19/09/2011

"La femme au miroir" de Eric-Emmanuel Schmitt

 

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Trois femmes, trois époques. Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna, dans la Vienne impériale du XXe siècle naissant, Anny, à Hollywood, de nos jours. A chacune est consacré un chapitre. Anne est sur le point de se marier avec Philippe, un beau parti, mais y renonce et s'enfuit dans la forêt où le moine Braindor lui portera secours et la convaincra de s'unir à Dieu. Hanna, elle, s'exprime à travers ses lettres à son ami Gretchen. Elle lui décrit son quotidien ennuyeux dans l'élégante société viennoise, où son mari, le jeune comte Franz von Waldberg, l'exhibe. Enfin Anny, actrice, se retrouve dans le centre médical de Beverly Hills après avoir été accidentée dans une boîte de nuit où elle s'était copieusement enivrée... Toutes trois se sentent profondément différentes de leurs contemporains. Et si elles ne représentaient qu'une seule et même femme ? De retour à la forme romanesque, après des recueils de nouvelles et un livre consacré à Beethoven, Eric-Emmanuel Schmitt signe un étonnant plaidoyer en faveur du beau sexe, de ses failles et de ses forces.

 

 

 

 

 

Extrait

 

"Anne s'approcha de la fenêtre dont on avait ouvert le châssis en papier huilé pour laisser entrer le printemps ; prenant soin de ne pas couper le rayon lumineux, elle se pencha de côté et repéra sur le pavé gras Philippe, la gaîté aux lèvres, qui palabrait avec ses amis venus de Bruges à Saint-André, village où logeait grand-mère Franciska, à une lieue de la grande cité. Oui, vérifiant périodiquement l'ultime étage du logis, il l'attendait, fervent et guilleret.

Cela lui réchauffa le coeur. Elle ne devait point douter !

Anne habitait Bruges depuis un an. Auparavant, elle n'avait connu qu'une ferme isolée, au nord, sous les nuages écrasants, au milieu des terres plates, malodorantes, humides ; elle y avait vécu avec sa tante et ses cousines, son unique famille puisque sa mère était morte en la mettant au monde sans révéler l'identité du père. Tant que son oncle avait dirigé l'exploitation, elle ne s'en était jamais éloignée ; au décès de l'oncle, tante Godeliève avait décidé de regagner Bruges où résidaient ses frères. Non loin, sa mère Franceska coulait ses derniers jours à Saint-André.

Si, pour Godeliève, Bruges avait représenté un rassurant retour aux sources, pour Anne, Ida, Hadewijch et Bénédicte - ses trois cousines -, cela avait constitué un choc : de campagnardes, elles étaient devenues citadines ; et de filles, jeunes filles.

Ida, l'aînée, déterminée à vite lier son sort à un homme, avait abordé les rares garçons disponibles avec une fougue et une audace quasi viriles qui l'avaient desservie. Ainsi Philippe, courtisé dans l'échoppe de souliers où il travaillait, après avoir répondu aux saluts d'Ida, entreprit la conquête d'Anne, lui offrit chaque matin une fleur, révélant sans vergogne à Ida qu'elle lui avait servi de marchepied pour atteindre sa cousine.

Face à cette manoeuvre - somme toute banale -, Ida avait conçu davantage de dépit qu'Anne de fierté. Celle-ci ne portait pas le même regard sur les êtres que ses compagnes : alors que les demoiselles voyaient un éclatant gaillard dans l'apprenti cordonnier, Anne apercevait un enfant qui venait de grandir, haut perché sur ses jambes, surpris par ce nouveau corps qui se cognait aux portes. Il l'apitoyait. Elle décelait en lui ce qu'il tenait d'une fille - ses cheveux, sa bouche tendre, son teint pâle. Sous sa voix basse, timbrée, elle entendait, au détour d'une inflexion, dans l'hésitation de l'émotion, les échos de la voix aiguë du gamin qu'il avait été. Lorsqu'elle allait au marché en sa compagnie, elle contemplait en lui un paysage humain, ondoyant, instable, qui se transformait ; et c'était à cela, surtout, qu'elle s'attachait, elle que passionnait la pousse d'une plante.

"Veux-tu me rendre heureux ?" Un jour, Philippe lui avait posé cette question. En rougissant, elle avait réagi, prompte, sincère :

"Oui, bien sûr !

- Heureux, heureux ? implora-t-il.

- Oui.

- Sois ma femme."

Cette perspective l'enchanta moins : quoi, lui aussi ? Voilà qu'il raisonnait comme sa cousine, comme les gens qui l'assommaient, qui l'ennuyaient. Pourquoi cette convention ? Spontanément, elle négocia :

"Ne crois-tu pas que je puisse te rendre heureux sans t'épouser ?"

Il s'écarta, suspicieux.

"Es-tu ce genre de fille ?

- De quoi parles-tu ?"

Parfois, les garçons montraient des réactions incompréhensibles... Qu'avait-elle dit de scandaleux ? Pourquoi fronçait-il les sourcils en la dévisageant ?

Après une pause, il sourit, soulagé de constater qu'aucune malice ne se cachait derrière la proposition d'Anne. Il reprit :

"Je souhaiterais me marier avec toi.

- Pourquoi ?

- Tout homme a besoin d'une femme.

- Pourquoi moi ?

- Parce que tu me plais.

- Pourquoi ?

- Tu es la plus jolie et...

- Et ?

- Tu es la plus jolie !

- Alors ?

- Tu es la plus jolie !"

Puisqu'elle l'avait sondé sans coquetterie, le compliment n'engendra nulle vanité en elle. De retour chez sa tante, ce soir-là, elle s'interrogea seulement : "Jolie, cela suffit-il ? Lui beau, moi jolie."

Le lendemain, elle le pria d'éclaircir sa pensée :

"Pourquoi toi et moi ?

- Toi et moi, avec nos physiques, nous fabriquerons des enfants magnifiques !" s'exclama-t-il.

Allons bon, Philippe confirmait ce qu'elle redoutait ! Il tenait un langage d'éleveur, celui du fermier accouplant ses meilleures bêtes afin qu'elles se multiplient. Entre les humains, c'était donc cela, l'amour ? Rien d'autre ? Si elle avait eu une mère pour en discuter...

Se reproduire ? Voilà ce pour quoi les femmes qui l'entouraient affichaient tant d'impatience. Même l'indomptable Ida ?

A cette demande en mariage, Anne, songeuse, ne répondit pas. L'ardent Philippe lut un consentement dans cette placidité.

Avec ivresse, il commença à annoncer leur union, confiant son aubaine à chacun.

Dans la rue, on félicita Anne, laquelle, surprise, ne démentit pas. Ensuite, ses cousines la congratulèrent, y compris Ida qui se réjouissait que sa séduisante cousine disparût du marché des rivales. Enfin, tante Godeliève battit des mains, jubilante, les paupières débordant de larmes, apaisée d'avoir accompli son devoir - emmener la fille de sa regrettée soeur jusqu'à l'autel. En face de cette âme charitable, pour éviter de la décevoir, Anne, piégée, se contraignit au mutisme.

Ainsi, faute de déni, le malentendu prit les couleurs d'une vérité : Anne allait épouser Philippe.

Chaque jour, elle trouvait plus farfelu que ses proches manifestassent un tel enthousiasme. Persuadée qu'un élément essentiel lui échappait, elle laissa Philippe s'enhardir, l'embrasser, la serrer.

"Tu n'aimeras que moi, rien que moi !

- Impossible, Philippe. J'en aime déjà d'autres.

- Pardon ?

- Ma tante, mes cousines, grand-mère Franciska.

- Un garçon ?

- Non. Mais j'en connais peu, j'ai manqué d'occasions."

Quand elle lui fournissait ces précisions, il la considérait, méfiant, incrédule ; puis, parce qu'elle soutenait son regard sans ciller, il finissait par éclater de rire.

"Tu me fais marcher et moi je galope ! Oh, la vilaine qui m'effraie... Quelle rusée ! Tu sais te débrouiller, toi, avec un homme, pour qu'il s'entête, qu'il s'entiche davantage, qu'il ne pense qu'à toi."

Saisissant mal son raisonnement, elle n'insistait pas, d'autant que, dans cet état de trouble, il se collait à elle, l'oeil brillant, la lèvre frémissante ; or elle prenait plaisir à fondre entre ses bras, elle appréciait sa peau, son odeur, la fermeté de son corps fiévreux ; plaquée contre lui, enivrée, elle éloignait ses doutes.

Dans la mansarde, une ombre s'étira. La densité de la chambre avait changé."

 

 

 

16/09/2011

Ciné Clip Clap

 

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Tenez-vous au courant de l'actualité cinématographique en suivant l'émission de Nicky Depasse "Ciné Clip Clap" sur Liberty TV!

 

 

 

12/09/2011

"Tout, tout de suite" de Morgan Sportès

 

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Vous qui entrez ici, laissez toute espérance. Ce livre est une autopsie: celle de nos sociétés saisies par la barbarie.

 

En 2006, après des mois de coups tordus et d’opérations avortées, une petite bande de banlieue enlève un jeune homme. La rançon exigée ne correspond en rien au milieu plutôt modeste dont ce dernier est issu. Mais le choix de ses agresseurs s’est porté sur lui parce que, en tant que Juif, il est supposé riche. Séquestré vingt-quatre jours, soumis à des brutalités, il est finalement assassiné.

 

Les auteurs de ce forfait sont chômeurs, livreurs de pizzas, lycéens, délinquants. Certains ont des enfants, d’autres sont encore mineurs. Mais la bande est soudée par cette obsession morbide: «Tout, tout de suite.»

