22/11/2011

Samba etc. Carnavals du Brésil

 

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Du carnaval brésilien, on connaît la samba entêtante, les danseuses parées de plumes et de paillettes ou le vaste sambodrome où Rio élit chaque année ses meilleures écoles. Mais est-ce là tout ce qu’on peut en dire ?

 

Bien au contraire ! Au-delà de ce carnaval, il en existe un autre qui se joue dans les rues, où se mêlent les déguisements les plus simples dans une allégresse générale, où l’on aperçoit les Bate-Bolas, « clowns » aux costumes imposants, où chacun déambule à la rencontre des blocos où leurs amis les attendent.

 

 

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Et ce carnaval à multiples facettes est loin de se limiter à la seule Rio de Janeiro : São Paulo, Salvador de Bahia, Santa Cruz ou encore Recife, Olinda, Niteroi, São Caetano de Odivelas s’ébranlent elles aussi aux rythmes du carnaval.

 

 

 

 

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Entre envers du décor et déconstruction des clichés, le Musée du Masque vous invite au Brésil, pour y vivre une immersion dans son carnaval.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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17/11/2011

Horta 2011

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

 

 

Victor Horta aurait 150 ans en cette année 2011. C'est l'occasion de célébrer ce génie de l'Art nouveau en mettant en lumière ses œuvres et l'importance de son héritage : des hôtels de maître, des grands magasins, des résidences campagnardes, un Palais des Beaux Arts, une Gare Centrale,…

 

Ce bâtisseur inventif réforma aussi l'enseignement de l'architecture et l'esprit nouveau qu'il insuffla au début du 20ème siècle est certainement pour quelque chose dans la profusion de designers de talent dont Bruxelles est fière aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

Victor Horta voit le jour à Gand en 1861. Son père, artisan cordonnier, lui transmet le goût du travail bien fait et de la persévérance qui en font un perfectionniste ne s'octroyant parfois que trois heures de sommeil par jour.

 

Fortement attiré par la musique, il se passionne pour le violon, mais le Conservatoire de Musique le renvoie pour cause d'indiscipline à la suite de quoi il s'inscrit en architecture ... Quel heureux revirement !

 

 

 

Installé à Bruxelles dès 1878, Victor Horta suit des cours à l'Académie des Beaux Arts tout en travaillant pour gagner sa vie. L'architecte Alphonse Balat, à qui l'on doit les majestueuses Serres de Laeken, l’engage  dans son atelier et Horta lui vouera toute sa vie une immense reconnaissance.

 

 

 

Il vient d'achever au Cinquantenaire un pavillon destiné à  abriter une sculpture monumentale de Jef Lambeau symbolisant Les Passions Humaines, quand deux de ses frères  francs-maçons, Eugène Autrique et Emile Tassel, lui confient chacun la construction d'un hôtel de maître. Libre de tout commanditaire, Victor Horta touche au but qu'il s'est fixé : créer en toute liberté des œuvres personnelles où il affirme les grands principes de son art : du rationnel et de la force, mais aussi de la beauté et de la convivialité.

 

 

 

 

 

 

 

C'est le début d'une longue série de joyaux qui émaillent Bruxelles d'édifices aux espaces novateurs, aux verrières lumineuses, aux antipodes de la banalité.

 

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

 

Horta, un monde disparu - Horta 2011

 

Jusqu'au 31/12/2011

 

 

 

L'exposition consacrée à Victor Horta par la Maison Autrique asbl se propose de voir ou revoir les moments clés d'une œuvre architecturale aujourd'hui disparue. Notre démarche s'inscrit dans ce mouvement de mémoire renaissante de l'Art Nouveau déjà bien marqué en région bruxelloise depuis plusieurs années. « On a peine à croire qu'une œuvre architecturale célébrée en son temps, ancienne d'un peu plus d'un siècle et construite avec un savoir-faire magistral dans des matériaux de qualité se soit révélée si fragile. Son histoire pourrait être le thème d'une fable moderne.

 

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

Maison Autrique

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Hôtel Tassel

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Hôtel Hallet

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Rotonde BOZAR

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Musée Victor Horta

 

 

http://visitbrussels.be/bitc/BE_fr/mini-site/2729/horta-2...

