24/01/2012

2012 : Année du Dragon

 

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23 janvier 2012 - 9 février 2013

 

 

 

La fête du nouvel an asiatique est à l'origine la fête du solstice d'hiver qui marquait la fin de l'hiver et l'arrivée prochaine des beaux jours, cette fête remonte à l'Antiquité et à l'époque était surtout fêtée par les paysans. C'est sous la dynastie des Zhou (1122 av. JC-256 ap JC) que le solstice d'hiver commença à marquer le début de la nouvelle année lunaire, l'empereur ce jour-là devait accomplir des rites en l'honneur du ciel, petit à petit cette coutume se popularisa pour devenir le jour de la vénération du ciel et des ancêtres. Elle débute le onzième jour du onzième mois du calendrier lunaire pour s'achever le dernier jour du douzième mois lunaire.

 

 

 

Jour de solstice d'hiver

 

Il y a plus de 2 500 ans, à l'époque des Printemps et Automnes (770-221 av. J.-C.), la Chine a déterminé avec le cadran solaire primitif le solstice d'hiver. C'est la première partie qui fut déterminée parmi les 24 périodes de l'année climatique. Elle se situe entre les 22 et 23 décembre. Lors du jour de solstice d'hiver, la journée est la plus courte et la nuit la plus longue dans l'hémisphère Nord. Après ce jour, les journées deviennent plus longues et l'aspect yang se rehausse, débutant un nouveau cycle. Il est donc considéré en Chine comme un jour favorable.

 

 

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La célébration du Jour de solstice d'hiver date de la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220). Elle est devenue régulière sous les dynasties des Tang (618-907) et des Song (960-1279). Sous la dynastie des Han, le solstice d'hiver a été considérée comme la fête d'hiver et une cérémonie de célébration officielle devait être organisée chaque année. Ce jour-là, les fonctionnaires bénéficiaient d'un jour de congé, l'armée restait sur place, la passe frontalière était fermée, les boutiques restaient fermées et les amis se rendaient visite, en offrant mutuellement un cadeau. Sous les dynasties des Tang et des Song, les gens du peuple offraient ce jour-là un sacrifice aux ancêtres et présentaient leurs meilleurs vœux à leurs parents. L'empereur participait, lui, à la cérémonie du culte au Ciel organisée dans la banlieue de la capitale. Dans les documents de la dynastie des Qing (1644-1911), on lisait cette inscription : "le solstice d'hiver est plus important que la fête du Printemps". Cela montre que les ancêtres attachaient une grande importance au Jour de solstice d'hiver.

 

 

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Lors du solstice d'hiver, on a coutume de manger des huntun (soupe de petits raviolis) dans certaines régions du nord de la Chine et des raviolis dans certaines autres régions. Ces repas permettaient aux gens de ne pas craindre le froid ; dans le sud, on mange des haricots rouges cuits afin de chasser les épidémies et les démons ou des tangyuan (boulettes de riz glutineux fourrées). Tangyuan qui peuvent aussi être offerts comme offrandes aux ancêtres ou comme cadeau aux amis. Dans la province de Taiwan, la tradition d'offrir des gâteaux neuf-feuilles aux ancêtres le jour de solstice d'hiver, s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui ; les offrandes peuvent être également des gâteaux de farine de riz glutineux en forme de coq, de canard, de tortue, de cochon, de bœuf ou de mouton, cuits à la vapeur. Ce jour-là, les gens d'un même clan se rassemblent dans le temple des ancêtres du clan pour se prosterner, selon l'ordre de leurs générations, devant les tablettes des ancêtres. Après la fin des rites, ils festoient ensemble.

 

 

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Le dernier jour de l'année lunaire

 

Veille du Nouvel An lunaire ou Chuxi, le dernier jour de l'an, est l'une des plus importantes fêtes traditionnelles chinoises. La légende raconte qu'il y a bien longtemps, à l'époque des grandes crues, existait un monstre vicieux nommé Nian, qui signifie "année". Chaque dernière nuit du mois lunaire, ce monstre sortait de la mer, tuait les habitants et faisait des ravages dans leurs champs et jardins. Seules deux familles en sortirent indemnes. La première, un couple de jeunes mariés, dont les habits de fête étaient rouges comme le feu, ce qui fit peur au monstre, qui n’osa pas aller vers eux. L'autre famille s’en sortit indemne grâce aux enfants qui jouaient avec des pétards, dont le bruit effraya le monstre. Depuis, les gens portent des habits rouges, font exploser des pétards, et mettent en place des décorations rouges afin de garder le monstre Nian la plus loin possible. Toujours selon la légende, l’empereur Star fit disparaître Nian et tout le monde retrouva la paix.

 

 

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La fête des lanternes

 

 La fête des Lanternes arrive le 15 du premier mois lunaire (environ en février ou en mars). Elle est devenue une fête essentielle sous la dynastie des Han de l'Ouest (206 av. J.-C.-25). Admirer les lanternes est l'une des plus principales activités de la fête. Sous la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220), le bouddhisme s'est répandu largement en Chine. Après avoir appris que les moines avaient coutume le 15 du 1er mois lunaire de regarder les reliques du bouddha et d'allumer des lampes pour saluer les génies, l'empereur ordonna d'allumer aussi le soir de ce même jour, des lanternes dans le palais impérial et les temples pour présenter ses respects aux génies. Depuis lors, ce rite bouddhique est devenu progressivement une grandiose fête populaire en Chine. Aujourd'hui encore, lors de la fête des Lanternes, toutes les régions organisent une exposition de lanternes. On admire ces belles lanternes de différentes formes et les enfants s'amusent dans la rue, en tenant à la main une lanterne fabriquée par leur famille ou achetée dans le magasin.

 

 

 

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La fête du printemps (Chun Jie)

 

Les maisons sont nettoyées à fond, les dettes remboursées, cheveux coupés et des vêtements neufs achetés. Les portes sont ornées de rouleaux verticaux et des caractères sont écrits sur du papier rouge, dont les textes favorisent la bonne chance, ainsi que des louanges envers la nature. Cette pratique découlant de la suspension de charmes en bois de pêche sur les portes pour éloigner les fantômes et esprits malfaisants. Dans de nombreux foyers et dans les temples, l'encens est brûlé en marque de respect aux ancêtres.

 

 

 

La danse du lion

 

En Chine, la danse du lion est une tradition et fait partie entre autre des festivités du nouvel an chinois. Le lion représente à la fois un symbole de force, de courage et de sagesse. Pour faire plus d'effet les paupières, la bouche et les oreilles du lion sont mobiles. Le lion ne danse pas seul. Il est accompagné du bruit des percussions et des pétards. Le moment culminant de la danse, c'est quand le lion dévore un chou vert dont il recrache les feuilles pour garder le paquet rouge caché dedans, action accompagnée d'un crescendo des percussions pour lui donner toute son intensité dramatique. La danse du lion nécessite pour tous ceux qui la pratiquent, beaucoup d’habilité.

