22/06/2011

Sculptures de sable à Blankenberge (2011)

 

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Basé sur le Festival des Moments Magiques de Disneyland® Paris

 

Le festival international de sculptures de sable qui se tient chaque année à Blankenberge accueillera cet été en primeur mondiale une réinterprétation du thème de Disneyland® Paris ! C’est parti pour une aventure passionnante dans un monde féerique et fantastique construit tout en …sable.

 

Une équipe d’artistes professionnels triés sur le volet façonnera une sélection d’attractions renommées et de moments magiques de Disneyland® Paris, tandis que les personnages préférés et les figurines les plus connues créés par Disney et Pixar connaîtront une seconde vie dans le sable. Cette thématique prestigieuse apportera une dimension nouvelle à l’événement estival le plus important du littoral belge. Car jamais encore le monde magique de Disneyland® Paris n’aura été, sur plus de 3000 m2, représenté aussi fidèlement dans le sable.

 

Du 10 juin au 12 septembre, le festival de sculptures sur sable basé sur « Le Festival des Moments magiques de Disneyland® Paris » ravira les petits et les grands.

 

C’est le rendez-vous de l’été à ne manquer sous aucun prétexte, une grande fête à la fois pour les yeux, les sens et les émotions, une expérience magique faite de découvertes qui émerveilleront à tout âge.

 

 

 

Sand Sculptures Tour + Making off - Magical Moments from Disneyland Paris from Filipv on Vimeo.

 

 

20/06/2011

Frédéric Lenoir et Violette Cabesos : "La parole perdue"

 

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La basilique de Vézelay : une des plus anciennes églises dédiées à Marie-Madeleine, la pécheresse des Evangiles. Dans ce haut lieu de la chrétienté, Johanna, archéologue médiéviste, tente d’établir la vérité sur les origines controversées du culte de la sainte. Mais la sérénité de la jeune femme est rapidement troublée par une série de meurtres sur le chantier d’un de ses collègues à Pompéi et l’étrange maladie de sa petite fille, qui semble inexplicablement liée à ces crimes. Prête à tout pour la sauver, Johanna se lance alors dans une enquête périlleuse, dont la clé pourrait bien être l’un des plus grands secrets de l’humanité : la mystérieuse phrase tracée par Jésus sur le sable aux pieds de la femme adultère, la seule qu’il ait jamais écrite. Dans la lignée de leur précédent succès, La Promesse de l’ange, Violette Cabesos et Frédéric Lenoir nous entrainent dans un formidable thriller historique et métaphysique, éblouissant d’érudition, un jeu de piste archéologique où premiers temps de la chrétienté, Moyen-âge et temps présents se retrouvent confrontés à l’énigme de la parole divine.

 

18/06/2011

Bernar Venet au château de Versailles

 

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Bernar Venet est l’invité du château de Versailles jusqu’au 1er novembre 2011. Il souligne à travers ses œuvres, à la fois les relations entre l’art, les paysages et l’architecture, mais aussi entre l’art, l’époque et l’histoire. C’est à Jean-Jacques Alliagon, ancien ministre de la culture et président de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, que l’on doit cette initiative.

 

 

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« J’étais très excité quand Jean-Jacques Alliagon m’a proposé d’exposer mes œuvres au château de Versailles, car cet édifice représentait une magnifique toile de fond pour mes sculptures et aussi parce que c’était une belle opportunité d’y exercer ma conception de l’espace. J’ai toujours trouvé Versailles fascinant et cela bien avant qu’ils commencent à organiser des expositions d’art contemporain. J’ai fait mes propres photomontages en superposant mes sculptures avec en toile de fond le château. (…) Versailles, tel que je le vois, est un espace tout en perspectives et en grandeur qui étirent le regard aussi loin que possible. C’est le lieu parfait pour mes sculptures et un défi d’exposer dans un endroit si grandiose » a confié Bernar Venet.

 

 

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Les œuvres de Venet seront exposées dans l’ensemble du château. On peut notamment les voir sur le bassin d’Apollon, le bassin du fer à cheval, les jardins d’eau et dans le parterre bas.

 

 

 

 

 

17/06/2011

Fête de la musique 2011

 

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Les réjouissances auront lieu du 17 au 21 juin, à Bruxelles mais aussi partout en Wallonie.

 

Coup d’envoi vendredi avec Joy as a Toy et surtout les Bruxellois K-branding, qui fe ont trembler les murs de la Maison des Musiques au détour du parcours "Musique de Travers". Un projet dont le Magasin4 sera également le théâtre, déroulant un line-up électro-éclectique aux pseudos déroutant (Dj Elephant Power, Squeaky Lobster, Herrrmutt Lobby, Music 4 rabbits, Alek et Les Japonaises). Quittons la capitale pour Louvain-la-Neuve et la Ferme du Biéreau, où une dizaine d’artistes fêteront la musique autour de l’œuvre de Gainsbourg. Parmi eux, Auryn, Karin Clercq ou encore Marie Warnant. A Charleroi, Le Vecteur vous propose une soirée corsée dédiée à la nouvelle scène rap. Vous y croiserez entre autres Grems et le projet PMPDJ, l’excellent dDamage et la légende locale Sopranal.

 

Samedi, nombre de cités wallonnes se mettent au diapason. À Namur, la Place d’Armes sera prise d’assaut par Suarez, Joshua et bien d’autres. À Charleroi, la Brasserie de l’Eden vous convie à une "female edition" où vous croiserez les Tellers, Intergalactic Lovers, Blanche&Bietnik, OK Cowboy ! et Vive La Fête. Sur la Grand-Place de Binche joueront les Belges de Lucy Lucy !, Bikinians et Great Mountain Fire. À Liège, ce sera Jaune, Orange et rock au Mad Café avec Fastlane Candies, The Engines of Love, Blue Velvet, The Mash, Dan San et The Experimental Tropic Blues Band. Enfin, à Mons, aura lieu le tremplin du Dour Festival au studio On Air, que clôtureront Romano Nervoso et Elvis Black Stars.

 

Dimanche 19, Malmédy balancera au rythme du festival Vibrations, Place Saint-Géréon. Du côté d’Izel, une multitude d’artistes se succéderont sur les deux scènes du centre culturel, dont Birdpen, les Moon Invaders, Balthazar, les Vismets et l’excellent Bony King of Nowhere. Sans oublier le traditionnel podium du Carré de Moscou, que se partageront Prezy-H, Kel Assouf, Applause, Hoquets, Joy, Les Vedettes, etc.

 

Le lendemain, Coffee or Not foulera encore la scène de la Maison des Musiques. Et cette édition 2011 se terminera en beauté mardi au Parc d’Avroy liégeois, avec Yew et Daan le dandy.

 

Toutes les infos et les détails de la programmation : http://2011.fetedelamusique.be

 

 

 

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France 2 et Air Productions ont choisi la ville de Bruxelles pour la soirée événement «TARATATA fête la Musique» : 4 heures de spectacle et de musique live au cœur de l’Europe !

 



Capitale de l’Europe, Bruxelles est aussi une formidable scène musicale, et le berceau de nombreux artistes renommés ! Aujourd’hui les frontières n’existent plus vraiment, et, avec France 2, l’idée de rejoindre Bruxelles le temps de cette soirée exceptionnelle nous a beaucoup plu ! Créée en 1982, la Fête de la musique est aujourd’hui célébrée dans une centaine de pays, sur les cinq continents : même certains quartiers de New-York la fêtent le 21 juin ! Je suis très heureux que cela se concrétise aujourd’hui, car Bruxelles, à la fois par ses capacités d’accueil et d’infrastructure, nous permettra de mettre en scène une superbe soirée : quatre heures de direct live, des artistes des scènes française, belge, et des quatre coins du monde ! Nous renouvellerons aussi notre « Opération Jeunes Talents », initiée l’an dernier, et ouverte à tous les musiciens amateurs pour venir sur scène accompagner les grandes stars de la musique françaises et internationales.
Je tiens par ailleurs à remercier très chaleureusement les villes qui ont fait acte de candidature auprès de nous : beaucoup de dossiers étaient séduisants, mais nous avons adoré l’idée de donner à cette nouvelle édition une couleur européenne
, a déclaré Nagui, qui présentera et produira cet événement.

 



AVEC : Louis Bertignac, Scorpions, Duran Duran, Martin Solveig, Milow, Ayo, Stromae, Aloe Blacc, Yael Naïm, Asa, Ayọ, Selah Sue, Nolwenn Leroy, Christophe Maé, Yannick Noah, Julien Doré, La Fouine et Sexion d'Assaut

 



«TARATATA fête La Musique» sera diffusée en direct sur France 2 depuis la Place des Palais, le mardi 21 juin prochain à partir de 20h35, ainsi que sur Europe 1.

