Couleur du temps" de Jean d'Ormesson

 

 

9782350871141

 

Dans ce nouveau volume de ses chroniques pour la presse, au fil d'articles qui couvrent une soixantaine d'années, Jean d'Ormesson se ressemble d'un bout à l'autre. Il est de la même eau, très tôt. Lucide et littéraire. Ludique, tout pénétré de l'évidence de notre finitude. Il suffit de relire son article sur le ski datant de 1962 : filer à fond de train dans la neige, c'est inutile, « Oui, c'est inutile comme la vie. Et c'est grisant comme elle ». C'est couru ! Qu'on n'attende pas de lui une des croisades du siècle. Sa grande cause, c'est la littérature.

Certes, au début de cette anthologie, il est beaucoup question de culture, d'idées générales : déclin de la France, perte de notre hégémonie culturelle, crise du roman ? Jean d'Ormesson évite tout parti pris polémique. Ses idées générales sont loyales. Sa pensée est celle de l'honnête homme, tolérant, ouvert. Libertin au sens propre. C'est énorme. Mais moi qui n'ai plus d'opinions générales, mes morceaux préférés sont les plus singuliers. C'est lorsque l'auteur célèbre tel paysage, tel écrivain qu'il est le meilleur. Débarrassé de l'équité, envoûté par son sujet, incarné. Il n'aimerait parler que de « l'été, des mots et du bonheur». Voici l'été, les pages siciliennes sur Sélinonte : «Le soir tombait sur Sélinonte…» D'Ormesson a des ailes quand il aborde ses îles. Chateaubriand ne saurait tarder : «Il y a des génies idiots, Chateaubriand est un génie intelligent.» Si Chateaubriand est une sorte de jumeau idéal, ce n'est pas seulement parce que c'est l'icône de l'amant, c'est aussi parce qu'il possède une conscience aiguë du temps, du posthume, de la poussière des âges. C'est surtout un destin incrusté dans un style.

Sur les amours de Chateaubriand et de tant d'autres, d'Ormesson ne tarit pas. Il a parcouru mille fois le dortoir des écrivains. Sa lampe de poche ne rate rien. La vraie vie ne se passe pas sur le forum mais dans les lits. Qui couche avec qui, c'est la clé. Tout romancier le sait. Une des plus belles chroniques raconte l'amour de Drieu la Rochelle et de Victoria Ocampo : «Elle est surtout grande, très belle, merveilleuse d'intelligence et elle s'habille chez Chanel.» Le soir de son suicide, Drieu conclut : «Tu ne sais pas comme est bien ma mort, par une nuit superbe, ma fenêtre grande ouverte sur Paris.» Le lit est légendaire. À cet égard : lisez cet article passionnant de 1961 sur l'impossibilité contemporaine de la passion qui se nourrit d'obstacles, mort du mythe : «Il n'y a plus de passion parce que nous couchons tous ensemble !»

D'Ormesson campe ses portraits chéris : Custine, Louÿs, Mauriac, Montherlant, Aron, Soljenitsyne, superbe évocation de Borges : « Et voilà longtemps que Borges ne lit plus rien, comme Œdipe, comme Homère le poète est aveugle. » D'Ormesson se régale des joyaux de notre langue. C'est un rapport talismanique. De sang à sang. D'essence à essence. C'est fluidique. Il vit, il baigne entouré de ses phares. Car la littérature nous gratifie d'une vie plus vaste, plus passionnée que notre intermède biologique. Jean d'Ormesson, le groupie idolâtre, allume chaque article comme un briquet pour éclairer tous les concerts de la littérature. Il y a un portrait de Marc Fumaroli accolé à celui d'Édith Piaf : sexy ! « Notre Villon à nous, je crois bien que c'est elle. » Évidemment !... Se télescopent Julien l'Apostat, Sadate assassiné et Arsène Lupin, le chouchou de Jean. Viennent deux portraits confrontés, trait à trait, de d'Ormesson lui-même et du bagnard Papillon ou comment la bourgeoisie chic engendre des mythes de pacotille. Tiens ! L'article le plus ancien du livre (1948) est une définition du bourgeois. Ni prolétaire ni bourgeois, Jean d'Ormesson c'est salut l'artiste. Le ski ! Son livre est un slalom entre les styles.


 

 

20:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean d ormesson, couleur du temps |  Facebook |

28/11/2009

Chinoiseries (Europalia 2009)

Avec_la_courtoisie_de_la_Bibliotheque_royale_de_Belgique_-_Frabns_Masereel_Souvenir_de_Chine_Grav._sur_bois_1959_plano_redimensionner



 

Depuis toujours, la Chine fascine l’Occident. Cependant, les rencontres mutuelles entre les deux mondes ont longtemps été rares. Au XVIe siècle, l’intérêt se trouve stimulé par l’arrivée massive de produits venus d’Orient (tissus, porcelaines, thé). Comme ceux-ci restent d’un prix élevé, on cherche très vite à les imiter afin de satisfaire une demande grandissante.

 

Avec_la_courtoisie_de_la_Bibliotheque_Royale_de_Belgique_-_2_chinoises_entourees_d_enfants._Grav._par_Gilles_Demarteau_d_apres_Francois_Boucher_ca_1750_redimensionner
 

 

Utilisant l’imagerie et les symboles qu’ils trouvent dans les quelques ouvrages disponibles, les artistes de nos contrées vont, dès la fin du XVIIe siècle, s’aventurer sur une tout autre voie, celle de la fantaisie. Laissant leur imagination s’exprimer, ils abandonnent l’imitation pure et simple des modèles existants. Ils utilisent donc les formes et les motifs chinois pour créer leur propre vision de ce monde lointain. Se constitue alors une image de la Chine qui n’a plus rien à voir avec la réalité. Si cette mode constitua l’un des aspects de l’art du XVIIIe siècle, le Centre Albert Marinus n’entend pas pour l’occasion se limiter à cette période.

 

Avec_la_courtoisie_des_Musees_royaux_d_Art_et_d_Histoire_-_Statuette_de_Chinois_maniant_un_eventail_Primavera_Ste_Radegonde_ca_1925_redimensionner
 

 

L’exposition démontrera que les motifs d’inspiration chinoise n’ont jamais quitté les arts décoratifs, qu’ils sont encore présents aux XIXe et XXe siècles et continuent d’inspirer les artistes et les artisans dans leur travail quotidien.

 

Jusqu’au 3 janvier 2010

Centre Albert Marinus (Musée communal de Woluwé Saint-Lambert)

Rue de la Charette 40

B-1200 Bruxelles

 

_Avec_la_courtoisie_de_la_Bibliotheque_royale_de_Belgique_-_Pierre_Ledoux_Collection_d_ustensiles_armes_et_autre_effets_chinois_indiens_et_arabes_redimensionner
 

 

 

 

 

 

 

21:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chinoiseries, europalia 2009 |  Facebook |