 

 

 

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La danse des dragons

 

Le dragon étant un animal représentant la bravoure, la noblesse et la chance, une danse du dragon fait partie des festivités. Plusieurs hommes se cachent dans un immense dragon de papier coloré et lui font faire d'impressionnantes acrobaties. Cette danse est accompagnée du bruit des tambours et des pétards.

 

 

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03/11/2011

Le Bolchoï a retrouvé sa grandeur

 

Bolchoï, Moscou

 

 

 

C'est l'histoire d'une fierté nationale. Comme tout symbole de grandeur, il a été boudé, bafoué, maltraité et a failli disparaître, mais c'est pour mieux renaître, plus flamboyant qu'il n'a jamais été. Le Bolchoï - qui signifie « grand » - a ainsi connu depuis deux siècles une alternance de moments de gloire et de descentes aux abîmes. Mais cette 236e saison sera la plus magnifique de toutes, avec un théâtre entièrement rénové, agrandi et embelli.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Effervescence à tous les étages en prévision de l'inauguration, le 28 octobre 2011, par les sommités de l'Etat. Car, comme l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, le Bolchoï dépend directement de la présidence de la Russie. D'où le coup de poing sur la table de Dmitri Medvedev à propos des travaux pharaoniques lancés il y a six ans et qui n'en finissaient pas. Un chantier ponctué de scandales, de dessous-de-table, de discussions et de drames, sur lequel près de 3000 ouvriers et artisans ont travaillé.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Ainsi le nouveau Bolchoï se retrouve-t-il doté de deux scènes, la principale, historique, et une nouvelle, plus petite, qui a rendu de bons et loyaux services quand les travaux s'éternisaient. Toutes les machineries, l'électronique, l'électricité ont été changées, mais plus encore, c'est la structure du bâtiment qui a été refaite de fond en comble. Car ce temple de la danse et de l'opéra menaçait de rompre. Les piliers en bois qui le soutenaient avaient été plantés dans une zone marécageuse. Une humidité qui, comme à Venise, renforce la dureté du bois. Mais, à la suite d'une décision étatique, la rivière alimentant cette zone a été détournée. Les terres se sont asséchées et les piliers se sont abîmés. De nouveaux soutiens de 26 mètres s'enfoncent désormais dans le sol pour le conforter. Voici donc le théâtre enfin stabilisé qui, sur son fronton, a retrouvé l'aigle à deux têtes, emblème de la Russie !

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Avec ses 2700 employés, qui bientôt seront 3100, dont près d'un millier de danseurs, de chanteurs et de musiciens, le Bolchoï est une énorme machine. Le plus grand opéra d'Europe, à cette différence près qu'ici, c'est la tradition de la danse qui prime avant l'opéra, alors qu'en Europe occidentale, l'art lyrique l'emporte toujours sur l'art chorégraphique.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

L'engouement pour la danse est sans limite et d'ailleurs, les places pour le ballet sont plus chères que celles pour l'opéra. C'est donc en raison de cette tradition que la scène de la salle historique du Bolchoï a été conçue pour avoir deux sols très différents. Un pour l'opéra, plus solide, plus lourd, et qui permet de supporter des décors importants, et un autre pour le ballet, une scène en bois, inclinée, plus souple, pour aider les danseurs dans leurs sauts. Ajoutez à cela une salle de répétition aux dimensions identiques à celles de la scène, logée sous la toiture, une petite salle modulable de 300 places qui a trouvé à se loger au sixième sous-sol, entre les piliers de soutènement, et vous avez une idée des nouvelles dimensions de ce bâtiment.

 

 

 

Autour de la place des théâtres, le Bolchoï a étendu son empire. A sa création, en 1776, la compagnie fit bâtir un lieu privé, car Catherine II avait offert au procureur l'exclusivité de l'organisation de spectacles à condition qu'il construise un bâtiment ad hoc. Depuis, le Bolchoï, devenu royal après l'incendie de 1805 qui détruisit l'infrastructure, puis national sous l'ère communiste, n'en finit pas de représenter la Russie. Depuis les tsars, qui peut-être l'ont choyé ou détesté, lui préférant toujours le Mariinski de Saint-Pétersbourg, jusqu'à Staline, qui assistait à toutes les premières et lui a donné un statut particulier, octroyant aux artistes salaires et avantages typiques de l'URSS, alliant appartements, clinique particulière et jardin d'enfants.

 

 

 

Quand on entre dans le bâtiment historique, on reste pourtant sans voix. Un mois avant l'ouverture, des milliers d'ouvriers et d'artisans se pressaient encore, mais la magnificence est partout. Dans les stucs recouverts à la feuille d'or comme dans les encadrements de miroirs, dans les rideaux de la loge du tsar comme dans ceux de la loge d'avant-scène, d'un velours rouge profond orné de passementerie en or qui contraste avec le rouge plus tendre des autres loges, recouvertes de damassé de soie. Et puis il y a surtout le rideau de scène, qui a été entièrement repris à la main au fil d'or. L'acoustique a été intégralement repensée, pour revenir aux fondamentaux d'origine qui étaient parfaits. Tous les errements des années 50 et 60 ont été gommés, comme ce béton qui avait été honteusement rajouté sous le plancher des fauteuils d'orchestre. Les murs de séparation des loges, qui avaient été rafistolés avec du bois, sont à nouveau en papier mâché.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

La salle principale ne fait plus que 1 700 places (à titre de comparaison, l'Opéra Garnier compte 1 900 places et Bastille 2700). L’or y est omniprésent : cinq kilos d’or massif en feuilles, répartis depuis les balcons jusqu’au gigantesque lustre de cristal étincelant. Pour la restauration des dorures, une ancienne technique a été utilisée : la base est composée de blancs d’œuf, laissés au chaud pendant quarante jours ; se succèdent ensuite sept couches de peinture d’or véritable ; le polissage final se fait à la vodka. Les temps ont bien changé, avec d'énormes productions qui nécessitent beaucoup de moyens et de personnel. La page des années de disette qui ont suivi la perestroïka, où les danseurs avaient à peine de quoi manger et ne pouvaient même plus se payer de chaussons, est définitivement tournée. Le programme des mois à venir est époustouflant. Comme cet hommage à Roland Petit le 28 décembre, ou l'invitation adressée au ballet de l'Opéra de Paris en 2013. Et puis ce sera, comme pour le bâtiment, le retour aux fondamentaux, comme La Belle au bois dormant. Même si le prince qui a réveillé le Bolchoï endormi avait un atout supplémentaire dans sa besace: 20 milliards de roubles, soit 500 millions d'euros ! Pour que la danse brille à nouveau.