 

 

 

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15/06/2011

Couleur café 2011

 

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C'est un tour du monde musical que nous vous proposons avec comme destinations le hip hop d'Afrique, d'Europe et des Amériques, le reggae des USA et de France, la cumbia de Colombie et le dancehall de Jamaïque pour la 22ème édition de Couleur Café, qui se déroulera du 24 au 26 juin 2011 à Tour & Taxis.

Il est loin le temps où Couleur Café entassait ses souks, ses restos et ses musicos dans les Halles de Schaerbeek, les anciennes halles maraîchères situées en plein coeur de Bruxelles et désormais reconverties en centre culturel européen...

 

Un festival typiquement bruxellois

 

Ancré dans la ville, Couleur Café se nourrit des brassages culturels qui forment Bruxelles et les grandes métropoles en général. Couleur Café, c'est un peu un "Schengen" culturel à l'échelle planétaire, une abolition des frontières pour une libre circulation des influences musicales. Un festival urbain où se côtoient sans complexe les légendes à l'origine des grands courants musicaux du XXe et ceux qui aujourd'hui en réinventent les règles à coup de "crossovers".

 

Edition 2011

 

Tiken Jah Fakoly est impatient de retrouver son public belge à Couleur Café, où il s'était produit en 2005 et 2008. L'artiste phare du roots reggae Africain est fort attendu par notre public, comme démontré dans notre enquête facebook de novembre 2010. Il mettra sans aucun doute le feu sur la scène Titan !

 

Concerts

 

Couleur Café c'est une fraîche cascade d'éclectismes avec de grands noms et de nombreuses bonnes découvertes pour les aventuriers de musique. A chacun son parcours !
Funk, soul et pop fans vont trouver leur goût avec Seal, Janelle Monáe, Puggy, Arsenal, Yael Naim, Irma, Absynthe Minded, ou Wild Boar & Bull Brass Band.
Celui qui aime le reggae, le ragga et le dub a un choix luxueux entre Ziggy Marley, Tiken Jah Fakoly, Patrice, Selah Sue, Dub Inc, Alborosie, SOJA, Ziggi Recado, Ghostpoet, Almamegretta, Raggasonic et Jammin Troopers.
Les amateurs de hip-hop peuvent se délecter avec IAM, Method Man & Redman, DJ Shadow, Hocus Pocus, Blitz the Ambassador, Keny Arkana et notre artiste Wanted! Gloria & Brzzvll.
Pour les afficionados de tous les rythmes latino, le festival propose Calle 13, Sergent Garcia, Ojos de Brujo, Suarez, Zule Max, Los Callejeros et Buenas Ondas.
Le parcours afro world mène de Seun Kuti & Egypt 80, Smod et Sayon Bamba à la grande création live « Congotronics Vs. Rockers ».
Les balkan beats sont assurés par Band of Gypsies 2 (le choc musical entre Kocani Orkestar et Taraf de Haidouks), Merdan Taplak (live) et Antwerp Gipsy Ska Orchestra.
Ceux qui viennent pour danser pourront suivre Kid Koala et DJ Shadow, mais aussi les 9 DJ Wanted! qui se produiront dans le Dance Club le soir, et dans les nouvelles Dance Caravanes, disséminées sur le site.

 

 

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14/06/2011

Le condamné à mort

 

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Jeanne Moreau & Etienne Daho interprètent "Le condamné à mort" le samedi 18 juin 2011 à 21:00 au Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf à Bruxelles.

 

Ils ont triomphé à l’Odéon (Paris) en novembre 2010, ont fait un disque, et les voilà sur la grande scène du Palais des Beaux-Arts. Étienne Daho et Jeanne Moreau. À l’occasion du centenaire de la naissance de Jean Genet (1910-1986), l’icône du cinéma et le pape de la pop française mettent en musique Le Condamné à Mort (1942), la première œuvre littéraire du vibrant auteur. Elle qui l’a bien connu en témoigne sans fard, tandis que lui, qui s’y est retrouvé, y puise une profondeur nouvelle.

 

Moreau en blanc, Daho en noir, comme les deux faces d’une même pièce, cisèlent chaque syllabe de cette ode fantasmée à un assassin de 25 ans, guillotiné en 1939. Eros et Thanatos, incarnés comme jamais, susurrent la puissance du désir et l’angoisse de la mort. « J’ai tué pour les yeux bleus d’un bel indifférent »...

 

Le disque et le spectacle de Moreau et Daho reprennent le disque enregistré par Hélène Martin (musique et direction), Marc Ogeret (vox) et Jean-François Gaël (arrangements) en 1970.

 

 

 

13/06/2011

Jean-Paul BOURRE : "Ca'Dario"

 

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Si les murs de la Ca' Dario pouvaient parler, ils hurleraient. Derrière les façades aux couleurs de friandises, la jeune Marietta Barbaro, emmurée, s'est consumée de chagrin, l'historien Rawdon Brown s'est donné la mort face à ses tableaux, Kit Lambert, le manager des Who, s'est perdu dans les fêtes et les drogues, la liste est longue, et sanglante, des propriétaires morts de façon tragique dans ce petit palais penché sur le Grand Canal. Elle faillit s'achever par Woody Allen, si celui-ci, prudent, n'avait au dernier moment renoncé à son achat. Amoureux de Venise, Jean-Paul Bourre a exhumé les bibliothèques de la Sérénissime pour raconter, sous la forme d'une enquête, l'histoire fantastique de ce bâtiment maudit, construit au XVIe siècle sur un ossuaire et dont la devise, gravée dans le marbre du frontispice, nous dit, en anagramme " Celui qui habitera ces lieux ira à sa ruine ".

 

 

10/06/2011

Claude Léveillée a rejoint "Frédéric"

 

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Claude Léveillée est et restera sans contredit l'un des plus grands de la chanson québécoise et même de la chanson française. Il s'est éteint paisiblement le 9 juin 2011. Il continue de marquer notre imaginaire avec des titres comme Frédéric, La légende du cheval blanc, Taxi, Soir d'hiver, Les vieux pianos, Emmène-moi au bout du monde, Le rendez-vous et La scène, pour n'en nommer que quelques-uns.

 

  

Depuis le milieu des années cinquante et malgré les caprices de ses divers cycles de création, Claude Léveillée mène de front les carrières de musicien, de comédien et d'auteur compositeur interprète. Au moment même où ses premières mélodies peuvent être entendues d'un public clairsemé, il trouve son premier vrai succès savamment déguisé en clown sur les ondes de la télévision nationale: le personnage de Cloclo fait les délices de milliers d'enfants pendant les saisons 1957-1959.

 

 

 

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Parallèlement à ce rôle très médiatisé, Claude partage avec deux autres chansonniers débutants, Hervé Brousseau et Jean-Pierre Ferland, le projet de doter Montréal d'une nouvelle boîte où leurs créations pourraient se faire entendre à loisir. Ils sont vite rejoints par Clémence Desrochers, Raymond Lévesque qui rentre justement de Paris, et le pianiste André Gagnon puis donnent à leur rendez-vous le nom de Chez Bozo, en hommage à la chanson d'un de leurs principaux modèles, Félix Leclerc.

 



Pour Claude, l'expérience sera de courte durée. Un jour de juin 1959, de passage au Québec, Édith Piaf entre Chez Bozo et, après avoir entendu le jeune pianiste, lui propose de l'accompagner en France. Ce premier séjour européen sera pour lui une école des plus efficaces. En une dizaine de mois, il compose ses premiers chefs-d'oeuvre tels "Boulevard du crime" et Le vieux piano" puis s'attaque à un projet de comédie ballet en compagnie de Michel Rivgauche intitulé "La Voix" qui ne verra finalement le jour que cinq ans plus tard.

 



À son retour, en 1961, il fait la connaissance de Gilles Vigneault et amorce une intense collaboration avec le poète de Natashquan. Sur son premier album Léveillée enregistre "Le rendez-vous", premier fruit de cette rencontre, ressort son texte original de "Les vieux pianos" que Piaf avait fait modifier, et s'impose comme un des artisans majeurs du mouvement chansonniers qui marque alors le Québec. L'année suivante, en 1963, ce sont six autres textes de Vigneault qu'on retrouve sur le nouvel album de Léveillée: "L'hiver", "Comme guitare" et quatre autres poèmes mis en musique y côtoient les futurs succès du chanteur pianiste: "Taxi" et surtout l'inoubliable "Frédéric" son classique instantané. Sur cette lancée, le voici en vedette à la Place des Arts au mois d'avril 1964, une première pour un artiste québécois.