 

 

 

 

 

05/11/2011

Brazil.Brasil

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

 

 

 

L’Ecole Royale des Sciences, Arts et Métiers de Rio fut fondée en 1816 pour devenir, en 1822, l’Académie impériale. Sa tâche consistait à créer un art national brésilien conférant au pays l’image d’une monarchie puissante, civilisée et progressive. Le Brésil se devait de trouver sa propre identité, libérée du baroque omniprésent et des influences coloniales. L’Académie produisit principalement des tableaux historiques et des portraits où apparaissent des thèmes typiquement brésiliens, mais au travers d’une vision distante et politiquement biaisée. Les Noirs par exemple, ne sont représentés que comme médecins ou nobles, toute référence à l’esclavage - aboli seulement en 1866- étant absolument taboue.

 

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

Urne funéraire Maraca


Les artistes-voyageurs, d’abord européens puis brésiliens, proposent une vision toute différente sur le Brésil et la société qui le compose, allant jusqu’à irriter l’Académie et l’élite brésilienne par des représentations parfois très perspicaces. Ces artistes-voyageurs du 19e siècle annoncent l’émergence des artistes modernistes du 20e siècle.

 

 

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

Tiradentes Supliciado


Après la recherche d’expressions nouvelles et purement formelles pour formuler un art national brésilien, les modernistes recherchent, eux, les moyens d’exprimer leurs propres origines primitives. Contrairement aux artistes européens, ils les trouvent dans leur propre pays. Des voyages ethnographiques leur permettent une véritable découverte de leur pays, voire des pays multiples qu’abrite le Brésil : ces voyages ouvrent la porte aux rencontres avec la culture populaire, la culture afro-brésilienne, la culture des nombreux immigrants et des Indiens. En naît une nouvelle esthétique à forte trame anthropologique qui explore les différentes ethnies du Brésil. Les oeuvres expriment le besoin émotionnel d’une expression
historique et artistique pour le pays.

 


L’exposition parcourt les différentes visions des artistes sur leur pays, avec des chapitres particuliers dédiés à l’Empereur, aux Indiens, à l’esclavage et d’autres aspects précis de la société brésilienne.

Peintures, sculptures, oeuvres populaires, céramiques… issues notamment du Museu de Belas Artes (Rio de Janeiro), du Museu de Arte de São Paulo, de la Pinacoteca do Estado (São Paulo) et de collections privées de tout le pays exposent l’âme brésilienne.

 

 

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

Balana

 

 

Jusqu’au 15 janvier 2012

 

Palais des Beaux-Arts

 

Rue Ravenstein 23

 

B-1000 Bruxelles

 

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22/06/2011

Sculptures de sable à Blankenberge (2011)

 

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Basé sur le Festival des Moments Magiques de Disneyland® Paris

 

Le festival international de sculptures de sable qui se tient chaque année à Blankenberge accueillera cet été en primeur mondiale une réinterprétation du thème de Disneyland® Paris ! C’est parti pour une aventure passionnante dans un monde féerique et fantastique construit tout en …sable.

 

Une équipe d’artistes professionnels triés sur le volet façonnera une sélection d’attractions renommées et de moments magiques de Disneyland® Paris, tandis que les personnages préférés et les figurines les plus connues créés par Disney et Pixar connaîtront une seconde vie dans le sable. Cette thématique prestigieuse apportera une dimension nouvelle à l’événement estival le plus important du littoral belge. Car jamais encore le monde magique de Disneyland® Paris n’aura été, sur plus de 3000 m2, représenté aussi fidèlement dans le sable.

 

Du 10 juin au 12 septembre, le festival de sculptures sur sable basé sur « Le Festival des Moments magiques de Disneyland® Paris » ravira les petits et les grands.

 

C’est le rendez-vous de l’été à ne manquer sous aucun prétexte, une grande fête à la fois pour les yeux, les sens et les émotions, une expérience magique faite de découvertes qui émerveilleront à tout âge.

 

 

 

Sand Sculptures Tour + Making off - Magical Moments from Disneyland Paris from Filipv on Vimeo.