 

 

 

19:00 Écrit par Boubayul dans Actualité, Culture(s), Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bolchoï, moscou |  Facebook |

09/08/2011

"Qui vous savez" nous a quitté

 

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L'acteur et imitateur Henri Tisot, célèbre pour ses parodies du Général de Gaulle, est décédé dans la nuit du 5 août 2011 dans sa résidence de Sanary-sur-Mer à l'âge de 74 ans. Il ne souffrait d'aucune pathologie particulière et a été victime d'un malaise.

 

 

 

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Reconnu dans les années soixante pour ses imitations du Général qu'il se gardait bien de nommer en parlant de "qui vous savez", Henri Tisot avait joué dans de nombreux films au cinéma et à la télévision. Il était également comédien de théâtre et avait écrit une dizaine d'ouvrages dont « De Gaulle et moi Quelle Aventure! » publié en 2010.

 

 

 

Henri Tisot, né en 1937 à La Seyne-sur-Mer, a interprété principalement des rôles comiques, comme celui de Lucien Gonfaron dans « Le Temps des copains » (1960/62).

 

 

 

Depuis les années 1980, il avait surtout joué au théâtre, notamment du Feydeau aux côtés de Robert Lamoureux et Pierre Mondy.

 

 

 

Féru de religion, Henri Tisot s'était converti au christianisme et a notamment écrit sur son expérience mystique et notamment « La Rencontre d'Amour », livre dans lequel il raconte l'enseignement chrétien qu'il a reçu d'un religieux atypique. Il a aussi écrit sur le gaullisme et consacré un livre à Eve, la première femme, notre mère à tous considérant que l'avoir chargé du péché originel constituait "la plus flagrante erreur judiciaire".

 

 

 

 

 

12/07/2011

450ème anniversaire de la Cathédrale Saint Basile à Moscou

 

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La cathédrale de l'Intercession-de-la-Vierge, appelée également cathédrale Basile-le-Bienheureux ou Saint-Basile, construite en 1554, se trouve sur la place Rouge à Moscou, et est aujourd'hui le symbole de l'architecture traditionnelle russe.

 

A l'est de la tour du Sauveur (Tour Spasskaïa), sur la voie qui descend vers la Moskova, sur une terrasse artificielle ovale, se dresse l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture moscovite : l'église de l'Intercession-de-la-Vierge-sur-le-Fossé, plus connue sous le nom de Basile le Bienheureux.

 

 

 

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C'est pour célébrer la prise de Kazan par les troupes russes que le tsar Ivan IV ordonna la construction d'un édifice qui, à l'origine, devait être entouré de sept chapelles consacrées chacune au saint dont la fête correspondait aux évènements les plus marquants du siège.
Après la victoire de 1552, une église en bois est élevée sur la place du marché, près du Kremlin et, en 1555-1560, elle est remplacée par une église en brique construite par un architecte de Pskov, Postnik Yakovlev, surnommé le « faiseur de villes », et Jacques Baram. Comme le dit la Chronique brève, «contrairement aux ordres reçus », ils conçurent l'église selon leur propre conception de la symétrie. Les travaux durèrent cent vingt-cinq ans et l'édifice connut de nombreux remaniements : les escaliers furent couverts, les paliers surmontés de toits pointus, les bulbes ornés de motifs saillants. Un neuvième oratoire fut élevé sur la tombe d'un fol en Christ, le bienheureux Basile dont le nom s'imposa à toute l'église.

 


En 1680, sur ordre du tsar Fédor III et du patriarche Ioakim, on détruisit toutes les vieilles églises en bois délabrées qui se trouvaient sur la place Rouge mais on installa de nouvelles chapelles (jusqu'à vingt) autour de l'église de l'Intercession. C'est alors qu'elle fut peinte et couverte de décors de fer et de tuiles tels que nous les voyons aujourd'hui. Avec le temps, une grande partie des chapelles disparut et, en 1783, il n'en restait plus que onze. En septembre 1918, le doyen de l'Église fut fusillé, les biens confisqués, toutes les cloches refondues et l'Église fermée. Dans les années 1930, Lazare Kaganovitch proposa de démolir l'église de l'Intercession pour dégager la place afin de faciliter la circulation automobile sur la place Rouge.

 


L'église de l'Intercession est aujourd'hui connue sous le nom de Basile-le-Bienheureux. Ce dernier était un Fol-en-Christ né, selon la tradition, en 1469. Il se rallia vers l'âge de seize ans à cette forme de spiritualité très provocatrice. Toute sa vie, il vécut nu et d'aumônes. Après sa mort, survenue en 1552, il fut inhumé à côté de l'église de l'Intercession et on édifia en 1588 sur sa tombe une chapelle où venaient prier tous ceux qui sollicitaient la protection du défunt.
Avec le temps, sa gloire et sa sainteté éclipsèrent le souvenir de la prise de Kazan ; l'église de l'Intercession fut dès lors de plus en plus souvent désignée sous le nom de Basile-le-Bienheureux. Le tsar Fédor Ier plaça au-dessus des reliques du corps du saint une châsse d'argent pur couverte de dorures et de soieries sur laquelle fut représenté saint Basile, dans une broderie de pierres précieuses et de perles. Les Polonais pillèrent la châsse au début du XVIIe siècle.

 


Aujourd'hui, l'église est devenue un musée mais un office religieux y est célébré chaque année, le 14 octobre selon l'ancien calendrier (1er octobre dans le nouveau calendrier) en souvenir de la prise de Kazan par Ivan le Terrible.

 

 

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La cathédrale est ornée de neuf coupoles principales, chacune se distinguant des autres par une forme et des couleurs propres. Le bâtiment lui-même est essentiellement construit en brique rouge, souvent apparente. À l’origine l’église était entièrement blanche et ses coupoles dorées, mais les travaux de reconstruction aux XVIe et XVIIe siècles ont modifié son apparence.

 

La cathédrale est orientée à angle droit par rapport à l'axe de la Place rouge, ce qui lui donne une apparence asymétrique, voire chaotique sur les photos. Vue depuis l'ouest, on remarque toutefois la symétrie de la construction, qui se retrouve aussi à l'intérieur. L'église principale de forme carrée est surmontée par un octogone se rétrécissant vers le haut et couronné par une coupole dorée. Quatre tours moyennes de forme octogonale entourent l'église principale dans la direction des quatre points cardinaux. Les quatre petites tours sont carrées et intercalées entre les tours moyennes, donnant au bâtiment une forme d'étoile à huit branches.