 

 

 

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Tout au long des années soixante, il partage de plus en plus ses soirées entre les nouvelles salles de spectacle accessibles à un plus grand public et les innombrables boîtes où la chanson continue de se glisser à l'oreille des étudiants en pleine effervescence. Pendant ses spectacles en salle, il partager la scène avec André Gagnon, autre prodige du clavier avec qui il grave les deux albums "Léveillée-Gagnon" et "Une voix, deux pianos", ce dernier avec la participation vocale de Nicole Perrier. En 1969, sa chanson "Pour les amants" connaît un double succès, soit sa propre version chantée et l'adaptation instrumentale par Gagnon.

 



La réputation de Claude Léveillée déborde rapidement les frontières du Québec. D'abord la France, d'où il ramène deux albums intitulés "Claude Léveillée à Paris", puis les États-Unis où il se rend participer au Ed Sullivan Show en 1966, et l'U.R.S.S. où il effectue des tournées en 1968 et 1973.

 



Toujours concerné par la création théâtrale, il compose la musique de nombreux téléthéâtres dont plusieurs pièces de Marcel Dubé, la plus connue étant Un simple soldat en 1967, ainsi que des revues musicales coécrites avec Louis-Georges Carrier, notamment Ne ratez pas l'espion et Elle tournera la terre. En plus de contribuer de ses compositions musicales, Claude Léveillée joue lui-même dans certaines de ces pièces et participe au film La Ligne de démarcation de Claude Chabrol, en 1966.

 



Le tournant de la décennie soixante-dix est marqué d'un nouvel élan pour les divers aspects de la carrière de Claude Léveillée. Alors qu'il domine les palmarès avec "L'étoile d'Amérique" et l'album du même nom, on retrouve son nom au générique de nouveaux téléthéâtres comme Des souris et des hommes ou de films comme Quelques arpents de neige et Les beaux dimanches (la pièce). Son deuxième voyage en Union Soviétique est suivi d'une tournée en Europe et en Asie centrale. Pendant son absence, sa voix et sa musique demeurent présentes grâce aux chansons "Pour quelques arpents de neige", "La froide Afrique" et "Les amoureux de l'an 2000". En 1975, il collabore avec le poète Claude Péloquin pour la chanson titre de l'album "On remonte en amour" qui contient aussi la chanson "Ce soir, si on s'aimait".

 



Claude Léveillée est l'un des cinq grands qui sont de l'édition 1976 de la Fête nationale à Montréal, avec les Vigneault, Ferland, Charlebois et Deschamps et dont la performance collective fait l'objet de l'album "Une fois cinq". La même année, il présente une série de spectacles avec Félix Leclerc au Théâtre de l'Île d'Orléans qui sont également rappelés à notre souvenir par le document "Léveillée/Leclerc - Le temps d'une saison".

 

 

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Plusieurs de ses compositions instrumentales sont créées à l'occasion d'événements d'envergure: les Jeux Olympiques de Montréal en 1976, le 370ième anniversaire de la ville de Québec en 1978, les commémorations historiques acadiennes "Le Rassemblement" et "Ce rêve qui ne finira jamais" l'année suivante. On en retrouve la trace sur les albums "Black Sun" et "Escale 84".



 

 

 

 

  
En 1988 il tient un rôle secondaire dans le film Jésus de Montréal de Denys Arcand, puis se remet à la préparation d'un nouvel album, le premier en sept ans. "Enfin revivre" paraît en 1989. En 1990, le cinéaste Jean-Claude Labrecque tourne un documentaire intitulé 67 bis boulevard Lannes qui rappelle son passage dans l'équipe Piaf à la fin des années cinquante. L'animateur radio Daniel Guérard publie à peu près au même moment un essai biographique qui résume le parcours de l'artiste: Claude Léveillée, aux trapèzes des étoiles.

 



Cette parenthèse musicale fait à nouveau place au métier de comédien alors qu'il incarne le personnage d'Émile Rousseau, un magnat de la presse que les téléspectateurs aimeront haïr, pendant deux saisons de la série Scoop au début des années quatre-vingt-dix. À peu près au même moment, il participe aussi à un thriller fort convaincant mais malheureusement méconnu: Meurtre en musique. Puis, constatant que la plupart de ses enregistrements musicaux ont été éliminés du marché suite à l'arrivée du nouveau format de disque audionumérique, il entreprend la réédition - et parfois le réenregistrement - de ses chansons sous le titre "Mes années 60", 70, et 80.

 
 
À la fin des années quatre-vingt-dix, c'est le chanteur qui reprend goût à la scène. On le voit notamment en spectacle au Festival d'été de Québec, en juillet 1998. D'autres disques compacts sont aussi mis en marché: réédition d'enregistrements de la décennie soixante sur un coffret de la série Émergence, ainsi que les albums "Rêves inachevés" et "Un homme, un piano" où on découvre ou redécouvre de savoureuses versions de plusieurs classiques. Lors de la 3e édition de l'émission Star Académie, édition québécoise, sa chanson "L'étoile d'Amérique" est choisie comme thème de la saison.

 
 
Un des compositeurs les plus prolifiques de sa génération, Claude Léveillée a également composé pour la scène, le cinéma et la télévision. Pionnier du genre, il a signé la musique de plusieurs comédies musicales.

 

  

Il a écrit la musique des séries télévisées "Les fils de la liberté" (SRC, 1981) et "Scoop" (SRC, 1991-1995) ainsi que les musiques d'enchainement de la chronique artistique "Bon dimanche" (TVA, 1988). Il a mis en musique les contes Le dict de l'aigle et du castor de Gilles Vigneault (1972) ainsi que La légende du petit ours gris et Le journal d'un chien de Félix Leclerc (1979).

 


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00:25 Écrit par Boubayul dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : claude léveillée, frédéric, québec |  Facebook |

02/05/2011

"Le cimetière de Prague" d'Umberto Eco

 

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Trente ans après Le Nom de la rose, Umberto Eco nous offre le grand roman du XIXème siècle secret. De Turin à Paris, en passant par Palerme, nous croisons une sataniste hystérique, un abbé qui meurt deux fois, quelques cadavres abandonnés dans un égout parisien. Nous assistons à la naissance de l'affaire Dreyfus et à la création de l'évangile antisémite, Les Protocoles des sages de Sion. Nous rencontrons aussi des jésuites complotant contre les francs-maçons, des carbonari étranglant les prêtres avec leurs boyaux. Nous découvrons les conspirations des renseignements piémontais, français, prussien et russe, les massacres dans le Paris de la Commune où l'on se nourrit d'illusions et de rats, les coups de poignard, les repaires de criminels noyés dans les vapeurs d'absinthe, les barbes postiches, les faux notaires, les testaments mensongers, les confraternités diaboliques et les messes noires...

Les ingrédients sont donc réunis pour faire de ce savoureux feuilleton un diabolique roman d'apprentissage. Tout est vrai ici, à l'exception de Simon Simonini, protagoniste dont les actes ne relèvent en rien de la fiction mais ont probablement été le fait de différents auteurs. Qui peut, cependant, l'affirmer avec certitude ? Lorsque l'on gravite dans le cercle des agents doubles, des services secrets, des officiers félons, des ecclésiastes peccamineux et des racistes de tous bors, tout peut arriver...

 

 

25/04/2011

"Charly 9" de Jean Teulé

 

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Il est vrai que Charles IX ne fut pas un roi comme les autres et qu'il n'aurait pas laissé un grand souvenir s'il n'avait ordonné, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy, carnage qui horrifia l'Europe, à l'exception du pape et des Espagnols qui y virent, eux, la bienheureuse volonté de Dieu. Cette décision n'était pas la sienne mais celle de sa mère, la redoutable Catherine de Médicis qui utilisa toute sa vie sa nombreuse progéniture pour assouvir son appétit dévorant de pouvoir : dès qu'un de ses fils mourait, elle poussait illico le suivant sur le trône de France. Charles IX avait 24 ans à l'époque, et il ne possédait ni la cruauté ni la détermination, ni la force morale d'assumer un crime aussi horrible. Accablé par le poids de sa faute, il sombra dans une folie qui le conduisit en quelques mois à la maladie et à la mort. C'est cette terrifiante descente aux enfers que Jean Teulé raconte dans ce roman baroque et magnifique. Avec la verve qu'on lui connaît, il décrit les extravagances de ce malheureux jeune homme : la manière dont il coursait furieusement des lièvres qu'il délivrait dans les appartements de sa maîtresse ; comment il massacrait le bétail, la basse-cour et tous les animaux des fermes où le hasard de ses errances le conduisaient, comment il empoisonna une partie de la population en lui offrant du muguet le 1er mai, ce qui, en ces temps de famine, poussait ses sujets à manger cette fleur vénéneuse qu'il croyait être une sorte de salade ; comment il permit l'invention du poisson d'avril en officialisant le changement de date du début de l'année du 1er avril au premier janvier ; comment il crut remplir les coffres vides du royaume en fabriquant de la fausse monnaie... et bien d'autres folies encore, aussi saugrenues que sanglantes.