 

Morgan Sportès a reconstitué pièce par pièce leur acte de démence. Sans s’autoriser le moindre jugement, il s’attache à restituer leurs dialogues confondants d’inconscience, à retracer leur parcours de fast-foods en cybercafés, de la cave glaciale où ils retiennent leur otage aux cabines téléphoniques d’où ils vocifèrent leurs menaces, dans une guerre psychologique avec la famille de la victime au désespoir et des policiers que cette affaire, devenue hautement «politique», met sur les dents.

 

 

Indigence intellectuelle et morale au milieu de l’indigence architecturale et culturelle: il n’y a pas de mot pour décrire l’effroyable vide que la société a laissé se creuser en son sein, et qui menace de l’aspirer tout entière. Pas de mot. Il fallait un roman.

 

 

 

 

 

05/09/2011

"Muze" de Joseph O'Connor

 

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Elle était pauvre, irrévérencieuse, sensuelle, très belle et rebelle à toute autorité, sauf à celle du génie et de l’amour. Elle s’appelait Molly Allgood, elle fut une comédienne célèbre et elle eut pour amant l’un des plus fameux dramaturges irlandais, John Millington Synge. C’était en 1907. Elle avait dix-neuf ans, il en avait trente-sept. Il fut son Pygmalion, elle sa muse. Ils vécurent une passion sans borne. Mais leur différence sociale et religieuse, les conventions et l’austérité de la famille Synge, leurs amis même, tout et tous s’y opposèrent. Jamais ils ne purent se marier et Molly Allgood rompit avec l’homme de sa vie qui mourut peu après, en 1909, rongé par le bacille de Koch. Quarante-cinq ans plus tard, on retrouve l’ancienne actrice, réduite à la misère et hantant les rues de Londres par un matin brumeux. Peu à peu, les souvenirs resurgissent, comme l’amour et le désir pour ce Vagabond qui ne l’aura jamais quittée…

 

 

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29/08/2011

"Le turquetto" de Metin Arditi

 

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Se pourrait-il qu'un tableau célèbre – dont la signature présente une discrète anomalie – soit l'unique œuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne ? Un égal du Titien ou du Véronèse? Né à Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré très jeune à Venise, masqué son identité, troqué son nom contre celui d'Elias Troyanos, fréquenté les ateliers de Titien, et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto : le "Petit Turc", comme l'a surnommé Titien lui-même. Metin Arditi retrace le destin mouvementé de cet artiste, né juif en terre musulmane, nourri de foi chrétienne, qui fut traîné en justice pour hérésie…

 

 

 

 

 

23/08/2011

Romeo aime toujours Juliette

 

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Sous la direction musicale de Yannis Pouspourikas (chef titulaire de l’opéra des Flandres) et adapté et mis en scène par François de Carpentries, le chef-d’œuvre théâtral de Shakespeare, conjugué à la brillante musique de Gounod, à la magie du plein air et à la beauté des décors, fera de ces quelques soirées exclusives l’affiche culturelle à ne pas manquer. Alors vous aussi, au coucher du soleil, venez rejoindre le décor de votre choix et laissez-vous envoûter par les émotions de l’une des plus célèbres histoires d’amour !

 

 

 

Gounod tomba amoureux de l’histoire des amants maudits de Shakespeare dès l’âge de dix-neuf ans après avoir assisté à une répétition d’orchestre de la “symphonie dramatique” de Berlioz. Plusieurs dizaines d’années plus tard, il se décida à créer une version opératique de Roméo et Juliette. Ses anciens collaborateurs, le célèbre tandem de librettistes Jules Barbier et Michel Carré, suivirent l’illustre tragédie scène par scène, concoctant un livret en à peine trois mois. Ils simplifièrent l’histoire originale de Shakespeare, éliminant des personnages secondaires et réduisant l’action à l’essentiel. Cela permit à Gounod de se concentrer sur l’histoire d’amour passionnée qui est au cœur de l’histoire. Au printemps 1865, inspiré par la beauté de la nature sur la Côte d’Azur, Gounod s’attaqua au travail d’écriture avec ardeur. Bientôt subjugué par l’argument de l’opéra, les notes se déversèrent sans effort de sa plume. Dans une lettre à son épouse, Gounod admit qu’écrire Roméo et Juliette lui donnait le sentiment d’avoir de nouveau vingt ans. Les personnages des jeunes amants étaient tellement présents dans son cœur qu’il sentait véritablement leur présence autour de lui.

 

 

 

Les superbes arias et duos d’amour passionnés de Gounod apportèrent à Roméo et Juliette un énorme succès lors de sa création mondiale à Paris en avril 1867. En moins d’un an, l’opéra draina les foules en Angleterre, en Belgique et en Allemagne. Quelques représentations furent même accompagnées d’une participation surprise du public! Ainsi, lors d’une soirée à Chicago avec Nellie Melba (Juliette) et Jean de Reszke (Roméo), un jeune spectateur du balcon se fraya un chemin jusqu’à la scène; lui aussi venait de tomber amoureux de Juliette! Il est aussi arrivé que les chanteurs eux-mêmes se retrouvèrent entraînés par les émotions émanant de l’opéra. Quand Adelina Patti chanta avec son Roméo, Nicolini, à l’Opéra de Paris, elle rallongea la scène du balcon de vingt-neuf baisers, du jamais vu! Elle ne manqua pas de divorcer peu après du marquis de Caux pour devenir Mme Adelina Nicolini.

 

 

 

Gounod, dans son écriture, se concentra sur l’impact de l’émotion et non pas la perfection dramatique. Il s’attacha à exprimer avec justesse chaque chapitre de l’histoire des jeunes amants, dépeignant scrupuleusement leurs émotions respectives dans sa musique. Le public d’aujourd’hui est toujours séduit par ce véhicule, transport d’émotions qu’est l’opéra de Gounod. Son œuvre est reconnue dans le monde entier comme l’une des plus grandes adaptations musicales de la pièce de Shakespeare.

 

 

Château du Cercle de Wallonie à Namur - 25 et 26 août à 21h

 

Château de La Hulpe - du 31 août au 4 septembre à 21h

 

Château d’Ooidonk - 8, 9 et 10 septembre à 21h

 

22/08/2011

"Azincourt" de Bernard Cornwell

 

Azincourt, , Littérature, Livres

 

 

 

Nicholas Hook n’y croyait pas, pourtant il a survécu au terrible siège de Soissons. Il y a même sauvé la vie de la jolie Mélisande, menacée de viol par des soldats avinés. Ensemble, l’archer anglais et la jeune Française tentent de fuir les atrocités de la guerre. C’est oublier le roi Henri V, prêt à tout pour conquérir le trône de France, et le père de Mélisande, aristocrate arrogant et cruel qui préfère enfermer sa fille au couvent plutôt que de la partager avec un autre homme, à plus forte raison si celui-ci est anglais. Le sort de Nicholas et Mélisande, comme celui de la France et de l’Angleterre, se jouera à Azincourt, lors d’une bataille épique à l’issue si surprenante que Shakespeare lui-même en tira une pièce. 

 

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20/08/2011

Iznogoud n'a plus de papa

Jean Tabary, Iznogoud, Bande dessinée

 

Le dessinateur français Jean Tabary, qui a créé avec René Goscinny le personnage de bande dessinée Iznogoud, est mort le 18 août 2011 à l'âge de 81 ans.

 

 

Jean Tabary, Iznogoud, Bande dessinée

 

 

 Jean Tabary dessinait Iznogoud, le grand vizir qui "voulait être calife à la place du calife" de Bagdad depuis 1962, date à laquelle il avait croqué le personnage sur des scénarios de René Goscinny, le père d'Astérix et l'un des auteurs français les plus lus au monde.

 

 

 

Après le décès de ce dernier en 1977, Tabary avait continué seul.

 

 

 

Il avait subi un accident vasculaire cérébral en 2004, puis s'était mal remis de son veuvage l'année suivante.

 

 

 

Jean Tabary était né à Stockholm le 5 mars 1930. Il débute en 1956 dans l'hebdomadaire Vaillant avec "Richard et Charlie". Dès 1958, il crée "Totoche" et sa bande de copains, puis en 1960, avec Goscinny déjà, il donne naissance à "Valentin", le vagabond.

 

 

Jean Tabary, Iznogoud, Bande dessinée

 

 

 

En 2004, le Français Patrick Braoudé avait réalisé un long métrage, titré "Iznogoud", dans lequel l'humoriste Michaël Youn campait le vizir face à Jacques Villeret en calife.

 

 

 

 

 

16/08/2011

"Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan

 

Rien ne s'oppose à la nuit, , Littérature, Livres

 

 

 

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

 

13/08/2011

Excalibur au Stade de France

 

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LA LÉGENDE DU ROI ARTHUR ET DES CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE

Ce spectacle familial en 10 tableaux vous plongera au cœur d’une ambiance médiévale spectaculaire et envoûtante.

Alternant cascades, joutes équestres, projections de lumières, effets spéciaux et pyrotechniques… et scènes plus intimistes, vous serez captivés par un conte mêlant chevalerie, amour, trahison, vengeance et magie !


 

 

 

La période médiévale avait repris à son compte les mythes de l’Antiquité en y rajoutant la richesse des légendes et des croyances des peuples du Nord, les Germains, les Saxons, les Celtes… des mythes nés au fond des forêts, sur les bords des cours d’eau. Ces mythes sont faits des peurs et des espoirs de nos ancêtres. C’est cela qui nous rapproche de l’homme et de la femme médiéval. Ce n’est pas un cousin lointain, c’est notre grand-père ou notre grand-mère. Nous sommes leurs héritiers et nous sommes d’autant plus leurs descendants qu’ils nous ont légué les récits qui les faisaient rêver, qui leur faisaient comprendre l’univers. Nous nous sentons proches d’eux parce que ces histoires nous parlent encore. Elles réveillent en nous les questions qui nous taraudent constamment et ces questions tournent toujours autour de la même problématique : quel est le sens de notre passage sur cette terre?