 

La cathédrale est en fait composée de neuf églises séparées, chacune ornée d'une tour. Les huit chapelles annexes symbolisent huit batailles lors de la prise du Khanat de Kazan.

 

 

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29/06/2011

La "Dame du Nil" a traversé le grand fleuve ...

 

 

Christiane Desroches-Noblecourt fut la première femme égyptologue à une époque où cette science naissante était l'apanage des hommes.

 

 

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Elle a galopé comme une gazelle dans les sables des déserts égyptiens jusqu'à un âge où d'autres ont depuis longtemps chaussé leurs pantoufles. Puis est venu le temps des mémoires et des livres de réflexion sur l'apport de l'Égypte ancienne à notre culture, rédigés devant le jardin fleuri de son appartement, rue du Docteur Blanche, à Paris. Celui, ensuite, du repos mérité dans une aile du manoir familial de Mondement, entre Brie et Champagne, et c'est finalement dans la maison de retraite des sœurs de Saint-François de Sales, à Sézanne, à deux pas de chez elle, entourée de ses livres et de nouveaux projets d'écriture que la «pasionaria» de l'égyptologie s'est éteinte, à l'âge de 97 ans, après une vie entièrement consacrée à sa passion : percer les secrets de la pensée qui a sous-tendu la plus longue et la plus fascinante civilisation de l'humanité. A 93 ans encore, après une fracture de la jambe et percluse d'arthrose, elle avait, un instant, envisagé de retourner dans ce pays qu'elle a aimé au-delà de toute raison.

 

Ce petit bout de femme d'un mètre cinquante, énergique, pétulante, volontaire, qui avait conservé, au-delà de sa 90e année, une mémoire d'ordinateur pour tout ce qui touchait à l'Égypte, un enthousiasme de débutante et un humour qui pouvait être féroce, «a mieux servi la cause des femmes qu'une armée de suffragettes», disait d'elle un de ses éditeurs. Car il faut resituer ce monument de l'égyptologie française dans son époque, celle de l'entre-deux guerres, lorsque l'érudition et l'aventure de terrain étaient encore un domaine exclusif des hommes.

 

La jeune Christiane a neuf ans, lorsque Howard Carter trouve la tombe de Toutankhamon et l'énorme battage médiatique que suscite la découverte la plonge dans une fascination qui va devenir une vocation. Elle a la chance d'être née dans une famille cultivée, aux idées avancées. Nullement choqué que sa fille veuille devenir une «savante», son père approuve son choix. Travailleuse acharnée, elle va alors enchaîner les études et les diplômes : Sorbonne, École du Louvre, École pratique des hautes études, Collège de France, Institut catholique.

 

En 1934, à 21 ans, elle a soutenu brillamment deux thèses et entre au Musée du Louvre comme chargée de mission. Quatre ans plus tard, elle est envoyée au Caire, au très prestigieux IFAO (Institut français d'archéologie orientale) où la venue d'une jeune fille de cet âge provoque une véritable révolution. Mais il en faudrait plus pour la démonter. «J'ai appris à devenir une bagarreuse par nécessité».

 

Le secret de sa réussite en tant qu'égyptologue tient en une idée-force qu'elle aimait à répéter : «Il ne faut pas aborder ce pays avec des idées reçues, mais le laisser parler sans s'exprimer à sa place». Elle avait, en effet, vite compris que toutes ces représentations mi-humaines mi-zoomorphes devaient avoir un sens symbolique et c'est ce sens qu'elle a passé sa vie à décrypter, pour en tirer une conclusion de nature à choquer bien des spécialistes : «Les Égyptiens, disait-elle, n'avaient pas de religion, mais leurs prêtres étaient poussés par la soif scientifique de pénétrer les grands mystères de l'univers, le premier d'entre eux étant cette crue bienfaisante du Nil qui arrivait chaque année, aux environs du 18 juillet, et sans laquelle le pays n'aurait pas existé».

 

Autre idée reçue qu'elle s'est acharnée à combattre, vitupérant contre les «charlatans qui s'enrichissent en vendant de l'Égypte ésotérique» : symbolisme ne signifie pas occulte. Pour elle, le bon peuple était profondément respectueux d'une morale «osirienne», prônant la victoire du Bien sur le Mal et espéraient une éternité bien différente de celle que nous concevons.

 

 

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Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, parmi lesquels deux monumentales biographies, l'une sur Ramsès II, l'autre sur la reine maudite, Hatshepsout, qu'elle réhabilite avec une grande tendresse, elle a consacré les dernières années de sa vie à tirer les philosophies de ses recherches de terrain. Et dans son dernier ouvrage, «Le fabuleux héritage de l'Égypte» («un live que j'écris depuis 60 ans !», disait-elle) la vieille dame «indigne» s'est beaucoup plu à démontrer, preuves à l'appui, que notre culture «n'est pas judéo-chrétienne, mais égypto-chrétienne», évoquant pêle-mêle le calendrier, l'alphabet, le jeu de l'oie, les briques, les tests de grossesse, le traitement de la cataracte et de la migraine, les fables d'Écope et même la symbolique chrétienne de la Mort et de la Résurrection, tous hérités de l'Égypte ancienne.

 

Grand officier de la Légion d'Honneur, conservateur général honoraire du Département des antiquités égyptiennes du Louvre, comblée d'honneurs, pas toujours tendre pour ses confrères, Christiane Desroches-Noblecourt avait, en revanche, su se faire aimer des plus modestes.

 

 

 

26/03/2011

La Normandie fête ses 1100 ans!

 

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911 – 2011 : Happy Birthday Normandie !

 

 

 

 

Le Traité de Saint-Clair sur Epte en 911 marque la création du Duché de Normandie et la magnificence de la région portée par Rollon.

 

Pour célébrer cet anniversaire, après 11 siècles d’existence, 11 siècles de conquêtes et d’innovations, la Normandie célèbre l’anniversaire de sa fondation. D’évidence, le tourisme normand se devait de fêter cette année anniversaire.

Fêter la Normandie et faire rayonner, son Histoire, les grands personnages qui l’ont bâtie, son patrimoine médiéval… Le tout dans un esprit joyeux, dans un esprit ludique.

Fortement soutenu par les Régions de Basse et Haute-Normandie, le Comité Régional du Tourisme (CRT) de Normandie a pour ambition de faire redécouvrir aux Normands leurs sites historiques et culturels, et de susciter la venue de nombreux visiteurs français et étrangers.