 

 

 

20:00 Écrit par Boubayul dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/04/2011

"Le voisin" de Tatiana de Rosnay

 

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Un mari souvent absent. Un métier qui ne l'épanouit guère. Un quotidien banal. Colombe Barou est une femme sans histoires. Comment imaginer ce qui l'attend dans le charmant appartement où elle vient d'emménager ? À l'étage supérieur, un inconnu lui a déclaré la guerre. Seule l'épaisseur d'un plancher la sépare désormais de son pire ennemi... C'est une nuit, alors qu'elle est seule dans son lit, que l'engrenage se met en marche. De la surprise à l'inquiétude, puis de l'effroi à la panique, victime d'un être insaisissable et diabolique, Colombe va vivre une aventure hallucinante à laquelle rien ne la préparait, et dont le dénouement ne sera pas l'épisode le moins étrange. Quel prix est-elle prête à payer pour retrouver sommeil et sérénité ? Grâce à un scénario implacable, Tatiana de Rosnay installe une tension psychologique extrême. Situant le danger à notre porte, elle réveille nos terreurs intimes.

 

Rien ne se passe comme le lecteur habitué aux films d’horreur ou aux comédies romantiques pourrait s’y attendre : entre thriller domestique, conflit intime et roman initiatique, l’auteure brouille les cartes et conduit son histoire vers une issue aussi subtile qu’inattendue.

 

14/04/2011

Toutankhamon à Bruxelles

 

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Dès le 20 avril, la plus grande exposition – plus de 4.000 m2 et 1.000 répliques d'objet – jamais consacrée à Toutankhamon prend ses quartiers au Palais 2 du Heysel à Bruxelles. Pendant six mois, le trésor du jeune souverain est présenté tel qu'il a été découvert par Howard Carter. Découverte esthétique de magnifiques répliques et émotions archéologiques.

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Comme tous les matins depuis 7 ans, Howard Carter quitte sa maison grise de Elwat el-Dibun et arrive dans la Vallée des Rois. Mais ce 4 novembre 1922, dès qu'il arrive, l'archéologue anglais perçoit une tension. Un silence inhabituel règne sur le chantier de fouilles. Le scientifique pressent que ses hommes ont trouvé ce qu'ils cherchent depuis si longtemps. Il a raison ! Une marche a été dégagée dans la rocaille ! Quinze autres le seront bientôt. Elles conduisent quatre mètres plus loin à une porte recouverte de plâtre et marquée de cartouches au nom de Toutankhamon… Émotion et appréhension car Carter remarque des traces d'ouvertures successives dans le plâtre. Tout comme il a observé, au moment où ses hommes enlevaient les gravats recouvrant l'escalier, qu'un boyau permettant le passage d'un homme a été creusé puis rebouché. Carter craint que la tombe n'ait été pillée comme celles de tous les autres souverains de cette vallée…

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Il n'en sera rien, on le sait aujourd'hui. Carter va découvrir le plus fabuleux trésor de l'Histoire : une tombe royale contenant plus de 4.000 objets. Elle fut pourtant par deux fois visitée, peu après la mort du roi, mais refermée aussitôt ; seuls des parfums, onguents et quelques bijoux ont été dérobés. Ensuite, la sépulture sera préservée des vols par la conjonction de différents facteurs, le creusement de la tombe de Ramsès VI à la XXe dynastie en surplomb de celle du petit pharaon, un éboulement qui cache miraculeusement la tombe et la construction de cabanes d'ouvriers sur cet éboulement. La tombe sombre ainsi dans l'oubli pendant des milliers d'années jusqu'à ce fameux 4 novembre 1922.

 

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Dix-huit jours plus tard, le temps que Lord Carnavon qui finance les fouilles arrive sur les lieux depuis Londres, Howard Carter fait démolir la porte et découvre un premier couloir long de 7,60 mètres. Celui-ci laisse également apparaître un petit tunnel attestant d'une pénétration clandestine. Le couloir aboutit à une deuxième porte. Le 29 novembre, il la détruit et distingue ce qu'il n'avait jamais espéré trouver, un amoncellement innombrable d'objets plus extraordinaires et plus inattendus les uns que les autres, des objets de cérémonie et du quotidien datant du XIVe siècle avant notre ère entassés dans le plus grand désordre : des grands lits en forme d'animaux, des conserves funéraires avec des canards momifiés et des morceaux de bœuf, des bouquets de fleurs, des chariots démontés, des statues, des vases d'albâtre… L'or, le lapis-lazuli, l'ivoire, la turquoise, l'ébène sont présents à profusion. Émotions confuses. Et quand plus tard, une autre salle révèle la présence de la momie royale, l'émotion est absolue.

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Ce sont ces émotions que veut nous faire revivre l'exposition qui arrive à Bruxelles en avril prochain. Toutankhamon, son Tombeau et ses Trésors nous invite à éprouver le moment magique de cette découverte en nous faisant pénétrer dans la tombe reconstituée, comme si nous étions des archéologues, comme si nous étions Howard Carter en 1922. Après la projection de films documentaires, aucune lumière ne revient pour permettre aux visiteurs de s'habituer à l'obscurité et le contenu de la première chambre funéraire est révélé progressivement à la lumière d'une bougie, comme le vécurent Carter et Carnavon. Les archives en noir et blanc se transforment ainsi en espaces emplis d'objets réels et colorés. Après cette première chambre, les visiteurs pénètrent dans deux petites salles. Toutes trois ont été reconstituées et aménagées comme elles étaient au moment de la découverte de Carter grâce aux croquis et notes de l'archéologue ainsi qu'aux images du photographe de l'expédition, Harry Burton. Plus de 1.000 objets, les répliques de bijoux, objets de culte, amulettes, coffres, sièges, armes, grandes chapelles dorées, le char doré, le sarcophage d'or et le fameux masque mortuaire – ces deux dernières pièces représentent bien sûr le clou de l'exposition avec un petit siège incrusté d'ébène et d'ivoire fabriqué pour un enfant de neuf ans – ont été réalisées par des artisans égyptiens dans des matériaux aussi divers que le bois, l'or, la pierre et des matériaux synthétiques modernes. Sous la direction du Dr Martin von Falck, des égyptologues ont vérifié la qualité des reproductions qui ont coûté au total pas moins de 5 millions d'euros. Le fameux masque d'or est présenté en deux exemplaires. Le premier est disposé tel qu'il s'est révélé aux yeux de Carter, sur la momie même du pharaon et accompagné d'autres objets, des bijoux et les attributs du pouvoir, la crosse et le fléau. Le second masque est exposé comme l'original du Musée du Caire mais sans être protégé par des vitres ; toutes les répliques sont quasi à portée de main. De quoi intensifier le plaisir de les admirer.

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Des présentations multimédias utilisant les plus récentes technologies font encore découvrir le monde culturel et religieux de l'époque ainsi que la collaboration unique entre l'archéologue Carter et son mécène Lord Carnavon.

 

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Ainsi la visite est aussi éducative que divertissante car elle explique l'Egypte pharaonique tout en nous faisant revivre la découverte de Carter par une mise en scène dynamique. Bien sûr, les visiteurs ne sont pas seuls comme le fut l'archéologue anglais. Que du contraire, ils sont nombreux, très nombreux. Dans les neuf villes européennes où l'exposition a été présentée depuis 2008, elle a séduit plus de 1,7 million de personnes et à Bruxelles quelque 300.000 visiteurs sont attendus. De quoi atténuer quelque peu le plaisir de la découverte, mais la beauté des œuvres et la fascination qu'elles exercent peuvent faire oublier la foule.

 

 

Du 20 avril 2011 au 6 novembre 2011

Place de Belgique 1 1020 Bruxelles

 

 

11/04/2011

"Chevalier de l’ordre du mérite" de Sylvie Testud

 

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Dès que je passe la porte de notre appartement, je me transforme. Sans plus aucune coquetterie, je retire mes escarpins, je jette mes vêtements dans la panière à linge sale. Je m’attache les cheveux sur le sommet du crâne, remonte mes manches, et c’est parti pour le rodéo de l’ordre et de la propreté. Une chorégraphie d’un genre peu sexy, à laquelle je ne renonce que tombante de sommeil.
Pauvre Adrien : il vit avec une mégère. L’image n’est pas folichonne.
C’est au bureau qu’ils vivent avec moi. Bien habillée, maquillée, coiffée.
Pourquoi je me transforme?
Pourquoi je n’arrive pas à suivre le mode de vie d’Adrien ?
Pourquoi ça ne tourne pas plus… plus… plus carré ?

Sylvie Testud est comédienne. En 2001, elle a obtenu le César du meilleur espoir féminin pour Les Blessures assassines, et, en 2004, le César de la meilleure actrice pour Stupeur et tremblements. Son dernier roman, Gamines, est paru chez Fayard en 2006.