L
e récit symbolique de tout cela, c’est la légende du Roi Arthur. Plus que récit, il conviendrait de dire les récits car il y a eu plusieurs versions du texte original. Au milieu du 12ème siècle, Chrétien de Troyes signe le plus célèbre. C’est le premier Roman de l’histoire de l’Humanité. On l’appelle ainsi parce qu’il est rédigé en langue romane…

C
eux qui, à l’époque, l´écoutent ou le lisent y apprennent les leçons de l’existence. Ils tirent de ce récit initiatique un enseignement sur les grands principes qui régissent notre passage sur Terre. Quels sont-ils ? Le mal est toujours tapi dans l’ombre. Il est là ! A l’extérieur et à l’intérieur de nous. Pour l’avoir libéré, les hommes ont perdu le contact privilégié avec la nature. Ils ont été chassés de l’Eden. Un homme, Arthur, élu par des forces surnaturelles, soutenu par un puissant magicien, Merlin, peut rétablir l’équilibre. Encore faut-il qu’il s’en montre digne ! Arthur est capable de régner, de pourfendre les ennemis du Bien, mais il ne sait pas résister lorsque Merlin lui conseille de ne pas épouser Guenièvre car elle fera sa perte. Le choix est là ! L’amour ou la raison ! Il choisit l’amour, mais il ne saura pas aimer Guenièvre comme elle le souhaite. Lui est toujours seul face à sa charge. Personne ne peut l’en soulager. Alors, il est trahi car il ne saura pas voir la souffrance de son épouse et le mal qui n’attend qu’un faux pas pour s’emparer du trône.

P
our sauver l’humanité, il va devoir prendre tous les risques, perdre tous ses compagnons d’armes et mettre sa vie en jeu, car l’existence ne vaut d’être vécue que si l’on s’engage, si l’on paye de sa personne, que si on lui donne un sens.
C’est ce souffle épique et mystique qui animera les travées du Stade de France le soir de la représentation.

 

 

 

 

Scènes équestres et cascades sous la direction de Mario Luraschi

 

Ce grand cascadeur et conseiller équestre a collaboré à plus de 400 films (Jeanne d'Arc de Besson...), sans oublier les spectacles (Ben Hur au Stade de France).
Ce sera l’occasion de découvrir le plus grand tournoi de chevalerie jamais organisé, avec une quarantaine de chevaux et de cavaliers.

 

Quatre tableaux phares

 

Une épée, un roi
Arthur réussissant à extraire Excalibur du rocher devient roi.
Le mariage
Une fastueuse cérémonie au château de Camelot.
Le grand tournoi
Les meilleurs chevaliers s’affrontent. Le moment où Arthur rencontrera Lancelot.
Les chevaliers de la Table ronde
Les chevaliers siègent à la légendaire Table ronde, jurant de porter la renommée d’Arthur et les vertus de l’ordre auquel ils appartiennent.

Réservez-vite vos places pour assister à cet événement médiéval qui promet d'être grandiose!

«Excalibur, la légende du roi Arthur»
Stade de France

93210 Saint-Denis
23 et 24 septembre 2011

 

 

 

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10/08/2011

"Kafka sur le rivage" de Haruki Murakami

 

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami, Littérature, livres

 

 

 

« Un jour, tu tueras ton père de tes mains, et tu coucheras avec ta mère et ta sœur. » Le jour de ses quinze ans, Kafka Tamura fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la prophétie paternelle, qu’il ressent comme un mécanisme à retardement enfoui dans ses gènes. Il se rend dans la ville de Takamatsu, sur la lointaine île de Shikoku, et trouve refuge dans une petite bibliothèque privée. Protégé par le bibliothécaire et son énigmatique directrice qui lui offrent contre toute attente un emploi et un toit, l’adolescent commence une nouvelle vie. Tout irait presque pour le mieux s’il n’apprenait l’assassinat de son père. Comment expliquer que ce dernier a eu lieu exactement le jour où il a perdu connaissance pendant quelques heures en rentrant de la bibliothèque et s’est réveillé dans l’enceinte d’un sanctuaire, avec son tee-shirt plein de sang ? Qu’a-t-il pu se passer pendant qu’il était évanoui ? A-t-il emprunté des circuits particuliers aux rêves pour assassiner son géniteur ? La responsabilité commence-t-elle avec le pouvoir de l’imagination ?

 

Tandis qu’il s’interroge, Kafka ignore qu’un vieil homme simple d’esprit, capable de parler aux chats et de faire chuter des poissons du ciel, a quitté Tokyo et se rapproche de lui comme s’il obéissait à un appel mystérieux. Le destin les entraîne tous deux dans une direction de plus en plus étrange…

 

 

09/08/2011

"Qui vous savez" nous a quitté

 

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L'acteur et imitateur Henri Tisot, célèbre pour ses parodies du Général de Gaulle, est décédé dans la nuit du 5 août 2011 dans sa résidence de Sanary-sur-Mer à l'âge de 74 ans. Il ne souffrait d'aucune pathologie particulière et a été victime d'un malaise.

 

 

 

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Reconnu dans les années soixante pour ses imitations du Général qu'il se gardait bien de nommer en parlant de "qui vous savez", Henri Tisot avait joué dans de nombreux films au cinéma et à la télévision. Il était également comédien de théâtre et avait écrit une dizaine d'ouvrages dont « De Gaulle et moi Quelle Aventure! » publié en 2010.

 

 

 

Henri Tisot, né en 1937 à La Seyne-sur-Mer, a interprété principalement des rôles comiques, comme celui de Lucien Gonfaron dans « Le Temps des copains » (1960/62).

 

 

 

Depuis les années 1980, il avait surtout joué au théâtre, notamment du Feydeau aux côtés de Robert Lamoureux et Pierre Mondy.

 

 

 

Féru de religion, Henri Tisot s'était converti au christianisme et a notamment écrit sur son expérience mystique et notamment « La Rencontre d'Amour », livre dans lequel il raconte l'enseignement chrétien qu'il a reçu d'un religieux atypique. Il a aussi écrit sur le gaullisme et consacré un livre à Eve, la première femme, notre mère à tous considérant que l'avoir chargé du péché originel constituait "la plus flagrante erreur judiciaire".

 

 

 

 

 

06/08/2011

"Les Misérables" au pied de la butte du lion à Waterloo

 

 

Du 6 au 17 septembre, venez assister à des représentations théâtrales exceptionnelles des Misérables, d'après l'œuvre de Victor Hugo. Un grand spectacle au pied de la Butte du Lion de Waterloo !

 

 

 

 

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LES 150 ANS D’UNE OEUVRE MAJEURE

                                  

En 1861, Victor Hugo termine l’écriture de son célèbre roman sur le site de Waterloo (il logeait à Mont-Saint-Jean). Son roman comporte d’ailleurs une description de la bataille de Waterloo et il y fait intervenir le personnage de Thénardier qui détrousse les cadavres et sauve le père de Marius.

 

En 2011, il y aura donc 150 ans que l’un des plus grands romans du XIXème siècle fut achevé à Waterloo ! C’est cet anniversaire qui sera commémoré par la création d’un grand spectacle en plein air coproduit par l’Asbl Bataille de Waterloo 1815 et DEL Diffusion (les producteurs des spectacles d’été à l’Abbaye de Villers).

 

VICTOR HUGO ET WATERLOO

   

Victor Hugo a séjourné 14 fois en Belgique entre le 16 août 1837 et le 1er avril 1871, durant environ 1000 journées. Ces séjours sont de trois types : touristiques (les premiers en 1837 et 1840), forcés par l’exil (huit mois en 1851 et 1852) et ensuite le retour après dix ans (il reviendra chaque année passer quelques mois entre 1861 et 1871). En 1871, à 69 ans, il est exilé de Belgique par ordre du roi Léopold II parce qu’il prend position pour le régime de la Commune en France.

             

Dans "Les Misérables", Victor Hugo évoque abondamment Waterloo, un site qu’il connaît bien. Lors de sa première visite touristique en Belgique en 1837, il n’avait toutefois pas voulu visiter Waterloo, considérant que la victoire de Wellington était le triomphe de la médiocrité sur le génie. En 1840, il publie un long poème (Le Retour de l’Empereur) dont les dernières strophes sont consacrées à Waterloo. Le 17 mars 1861, Victor Hugo note sur le manuscrit des "Misérables" : “Interrompu pour les préparatifs de voyage en Belgique” et le 5 mai 1861, il note dans ses carnets : “Anniversaire de la mort de Napoléon. Je vais aller à Waterloo”. Il s’y rend le 7 mai 1861 et descend à l’Hôtel des Colonnes à Mont-Saint-Jean avant de gravir les marches du célèbre monument. Il repart le lendemain à Bruxelles mais revient à Mont-Saint-Jean huit jours après pour y rester durant plus de deux mois et y reprend l’écriture des "Misérables" le 22 mai. Et c’est, installé face au lion de Waterloo dans sa chambre d’hôtel, qu’il terminera Les Misérables. “Je suis en Belgique à Mont-Saint-Jean, hôtel des Colonnes chez Mademoiselle Dehaze. Les deux fenêtres de ma chambre donnent sur le lion de Waterloo. De mon lit, je vois le lion” (22 mai 1861).