Au vu des propositions labellisées, un programme de plus de 200 manifestations s’annonce riche et fort attractif. Comptant bien sûr un grand nombre de fêtes médiévales, d’animations autour des abbayes et autres sites historiques … mais pas seulement. D’ici octobre 2011, plus de 200 manifestations vont mettre en lumière une Normandie touristique et culturelle, dynamique et vivante, dans son passé médiéval comme dans son actualité.

 

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A cette occasion, la ville de Rouen proposera de la mi-mai à la mi-juillet une exposition temporaire et itinérante sur la tapisserie de Rollon. A l'instar de celle de Bayeux retraçant l'histoire de Guillaume le Conquérant, celle de Rollon relatera son épopée Normande.

 

Installée dans l'Abbatiale Saint-Ouen, la tapisserie réalisée dans un point de croix d'époque et d'une taille d'environ 24 mètres sur 0.80m, sera également le prétexte à une série de visites, contes pour adultes et ateliers pour enfants.

 

http://www.happybirthdaynormandie.com/dl/dossier-de-press...

 

 

 

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24/01/2011

"Et l'Egypte s'éveilla" de Christian Jacq

 

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Tome 1 – La Guerre des clans

 

Auteur de romans historiques consacrés à l’Égypte ancienne, Christian Jacq publie une trilogie où l’histoire et la mythologie se confondent pour raconter le mystère de la dynastie zéro, à l’origine de la civilisation égyptienne.

 

Christian Jacq révèle le mystère de la dynastie zéro : comment le pays des Deux Terres, plongé dans le chaos, donna naissance à l'Egypte des pharaons, mère d'une civilisation éternelle... Vers 3500 avant J.-C. '' L'Egypte est la proie de plusieurs clans qui s'entre-déchirent. Dans les marais du Nord, le village du jeune Narmer est attaqué, tous les habitants sont massacrés, le clan Coquillage anéanti. Sauvé in extremis par une petite voyante sauvagement assassinée, Narmer se jure de la venger et part vers un monde inconnu. Mais il doit d'abord traverser la vallée des Entraves, dont aucun humain n'est sorti vivant. L'Ancêtre, messager des dieux, fixe au jeune homme sept étapes pour parvenir à construire un monde nouveau. Sur sa route, Narmer rencontre un guerrier aussi séduisant qu'impitoyable : Scorpion. Le voici plongé au sein de la guerre des clans, entre le Nord et le Sud, la puissance de Taureau, la folie d'Oryx, la ruse de Crocodile, l'ambition de Lion, le mystère de Chacal...

 

 

 

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Tome 2 – Le feu du scorpion

 

La guerre des clans a marqué la fin d un monde. Au Nord, les envahisseurs libyens déploient leur férocité ; au Sud, l ambitieux Lion et le terrifiant Crocodile tentent d imposer leur tyrannie.

Les Deux Terres sont la proie de la désolation. Habité par les âmes des chefs de clan disparus, Narmer parviendra-t-il à surmonter les épreuves imposées par l Ancêtre et à sortir du chaos, au risque de perdre la prêtresse de Neit, son unique amour ?

Aidé de son frère par le sang, l indomptable Scorpion, soutenu par le puissant Taureau, mais affaibli par la traîtrise d un proche, Narmer réussira-t-il à faire naître un monde nouveau ?

 

 

 

 

 

 

 

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Tome 3 – L’œil du Faucon

 

Aidé par le valeureux Scorpion et la magie de la prêtresse Neit, Narmer a réussi à pacifier le sud des Deux Terres où reviennent peu à peu la sérénité et la vie.

Pourtant cette harmonie n’est qu’illusion, et loin de se reposer sur ses succès, Narmer repart courageusement à l’assaut des redoutables Libyens, alliés aux troupes du rusé Crocodile.

Mais là n’est pas le pire danger : parviendra-t-il à franchir la dernière étape imposée par l’Ancêtre, qui mettra à l’épreuve bien plus que son courage, son cœur lui-même ?

S’il triomphe des embûches semées sur sa longue route, Narmer deviendra le premier pharaon… et l’Égypte s’éveillera pour l’éternité.

 

Dans ce tome qui clôt une série éblouissante, Christian Jacq poursuit la révélation du mystère de la dynastie zéro : comment le pays des deux terres, plongé dans le chaos, donna naissance à l’Égypte des pharaons, mère d’une civilisation éternelle…

 

 

20/01/2011

L'Âme de Sissi ou la transformation du corps et des objets

 

 

 

 

Une approche radicalement nouvelle présente un ensemble de pièces de la collection du Musée de l'orfèvrerie de la Communauté française transformées en "nouveaux objets" par l'utilisation de l'image, grâce à de nouvelles techniques actuellement exploitées par les arts contemporains et numériques. Le réalisateur des séquences filmées a photographié les pièces en argent et en a extrait des détails qui ont ensuite été intégrés au reste du scénario.

 

 

 

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La scénographie de l'exposition met également en valeur des robes créées par les ateliers de Danses & Cie (Xavier Gossuin - Tournai) et inspirées de tenues portées au XIXe au temps où Sissi était Impératrice d'Autriche.

 

"L'Âme de Sissi" est une exposition qui vous emmène découvrir la personnalité de l'Impératrice, entre rêve et réalité. De sa vie, nous pensons tout savoir. Mais qui était-elle vraiment ? Un film, une période de l’histoire, une image, un mythe.

Sa vie a laissé des traces : c’est l’âme de Sissi.

 

 

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Le parcours de l'exposition

 

Voici les thématiques librement inspirées de la vie de Sissi qui ont servi à l'élaboration de la scénographie:

 

Salle 1: "L'Atelier"

Salle 2 : "Les Enfants"

Salle 3 : "L'Equitation"

Salle 4 : "De la princesse à l’impératrice"

Salle 5 : "Le Couronnement"

Salle 6 : "Le Bal"

Salle 7 : "L’Ecriture"

Salle 8 : "Le Voyage"

Salle 9 : " Le Deuil"

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Château de Seneffe

Rue Lucien Plasman 7-9

B-7180 Seneffe

Jusqu’au 20 février 2011

 

 

17/01/2011

"Le mystère Napoléon" de Steve Berry

 

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Après La Prophétie Charlemagne, la nouvelle aventure de Cotton Malone, à Paris, sur les traces du trésor perdu de Napoléon.

Lors de sa mort, en 1821, à Sainte-Hélène, Napoléon emporta bien des secrets dans sa tombe. Durant ses années de conquête, il avait en effet eu accès à de nombreuses richesses mais aussi à des archives occultes, en particulier celles du Vatican et des Chevaliers de Malte.