 

 

07/04/2011

L'Amérique, c'est aussi notre histoire

 

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L'exposition est construite autour des quatre mouvements fondamentaux du balancier entre l'Europe et les États-Unis.

 

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« America ! America ! »

Pour des générations d'Européens, l'Amérique, c'est le cinéma. Le cinéma a construit l'imaginaire américain des Européens. Westerns et comédies musicales, films de guerre et d'action, thrillers et road movies, ont façonné sans relâche l'image qu'ils se sont fait, génération après génération, d'une Amérique indéfiniment rêvée.

 

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Ce montage cinématographique introduit le visiteur dans le monde magique d'une Amérique passée au prisme de l'imaginaire européen."

Lorsqu'ils entreprennent de coloniser l'Amérique du Nord, les Européens n'y voient qu'un chapitre de plus d'une aventure impériale entamée dès le milieu du XVe siècle.

 

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Les choses vont tourner autrement. Les colons venus d'Europe prennent racine en terre américaine et se découvrent peu à peu américains. Animés d'idéaux politiques nés dans leur patrie d'origine, enrichis par le commerce avec l'Europe et profitant des rivalités entre puissances coloniales, ils s'émancipent de leur tutelle et fondent un nouvel État. Les libéraux européens emportent ainsi outre-Atlantique leur première victoire politique. Le laboratoire américain ne tardera pas à faire des émules.

 

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Le visiteur découvre ici l'épopée des « Pères Pèlerins » et l'affrontement entre les puissances européennes pour la maîtrise du continent, mais aussi la vie quotidienne des Indiens d'Amérique et celle des esclaves que les marchands européens commencent à importer d'Afrique.

 

 

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Cette partie débouche sur la révolution américaine, qui, armée des idées et des idéaux des Lumières, chasse les Britanniques avec l'aide d'Européens et fonde une nouvelle république : les États-Unis d'Amérique.

La statue de la Liberté, don du peuple français au peuple américain (1886) symbolise bien le long XIXe siècle, de la fin de la guerre d'Indépendance à la Première Guerre mondiale. Une nation aux dimensions du continent s'affirme, puis sombre dans une effroyable guerre civile - la Guerre de Sécession -, avant d'en sortir plus forte grâce au génie de ses institutions, à l'activité de ses citoyens, à l'inépuisable richesse d'un pays immense... et au flux d'immigrés venus d'Europe.

 

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Une Europe fascinée, où bien peu comprennent que l'Amérique lui montre son propre avenir. Mais une Europe qui fascine tout autant l'Amérique, qui y cherche ce qui lui manque : une histoire et du raffinement.

C'est l'histoire d'une Amérique qui se veut maîtresse sur son territoire, tout en se construisant grâce à l'immigration européenne. Le visiteur est invité à découvrir le melting pot américain en devenir en s'engageant sur la passerelle d'un navire de la Red Star Line, puis à vivre l'aventure de la conquête de l'Ouest.

 

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« La Fayette, nous voilà ! » : Le mot célèbre, prononcé le 4 juillet 1917 par un officier du Corps expéditionnaire américain sur la tombe du héros français de l'indépendance des États-Unis, illustre une période marquée par le retour des Américains en Europe.

De la Première Guerre mondiale à la Seconde, de celle-ci à la guerre froide, et jusqu'à l'effondrement de l'Union soviétique, les États-Unis s'imposent comme l'une des deux puissances majeures de la planète et la gardienne de la prospérité et de la liberté du Vieux Continent.

 

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C'est un parcours richement illustré que découvre le visiteur. La tragédie des cimetières militaires se mêle à la découverte émerveillée de l'American Way of Life débarquée dans les fourgons des libérateurs.

Depuis l'effondrement de l'Union soviétique, les États-Unis apparaissent comme l'unique « hyperpuissance ». L'Europe, elle, a plutôt bien réussi l'intégration des peuples restés longtemps sous domination communiste, s'est dotée d'une monnaie unique et progresse tant bien que mal sur la voie de son unification. Un ordre mondial est mort, un autre se cherche à tâtons, à travers crises et conflits, où les deux partenaires atlantiques peinent à définir leur relation.

Deux temps scandent ce bref moment historique. Le premier, qui est celui d'une certaine incompréhension entre les deux rives de l'Atlantique, coïncide avec la seconde guerre du Golfe ; le second, marqué par l'apaisement, se déroule sous nos yeux. Et l'exposition s'achève sur un film empreint d'optimisme, qui reprend les grands moments de cette histoire partagée, avant de poser la question du nouvel « atlantisme » à construire au bénéfice des deux partenaires, comme du monde entier.

 

 

 

L'exposition a été prolongée jusqu'au 4 juillet 2011.

 

Tour & Taxis

Avenue du Port, 86c

1000 Bruxelles

 

 

04/04/2011

"Pise 1951" de Dominique Fernandez

 

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En octobre 1951, Octave et Robert, deux étudiants français, arrivent à Pise où ils vont passer une année d'études. Ils découvrent une Italie à peine sortie de la guerre, archaïque, pittoresque et accueillante. Tous deux vont faire la connaissance d'une jeune fille qui vit un peu à l'écart de la ville, dans la villa splendide mais délabrée de ses parents, aristocrates ruinés. Les deux garçons tombent amoureux de la jeune fille, chacun à sa façon. Le roman raconte comment, à cette époque où une jeune italienne n'a ni le droit ni la possibilité de rester en tête-à-tête avec un garçon, l'amour naissait chez des êtres qui se connaissaient à peine. Il raconte aussi les hésitations de la jeune fille, partagée entre Octave et Robert.


Ce roman fait revivre une Italie révolue, dont le charme invite à un voyage nostalgique dans le passé.

 

31/03/2011

Trônes en majesté

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

 

L'exercice de la souveraineté associe deux notions universelles et intemporelles : l'autorité et la puissance.  L’autorité «assied» son détenteur sur des bases jugées plus stables que celles offertes par la puissance, toujours éphémère à plus ou moins long terme. Ainsi, symboliquement, les images figurent-elles de préférence assis le représentant de l’autorité et debout le puissant qui a su faire montre de sa supériorité. Deux types d’attributs matérialisent la spécificité de chacune de ces deux notions : le trône pour l’autorité, la couronne et les autres attributs de la domination pour le vainqueur. Mais, peu à peu, la symbolique du siège, a fini par s’estomper et disparaître de nos horizons et semble être aujourd’hui entièrement exclue des mentalités contemporaines.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

Dans le domaine culturel, aucune exposition, à ce jour, n’a véritablement porté sur l’autorité et son symbole comme si le trône était chassé du paysage culturel et des consciences. Dans le contexte politique, cette évolution conduit aujourd’hui la plupart des chefs d’Etat à s’exprimer debout.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

En surmontant la hantise ou la méfiance récurrentes des sociétés modernes envers le siège royal et ses multiples déclinaisons, l'exposition «Trônes en majesté» s'attache, pour la première fois, à présenter un ensemble de trônes, fixes ou mobiles, profanes ou sacrés, provenant des quatre continents, appartenant à toutes les époques de l'histoire. Se dessine, au-delà des formes et des styles, un langage universel inscrit dans les profondeurs de chacune des civilisations ainsi évoquées. Environ quarante sièges de toutes les civilisations sont exposés dans le circuit des Grands Appartements du Roi et de la Reine, certains accompagnés de leurs accessoires et d’autres éléments iconographiques, permettant ainsi au public de mieux comprendre l’universalité de la représentation assise de l’autorité, qu’elle soit politique ou religieuse. Des sièges emblématiques tels que le trône du Roi Dagobert ou la Portantina du Pape Léon XIII rappellent la réelle fascination que le trône a connue ou qu’il exerce encore.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

«Trônes en majesté» bénéficie de prêts exceptionnels, comme ceux consentis par le Vatican, la Cité interdite de Pékin, les résidences royales européennes (Madrid, Varsovie...). Dans une mise en scène adaptée, des sièges emblématiques, tels que celui du roi Dagobert, de Napoléon, de Louis XVIII, le roi restauré, ou la sedia gestatoria du pape Pie VII rencontrent des sièges taïnos, africains, chinois ou thaïlandais...

 

 

 

 

 

Jusqu’au 19 juin 2011

Grands appartements et galeries de l’histoire de France

Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles

Versailles

 

30/03/2011

La solitude des nombres premiers

 

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1984, 1991, 1998, 2007. Autant d'années qui séparent la vie de Mattia et d'Alice. Deux enfances difficiles, bouleversées par un terrible événement qui marquera à jamais leur existence. Entre leurs amis, leur famille et leur travail, Mattia et Alice sont malgré eux rattrapés par leur passé. La conscience d'être différent des autres ne fait qu'augmenter les barrières qui les séparent du monde, les menant à un isolement inévitable, mais conscient.