                                         

[d’après “Victor Hugo chez les Belges” de Jean-Marc Hovasse]

 

 

 

UN SPECTACLE D'UNE GRANDE AMPLEUR

                                           

Le spectacle adapté du roman "Les Misérables" ne peut qu’être réalisé que de manière spectaculaire. En effet, il s’agit de l’histoire d’une vie aux multiples turpitudes et événements qui met en scène de nombreux protagonistes. Ainsi, l’action se déroule dans une multitude de lieux qui nécessitent donc une vaste scène permettant de différencier les espaces tout en offrant des combinaisons scénographiques variées. Voici un aperçu des différents tableaux : l’accueil de Jean Valjean chez Monseigneur Myriel ; Monsieur Madeleine, maire de Montreuil ; Fantine et Cosette ; la mort de Fantine ; la rencontre de Jean Valjean et de la petite Cosette ; la taverne des Thénardier ; Javert poursuit Cosette et Jean Valjean qui trouvent refuge dans le Couvent du Petit Pic-Pus ; l’éducation de Cosette ; la rencontre de Cosette et Marius ; Eponine ; les barricades et les combats ; la mort de Jean Valjean.

 

            

 

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02/08/2011

Varius Coloribus Experience

 

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Varius Coloribus fut fondé en 1996 par Pan Peter (passé plus tard chez Cultus Ferox et aujourd'hui Corvus Corax) et Jennifer Amend et se composait, alors, avec plus ou moins de musiciens invités. A cette époque, le premier disque "Varius Coloribus" fut aussi produit.

 

 

 

En 1998, Pan Peter et Abul firent connaissance chez Spilwut et passèrent un certain temps aussi comme duo sur scène.

 

 

 

En 2000, le groupe connut avec l'arrivée de Sackwahn une sorte de deuxième fondation. Depuis ce temps, le nom du groupe s’adjoignit le terme "Experience".

 

 

 

En 2002, le groupe connaît un nouvel agrandissement avec l’arrivée d’un joueur d’instrument à cordes, Renaldo et sa « Nyckelharpa ». Le deuxième disque "Nix Tralala" fut produit et 2 ans plus tard, le troisième album "Manehf".

 

 

 

A la fin de 2004, Pan Peter rejoignit Cultus Ferox et Don Kailypso arriva dans le  groupe.

 

 

 

Certains morceaux furent enregistrés, mais rien ne fut produit. Dès qu'en hiver 2008, Lenz-a-Lot rejoignit le groupe et enrichit les jeunes avec sa viole de gambe, Varius se sentit assez complet pour vendre leurs idées et ils commencèrent en 2009 les enregistrements de leur quatrième album "555", qui fut produit en automne 2010.

 

 

 

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Présentation du groupe « VARIUS COLORIBUS EXPERIENCE »

 

 

 

Abul : « Sperrmüllophon » (ensemble d’instruments encombrants) et autres tambours

 

Sackwahn : Cornemuses, flûtes doubles, flûtes et percussion

 

Renaldo : « Nyckelharpa », basse, e-guitare et percussion

 

Don Kailypso : Cornemuses, flûtes et percussion, voix

 

Lenz-a-Lot : Viole de gambe, e-basse, contrebasse et percussion

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Voir suite du concert sur Youtube

 

01/08/2011

"Les cendres froides" de Valentin Musso

 

Valentin Musso, Les cendres froides, La ronde des innocents, Littérature, Livres

 

 

 

Après "La Ronde des innocents" paru l'an dernier, "Les cendres froides" est le second roman de l'écrivain français Valentin Musso, frère du célèbre Guillaume du même nom.

 

Valentin Musso, Les cendres froides, La ronde des innocents, Littérature, Livres

 

Sous le choc de ces images lourdes de sens, Aurélien compose le numéro de téléphone mentionné sur la bobine et rencontre Héloïse Tournier, une étudiante qui prépare une thèse sur les lebensborn.

 


Tous deux tenteront d'éclaircir le rôle joué par Abuelo au sein de ces anciennes maternités nazies ayant pratiqué la sélection raciale en vue d'offrir des enfants au Fuhrer.
Au même moment une octogénaire, Nicole Brachet, est retrouvée morte à son domicile. A la thèse initiale du home-jacking succède celle du meurtre...

 

 

 

" Je me rendais compte, avec une acuité nouvelle, que je ne savais presque rien de mon grand-père, de sa vie d'avant notre naissance du moins.
Nous n'avions jamais parlé de la Seconde Guerre Mondiale chez nous. J'ignore comment les choses se passent dans les autres familles : le silence est-il la réponse la plus fréquente aux questions de ceux qui n'ont pas connu cette période ?
Dissimule-t-il par pudeur des actions héroïques ou par honte des lâchetés ? Je savais simplement que mon grand-père possédait une carte de Combattant volontaire de la Résistance.
Mais je savais aussi que ces cartes avaient été distribuées jusque dans les années quatre-vingts, à une époque si éloignée des événements que ces attestations étaient pour le moins sujettes à caution.
Un simple bout de papier ne suffirait pas à annihiler ce que je venais de voir."

 



Le point fort de ce thriller est qu'il prend pour toile de fond un aspect un peu plus méconnu des pratiques nazies : les lebensborn. Créées à l'initiative de Gregor Ebner, médecin personnel d'Himmler et spécialiste de la sélection raciale, ces maternités furent installées dans les pays occupés par l'Allemagne durant les années 40. Elles abritaient bon nombre de femmes qui, ayant eu une aventure avec un SS et craignant de s'exposer au désaveu de leurs familles, étaient prises en charge et choyées tout au long de leur grossesse. En contrepartie, celles-ci acceptaient de confier ensuite leurs bébés en vue d'une adoption par des familles allemandes pure souche.

 


A partir de ce fait historique, Valentin Musso a construit une intrigue qui repose sur un lourd secret de famille que le héros principal, Aurélien Cochet, appuyé par une spécialiste des lebensborn, tente de percer malgré les nombreuses menaces et attaques qui pèsent sur lui et sa famille.

Au détour d'une double quête, historique et personnelle, l'auteur examine avec soin la difficulté de se construire en creux d'une histoire familiale sinueuse et l'impact psychologique que peut provoquer la découverte d'un secret dissimulé par plusieurs générations.
Bien documenté, ce roman nous en apprend davantage sur les dessous de la politique eugéniste nazie.

 

27/07/2011

L'homme qui fait parler l'acier...

 

Nemo, comment vous expliquer l’histoire de ce mot, de ce nom dont on pourrait en écrire un livre ?

 

Etymologiquement, c’est déjà la galère pour trouver la signification de ces simples quatre lettres. Nemo signifie en grec : distribuer, partager. Nemo signifie en latin : personne, nul, pas une personne, sans valeur, méprisable. Nemo est une variante de l'hébreu Néhémiah. Nemo signifie en Oromo l'homme. Nemo désigne un rectangle en Coréen. Arrêtons-nous là !

 

Si nous cherchons un personnage, le labyrinthe nous emmène dans un dédale inextricable. En effet, Nemo vous rappellera, entre autres :

  • Nemo, le capitaine du Nautilus dans Vingt mille lieues sous les mers ;

 

Nemo, Atelier des Deux Lunes

  • Nemo, le nom du héros de Little Nemo in Slumberland ;
  • Nemo, le nom du poisson clown, héros du Le Monde de Nemo.

 

Nemo, Atelier des Deux Lunes

  • Némo, un peintre pochoiriste français ;
  • Nemo, un groupe de rock progressif français ;
  • Maxime Nemo, un écrivain français ;
  • Philippe Nemo, un philosophe français né en 1949 ;
  • Nemo Louis, un homme de lettres, ardent défenseur de la langue bretonne.

 

 

 

Nous passerons l’attribution de ce nom à une voiture Citroën, à des jeux vidéos, au musée scientifique d’Amsterdam ou même comme étant une des signatures de Jack l’Eventreur.

 

 

Nemo, Atelier des Deux Lunes

 

 

Où tout cela va-t-il nous mener, me direz-vous ?

 

 

 

Au fait hyper important que nous, médiévistes, nous ne connaissons qu’un seul et unique NEMO !

 

 

Nemo, Atelier des Deux Lunes

 

Ce personnage à la bouille si sympathique qui, de ses doigts agiles, nous entraîne dans la magie de ses créations de forgeron. Donnez-lui un petit bout de métal, un peu de feu, un bon marteau et avec toute la souplesse de sa main, son coup d’œil sûr, il nous produira avec toute son assurance et sa détermination l’épée dont vous avez rêvé, le couteau qui vous permettra de mieux profiter de vos ripailles, vos accessoires de coutellerie, …

 

Nemo, Atelier des Deux Lunes

 

 

Nemo, Atelier des Deux Lunes

 

Cet amoureux du travail du métal nous parlera, tel un grand enfant heureux d’avoir réussi un exploit, de son plaisir de fabriquer sa poésie métallique. Il nous fait partager sa passion tout en caressant ses œuvres tout à sa satisfaction du travail effectué dans son style des « Deux Lunes ». Si vous flashez sur une de ses réalisations, ses yeux s’illuminent de plaisir et c’est parti pour un grand moment de partage.

 

Nemo, Atelier des Deux Lunes

 

 

Forgeron est probablement l’un des plus vieux métiers du monde, mais Nemo a su y apporter tout son amour et surtout sa griffe. Quand nous pensons à un forgeron, nous avons tous à l’esprit l’image d’un homme à la carrure imposante assénant au fer rougeoyant de violents coups de marteau. Nemo n’a rien d’une grande brute même quand il module son métal avec art et passion. Il perpétue un savoir-faire ancestral et un métier noble. Ses réalisations attirent, on peut le dire, toujours autant l’admiration de spectateurs ébahis.