C'est à la quête d'un des secrets de l'Empereur, peut-être le mieux gardé, que se lance cette fois Cotton Malone. Pour quelles raisons Napoléon a-t-il, peu de temps avant sa mort, demandé à son fidèle serviteur Saint-Denis de remettre à son fils un ouvrage consacré aux royaumes mérovingiens ? Quels sont les secrets que renferme ce livre ? Et qu'en est-il de ces mystérieux documents que se sont disputés dans l'ombre l'Empereur et son ancien complice, devenu son ennemi juré, le comte Pozzo di Borgo ?

Du Paris historique à la tour Santa Maria au Cap Corse en passant par un mystérieux château de la Loire, Steve Berry nous propose encore un fabuleux voyage en compagnie de Cotton Malone, plein de mystères, d'énigmes et de retournements.

 

13/01/2011

Enluminures et haute époque

 

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Léguée en 1980 à l’Académie des Beaux-Arts par Daniel Wildenstein, le musée Marmottan Monet possède et expose l’extraordinaire ensemble d’enluminures réunies au fil des ans par Georges Wildenstein.

 

 

 

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Cette prestigieuse collection de plusieurs centaines de pièces est l’unes des plus importantes au monde et illustre l’art de l’enluminure du Moyen Age à la Renaissance. Le noyau de la collection témoigne de l’inclination profonde de Georges Wildenstein pour les enluminures françaises et italiennes des XVème et XVIème siècles. Toutefois son intérêt poussé pour cet art nous permet aujourd’hui de découvrir des enluminures françaises, italiennes, anglaises et flamandes, du XIIIème au XVIème siècle.







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Cette collection renferme quelques un des plus joyaux de cet art, parmi lesquels : « La mission des apôtres » du maître de San Michele a Murano, « Initiale P. Saint Prosdocyme baptisant Vitalien » de Girolamo da Cremona, « Le Songe de saint Romuald. Initiale O. Saint Romuald » d’Atavante, le feuillet des Heures d’Etienne Chevalier par Jean Fouquet et celui du Livre d’heures de Louis XII par Jean Bourdichon.

 

 

 

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09/01/2011

La Maison de Poupée

 

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Pièce de Henrik Ibsen

Mise en scène de Michel Fau

Avec Audrey Tautou, Pascal Elso, Michel Fau

Production : Les Théâtrales

 

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Nora vit avec son époux et ses enfants dans une maison de poupée trop jolie, étouffante et cauchemardesque. Insouciante, elle joue avec la vie, avec les autres et avec elle-même. Un évènement va la contraindre à détruire les conventions du couple bourgeois et créer le scandale. Un spectacle bouleversant et effrayant, car comme le disait Isben « la vie n’est pas triste – la vie est ridicule- et ça, c’est insupportable ! »

 

Théâtre Saint-Michel

2, rue E. Devroye

1040 Bruxelles

Le 1er février 2011

 

07/01/2011

Claude Monet à l'honneur au Musée Marmottan

 

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Parallèlement à la rétrospective que les Galeries nationales du Grand Palais consacrent à l’œuvre de Claude Monet, le musée Marmottan Monet présente jusqu’au 20 février 2011 une exposition inédite et exceptionnelle, « Claude Monet, son musée ».

 

 

 

 

 

 

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Pour la première fois, le musée présente l’intégralité de sa collection Monet, la plus riche au monde. Pour cette occasion, les rotondes et la grande galerie du rez-de-chaussée, ainsi que la rotonde des Nymphéas au sous-sol du musée et la salle Bernheim, mettront à l’honneur 136 œuvres de Monet ainsi que quelques toiles de ses contemporains.

 

 

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Depuis 1932, date à laquelle Paul Marmottan lègue à l’Académie des Beaux-Arts la totalité de ses collections, l’hôtel particulier – devenu musée en 1934 – n’a cessé de s’enrichir grâce à des donations exceptionnelles. Le legs de Michel Monet, en 1966, s’inscrivant dans cette continuité, apparaît, à bien des égards, comme un geste historique. Tout d’abord parce qu’il a permis au musée d’accueillir la plus importante collection d’œuvres de Claude Monet au monde, mais avant tout parce qu’il constitue un témoignage direct de l’artiste : ce sont des œuvres qu’il conservait auprès de lui, ses propres toiles et quelques unes de ses amis, qu’il gardait précieusement.

 

 

 

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L’exposition regroupe ainsi, pour Monet, une centaine de toiles et 29 dessins (parmi lesquels 21 caricatures et 8 carnets de dessins), mais aussi des carnets de comptes, des correspondances… autant de pièces qui permettent de s’immiscer dans la vie intime de Claude Monet. Sont montrées les multiples facettes de son travail, qui rendent compte de la richesse artistique d’une époque que Monet a su marquer de son empreinte. Pas à pas, au fil des œuvres de jeunesse et jusqu’aux derniers Nymphéas, d’Oscar à Claude, des portraits aux paysages urbains ou ruraux, de Paris à Londres, en passant par la Normandie et Giverny, mais aussi grâce aux portraits de Monet, réalisés par ses amis– Manet, Renoir, Carolus-Duran, Lhuillier –, jamais le peintre n’aura été autant dévoilé à travers une exposition, dans le musée qui porte aujourd’hui son nom.

 

 

 

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Musée Marmottan-Monet

2, rue Louis-Boilly -75016 Paris France

www.marmottan.com

 

 

 

 

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23/12/2010

Le souffle de Prométhée

 

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Dans la perspective de l’ouverture en 2015 de Keramis - Centre de la Céramique de la Communauté française, le Musée royal de Mariemont présente une centaine de faïences Boch issues de plusieurs collections publiques et privées. Cette exposition est en quelque sorte une préfiguration de ce qui sera valorisé en permanence dès 2015 dans cette institution dédiée à l’histoire de l’entreprise et à la céramique contemporaine en Communauté française.

 

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La plupart des faïences montrées n’ont pas été dévoilées au public depuis leur acquisition par la Communauté française et la Société Régionale d’Investissement de Wallonie lors de la faillite de l’entreprise en 1985. Cette collection, très éclectique dans la mesure où elle couvre l’ensemble de la production de la faïencerie depuis sa création en 1841, contient quelques œuvres majeures. Parmi celles-ci, des vases de grandes tailles du célèbre Charles Catteau ainsi que plusieurs compositions murales monumentales de style Art Déco créées par son successeur, Raymond-Henri Chevallier. L’une, allégorie du feu, se trouvait jadis dans des locaux administratifs de la faïencerie. L’autre, acquise récemment par la Province de Hainaut, est une allégorie de l’alimentation créée pour les grands magasins Au Bon Marché de Verviers.