 

Réalisé par Saverio Costanzo

Avec Isabella Rossellini, Luca Marinelli, Alba Rohrwacher

 

 

 

28/03/2011

"Prête-moi ta vie pour t’écrire là-haut" de Françoise Dorin

 

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" Si je n'avais pas été la fille de mon père, j'aurais sûrement écrit un roman sur sa vie... Sur son enfance plus que modeste de petit villageois charentais, se voyant déjà en haut de l'affiche comme violoniste virtuose. Sur son obligation de concilier musique et notariat. Sur son engagement dans l'armée pour pouvoir monter à Paris... avec vue sur le Conservatoire. Sur son rêve brisé par la guerre de 1914 et son violon remplacé par un brancard ! Sur ses années de galère, après l'armistice et avant, pour lui, une réussite inattendue à la fois comme chansonnier-revuiste et comme mari d'une ravissante normande. Oui, vraiment, la vie de mon père avait tout pour devenir un roman. Alors, finalement, je l'ai racontée sous son regard, dans une tendre et joyeuse complicité. "

26/03/2011

La Normandie fête ses 1100 ans!

 

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911 – 2011 : Happy Birthday Normandie !

 

 

 

 

Le Traité de Saint-Clair sur Epte en 911 marque la création du Duché de Normandie et la magnificence de la région portée par Rollon.

 

Pour célébrer cet anniversaire, après 11 siècles d’existence, 11 siècles de conquêtes et d’innovations, la Normandie célèbre l’anniversaire de sa fondation. D’évidence, le tourisme normand se devait de fêter cette année anniversaire.

Fêter la Normandie et faire rayonner, son Histoire, les grands personnages qui l’ont bâtie, son patrimoine médiéval… Le tout dans un esprit joyeux, dans un esprit ludique.

Fortement soutenu par les Régions de Basse et Haute-Normandie, le Comité Régional du Tourisme (CRT) de Normandie a pour ambition de faire redécouvrir aux Normands leurs sites historiques et culturels, et de susciter la venue de nombreux visiteurs français et étrangers.

Au vu des propositions labellisées, un programme de plus de 200 manifestations s’annonce riche et fort attractif. Comptant bien sûr un grand nombre de fêtes médiévales, d’animations autour des abbayes et autres sites historiques … mais pas seulement. D’ici octobre 2011, plus de 200 manifestations vont mettre en lumière une Normandie touristique et culturelle, dynamique et vivante, dans son passé médiéval comme dans son actualité.

 

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A cette occasion, la ville de Rouen proposera de la mi-mai à la mi-juillet une exposition temporaire et itinérante sur la tapisserie de Rollon. A l'instar de celle de Bayeux retraçant l'histoire de Guillaume le Conquérant, celle de Rollon relatera son épopée Normande.

 

Installée dans l'Abbatiale Saint-Ouen, la tapisserie réalisée dans un point de croix d'époque et d'une taille d'environ 24 mètres sur 0.80m, sera également le prétexte à une série de visites, contes pour adultes et ateliers pour enfants.

 

http://www.happybirthdaynormandie.com/dl/dossier-de-press...

 

 

 

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24/03/2011

Luc Tuymans Retrospective

 

Luc Tuymans, Exposition, BOZAR

 

 

Pour la première fois dans son pays natal, une grand rétrospective est consacrée à l’artiste belge de renommée internationale Luc Tuymans. Après s’être arrêté dans quatre villes américaines, c’est à Bruxelles, la première – et la seule – ville européenne, que revient le privilège d’accueillir l’exposition, une coproduction du San Francisco Museum of Modern Art et du Wexner Center for the Arts. Dans leur sélection, les commissaires ont mis l’accent sur plusieurs séries que Tuymans a conçues et élaborées comme un ensemble cohérent. Provenant essentiellement de collections privées du monde entier, elles ont à nouveau été rassemblées pour l’exposition. La rétrospective présente 75 œuvres et offre un aperçu chronologique de trente ans de création. Avec des sujets tel la Seconde Guerre mondiale, le (post)-colonialisme et le 11 Septembre, sont abordés les thèmes du pouvoir et de la violence, de l’histoire et du nationalisme, de l’observation et du contrôle. Tuymans problématise le caractère immédiat d’une image omniprésente et consommable. Sa palette de couleurs tempérées joue un rôle majeur dans ce contexte, tout comme son style unique, faussement impassible mais chargé de significations. L’exposition offre la possibilité de voir pour la première fois des films réalisés en super 8, super 16 et 35 mm par Tuymans au début de sa carrière et qui, jusqu’à aujourd’hui, tout comme les photos et images de la culture populaire, inspirent sa méthode de travail.

 

Luc Tuymans, Exposition, BOZAR

 

Luc Tuymans - Retrospective est organisée par le San Francisco Museum of Modern Art et Wexner Center for the Arts, de l’Ohio State University, Columbus. Avec le soutien généreux de Bruce and Martha Atwater. Avec le soutien de Carla Emil and Rich Silverstein, la Maison Flamande, le nouveau forum culturel flamand aux Etats-Unis et le Gouvernement flamand.

Jusqu'au 08.05.2011

Palais des Beaux-Arts

Rue Ravenstein

1000 Bruxelles

 

  

 

 

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23/03/2011

True Grit

 

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1870, juste après la guerre de Sécession, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d'or par le lâche Tom Chaney. L'assassin s'est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n'obéit qu'à son code d'honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l'étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l'amour...

 

Réalisé par Ethan Coen, Joel Coen

Avec Jeff Bridges, Matt Damon, Josh Brolin

 

 

 

22/03/2011

20 ans après, Gainsbourg-Gainsbarre est toujours vivant...

 

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"Dieu est un fumeur de havanes

C'est lui-même qui m'a dit

Que la fumée envoie au Paradis..."

 

 

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Serge Gainsbourg, voilà vingt ans, sans provoc, sans frime, tout seul comme un grand, a mis sa mort en accord avec sa vie. On lui avait posé la question, un soir à la télévision : "Comment aimerais-tu mourir ?" Il avait répondu derrière le nuage de sa Gitane, en souriant : "Moi ? J'aimerais mourir vivant." Pari gagné. "L'homme à la tête de chou" laisse une jeunesse en larmes, qui l'avait plébiscité à son dernier Zénith en 1989. Il avait alors plus de trente années au compteur de sa gloire, les mains tremblantes et le poil gris, mais rien de vieux, d'abîmé, d'abdiqué dans ses musiques, dans ses chansons, toutes ses chansons d'amour, de hargne et de lumière. Une œuvre, mon p'tit gars, ça s'appelle comme ça.

 

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Longtemps, Lucien Ginzburg s'est cru peintre; il ne s'accordera jamais le droit de se réjouir de s'être trompé. A trente ans donc, en 1959, il va s'asseoir derrière un piano, comme son père l'avait fait avant lui. Au Milord l'Arsouille, cabaret "rive gauche", intime et bon enfant, qu'anime Francis Claude. Quand le jeune homme pâle joue Gershwin ou Cole Porter, on l'écoute un peu, il ferme toujours les yeux. Il écrit aussi des chansons, paraît-il, mais refuse de les chanter. Chaque soir, on l'en prie, il secoue la tête, non, non. Un jour, tout de même, il se lève, aussi blême qu'un condamné. Des yeux étirés d'amandes noires, une intensité inquiète, quelque chose de Kafka. La première chanson qu'il livre, d'une voix bizarre, pas gracieuse, d'une langueur impérieuse, insolitement mélodieuse, laisse pantois. Elle a tout pour elle, rythme, contenu, compassion, ironie. C'est " le poinçonneur des Lilas, le gars qu'on croise et qu'on n'regarde pas... "

 

 

 

 

A l'époque, la chanson "à texte" tient encore le haut du pavé, mais ce texte-là est différent, sort des codes, des clichés bien pensants. Drôle et déchirant, il ne doit rien à personne si ce n'est un léger tribut d'admiration et de reconnaissance à Boris Vian, celui qui a encouragé et pressenti, aussitôt tout compris et l'a dit.

Boris Vian a eu raison. En plus de trois décennies et plus de trois cents chansons, Gainsbourg, qui s'estimait en sursis depuis que, "en 1942 on lui avait cousu une étoile de shérif sur la poitrine" et que, en plus, il s'était réfugié un moment, par hasard, dans un village tout proche d'Oradour-sur-Glane, n'a pas cessé de caracoler, gouailleur et ténébreux, sur la crête des vagues musicales.

Même lorsqu'elles n'étaient pas à son goût, il les a toutes récupérées, annexées, au bon moment, endossant successivement – sans paraître jamais déguisé – les costumes jazzy, pop, yé-yé, rock, afro-cubain, reggae, funky. Intelligence, faculté d'adaptation, compétence musicale, certes. Mais, mieux que cela, plus que tout, adéquation des rythmes du temps collectif à des mots rien qu'à lui.