 

 

Nemo, Atelier des Deux Lunes

 

Dans le monde médiéval, Nemo naquit dans le comté de Bretagne en l'an de grâce 1061. Apte au combat, il fut chevalier d’un seigneur local, puis valet d'arme du premier chevalier de la région. Forcé de quitter la Bretagne, il devint mercenaire dans les galères du Comté de Toulouse. A la première occasion, il fuit et apprend le métier de forgeron dans une famille de forgerons arabes. Il prend même le temps d'étudier les plantes, les mathématiques, les techniques de combat orientales... C'est en Germanie qu'il rencontre des forgerons héritiers du savoir austrasien auprès de qui il perfectionne sa technique de soudure. Il fait la connaissance d'un membre de la compagnie des cerfs... C'est la naissance d'une profonde amitié avec les parias locaux (qui se ressemblent...).

 

 

Nemo, Atelier des Deux Lunes

 

Nemo a aussi gardé son cœur d’enfant dans le monde de fous dans lequel nous vivons et, à défaut de se réchauffer auprès du feu de sa forge, nous pouvons profiter d’une grande bouffée d’humour et de son grand sourire. Un bol de « Nemo » et votre moral sera au beau fixe pour un bon bout de temps. C’est notre lune double qui éclaire le ciel le soir et nous « donne l’envie d’aimer » l’artiste et son travail.

 

 

Nemo, Atelier des Deux Lunes

D'un seul coup de machette (de sa fabrication), Nemo coupe deux bouteilles d'eau!

 

 

 

Site de Nemo : http://www.couteaux.biz/

 

 

Merci à Hugues Rabijns de m’avoir permis d’utiliser ses photos !

 

 

 

 

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26/07/2011

"L'étrange voyage de Monsieur Daldry" de Marc Levy

 

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“ L'homme qui va le plus compter dans ta vie vient de passer dans ton dos. Pour le retrouver, tu devras entreprendre un long voyage et rencontrer les six personnes qui te mèneront jusqu'à lui… Il y a deux vies en toi, Alice. Celle que tu connais et une autre, qui t'attend depuis longtemps. ”

Londres 1950

Alice mène une existence tranquille, entre son travail qui la passionne et sa bande d'amis, tous artistes à leurs heures. Pourtant, la veille de Noël, sa vie va être bouleversée. Au cours d'une virée à la fête foraine de Brighton, une voyante lui prédit un mystérieux avenir. Alice n'a jamais cru à la voyance, mais elle n'arrive pas à chasser ces paroles de son esprit, et ses nuits se peuplent de cauchemars qui semblent aussi réels qu'incompréhensibles.

Son voisin de palier, Monsieur Daldry, célibataire endurci, gentleman excentrique et drôle, aux motivations ambigües, la persuade de prendre au sérieux la prédiction de la voyante et de retrouver les six personnes qui la mèneront vers son destin.

De Londres à Istanbul, il décide de l'accompagner dans un étrange voyage…

 

25/07/2011

Le dernier au revoir de David Servan-Schreiber

 

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Il avait annoncé que le cancer qui l'avait atteint quelques années auparavant, en 1992, et sur lequel il avait écrit un best-seller, Anticancer, était revenu. La maladie aura finalement eu raison dimanche 24 juillet 2011 du neuropsychiatre de renom qu'était David Servan-Schreiber. Il s'est éteint entouré des siens à l'hôpital des Hautes Falaises de Fécamp, à l'âge de 50 ans, peu avant 22h.

 

 

 

D'après les déclarations de son frère Franklin, David Servan-Schreiber se trouvait depuis quelques jours «dans un semi-coma».

 

 

 

Fils du fondateur de L'Express et homme politique Jean-Jacques Servan-Schreiber, David avait choisi de faire des études de médecine. Il avait connu par deux fois des succès de librairie grâce à ses deux livres Guérir, paru en 2003, dans lequel il donnait des éléments pour lutter contre la dépression, puis avec Anticancer, en 2007, dans lequel il racontait comment il avait vaincu sa tumeur au cerveau, déclarée dans les années 1990.

 

 

David Servan-Schreiber, Anticancer, Guérir, On peut se dire au revoir plusieurs fois

 

Sa rechute, en 2010, l'avait encouragé à publier un nouvel ouvrage, On peut se dire au revoir plusieurs fois, où il abordait les difficultés qu'il était en train de vivre.

 

 

David Servan-Schreiber, Anticancer, Guérir, On peut se dire au revoir plusieurs fois

 

 

En voici un extrait :

 

"Mon père, Jean-Jacques, avait des méthodes bien à lui pour nous "apprendre le courage". Je me souviens de ce séjour en Floride où il me conduisait chaque soir, à l'heure où la mer est la plus calme, à bord d'un bateau de ski nautique pour m'initier à ce sport. Je savais qu'il y avait des requins dans les parages. C'était déjà suffisamment angoissant de jour. Tard le soir, j'étais mort de frousse. Mais requins ou pas, il fallait sauter dans l'eau, sinon mon père se chargeait de m'y jeter. Il n'avait pas peur des requins, lui. Je n'avais qu'à faire comme lui. Les requins, m'expliquait-il, mangent des poissons plutôt que des enfants, et il y a très peu d'accidents. Il estimait que le ski nautique valait la peine qu'on prenne de menus risques. Inutile de dire que j'étais très motivé pour sortir de l'eau à la vitesse de l'éclair, rester très concentré sur mon équilibre et apprendre rapidement à ne pas tomber... Rien n'est plus flippant que de skier entre chien et loup sur des eaux noires où l'on croit deviner l'ombre d'un requin. Rien. Pas même une gravissime rechute de cancer. [...]

 

Quand on a traversé le risque et qu'on a survécu, on n'est plus tétanisé devant le danger. On "apprend le courage". C'est exactement ce que voulait mon père, qui était lui-même d'une hardiesse folle. Pas seulement dans les sports de glisse, où il avait une prédilection pour le ski extrême en terrain avalancheux. Vers 1940, alors qu'il passait son bac français à Grenoble, il avait escaladé la façade du lycée et décroché le drapeau à croix gammée suspendu au-dessus du portail. Il avait 15 ans, et portait un short de l'armée anglaise... Dans les moments critiques où il faut "tenir" contre l'adversité, l'idée qu'on a de ce sang-là dans les veines, qu'on a été entraîné au combat par ce trompe-la-mort est d'un grand secours [...]"

 


 

 

24/07/2011

No Rehab for Amy Winehouse

Amy Winehouse

 

 

 

La chanteuse britannique Amy Winehouse, née le 14 septembre 1983, a été retrouvée morte ce samedi 23 juillet 2011 à Londres. Elle était âgée de 27 ans.

 

 

 

Sa voix soul au timbre atypique avait marqué les esprits au début des années 2000. Son premier album, Frank, paraît en 2003 et reçoit un bel accueil en Grande-Bretagne tout en passant quasiment inaperçu à l'international.

 

 

 

C'est en 2006 qu'elle reçoit le succès qu'elle attendait tant, avec l'album Back to Black. Un succès qu'elle doit notamment au hit Rehab, devenu incontournable et incontestablement le tube marquant de sa carrière. Pour cet album, elle s'est entourée du groupe Sharon Jones & The Dap-Kings. Le résultat est absolument exceptionnel : salué par la critique qui lui reconnait une écriture soignée et une production vintage, l'album s'écoulera à plus de 12 millions d'exemplaires à travers le globe, dont un million dans l'Hexagone.

 

 

 

 

Amy, souvent surnommée "la chanteuse à la choucroute" en raison de sa chevelure abondante, est adulée. Tout le monde ne réclame qu'elle. Lors des cérémonies de récompenses, elle ne laisse aucune chance à ses adversaires. Victorieuse de plus de 20 distinctions (dont cinq Grammy Awards, un Brit Award et un MTV Europe Music Award), la star jouit enfin d'une reconnaissance du public à la hauteur de son génie.

 

 

Amy Winehouse

 

 

Malheureusement, ses addictions diverses et ses excès éclipsent son talent et, rapidement, les journaux s'intéressent à davantage à ses déboires qu'à ses qualités d'artiste. La chanteuse se battait depuis des années contre de nombreux problèmes d'addiction à l'alcool et à la drogue. En octobre 2010, elle affirme lors d'une interview avoir totalement arrêté de consommer des drogues dures.

 

 

 

 

 

En janvier 2011, elle faisait un retour remarqué sur scène au Brésil pour une série de cinq représentations. Elle ne se produira plus sur scène avant le mois de juin dernier. Elle recevait alors un accueil glacial à Belgrade et décidait de se retirer de la scène musicale pour une durée indéterminée et d'annuler sa tournée européenne prévue pour cet été.

 

 

Amy Winehouse

 

 

Depuis plus de deux ans, elle promettait un retour sur le devant de la scène en grande pompe... Le destin ne lui aura pas laissé le temps de livrer ses derniers chefs d'oeuvre. Son talent, sa créativité, son humour et son génie manqueront à la scène musicale.

 

15:30 Écrit par Boubayul dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amy winehouse |  Facebook |

Notre ami Paulot ne verra pas mourir l'été...

 

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De son vrai nom Vital-Paul Delporte, il était le frère du peintre Charles Delporte et le cousin d'Yvan Delporte, auteur de bande dessinée bien connu des amateurs du journal Spirou.Paul Louka, de son vrai nom Vital-Paul Delporte, est un célèbre auteur, compositeur, interprète, comédien, écrivain, peintre, et saltimbanque belge, né à Marcinelle en août 1936, décédé à Montignies le 23 juillet 2011.

 

 

 

En 1959, après une rencontre avec Jacques Brel, il "descend" trois ans à Paris pour se produire de cabaret en cabaret (Chez Moineau, la Bolée, Ma cousine, la Colombe, le Cheval d'Or, le Port du salut, l'Échelle de Jacob, la Tête de l'art, Les Trois Baudets…). Il rencontre des artistes tels que Raymond Devos, les Frères Jacques, et entame à partir de 1962, une grande amitié avec Georges Brassens avec qui il se produira en première partie à Bobino. Il a notamment chanté "Cerise", "Saragosse", "Marcinelle", ou encore "Vas-y Paulot".