 

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L’exposition dévoilera aussi quelques œuvres remarquables de la période dite de la « Chambre des peintres » (1870-1900) durant laquelle des peintres venus des Pays-Bas remirent à l’ordre du jour la pratique du décor peint sur des vases de fantaisie. Une pièce exceptionnelle de 2,2 mètres de hauteur apparaît comme le plus extraordinaire témoignage de cette période. La fin du parcours mettra l’accent sur les créations d’après-guerre. On remarquera les fantaisies dues à l’esprit débridé d’Ernest D’Hoosche, le dernier responsable de l’atelier d’art de l’entreprise, ainsi que les expérimentations de l’entreprise en matière de design industriel.

 

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L’exposition se terminera sur une présentation du futur Centre de la céramique conçu par l’association d’architectes Coton – Devisscher – Le Lion – Nottebaert – Vincentelli. Il s’agit d’une architecture contemporaine organisée autour d’un édifice contenant trois fours bouteilles en briques classés en 2003, derniers vestiges de ce type de cuisson industrielle en Belgique.

 

Musée royal de Mariemont

Chaussée de Mariemont 100 à 7140 Morlanwelz

du 27 novembre 2010 au 13 février 2011

 

22/12/2010

Belgium is design, Design for Mankind

 

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La 6e Triennale de Design «Belgium is Design. Design for Mankind», une initiative de Design Vlaanderen, s’inscrit dans le programme d’expositions organisé pour célébrer le bicentenaire du site du Grand-Hornu. Elle aura lieu du 21 novembre 2010 au 27 février 2011.

 

Répondant à des préoccupations actuelles, cette 6e Triennale de Design envisage quant à elle le design belge sous un angle plus sociétal, en tenant compte de son impact sur l’humain dans un contexte en perpétuel changement. Par le biais des valeurs qui conditionnent notre rapport au monde et à notre environnement, elle nous permet d’aborder les domaines du design de service et de l’innovation sociale. Ces scénarios de vie qui passent par une prise en compte des besoins fondamentaux de l’homme visent à améliorer nos conditions de bien-être tout en créant un cadre et une qualité de vie durables.

 

Design Vlaanderen et Grand-Hornu Images poursuivent ainsi une fructueuse collaboration entamée, il y a 5 ans, dans le cadre du 175e anniversaire de la Belgique, avec l’exposition «Label-Design.be, Design in Belgium after 2000». Cette exposition retraçait une histoire forte du design en Belgique en présentant les innovations récentes des designers et studios de design belges.

 

Cette 6e Triennale sera jumelée, comme le veut la tradition, à un livre de référence dans la lignée des autres Triennales de Design, telles que «Imperfect by Design» et «Beauty», qui eurent précédemment lieu au musée du Cinquantenaire à Bruxelles (2004 et 2007).

 

Site du Grand-Hornu

Rue Sainte-Louise, 82

B-7301 Hornu

 

 

 

 

 

 

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21/12/2010

Couleurs d’Orient, Arts et arts de vivre dans l’Empire ottoman

 

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Du 18 novembre 2010 au 27 février 2011, la Fondation Boghossian présente dans les salons et étages de la Villa Empain une exposition qui souligne les richesses de l’héritage culturel transmis par l’Empire ottoman depuis le XVe siècle jusqu’à l’aube du XIXe siècle.
Intitulée Couleurs d’Orient, Arts et arts de vivre dans l’Empire ottoman, cette exposition met en évidence la diversité des arts inspirés de multiples influences qui, pendant des siècles, ont donné un éclat prestigieux à cet empire fascinant.

Le monde ottoman s’est bâti un empire tenant à la fois de l’Orient et de l’Occident. Dès leurs modestes débuts au XIVe siècle et longtemps avant d’acquérir le contrôle complet de l’Anatolie, les Ottomans ont assimilé certaines valeurs des cultures grecque, bulgare et arménienne. Avec la prise de Constantinople en 1453, ils ont hérité des richesses de la civilisation byzantine, qu’ils n’ont pas détruite mais bien plutôt assimilée en y ajoutant leurs traditions issues des civilisations d’Asie centrale, alliées au raffinement de l’Islam. Ainsi, au carrefour de l’Orient et de l’Occident, les Ottomans ont élaboré, dès le XVe siècle, un langage artistique original, répertoire commun et décliné à tous leurs arts décoratifs.
Les phases ultérieures de la création artistique et artisanale dans l’Empire ottoman reflètent de manière permanente cette diversité d’inspiration, non sous la forme d’une coexistence d’éléments antagonistes, mais sous celle d’une synthèse offrant une identité spécifique.
Doté d’un artisanat vigoureux, organisé en corporations puissamment structurées, l’Empire ottoman a disposé de grands centres de création d’objets manufacturés. Les commandes du palais impérial et l’exportation de produits de qualité jusque dans les pays les plus lointains (Chine, Europe) ont été pendant des siècles une source considérable de revenus. Bronziers, dinandiers, ivoiriers, tisserands, maroquiniers, verriers, miniaturistes, céramistes, ont tenu une place importante dans la vie économique et sociale de l’Empire.

Visant à montrer l’évolution et l’épanouissement des arts dans l’Empire ottoman depuis leurs racines byzantines, l’exposition propose une sélection de près de 300 créations et objets à travers un parcours qui suit la ligne du temps et en souligne les périodes les plus fécondes. Les œuvres exposées se distinguent non seulement par la somptuosité des matières utilisées, mais aussi par l’invention, le raffinement et le savoir-faire des artistes et artisans qui les ont créés. 
Et comme l’indique le titre de l’exposition, les arts de l’Empire ottoman ont sans cesse sollicité les couleurs, que ce soit à travers les textiles et les tapis, les miniatures et les peintures, la calligraphie ou la céramique.

La longue période abordée dans cette exposition, allant du XVIe au XIXe siècles, témoigne de la manière dont la civilisation ottomane a assimilé les apports de ses conquêtes et comment la production artistique qui la caractérise a progressivement gagné en profondeur et en raffinement. Le XVIIIe siècle constitue le sommet de cette évolution, tandis qu’en parallèle se dessinent les influences européennes, prémices de l’ouverture à l’Occident dans laquelle s’engagera l’Empire à partir du XIXe siècle.

Les principaux thèmes abordés

- L’héritage de Byzance et de Constantinople

- L’influence et les richesses des différentes cultures de  l’Empire

- La calligraphie et les miniatures
- Les textiles et la broderie (soieries, velours, brochés, …)
- Les tapis
- Les céramiques de Iznik et Kuthaya
- L’argenterie
- L’ébénisterie et la marqueterie
- Les bijoux

- La vie sous l’empire du Grand Seigneur

- Le monde des harems
- Le luxe et les plaisirs (musique, hammam, café et tabac, art culinaire, …)

- L’influence de l’Europe à partir du XVIIIe siècle

- L’Orientalisme à travers la découverte de l’Empire ottoman par les artistes   occidentaux
- L’Orientalisme des artistes orientaux

 

 

Villa Empain
Avenue Franklin Roosevelt 67, 1050 Brussels

 

 

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20/12/2010

Rétrospective "David Seymour"

 

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David Seymour (Chim) n’avait pas choisi de devenir photographe. Ce sont les hasards et les nécessités qui l’ont mené vers sa véritable vocation. A l’ombre de Robert Capa et Henri Cartier-Bresson, il n’a pas reçu la consécration qu’il mérite.