 

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Chez Gainsbourg, ce sont les mots qui dansent et la musique les suit, les mots à double sens, les mots à double fond. Jeux de rimes, calembours cascadants, "Baby alone in Babylone", assonances, onomatopées, "Shebam ! Pow ! Blop ! Wzz !", allitérations, embrassements torrides, enjambements câlins, jouissive prosodie, "J'avoue, j'en ai bavé, pas vous..", vers essentiels, "Le soleil est rare et le bonheur aussi", envolées rimbaldiennes d'un exégète de Verlaine,

"Ils rêvent de hijacks et d'accidents d'oiseaux

Les naufrageurs naïfs armés de sarbacanes

Qui sacrifient ainsi au culte du Cargo

En soufflant vers l'azur et les aéroplanes".

 

 

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Erotomane militant mais jamais pornographe, Gainsbourg ne voudra jamais guérir du syndrome de Lolita. Quand, de temps en temps, il n'y a pas de place pour lui au mât doré des hit-parades, il se fait tailleur pour dames en devenir, adolescentes rêvées, androgynes divines, fantasmes murmurants à qui il demanda beaucoup et donna énormément. Elles devaient être belles et avoir peu de voix, ou mieux encore une voix qui ne chanterait pas, qui soupirerait, chuchoterait, expirerait en de jolis abandons de chaton étranglé, en quelque sorte, l'inspirerait.

De France Gall à Vanessa Paradis, sans oublier Anna Karina "sous le soleil exactement, pas à côté, pas n'importe où", ou Isabelle Adjani dans son petit pull marine au fond de la piscine. Ou Charlotte, for ever.

 

 

 

Sans oublier, évidemment, Brigitte Bardot. En 1968, elle n'a "besoin de personne en Harley Davidson". La chevauchée solitaire de ce "terrible engin" n'est pas qu'explicitement sexy, elle est prémonitoire et projette BB vers d'autres solitudes à venir... "Je t'aime moi non plus" : titre de pure poésie, c'est-à-dire de fulgurante vérité.

 

 

 

Entre les "Je vais et je viens", les râles, les coups de reins, des vers magnifiques, qui, sans qu'on le sache, désamorcent le scandale. La beauté ne peut être choquante, c'est toujours la leçon de l'art.

"Comme la vague irrésolue...                                            

Tu es la vague moi l'île nue...

L'amour physique est sans issue."

 

 

 

 

  

La chanson a été écrite pour Bardot. Elle sera lancée le 22 janvier 1969 par la vraie dame de cœur, Jane Birkin. 6 250 000 exemplaires vendus et l'anathème du Vatican. Tout est bien.

 

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A partir de là, le succès ne lâche plus Gainsbourg, qui, au fil des ans, laisse lentement Gainsbarre le rejoindre. Qui est ce Gainsbarre chaloupant de plateaux de télé en virées nocturnes, les doigts roussis de nicotine comme par un mortel henné. Ce Gainsbarre qui multiplie les propos minutieusement pâteux et les bras d'honneur approximatifs, qui va faire le coup de poing contre les paras à Strasbourg à la santé d'une triomphante Marseillaise reggae, Aux armes et caetera..., qui brûle un billet de 500 francs en direct à la télévision. Le public s'en fout. Il comprend, il admet, il admire même ce "cacaboudisme" sexagénaire qui n'enlève rien au talent unique, inaltéré, qui laisse l'œuvre aller son chemin, grandir, s'épanouir, s'imposer dans sa totalité avant le verdict évident de la postérité. Il sait, le public, que ces enfantillages pathétiques ne sont que l'expression d'une pudeur chagrinée, la manifestation souvent "jouée", exagérée, d'une terrible lucidité, l'antidote désespéré à la déglingue visible d'une carcasse martyrisée par le couple maudit qui ne la quitte plus : Gitane et pastis. Les derniers temps, Serge Gainsbourg va multiplier les testaments conjuratoires. Un dernier film, le plus beau, confession avant suicide d'un exhibitionniste, un dernier 45 tours, Hey man, amen, une dernière adresse à son fils Lucien.

 

 

 

"Lorsque j'aurai disparu

Plante pour moi quelques orties

Sur ma tombe

Petit Lulu..."

 

 

 

 

Des orties ? Pourquoi pas, s'il le veut ainsi. Mais des orties douces et belles que l'on cueillera à tout jamais, ne vous déplaise, en dansant la Javanaise.

 

(Article publié dans Le Monde le 5 mars 1991 adapté pour l’anniversaire des 20 ans de son décès)

 

20:00 Écrit par Boubayul dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/03/2011

François Nourissier a rejoint le"Musée de l'Homme"

 

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Après des études universitaires chaotiques à Sciences-Po, à la Sorbonne et en Droit, François Nourissier vit de petits boulots et se consacre à l'action humanitaire avec le Secours Catholique en faveur des personnes déplacées et des réfugiés. Il entre ensuite dans le monde de l'édition en devenant secrétaire général des éditions Denoël de 1952 à 1955, puis il occupe le poste de rédacteur en chef de la revue La Parisienne de 1955 à 1958, et de conseiller aux éditions Grasset de 1958 à 1996. En tant que journaliste, il collabore à de nombreux journaux, surtout comme critique dramatique ou littéraire (Nouvelles littéraires, Le Point, Elle, Vogue, Paris Match, Le Figaro magazine.. .). L'homme qui se dit écrivain mais pas « viscéralement romancier » se fait remarquer en 1964 avec « Un petit bourgeois », considéré comme son chef-d' oeuvre, deuxième volet d'une trilogie autobiographique entamée avec « Bleu comme la nuit » en 1958 et qu'il clôt en 1966 avec « Une Histoire française », grand prix du roman de l'Académie française. Il obtient le prix Fémina quatre ans plus tard avec « La Crève », en 1970. Il est élu en 1977 à l'académie Goncourt, il en devient secrétaire général en 1983 puis président en 1996. Il quitte ses fonctions en février 2002, mais reste néanmoins membre influent du jury. Des problèmes de santé le forcent à démissionner de l'académie en 2008. Jugeant le moment opportun, François Nourissier publie la même année « Eau-de-feu », autobiographie qu'il avait écrit plusieurs années auparavant. Il y décrit la lente agonie du couple qu'il forme avec Hélène Cécile Muhlstein, artiste peintre qui sombre dans l'alcoolisme alors que lui est frappé par la maladie de Parkinson, qu'il nomme « Miss P. »

Il décède le 15 février 2010, à l'hôpital Sainte-Perine à Paris, à l'âge de 83 ans.

 

 

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Bibliographie

  • 1951 - L'Eau grise
  • 1952 - La vie parfaite
  • 1956 - Les Orphelins d'Auteuil
  • 1956 - Les Chiens à fouetter
  • 1957 - Le Corps de Diane
  • 1958 - Bleu comme la nuit
  • 1964 - Un petit bourgeois
  • 1965 - Une histoire française (Grand prix du roman de l'Académie française)
  • 1970 - Le Maître de maison
  • 1970 - La Crève (prix Femina)
  • 1973 - Allemande
  • 1975 - Lettre à mon chien
  • 1978 - Le musée de l'homme
  • 1981 - L'Empire des nuages
  • 1987 - En avant, calme et droit
  • 1985 - La Fête des pères
  • 1990 - Bratislava
  • 1992 - Le Gardien des Ruines
  • 1996 - Roman volé
  • 1997 - Le Bar de l'escadrille
  • 2000 - À défaut de génie
  • 2003 - Prince des berlingots
  • 2005 - La Maison Mélancolie
  • 2008 - Eau-de-feu

 

 

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« Ils ne me font pas sourire les inconnus qui murmurent : "Ah, si je vous racontais ma vie, quel livre vous en feriez !" Ils ont raison, ces naïfs. Rien de plus émouvant qu'une vie réputée "ordinaire", rien de plus amer, secret, étrange et étranger. Les matériaux quotidiens font la comédie humaine : une tâche sur laquelle vous saignez ; une mère qui glisse à l'absence ; une femme qu'enfin vous aimez après toutes celles que vous avez désaimées, perdues ; l'âge qui arme ses fusils... L'homme total et ordinaire méritait bien son musée. Je lui ai donné l'apparence d'un carnet de croquis : onze autoportraits de M. Tout-le-Monde. Voici le narrateur en père, fils, mari, en notable et en fantôme, en écrivain et en homme au rancart. Un petit bourgeois était une confidence sournoisement subjective - une patate chaude. Ici le conservateur a repris les choses en mains, mis de l'ordre, et il propose ce catalogue de mes expositions permanentes. » François Nourissier.