 

 

 

 

Ancien administrateur délégué de la SABAM (de janvier 1996 à décembre 2009), il est également le frère du peintre Charles Delporte et le cousin germain d'Yvan Delporte, figure marquante de la bande dessinée belge et du journal de Spirou.

 

 

 

Homme d’une grande simplicité, j’ai eu l’occasion de déjeuner à plusieurs reprises dans le même restaurant que lui. La conversation s’était rapidement engagée en toute sympathie et le bon vivant nous avait fait profiter de ses bons mots d’humour. Ce furent des moments très rares mais tellement agréables. Tu vas nous manquer, Paulot !

 

 

 

 

 

Triste bonhomme vêtu de noir,

Quand tu me parles de ton savoir,

De tes sanctions, de tes rigueurs judiciaires,

Quand les vautours de tes milices

Traînent leurs plumes et leur pelisse

Dans nos jardins et nos volières

Si petites

 

Moi, Monsieur, je suis un enfant

Je ne sais pas qui est bon ou méchant

Les gendarmes et même le roi

Seront tous morts avant moi,

C'est la vie et c'est la loi.

 

Triste bonhomme vêtu de vert,

Quand tu nous parles de tes compères

De tes factions, de tes ardeurs cocardières,

Quand les tambours de tes batailles

Marquent le pas des représailles

Dessus nos îles et nos frontières

Si petites

 

Moi, Monsieur, je suis un enfant

Je ne salue pas votre régiment

Les sergents et même le roi

Seront tous morts avant moi,

C'est la vie et c'est la loi.

 

Triste bonhomme vêtu de blanc,

Quand tu nous parles de ton argent,

De tes actions, de tes valeurs financières,

Quand les lingots de tes tirelires

Font du dollar ou de la lire

En Suisse loin de nos gibecières

Si petites

 

Moi, Monsieur, je suis un enfant

Pour toute fortune, j'ai les quatre vents

Les banquiers et même le roi

Seront tous morts avant moi,

C'est la vie et c'est la loi.

 

 

Triste bonhomme vêtu de gris,

Quand tu nous parles de ton parti,

De tes idées, de tes faveurs éphémères,

Quand les couleurs de ton drapeau

Changent de ton, changent de peau

Devant nos allures libertaires

Vite, vite

 

Moi, Monsieur, je suis un enfant

Je vote pour papa, j'écoute maman

Les ministres et même le roi

Seront tous morts avant moi.,

C'est la vie et c'est la loi.

 

00:07 Écrit par Boubayul dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paul louka, marcinelle |  Facebook |

18/07/2011

"La prophétie Charlemagne" de Steve Berry

 

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An 1000. Aix-La-Chapelle. Othon III, roi de Germanie, pénètre dans le tombeau de Charlemagne, inviolé depuis 814. Parmi de nombreuses reliques, il y découvre un étrange manuscrit, couvert de symboles inconnus.

 


1935. Allemagne. Himmler crée un groupe spécial d'archéologues et d'ésotéristes chargés de se pencher sur les racines de la race allemande, des Aryens aux chevaliers teutoniques. Dans la sépulture d'un proche de Charlemagne, ceux-ci trouvent un manuscrit montrant les mêmes symboles que ceux découverts neuf siècles plus tôt à Aix-la-Chapelle.

 


2008. Afin d'élucider la mort mystérieuse de son père, Cotton Malone va devoir déchiffrer les énigmes entourant ces deux manuscrits. Du cœur de l'Allemagne aux glaces de l'Antarctique, en passant par un monastère de la région de Toulouse, c'est un puzzle passionnant qui l'attend, à travers l'histoire, les cultures et les civilisations.

 


Fourmillant de détails, depuis le formidable bouleversement du savoir à l'époque de Charlemagne jusqu'aux expéditions nazies au pôle sud et au Tibet, ce roman exceptionnel ensorcelle le lecteur de la première à la dernière ligne.

 

13/07/2011

Dracula, l'amour est plus fort que la mort

 

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Après “Le Roi Soleil” et “Cléopâtre, la dernière reine d'Egypte”, Kamel Ouali revisite le mythe du comte DRACULA pour en faire le personnage principal de son nouveau spectacle musical “DRACULA, L’AMOUR PLUS FORT QUE LA MORT”.

 

 

 

Sur des chansons originales, le spectacle met en avant l’histoire de l’amour impossible de Dracula, en quête d’un idéal, tiraillé entre passion et raison.

 

 

 

Tout en s’appuyant sur la personnalité complexe du héros de Bram Stoker, à la fois énigmatique et mélancolique, Kamel Ouali présente dans ce spectacle un vampire troublant mais attachant, au destin solitaire, brave et sensible, loin d’une créature terrible et sanguinaire.

 

 

 

La troupe de chanteurs comédiens et danseurs évoluera dans un univers onirique, tantôt obscur, tantôt ludique. Les décors et costumes mêleront modernité et réminiscences baroques. Kamel Ouali promet de rester fidèle à sa conception du grand spectacle musical et d’innover par un travail sur les images et les lumières encore jamais proposé à ce jour, pour surprendre, et même renouveler le genre.

 

 


 

Canal Youtube : http://www.youtube.com/user/draculaofficiel

 

A partir du 30 septembre 2011 au Palais des Sports de Paris

Les 2 et 3 mars 2012 à Forest National (Bruxelles)

 

 

 

12/07/2011

450ème anniversaire de la Cathédrale Saint Basile à Moscou

 

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La cathédrale de l'Intercession-de-la-Vierge, appelée également cathédrale Basile-le-Bienheureux ou Saint-Basile, construite en 1554, se trouve sur la place Rouge à Moscou, et est aujourd'hui le symbole de l'architecture traditionnelle russe.

 

A l'est de la tour du Sauveur (Tour Spasskaïa), sur la voie qui descend vers la Moskova, sur une terrasse artificielle ovale, se dresse l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture moscovite : l'église de l'Intercession-de-la-Vierge-sur-le-Fossé, plus connue sous le nom de Basile le Bienheureux.

 

 

 

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C'est pour célébrer la prise de Kazan par les troupes russes que le tsar Ivan IV ordonna la construction d'un édifice qui, à l'origine, devait être entouré de sept chapelles consacrées chacune au saint dont la fête correspondait aux évènements les plus marquants du siège.
Après la victoire de 1552, une église en bois est élevée sur la place du marché, près du Kremlin et, en 1555-1560, elle est remplacée par une église en brique construite par un architecte de Pskov, Postnik Yakovlev, surnommé le « faiseur de villes », et Jacques Baram. Comme le dit la Chronique brève, «contrairement aux ordres reçus », ils conçurent l'église selon leur propre conception de la symétrie. Les travaux durèrent cent vingt-cinq ans et l'édifice connut de nombreux remaniements : les escaliers furent couverts, les paliers surmontés de toits pointus, les bulbes ornés de motifs saillants. Un neuvième oratoire fut élevé sur la tombe d'un fol en Christ, le bienheureux Basile dont le nom s'imposa à toute l'église.

 


En 1680, sur ordre du tsar Fédor III et du patriarche Ioakim, on détruisit toutes les vieilles églises en bois délabrées qui se trouvaient sur la place Rouge mais on installa de nouvelles chapelles (jusqu'à vingt) autour de l'église de l'Intercession. C'est alors qu'elle fut peinte et couverte de décors de fer et de tuiles tels que nous les voyons aujourd'hui. Avec le temps, une grande partie des chapelles disparut et, en 1783, il n'en restait plus que onze. En septembre 1918, le doyen de l'Église fut fusillé, les biens confisqués, toutes les cloches refondues et l'Église fermée. Dans les années 1930, Lazare Kaganovitch proposa de démolir l'église de l'Intercession pour dégager la place afin de faciliter la circulation automobile sur la place Rouge.

 


L'église de l'Intercession est aujourd'hui connue sous le nom de Basile-le-Bienheureux. Ce dernier était un Fol-en-Christ né, selon la tradition, en 1469. Il se rallia vers l'âge de seize ans à cette forme de spiritualité très provocatrice. Toute sa vie, il vécut nu et d'aumônes. Après sa mort, survenue en 1552, il fut inhumé à côté de l'église de l'Intercession et on édifia en 1588 sur sa tombe une chapelle où venaient prier tous ceux qui sollicitaient la protection du défunt.
Avec le temps, sa gloire et sa sainteté éclipsèrent le souvenir de la prise de Kazan ; l'église de l'Intercession fut dès lors de plus en plus souvent désignée sous le nom de Basile-le-Bienheureux. Le tsar Fédor Ier plaça au-dessus des reliques du corps du saint une châsse d'argent pur couverte de dorures et de soieries sur laquelle fut représenté saint Basile, dans une broderie de pierres précieuses et de perles. Les Polonais pillèrent la châsse au début du XVIIe siècle.

 


Aujourd'hui, l'église est devenue un musée mais un office religieux y est célébré chaque année, le 14 octobre selon l'ancien calendrier (1er octobre dans le nouveau calendrier) en souvenir de la prise de Kazan par Ivan le Terrible.

 

 

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La cathédrale est ornée de neuf coupoles principales, chacune se distinguant des autres par une forme et des couleurs propres. Le bâtiment lui-même est essentiellement construit en brique rouge, souvent apparente. À l’origine l’église était entièrement blanche et ses coupoles dorées, mais les travaux de reconstruction aux XVIe et XVIIe siècles ont modifié son apparence.