 

 

18/06/2011

Bernar Venet au château de Versailles

 

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Bernar Venet est l’invité du château de Versailles jusqu’au 1er novembre 2011. Il souligne à travers ses œuvres, à la fois les relations entre l’art, les paysages et l’architecture, mais aussi entre l’art, l’époque et l’histoire. C’est à Jean-Jacques Alliagon, ancien ministre de la culture et président de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, que l’on doit cette initiative.

 

 

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« J’étais très excité quand Jean-Jacques Alliagon m’a proposé d’exposer mes œuvres au château de Versailles, car cet édifice représentait une magnifique toile de fond pour mes sculptures et aussi parce que c’était une belle opportunité d’y exercer ma conception de l’espace. J’ai toujours trouvé Versailles fascinant et cela bien avant qu’ils commencent à organiser des expositions d’art contemporain. J’ai fait mes propres photomontages en superposant mes sculptures avec en toile de fond le château. (…) Versailles, tel que je le vois, est un espace tout en perspectives et en grandeur qui étirent le regard aussi loin que possible. C’est le lieu parfait pour mes sculptures et un défi d’exposer dans un endroit si grandiose » a confié Bernar Venet.

 

 

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Les œuvres de Venet seront exposées dans l’ensemble du château. On peut notamment les voir sur le bassin d’Apollon, le bassin du fer à cheval, les jardins d’eau et dans le parterre bas.

 

 

 

 

 

14/04/2011

Toutankhamon à Bruxelles

 

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Dès le 20 avril, la plus grande exposition – plus de 4.000 m2 et 1.000 répliques d'objet – jamais consacrée à Toutankhamon prend ses quartiers au Palais 2 du Heysel à Bruxelles. Pendant six mois, le trésor du jeune souverain est présenté tel qu'il a été découvert par Howard Carter. Découverte esthétique de magnifiques répliques et émotions archéologiques.

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Comme tous les matins depuis 7 ans, Howard Carter quitte sa maison grise de Elwat el-Dibun et arrive dans la Vallée des Rois. Mais ce 4 novembre 1922, dès qu'il arrive, l'archéologue anglais perçoit une tension. Un silence inhabituel règne sur le chantier de fouilles. Le scientifique pressent que ses hommes ont trouvé ce qu'ils cherchent depuis si longtemps. Il a raison ! Une marche a été dégagée dans la rocaille ! Quinze autres le seront bientôt. Elles conduisent quatre mètres plus loin à une porte recouverte de plâtre et marquée de cartouches au nom de Toutankhamon… Émotion et appréhension car Carter remarque des traces d'ouvertures successives dans le plâtre. Tout comme il a observé, au moment où ses hommes enlevaient les gravats recouvrant l'escalier, qu'un boyau permettant le passage d'un homme a été creusé puis rebouché. Carter craint que la tombe n'ait été pillée comme celles de tous les autres souverains de cette vallée…

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Il n'en sera rien, on le sait aujourd'hui. Carter va découvrir le plus fabuleux trésor de l'Histoire : une tombe royale contenant plus de 4.000 objets. Elle fut pourtant par deux fois visitée, peu après la mort du roi, mais refermée aussitôt ; seuls des parfums, onguents et quelques bijoux ont été dérobés. Ensuite, la sépulture sera préservée des vols par la conjonction de différents facteurs, le creusement de la tombe de Ramsès VI à la XXe dynastie en surplomb de celle du petit pharaon, un éboulement qui cache miraculeusement la tombe et la construction de cabanes d'ouvriers sur cet éboulement. La tombe sombre ainsi dans l'oubli pendant des milliers d'années jusqu'à ce fameux 4 novembre 1922.

 

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Dix-huit jours plus tard, le temps que Lord Carnavon qui finance les fouilles arrive sur les lieux depuis Londres, Howard Carter fait démolir la porte et découvre un premier couloir long de 7,60 mètres. Celui-ci laisse également apparaître un petit tunnel attestant d'une pénétration clandestine. Le couloir aboutit à une deuxième porte. Le 29 novembre, il la détruit et distingue ce qu'il n'avait jamais espéré trouver, un amoncellement innombrable d'objets plus extraordinaires et plus inattendus les uns que les autres, des objets de cérémonie et du quotidien datant du XIVe siècle avant notre ère entassés dans le plus grand désordre : des grands lits en forme d'animaux, des conserves funéraires avec des canards momifiés et des morceaux de bœuf, des bouquets de fleurs, des chariots démontés, des statues, des vases d'albâtre… L'or, le lapis-lazuli, l'ivoire, la turquoise, l'ébène sont présents à profusion. Émotions confuses. Et quand plus tard, une autre salle révèle la présence de la momie royale, l'émotion est absolue.