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20:00 Écrit par Boubayul dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : françois nourissier |  Facebook |

"Le bouffon des rois" de Francis Perrin

 

Francis Perrin, Le bouffon des rois, littérature

 

 

Triboulet est le plus célèbre bouffon qu'ait connu la cour de France : dans les temps reculés du XVe siècle, il disait leur vérité aux puissants, se moquait ouvertement des courtisans et appelait François Ier  "mon cousin", en toute simplicité. Fils du peuple, il va vivre un étrange destin qui le propulse de la cour de Louis XII, "le père du peuple", le souverain qui rêvait de conquérir l'Italie, à celle de François Ier, "le père des Lettres", le grand monarque de la Renaissance qui en fera son plus proche confident. Dans cette période d'intense création artistique et d'idées nouvelles, il côtoiera Machiavel, Léonard de Vinci, Erasme, Rabelais. Il croisera aussi les plus grands personnages, de Charles Quint à Henry VIII d'Angleterre. Lire sa vie, c'est découvrir toute l'Europe de l'époque: du conseil d'état aux secrets d'alcôve, rien n'échappe au bouffon des rois. Sous la plume de Francis Perrin, Triboulet revit dans ce roman à la verve toute rabelaisienne. Du Roi s'amuse de Victor Hugo au Rigoletto de Verdi, il est devenu le symbole même de la liberté de parole et de la folie faite sagesse.

 

17/03/2011

Venetian and Flemish Masters

 

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Jacob Jordaens, Bacchus (detail), 17th Century, KMSKA© Lukas
Art in Flanders vzw & Giovanni Bellini, Portrait of a young man (detail), ca.1475-1480. Bergamo, Accademia Carrara

 

 

Après une première rencontre autour de la collection des Savoie, en 2009, les musées de Flandre et du Nord de l’Italie mettent à nouveau leurs écoles en perspective dans une ébouriffante sélection picturale. Du 15e au 18e siècle, quatre siècles de confrontations entre 15 chefs-d’œuvre du Musée des Beaux-Arts d’Anvers et une cinquantaine de toiles de l’Accademia Carrara de Bergame, l’une des plus belles collections de peintures vénitiennes. Venetian and Flemish Masters propose un parcours chronologique : quatre siècles pour quatre sections traitant, à l’intérieur de chacune d’elles, de quatre grands thèmes - le portrait, les saints au milieu de la nature, le sacré et le profane, les vues panoramiques. Au quattrocento, Bellini influence Van Eyck avec ses portraits, tandis que celui-ci exporte son naturalisme. Au cinquecento, les Vénitiens s’émancipent des techniques des primitifs flamands. Titien, Tintoret, Véronèse font exploser la couleur et illuminent les paysages de Patenier. Au seicento, Rubens, en Italie, déteint sur Tiepolo. Enfin, au settecento, les styles prolifèrent dans une Venise à l’agonie, des clichés de Canaletto aux scènes de genre sarcastiques de Guardi qu’influence la démesure de Jordaens. Non, les écoles vénitienne et flamande n’auraient pu exister l’une sans l’autre.

 

Palais des Beaux-Arts

Rue Royale

1000 BRUXELLES

Jusqu'au 8 mai 2011 

 

16/03/2011

Largo Winch II

 

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Propulsé à la tête du groupe W après le décès de son père adoptif, Largo Winch décide, à la surprise générale, de le mettre en vente afin de créer une ambitieuse fondation humanitaire. Mais le jour de la signature, il se retrouve accusé de crimes contre l'humanité par un mystérieux témoin. Pour prouver son innocence, Largo devra retourner sur les traces de sa vie passée, au cœur de la jungle birmane.

 

Réalisé par Jérôme Salle

Avec Tomer Sisley, Sharon Stone, Ulrich Tukur

 

 

 

20:00 Écrit par Boubayul dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : largo winch ii, tomer sisley, sharon stone |  Facebook |

14/03/2011

"La Dame du Palatin" de Patrick de Carolis

 

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Arelate, l'antique Arles, an 38 après Jésus-Christ. Paulina, fille du riche armateur Pompeius Paulinus, est ballottée de Charybde en Scylla : Taurus, son époux, fuit en Orient avec sa maîtresse et disparaît dans un naufrage. Son fils unique meurt. Elle embarque alors pour Rome et accoste sur un rivage de l'île de Corsica à cause d'une tempête. C'est là qu'elle rencontre le philosophe stoïcien Sénèque, exilé pour raisons politiques. Après avoir intercédé pour la réhabilitation du philosophe auprès d'Agrippine, la redoutable mère du futur Néron, la jeune Gauloise devient la dame du Palatin en épousant Sénèque. Alors qu'elle commence à apercevoir le bonheur, Paulina est confrontée aux intrigues de la cour, aux complots, aux assassinats et aux frasques de l'Empereur sanguinaire. Accompagnant le philosophe sur le long chemin de la sagesse, Paulina rencontre les personnages les plus célèbres de son siècle et notamment celui qui deviendra Saint Paul, en pleine persécution des chrétiens. Face à la cruauté qui règne sur la cour, Paulina est touchée par ce qui commence à se murmurer dans tout Rome : Dieu est amour… Patrick de Carolis nous plonge dans les décors somptueux de la Rome impériale, décrivant avec brio le faste légendaire des banquets, où l'essence des parfums les plus précieux de l'Empire se mêle au soufre des conjurations.

 

09/03/2011

Le discours d'un roi

 

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D’après l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI (Colin Firth), suite à l’abdication de son frère Edouard VIII (Guy Pearce). D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme (Helena Bonham Carter) et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage (Geoffrey Rush) aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

 

Réalisé par Tom Hooper

Avec Colin Firth, Helena Bonham Carter, Derek Jacobi

 

 

 

08/03/2011

8 mars : Journée internationale de la femme

 

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Dans l’emphase des mots utiles et dédiés,
Femmes source où l’homme : plaisir à lui, de s’y abreuver
Votre cœur n’est pas un joujou
A prendre plaisir de tous vos atouts.
Mélange irrésistible d’intelligence
Où se conjuguent beauté et élégance,
Sous le charme d’une femme et de ses paysages.
Aux yeux d’étoiles brillantes aux milles présages,
De ces rumeurs de vagues au milieu de l’océan,
Femmes bouillonnantes, sublime chaleur d’un volcan.
Bouche pulpeuse aux dents des neiges éternelles,
Silhouette grandie et rebelle,
Aux doigts de plumes multicolores
Légèreté, ils en déplorent
A se languir de ces minutes.
Hommes aux mains de brutes
A palper : l’artificiel bronzage ;
Descente lente, langoureux massage.
Dans un lieu secret des hommes
Pour un corps qui s’abandonne.
Silhouette en contre-jour :
Fuguer, serait réels chagrins pour toujours.
D’une douce et belle créature
Magique et si pure.

  

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Femme banale,
Femme d’un idéal,
Femme de l’inertie,
Femme des plus belles années d’une vie.
Femme passionnelle
Discrète, respectable, extravagante, caractérielle
Humeur de tous les instants
Coutumes humées en occident.

 

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Femmes, l’auteur se confesse
Penser à vous pour absence de son stress.
Homme parfois solitaire, parfois naïf
Foulant le sol d’une allée bordée d’ifs,
Seul, accompagnée de ses idées
Silhouettes devinées
A toutes les manons de la nuit
Attire le feu physique masculin. Sans bruit…
Espoir d’une rencontre éphémère
Parfois rien ! mais espère…

 

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Un regard volé, mouvement isolé
Sur un corps abandonné
Ce n’est qu’un jeu
De l’amour du hasard, peut-être dangereux.
Rendez-vous secret à voix basse
De deux corps s’enlacent
Sensations et joie se passent.
Baisers volés et discrets
Echange de secrets.
Corps qui se frôlent :
Elle ou lui, qui jouera le premier rôle ?
Plaisirs de l’endroit défendu
Minutes royalement vécues.

 

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Des ombres qui blessent
D’espoirs qui naissent
A verser tant de larmes
L’abandon, désarme.
Du meilleur et du pire,
Le vrai, c’est d’y vivre du plaisir.
Laissons à la lecture : dévoiler ces confidences,
Imaginations offertes à outrance.
Libres d’une journée : intime de l’an neuf


 

Michel Robert 

 

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07/03/2011

"L'appel de l'ange" de Guillaume Musso

 

Guillaume Musso, L'appel de l'ange, Littérature

 

 

 

Dans leur téléphone,
il y avait toute leur vie...

New York. Aéroport Kennedy.
Dans la salle d embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route.
Madeline et Jonathan ne s étaient jamais rencontrés, ils n auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu ils s aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu ils pensaient enterré à jamais...


Entre comédie romantique et thriller de haute volée

Une intrigue magistrale portée par des personnages bouleversants

Un final virtuose