 

La cathédrale est orientée à angle droit par rapport à l'axe de la Place rouge, ce qui lui donne une apparence asymétrique, voire chaotique sur les photos. Vue depuis l'ouest, on remarque toutefois la symétrie de la construction, qui se retrouve aussi à l'intérieur. L'église principale de forme carrée est surmontée par un octogone se rétrécissant vers le haut et couronné par une coupole dorée. Quatre tours moyennes de forme octogonale entourent l'église principale dans la direction des quatre points cardinaux. Les quatre petites tours sont carrées et intercalées entre les tours moyennes, donnant au bâtiment une forme d'étoile à huit branches.

 

La cathédrale est en fait composée de neuf églises séparées, chacune ornée d'une tour. Les huit chapelles annexes symbolisent huit batailles lors de la prise du Khanat de Kazan.

 

 

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11/07/2011

Maxime Chattam : "Le requiem des abysses"

 

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Pour oublier le criminel qui a terrorisé Paris lors de l’Exposition universelle de 1900 et se remettre de leurs aventures, l’écrivain Guy de Timée et Faustine, la belle catin, se sont réfugiés au château d’Elseneur dans le Vexin. Mais là, dans une ferme isolée, une famille est assassinée selon une mise en scène macabre, alors que l’ombre d’une créature étrange rode dans les champs environnants…

 

Guy, dans sa soif de comprendre le Mal, de le définir dans ses romans, replonge dans ses vieux démons, endossant à nouveau ce rôle de criminologue, qui le conduit peu à peu, comme un profiler avant la lettre, à dresser le portrait du monstre. Pendant ce temps, à Paris, les momies se réveillent, les médiums périssent étrangement et les rumeurs les plus folles se répandent dans les cercles occultes…

 

05/07/2011

Avantasia - The flying opera

 

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La nouvelle avait bousculé la scène métal mélodique et symphonique : après deux opus inoubliables et cultes, Tobias Sammet reformait le groupe pour un nouveau projet, des nouveaux invités et un nouveau concept sous l’impulsion d’un Sascha Paeth (producteur / guitariste) ayant joué un grand rôle dans la dernière trilogie conceptuelle d’Avantasia. Mais l’idée allait bien plus loin qu’un simple nouvel album studio… Il fallait monter sur scène pour une tournée exceptionnelle d’une dizaine de dates. Entreprise colossale mettant en scène une quinzaine de musiciens et chanteurs, Tobias sonne l’heure du bilan en ce début d’année 2011 en livrant avec "The Flying Opera : 20 Around the World" un testament audio et visuel de cette épopée épique à travers les plus grands festivals d’été de 2008.

 

Présenté d’une manière tout aussi esthétique et travaillée, le produit se livre dans un sublime coffret deux cds et deux dvd ultras complets, contenant deux digibook A5 indépendant, l’ensemble dans une box des plus belles.

 

C’est un concert complet, mais enregistré autant au Wacken qu’au Masters of Rock de République Tchèque qui est livré dans le premier dvd.

 

Mais le plus important est évidemment la scène… Et quel concert. Outre une setlist de rêve, Tobias débute le show avec "Twisted Mind", plombé à souhait et vêtu d’un costume grandiloquent infiniment classe, puis le chef d’œuvre "The Scarecrow", où le premier invité entre en scène.

 

 

 

 

 

 

En bête de scène d’exception, Tobias harangue l’immense foule comme un jeune gosse devant une salle dégustant ses pitreries. A ses côtés, André Matos, Kai Hansen, Jorn évidemment ou Bob Catley ne sont jamais en reste pour communiquer et chauffer un public au fer rouge. Des ultras speed et jouissifs "Reach Out for the Light" et "No Return", aux moments de grâce que sont "Inside" ou "The Story Ain’t Over" en allant dans les horizons les plus épiques de "Shelter From the Rain", "Sign of the Cross" ou "The Toy Master", l’exécution est d’une telle perfection que les larmes ne sont jamais loin tant voir ses musiciens animés par la même passion de jouer ensemble est grande et vive.

 

On retiendra particulièrement le magique et réellement merveilleux "Farewell", repris en chœur par la foule entière, réalisant des vagues d’une beauté presque surnaturelle. Comment ne pas évoquer également les frissons à l’écoute du refrain de "The Seven Angels", repris par l’ensemble des vocalistes présents ce soir là ?

 

 

 

 

 

 

 

Si le spectacle se décline également sous la forme de deux disques audio, sans aucune coupure (même les longs dialogues sont présents), un second dvd forme un documentaire très intéressant, retraçant toute l’histoire d’Avantasia, des prémices de "The Metal Opera" au retour avec "The Scarecrow", l’épreuve de la scène et la fin de la trilogie avec un assez long passage revenant sur "The Wicked Symphony" et "Angel of Babylon" ainsi que leurs invités (Jon Oliva, Michael Kiske, Tim Owens, Russel Allen…).

 

 

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04/07/2011

Fred Vargas : "L'armée furieuse"

 

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Au cœur de la Brigade criminelle, le commissaire Adamsberg vaque à ses occupations. Même si Veyrenc, son ancien rival des Pyrénées, hésite encore à revenir, le reste de l’équipe évolue paisiblement : Rettancourt reste la grande « génératrice d’énergie », le chat dit « La Boule » dort toujours sur la photocopieuse, Danglard avec son verre de vin blanc développe un immense savoir, Mercadet est toujours à moitié endormi, Froissy fait des allers-retours entre sa réserve de nourriture et son bureau. Une petite dame âgée attend le commissaire sur le trottoir, elle vient de Normandie. Ils n’ont pas rendez-vous, mais il n’y a qu’à lui qu’elle veut parler. Une nuit, dans son village, sa fille a vu « l’Armée furieuse », c’est-à-dire une cohorte de morts vivants qui vient enlever les pires personnes des environs. Meurtriers, voleurs, tous ceux qui n’ont pas la conscience tranquille se sentent menacés. Cette vieille légende est le signe que de multiples assassinats vont se produire. Loin de sa circonscription, Adamsberg va pourtant accepter d’aller enquêter sur place, dans le village terrorisé de superstitions et de rumeurs sauvages. Aidé de la police locale, de son fils (qu’il a découvert dans Un lieu incertain), et de quelques complices, il tentera de protéger les mauvaises personnes contre le mauvais sort.

 

29/06/2011

La "Dame du Nil" a traversé le grand fleuve ...

 

 

Christiane Desroches-Noblecourt fut la première femme égyptologue à une époque où cette science naissante était l'apanage des hommes.

 

 

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Elle a galopé comme une gazelle dans les sables des déserts égyptiens jusqu'à un âge où d'autres ont depuis longtemps chaussé leurs pantoufles. Puis est venu le temps des mémoires et des livres de réflexion sur l'apport de l'Égypte ancienne à notre culture, rédigés devant le jardin fleuri de son appartement, rue du Docteur Blanche, à Paris. Celui, ensuite, du repos mérité dans une aile du manoir familial de Mondement, entre Brie et Champagne, et c'est finalement dans la maison de retraite des sœurs de Saint-François de Sales, à Sézanne, à deux pas de chez elle, entourée de ses livres et de nouveaux projets d'écriture que la «pasionaria» de l'égyptologie s'est éteinte, à l'âge de 97 ans, après une vie entièrement consacrée à sa passion : percer les secrets de la pensée qui a sous-tendu la plus longue et la plus fascinante civilisation de l'humanité. A 93 ans encore, après une fracture de la jambe et percluse d'arthrose, elle avait, un instant, envisagé de retourner dans ce pays qu'elle a aimé au-delà de toute raison.

 

Ce petit bout de femme d'un mètre cinquante, énergique, pétulante, volontaire, qui avait conservé, au-delà de sa 90e année, une mémoire d'ordinateur pour tout ce qui touchait à l'Égypte, un enthousiasme de débutante et un humour qui pouvait être féroce, «a mieux servi la cause des femmes qu'une armée de suffragettes», disait d'elle un de ses éditeurs. Car il faut resituer ce monument de l'égyptologie française dans son époque, celle de l'entre-deux guerres, lorsque l'érudition et l'aventure de terrain étaient encore un domaine exclusif des hommes.

 

La jeune Christiane a neuf ans, lorsque Howard Carter trouve la tombe de Toutankhamon et l'énorme battage médiatique que suscite la découverte la plonge dans une fascination qui va devenir une vocation. Elle a la chance d'être née dans une famille cultivée, aux idées avancées. Nullement choqué que sa fille veuille devenir une «savante», son père approuve son choix. Travailleuse acharnée, elle va alors enchaîner les études et les diplômes : Sorbonne, École du Louvre, École pratique des hautes études, Collège de France, Institut catholique.

 

En 1934, à 21 ans, elle a soutenu brillamment deux thèses et entre au Musée du Louvre comme chargée de mission. Quatre ans plus tard, elle est envoyée au Caire, au très prestigieux IFAO (Institut français d'archéologie orientale) où la venue d'une jeune fille de cet âge provoque une véritable révolution. Mais il en faudrait plus pour la démonter. «J'ai appris à devenir une bagarreuse par nécessité».

 

Le secret de sa réussite en tant qu'égyptologue tient en une idée-force qu'elle aimait à répéter : «Il ne faut pas aborder ce pays avec des idées reçues, mais le laisser parler sans s'exprimer à sa place». Elle avait, en effet, vite compris que toutes ces représentations mi-humaines mi-zoomorphes devaient avoir un sens symbolique et c'est ce sens qu'elle a passé sa vie à décrypter, pour en tirer une conclusion de nature à choquer bien des spécialistes : «Les Égyptiens, disait-elle, n'avaient pas de religion, mais leurs prêtres étaient poussés par la soif scientifique de pénétrer les grands mystères de l'univers, le premier d'entre eux étant cette crue bienfaisante du Nil qui arrivait chaque année, aux environs du 18 juillet, et sans laquelle le pays n'aurait pas existé».