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Ce sont ces émotions que veut nous faire revivre l'exposition qui arrive à Bruxelles en avril prochain. Toutankhamon, son Tombeau et ses Trésors nous invite à éprouver le moment magique de cette découverte en nous faisant pénétrer dans la tombe reconstituée, comme si nous étions des archéologues, comme si nous étions Howard Carter en 1922. Après la projection de films documentaires, aucune lumière ne revient pour permettre aux visiteurs de s'habituer à l'obscurité et le contenu de la première chambre funéraire est révélé progressivement à la lumière d'une bougie, comme le vécurent Carter et Carnavon. Les archives en noir et blanc se transforment ainsi en espaces emplis d'objets réels et colorés. Après cette première chambre, les visiteurs pénètrent dans deux petites salles. Toutes trois ont été reconstituées et aménagées comme elles étaient au moment de la découverte de Carter grâce aux croquis et notes de l'archéologue ainsi qu'aux images du photographe de l'expédition, Harry Burton. Plus de 1.000 objets, les répliques de bijoux, objets de culte, amulettes, coffres, sièges, armes, grandes chapelles dorées, le char doré, le sarcophage d'or et le fameux masque mortuaire – ces deux dernières pièces représentent bien sûr le clou de l'exposition avec un petit siège incrusté d'ébène et d'ivoire fabriqué pour un enfant de neuf ans – ont été réalisées par des artisans égyptiens dans des matériaux aussi divers que le bois, l'or, la pierre et des matériaux synthétiques modernes. Sous la direction du Dr Martin von Falck, des égyptologues ont vérifié la qualité des reproductions qui ont coûté au total pas moins de 5 millions d'euros. Le fameux masque d'or est présenté en deux exemplaires. Le premier est disposé tel qu'il s'est révélé aux yeux de Carter, sur la momie même du pharaon et accompagné d'autres objets, des bijoux et les attributs du pouvoir, la crosse et le fléau. Le second masque est exposé comme l'original du Musée du Caire mais sans être protégé par des vitres ; toutes les répliques sont quasi à portée de main. De quoi intensifier le plaisir de les admirer.

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Des présentations multimédias utilisant les plus récentes technologies font encore découvrir le monde culturel et religieux de l'époque ainsi que la collaboration unique entre l'archéologue Carter et son mécène Lord Carnavon.

 

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Ainsi la visite est aussi éducative que divertissante car elle explique l'Egypte pharaonique tout en nous faisant revivre la découverte de Carter par une mise en scène dynamique. Bien sûr, les visiteurs ne sont pas seuls comme le fut l'archéologue anglais. Que du contraire, ils sont nombreux, très nombreux. Dans les neuf villes européennes où l'exposition a été présentée depuis 2008, elle a séduit plus de 1,7 million de personnes et à Bruxelles quelque 300.000 visiteurs sont attendus. De quoi atténuer quelque peu le plaisir de la découverte, mais la beauté des œuvres et la fascination qu'elles exercent peuvent faire oublier la foule.

 

 

Du 20 avril 2011 au 6 novembre 2011

Place de Belgique 1 1020 Bruxelles

 

 

07/04/2011

L'Amérique, c'est aussi notre histoire

 

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L'exposition est construite autour des quatre mouvements fondamentaux du balancier entre l'Europe et les États-Unis.

 

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« America ! America ! »

Pour des générations d'Européens, l'Amérique, c'est le cinéma. Le cinéma a construit l'imaginaire américain des Européens. Westerns et comédies musicales, films de guerre et d'action, thrillers et road movies, ont façonné sans relâche l'image qu'ils se sont fait, génération après génération, d'une Amérique indéfiniment rêvée.

 

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Ce montage cinématographique introduit le visiteur dans le monde magique d'une Amérique passée au prisme de l'imaginaire européen."

Lorsqu'ils entreprennent de coloniser l'Amérique du Nord, les Européens n'y voient qu'un chapitre de plus d'une aventure impériale entamée dès le milieu du XVe siècle.

 

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Les choses vont tourner autrement. Les colons venus d'Europe prennent racine en terre américaine et se découvrent peu à peu américains. Animés d'idéaux politiques nés dans leur patrie d'origine, enrichis par le commerce avec l'Europe et profitant des rivalités entre puissances coloniales, ils s'émancipent de leur tutelle et fondent un nouvel État. Les libéraux européens emportent ainsi outre-Atlantique leur première victoire politique. Le laboratoire américain ne tardera pas à faire des émules.

 

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Le visiteur découvre ici l'épopée des « Pères Pèlerins » et l'affrontement entre les puissances européennes pour la maîtrise du continent, mais aussi la vie quotidienne des Indiens d'Amérique et celle des esclaves que les marchands européens commencent à importer d'Afrique.

 

 

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Cette partie débouche sur la révolution américaine, qui, armée des idées et des idéaux des Lumières, chasse les Britanniques avec l'aide d'Européens et fonde une nouvelle république : les États-Unis d'Amérique.

La statue de la Liberté, don du peuple français au peuple américain (1886) symbolise bien le long XIXe siècle, de la fin de la guerre d'Indépendance à la Première Guerre mondiale. Une nation aux dimensions du continent s'affirme, puis sombre dans une effroyable guerre civile - la Guerre de Sécession -, avant d'en sortir plus forte grâce au génie de ses institutions, à l'activité de ses citoyens, à l'inépuisable richesse d'un pays immense... et au flux d'immigrés venus d'Europe.

 

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Une Europe fascinée, où bien peu comprennent que l'Amérique lui montre son propre avenir. Mais une Europe qui fascine tout autant l'Amérique, qui y cherche ce qui lui manque : une histoire et du raffinement.

C'est l'histoire d'une Amérique qui se veut maîtresse sur son territoire, tout en se construisant grâce à l'immigration européenne. Le visiteur est invité à découvrir le melting pot américain en devenir en s'engageant sur la passerelle d'un navire de la Red Star Line, puis à vivre l'aventure de la conquête de l'Ouest.

 

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« La Fayette, nous voilà ! » : Le mot célèbre, prononcé le 4 juillet 1917 par un officier du Corps expéditionnaire américain sur la tombe du héros français de l'indépendance des États-Unis, illustre une période marquée par le retour des Américains en Europe.

De la Première Guerre mondiale à la Seconde, de celle-ci à la guerre froide, et jusqu'à l'effondrement de l'Union soviétique, les États-Unis s'imposent comme l'une des deux puissances majeures de la planète et la gardienne de la prospérité et de la liberté du Vieux Continent.

 

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C'est un parcours richement illustré que découvre le visiteur. La tragédie des cimetières militaires se mêle à la découverte émerveillée de l'American Way of Life débarquée dans les fourgons des libérateurs.

Depuis l'effondrement de l'Union soviétique, les États-Unis apparaissent comme l'unique « hyperpuissance ». L'Europe, elle, a plutôt bien réussi l'intégration des peuples restés longtemps sous domination communiste, s'est dotée d'une monnaie unique et progresse tant bien que mal sur la voie de son unification. Un ordre mondial est mort, un autre se cherche à tâtons, à travers crises et conflits, où les deux partenaires atlantiques peinent à définir leur relation.

Deux temps scandent ce bref moment historique. Le premier, qui est celui d'une certaine incompréhension entre les deux rives de l'Atlantique, coïncide avec la seconde guerre du Golfe ; le second, marqué par l'apaisement, se déroule sous nos yeux. Et l'exposition s'achève sur un film empreint d'optimisme, qui reprend les grands moments de cette histoire partagée, avant de poser la question du nouvel « atlantisme » à construire au bénéfice des deux partenaires, comme du monde entier.

 

 

 

L'exposition a été prolongée jusqu'au 4 juillet 2011.