 

Autre idée reçue qu'elle s'est acharnée à combattre, vitupérant contre les «charlatans qui s'enrichissent en vendant de l'Égypte ésotérique» : symbolisme ne signifie pas occulte. Pour elle, le bon peuple était profondément respectueux d'une morale «osirienne», prônant la victoire du Bien sur le Mal et espéraient une éternité bien différente de celle que nous concevons.

 

 

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Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, parmi lesquels deux monumentales biographies, l'une sur Ramsès II, l'autre sur la reine maudite, Hatshepsout, qu'elle réhabilite avec une grande tendresse, elle a consacré les dernières années de sa vie à tirer les philosophies de ses recherches de terrain. Et dans son dernier ouvrage, «Le fabuleux héritage de l'Égypte» («un live que j'écris depuis 60 ans !», disait-elle) la vieille dame «indigne» s'est beaucoup plu à démontrer, preuves à l'appui, que notre culture «n'est pas judéo-chrétienne, mais égypto-chrétienne», évoquant pêle-mêle le calendrier, l'alphabet, le jeu de l'oie, les briques, les tests de grossesse, le traitement de la cataracte et de la migraine, les fables d'Écope et même la symbolique chrétienne de la Mort et de la Résurrection, tous hérités de l'Égypte ancienne.

 

Grand officier de la Légion d'Honneur, conservateur général honoraire du Département des antiquités égyptiennes du Louvre, comblée d'honneurs, pas toujours tendre pour ses confrères, Christiane Desroches-Noblecourt avait, en revanche, su se faire aimer des plus modestes.

 

 

 

27/06/2011

John Grisham : "La confession"

 

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Donté Drumm, jeune Afro-Américain de 27 ans, n’a plus que quelques jours à vivre. Après huit années passées dans le couloir de la mort, il va être exécuté par injection létale pour un crime qu’il n’a pas commis. Ce n’est pas lui qui a enlevé, violé et tué Nicole Yarber, une pom-pom girl de son lycée de Sloan, au Texas : des aveux lui ont été extorqués par des policiers racistes et son procès a été une pure mascarade. Quatre jours avant l’exécution, un certain Travis Boyette se confesse à Keith Schroeder, pasteur à Topeka, dans le Kansas, et revendique la paternité de ce meurtre odieux. Atteint d’une tumeur cérébrale, cet homme s’est résolu à sauver un innocent. Schroeder accepte de conduire Boyette au Texas et ce voyage va totalement bouleverser sa vie. Parviendront-ils à convaincre les avocats, les juges, le gouverneur de la crédibilité du multirécidiviste Travis Boyette ? La route est longue pour rétablir la vérité, surtout quand la question déchaîne les passions. A Sloan, des émeutes raciales éclatent et la tension est à son comble… John Grisham, maître incontesté du thriller judiciaire, est aussi un fervent abolitionniste de la peine de mort et, dans ce roman, il réussit à la fois à tenir son lecteur en haleine et à le faire réfléchir sur un sujet dramatique.

 

26/06/2011

Qui va mener les enquêtes?

 

 

L'acteur américain, Peter Falk, mondialement célèbre pour son interprétation du lieutenant Columbo, est décédé à l'âge de 83 ans.

 

 

 

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Né le 1er septembre 1927, à New York, d'une famille juive - père d'origine russe, mère d'origine polonaise et tchèque - Peter Falk restera dans l'inconscient collectif l'inspecteur Columbo, dont il tourna 78 épisodes et en fut producteur et coproducteur de plus d'une vingtaine. Plus de 2 milliards de téléspectateurs ­firent leurs choux gras des enquêtes du lieutenant de la brigade criminelle de Los Angeles entre 1968 et 2003. Sans doute la série la plus célèbre jamais réalisée avec Dallas.

 

 

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Costume beige froissé, imperméable improbable de la même teinte fatiguée, mince cravate à peine nouée, coiffure aléatoire, Peugeot 403 décapotable au bord de la casse, cigare plus ou moins éteint, basset hound lymphatique et attachant nommé tout simplement «le Chien», Columbo n'avait l'air de rien mais il savait tout. Il faisait l'âne pour avoir du foin et la peau de l'assassin. Ses leitmotivs: «Lieutenant Columbo de la brigade criminelle», «Ah, une dernière chose», ou encore : «Comme dit ma femme…». Tout un programme qui en fit une série culte. Il n'avait pas l'air bien frais. Parlait toujours de son épouse invisible. On se souvient du concept bien huilé: le spectateur connaissait le meurtrier dès le début de l'épisode pour mieux ensuite le traquer avec cette façon si particulière, si perverse de croiser ses bras, de poser sa main sur son front faussement intrigué, de toujours faire semblant de tourner ses talons, de lever nonchalamment le bras pour une pénultième question, cet air embarrassé, complaisant devant le coupable. Ce regard borgne.

 

Car, à l'âge de 3 ans, le petit Peter Michaël Falk perdit un œil à la suite d'un cancer. Il ne fut pas, on le sait, toujours ­Columbo, pour lequel il remporta de nombreux Emmy Awards et Golden Globe. Après une courte expérience comme cuistot dans la marine marchande, le futur acteur obtint en 1953 une licence de sciences politiques, un master en administration, tenta en vain d'entrer dans la CIA, se retrouva à la direction du Budget du Connecticut comme conseiller à la productivité… Pas pour longtemps. Il prendra des cours d'art dramatique et se retrouvera rapidement sur les planches. Il joua également Molière à Broadway.

 

Peter Falk passe devant la caméra en 1958. Il est dirigé, ce n'est pas rien, par Nicholas Ray dans La Forêt interdite. ­Remarqué, il tient son premier rôle important dans un polar de William Witney, The Secret of the purple Reef (1960), fut nommé à deux reprises aux oscars pour Murder Inc (1960) de Stuart Rosenberg et Milliardaire d'un jour (1961) de Frank Capra. En 1965, il tourne La Grande course autour du monde de Blake Edwards.

 

La filmographie est impressionnante. Mais, évidemment, c'est John Cassavetes qui le rendit célèbre dans les cinémathèques. Il devient un acteur culte, l'acteur fétiche, dans les années 1970 du grand metteur en scène sous la direction duquel il tourna quelques pièces maîtresses du septième art. Citons Husbands (1975), Une femme sous influence (1976), Opening Night (1978) ou encore Big Trouble (1987).

 

 

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À la fin des années 1980, le réalisateur allemand Wim Wenders fit appel à son génie dans Les Ailes du désir (1988). Il tourne son dernier long métrage, American Cowslip de Mark David, l'année du début de son mal incurable, la maladie d'Alzheimer. Le lieutenant Columbo était devenu un acteur cérébral. On n'en doutait pas : un inspecteur de cette trempe l'est toujours. Marié à deux reprises, il fut mis sous la tutelle de sa seconde femme. On enterre la plus célèbre mémoire de la criminelle californienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

00:41 Écrit par Boubayul dans Actualité, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peter falk, columbo, acteur, cinéma |  Facebook |

25/06/2011

"Le Nom de la Rose" à Villers-la-Ville

 

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Un grand spectacle adapté du roman d'Umberto Eco...

 

Pour fêter le 25ème spectacle théâtral d'été à l'abbaye de Villers-la-Ville, Patrick de Longrée et Rinus Vanelslander présentent un spectacle exceptionnel créé à la démesure du site du 14 juillet au 13 août 2011.

 

Pour la première fois, le Nom de la Rose, le célèbre roman d'Umberto Eco est porté à la scène. Le public cheminera de lieu en lieu, de scène en scène, sur les lieux mêmes de l'Abbaye du Crime (titre envisagé par Umberto Eco).

 

L'histoire

 

An de grâce 1327, la chrétienté est en crise. Les hérésies sont traquées. Le pape lutte à la fois contre l'empereur Louis de Bavière et contre ses ennemis intérieurs. Il s'oppose à tous ceux qui souhaitent réformer l'Eglise. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu'est cette abbaye - admirée de tout l'Occident pour la science de ses moines et la richesse de sa bibliothèque - afin de mettre la dernière main à la rencontre entre deux délégations opposées, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné du novice Adso de Melk, se voit prié par l'Abbé d’enquêter sur la mort suspecte d’un des moines. Rapidement, d’autres crimes surgissent qui font écho aux sept trompettes de l’Apocalypse. L’enquête est menée scrupuleusement malgré les entraves qui surviennent de toutes parts et, d’hypothèses en découvertes, Guillaume de Baskerville parviendra à dénouer les fils de ces mystères, dans les tumultes d’une abbaye désemparée qui sombrera dans les flammes.

 

Distribution

 

PASCAL RACAN (Guillaume de Baskerville)

JÉRÉMIE PETRUS (Adso de Melk)

DANIEL NICODÈME (Messer l’Abbé)

LAURENT BONNET (Bernardo Gui)

YVES CLAESSENS (Jorge de Burgos)

PETER NINANE (Venantius de Salvemec)

DIDIER COLFS (Malachie de Hildesheim)

THIERRY JANSSEN (Bérenger d'Arundel)

OLIVIER FRANCART (Bence d'Upsala)

DENIS CARPENTIER (Séverin de Sant'Emmerano)

GÉRALD WAUTHIA (Rémigio de Varragine)

MARC DE ROY (Salvatore)

JEAN-LOUIS LECLERCQ (Ubertin de Casale)

CÉDRIC CERBARA (Michel de Césène)

BENOÎT PAUWELS (Jérôme de Caffa)

JEAN-FRANÇOIS ROSSION (Bertrand du Pogetto)

YANN LERICHE (Jean d'Anneaux)

KEVIN ECOBECQ (Jean de Baune)

VALENTINE JONGEN (La fille du village)