 

Tour & Taxis

Avenue du Port, 86c

1000 Bruxelles

 

 

31/03/2011

Trônes en majesté

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

 

L'exercice de la souveraineté associe deux notions universelles et intemporelles : l'autorité et la puissance.  L’autorité «assied» son détenteur sur des bases jugées plus stables que celles offertes par la puissance, toujours éphémère à plus ou moins long terme. Ainsi, symboliquement, les images figurent-elles de préférence assis le représentant de l’autorité et debout le puissant qui a su faire montre de sa supériorité. Deux types d’attributs matérialisent la spécificité de chacune de ces deux notions : le trône pour l’autorité, la couronne et les autres attributs de la domination pour le vainqueur. Mais, peu à peu, la symbolique du siège, a fini par s’estomper et disparaître de nos horizons et semble être aujourd’hui entièrement exclue des mentalités contemporaines.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

Dans le domaine culturel, aucune exposition, à ce jour, n’a véritablement porté sur l’autorité et son symbole comme si le trône était chassé du paysage culturel et des consciences. Dans le contexte politique, cette évolution conduit aujourd’hui la plupart des chefs d’Etat à s’exprimer debout.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

En surmontant la hantise ou la méfiance récurrentes des sociétés modernes envers le siège royal et ses multiples déclinaisons, l'exposition «Trônes en majesté» s'attache, pour la première fois, à présenter un ensemble de trônes, fixes ou mobiles, profanes ou sacrés, provenant des quatre continents, appartenant à toutes les époques de l'histoire. Se dessine, au-delà des formes et des styles, un langage universel inscrit dans les profondeurs de chacune des civilisations ainsi évoquées. Environ quarante sièges de toutes les civilisations sont exposés dans le circuit des Grands Appartements du Roi et de la Reine, certains accompagnés de leurs accessoires et d’autres éléments iconographiques, permettant ainsi au public de mieux comprendre l’universalité de la représentation assise de l’autorité, qu’elle soit politique ou religieuse. Des sièges emblématiques tels que le trône du Roi Dagobert ou la Portantina du Pape Léon XIII rappellent la réelle fascination que le trône a connue ou qu’il exerce encore.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

«Trônes en majesté» bénéficie de prêts exceptionnels, comme ceux consentis par le Vatican, la Cité interdite de Pékin, les résidences royales européennes (Madrid, Varsovie...). Dans une mise en scène adaptée, des sièges emblématiques, tels que celui du roi Dagobert, de Napoléon, de Louis XVIII, le roi restauré, ou la sedia gestatoria du pape Pie VII rencontrent des sièges taïnos, africains, chinois ou thaïlandais...

 

 

 

 

 

Jusqu’au 19 juin 2011

Grands appartements et galeries de l’histoire de France

Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles

Versailles

 

24/03/2011

Luc Tuymans Retrospective

 

Luc Tuymans, Exposition, BOZAR

 

 

Pour la première fois dans son pays natal, une grand rétrospective est consacrée à l’artiste belge de renommée internationale Luc Tuymans. Après s’être arrêté dans quatre villes américaines, c’est à Bruxelles, la première – et la seule – ville européenne, que revient le privilège d’accueillir l’exposition, une coproduction du San Francisco Museum of Modern Art et du Wexner Center for the Arts. Dans leur sélection, les commissaires ont mis l’accent sur plusieurs séries que Tuymans a conçues et élaborées comme un ensemble cohérent. Provenant essentiellement de collections privées du monde entier, elles ont à nouveau été rassemblées pour l’exposition. La rétrospective présente 75 œuvres et offre un aperçu chronologique de trente ans de création. Avec des sujets tel la Seconde Guerre mondiale, le (post)-colonialisme et le 11 Septembre, sont abordés les thèmes du pouvoir et de la violence, de l’histoire et du nationalisme, de l’observation et du contrôle. Tuymans problématise le caractère immédiat d’une image omniprésente et consommable. Sa palette de couleurs tempérées joue un rôle majeur dans ce contexte, tout comme son style unique, faussement impassible mais chargé de significations. L’exposition offre la possibilité de voir pour la première fois des films réalisés en super 8, super 16 et 35 mm par Tuymans au début de sa carrière et qui, jusqu’à aujourd’hui, tout comme les photos et images de la culture populaire, inspirent sa méthode de travail.

 

Luc Tuymans, Exposition, BOZAR

 

Luc Tuymans - Retrospective est organisée par le San Francisco Museum of Modern Art et Wexner Center for the Arts, de l’Ohio State University, Columbus. Avec le soutien généreux de Bruce and Martha Atwater. Avec le soutien de Carla Emil and Rich Silverstein, la Maison Flamande, le nouveau forum culturel flamand aux Etats-Unis et le Gouvernement flamand.

Jusqu'au 08.05.2011

Palais des Beaux-Arts

Rue Ravenstein

1000 Bruxelles

 

  

 

 

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17/03/2011

Venetian and Flemish Masters

 

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Jacob Jordaens, Bacchus (detail), 17th Century, KMSKA© Lukas
Art in Flanders vzw & Giovanni Bellini, Portrait of a young man (detail), ca.1475-1480. Bergamo, Accademia Carrara

 

 

Après une première rencontre autour de la collection des Savoie, en 2009, les musées de Flandre et du Nord de l’Italie mettent à nouveau leurs écoles en perspective dans une ébouriffante sélection picturale. Du 15e au 18e siècle, quatre siècles de confrontations entre 15 chefs-d’œuvre du Musée des Beaux-Arts d’Anvers et une cinquantaine de toiles de l’Accademia Carrara de Bergame, l’une des plus belles collections de peintures vénitiennes. Venetian and Flemish Masters propose un parcours chronologique : quatre siècles pour quatre sections traitant, à l’intérieur de chacune d’elles, de quatre grands thèmes - le portrait, les saints au milieu de la nature, le sacré et le profane, les vues panoramiques. Au quattrocento, Bellini influence Van Eyck avec ses portraits, tandis que celui-ci exporte son naturalisme. Au cinquecento, les Vénitiens s’émancipent des techniques des primitifs flamands. Titien, Tintoret, Véronèse font exploser la couleur et illuminent les paysages de Patenier. Au seicento, Rubens, en Italie, déteint sur Tiepolo. Enfin, au settecento, les styles prolifèrent dans une Venise à l’agonie, des clichés de Canaletto aux scènes de genre sarcastiques de Guardi qu’influence la démesure de Jordaens. Non, les écoles vénitienne et flamande n’auraient pu exister l’une sans l’autre.

 

Palais des Beaux-Arts

Rue Royale

1000 BRUXELLES

Jusqu'au 8 mai 2011 

 

20/01/2011

L'Âme de Sissi ou la transformation du corps et des objets

 

 

 

 

Une approche radicalement nouvelle présente un ensemble de pièces de la collection du Musée de l'orfèvrerie de la Communauté française transformées en "nouveaux objets" par l'utilisation de l'image, grâce à de nouvelles techniques actuellement exploitées par les arts contemporains et numériques. Le réalisateur des séquences filmées a photographié les pièces en argent et en a extrait des détails qui ont ensuite été intégrés au reste du scénario.

 

 

 

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La scénographie de l'exposition met également en valeur des robes créées par les ateliers de Danses & Cie (Xavier Gossuin - Tournai) et inspirées de tenues portées au XIXe au temps où Sissi était Impératrice d'Autriche.

 

"L'Âme de Sissi" est une exposition qui vous emmène découvrir la personnalité de l'Impératrice, entre rêve et réalité. De sa vie, nous pensons tout savoir. Mais qui était-elle vraiment ? Un film, une période de l’histoire, une image, un mythe.

Sa vie a laissé des traces : c’est l’âme de Sissi.

 

 

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Le parcours de l'exposition

 

Voici les thématiques librement inspirées de la vie de Sissi qui ont servi à l'élaboration de la scénographie:

 

Salle 1: "L'Atelier"

Salle 2 : "Les Enfants"

Salle 3 : "L'Equitation"

Salle 4 : "De la princesse à l’impératrice"

Salle 5 : "Le Couronnement"

Salle 6 : "Le Bal"

Salle 7 : "L’Ecriture"

Salle 8 : "Le Voyage"

Salle 9 : " Le Deuil"

http://www.chateaudeseneffe.be/base-de-fichiers/GUIDE_WEB...

 

 

 

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Château de Seneffe

Rue Lucien Plasman 7-9

B-7180 Seneffe

Jusqu’au 20 février 2011

 

 

13/01/2011

Enluminures et haute époque

 

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Léguée en 1980 à l’Académie des Beaux-Arts par Daniel Wildenstein, le musée Marmottan Monet possède et expose l’extraordinaire ensemble d’enluminures réunies au fil des ans par Georges Wildenstein.

 

 

 

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Cette prestigieuse collection de plusieurs centaines de pièces est l’unes des plus importantes au monde et illustre l’art de l’enluminure du Moyen Age à la Renaissance. Le noyau de la collection témoigne de l’inclination profonde de Georges Wildenstein pour les enluminures françaises et italiennes des XVème et XVIème siècles. Toutefois son intérêt poussé pour cet art nous permet aujourd’hui de découvrir des enluminures françaises, italiennes, anglaises et flamandes, du XIIIème au XVIème siècle.







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Cette collection renferme quelques un des plus joyaux de cet art, parmi lesquels : « La mission des apôtres » du maître de San Michele a Murano, « Initiale P. Saint Prosdocyme baptisant Vitalien » de Girolamo da Cremona, « Le Songe de saint Romuald. Initiale O. Saint Romuald » d’Atavante, le feuillet des Heures d’Etienne Chevalier par Jean Fouquet et celui du Livre d’heures de Louis XII par Jean Bourdichon.

 

 

 

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07/01/2011

Claude Monet à l'honneur au Musée Marmottan

 

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Parallèlement à la rétrospective que les Galeries nationales du Grand Palais consacrent à l’œuvre de Claude Monet, le musée Marmottan Monet présente jusqu’au 20 février 2011 une exposition inédite et exceptionnelle, « Claude Monet, son musée ».

 

 

 

 

 

 

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Pour la première fois, le musée présente l’intégralité de sa collection Monet, la plus riche au monde. Pour cette occasion, les rotondes et la grande galerie du rez-de-chaussée, ainsi que la rotonde des Nymphéas au sous-sol du musée et la salle Bernheim, mettront à l’honneur 136 œuvres de Monet ainsi que quelques toiles de ses contemporains.

 

 

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Depuis 1932, date à laquelle Paul Marmottan lègue à l’Académie des Beaux-Arts la totalité de ses collections, l’hôtel particulier – devenu musée en 1934 – n’a cessé de s’enrichir grâce à des donations exceptionnelles. Le legs de Michel Monet, en 1966, s’inscrivant dans cette continuité, apparaît, à bien des égards, comme un geste historique. Tout d’abord parce qu’il a permis au musée d’accueillir la plus importante collection d’œuvres de Claude Monet au monde, mais avant tout parce qu’il constitue un témoignage direct de l’artiste : ce sont des œuvres qu’il conservait auprès de lui, ses propres toiles et quelques unes de ses amis, qu’il gardait précieusement.

 

 

 

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L’exposition regroupe ainsi, pour Monet, une centaine de toiles et 29 dessins (parmi lesquels 21 caricatures et 8 carnets de dessins), mais aussi des carnets de comptes, des correspondances… autant de pièces qui permettent de s’immiscer dans la vie intime de Claude Monet. Sont montrées les multiples facettes de son travail, qui rendent compte de la richesse artistique d’une époque que Monet a su marquer de son empreinte. Pas à pas, au fil des œuvres de jeunesse et jusqu’aux derniers Nymphéas, d’Oscar à Claude, des portraits aux paysages urbains ou ruraux, de Paris à Londres, en passant par la Normandie et Giverny, mais aussi grâce aux portraits de Monet, réalisés par ses amis– Manet, Renoir, Carolus-Duran, Lhuillier –, jamais le peintre n’aura été autant dévoilé à travers une exposition, dans le musée qui porte aujourd’hui son nom.

 

 

 

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Musée Marmottan-Monet

2, rue Louis-Boilly -75016 Paris France

www.marmottan.com

 

 

 

 

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