 

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Son travail reflète la tolérance, l’humanisme, l’engagement politique et la compassion qu’il éprouve pour l’être humain. Chim se distingue par une technique remarquable. Sans violer l’intimité des sujets, son objectif s’immisce à leurs côtés, raconte leur histoire et restitue la mélodie de leur univers.

 

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Originaire d’une famille juive de Varsovie, Chim arrive à Paris en 1931 et commence à travailler pour des agences de photos quelques mois plus tard. Le Front Populaire, puis sa rencontre avec Capa et Cartier-Bresson, marquent le coup d’envoi de sa carrière. Dès le déclenchement de la Guerre Civile espagnole il réalise des reportages où il défend la cause des Républicains.

 

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Dès le début de la Deuxième Guerre mondiale, il s’installe aux Etats-Unis. Il dirige un laboratoire de photographies à New York et s’engage dans l’armée américaine en 1942. Il est interprète de photographies aériennes dans les services de renseignements.

 

 

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En 1947, il participe à la création de l’agence Magnum. Chim travaille sans cesse. Les commandes se multiplient, parmi lesquelles son reportage sur les enfants d’Europe, demandé par l’Unicef. Il voyage beaucoup en Grèce et en Italie. Il publie un livre sur le Vatican, fait un reportage sur l’analphabétisme en Calabre, s’introduit dans le milieu artistique avec ses portraits de personnalités. A partir de 1951, il se rend tous les ans dans le nouvel Etat d’Israël où il fait des photos pleines de tendresse et de sympathie.

 

Le 10 novembre 1956, après le cessez-le-feu qui met fin à la guerre de Suez, Chim est tué par une rafale de mitraillettes égyptiennes. 

 

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Cette exposition permet d’admirer l’œuvre d’un grand photographe et les récentes découvertes, notamment la « valise mexicaine », contenant des images originales et inédites de Chim, Capa et Gerda Taro.

 

Musée juif (rue des Minimes 21 à 1000 Bruxelles)

du 29 octobre 2010 au 27 février 2011

 

 

 

 

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17/12/2010

Gilbert & George : Jack Freak Pictures

 

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Leurs œuvres les plus emblématiques, les plus fines philosophiquement, les plus violentes visuellement ». Ainsi le célèbre critique d’art Michael Bracewell décrit-il les Jack Freak Pictures de Gilbert et George. Ces artistes sont célèbres pour leurs œuvres monumentales, saturées de couleurs vives. Découvrez ces quelque 85 images de leur série la plus récente et la plus développée à ce jour. Elles renversent totalement la notion courante de ferveur patriotique et commémorative, pour mieux explorer aussi bien les sentiments de louange et de fierté que d’appréhension et d’anxiété. Chargé de fortes connotations historiques et symboliques, le drapeau du Royaume-Uni sert de fil rouge à la série. Derrière son caractère iconographique, ce motif cache sa propre rhétorique ambiguë, offrant à Gilbert & George l’occasion de pleinement exploiter ses figures géométriques abstraites et figuratives, rouges, bleues et blanches. Ces images passent au crible passé, présent et futur, creusant implacablement, à travers sa puissante iconographie, les sillons qui irriguent l’expérience humaine. En ce sens, elles forment la synthèse de leur œuvre, une consolidation des thèmes et émotions qu’ils explorent depuis plus de quarante ans : la vie en milieu urbain dans toute sa fragilité et sa dureté, les conflits raciaux, la sexualité, la religion, la scatologie...

 

Palais des Beaux-Arts / Circuit Ravenstein

Du 29.10.2010  au 23.01.2011

 

 

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16/12/2010

The World of Lucas Cranach

 

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Lucas Cranach (1472-1553) est l’un des plus grands peintres européens du XVIe siècle. L’exposition au Palais des Beaux-arts à Bruxelles -la première consacrée à l’artiste dans un pays du Benelux-replace l’œuvre de cette personnalité de la Renaissance allemande dans le contexte social, culturel et artistique de son époque. Des tableaux, dessins et gravures rarement exposés dévoilent l’authenticité et l’originalité et l’authenticité de son art raffiné, mais aussi les liens étroits qui l’unissaient à ses contemporains d’Allemagne, d’Italie et des Pays-Bas.

 

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The World of Lucas Cranach étudie les influences subies par Cranach, tout d’abord lors de son voyage en Flandre en 1508. L'exposition présente également les portraits de Charles Quint, Marguerite d’Autriche, ou encore Martin Luther, personnalités que Lucas Cranach a fréquentées pendant les quelque 50 années qu’il a séjourné à Wittenberg en tant que peintre de cour auprès des princes électeurs de Saxe. Ces œuvres, et leur juxtaposition avec celles de ses contemporains, illustrent à quel point la vie de cet artiste était imprégnée des événements politiques et culturels en Europe centrale.

 

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Les quelque 50 tableaux exposés ont été soigneusement choisis. Le visiteur pourra admirer, entre autres, la peinture sur bois la plus ancienne connue de l’artiste: une Crucifixion peinte vers 1500, mais également le célèbre Martyre de Sainte Catherine conservé à Budapest. Par ailleurs, l’exposition rassemble des peintures qui n’ont été que rarement, voire jamais, exposées auparavant, telles que le triptyque de la cathédrale de Meissen (Allemagne), montrant Georges le Barbu, duc de Saxe. Afin de mieux visualiser la signification et la particularité de l’œuvre de Cranach, le visiteur verra également une cinquantaine d’œuvres d’autres artistes, tels qu’Albrecht Dürer, Quentin Metsys, Bernard van Orley, Jacopo de Barbari, Lucas de Leyde et Francesco di Francia. Finalement, le Palais des Beaux-Arts exposera aussi l’œuvre graphique du maître. Outre une série importante de dessins, le visiteur y pourra aussi admirer une quarantaine de gravures, dont quelques exemplaires uniques.

Palais des Beaux-Arts / Circuit Rue Royale

Du 20.10.2010 au 23.01.2011

 





 

 

 

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14/12/2010

Les Etrusques en Europe

 

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Un voyage en 3D

 

Entre les IXe et VIIIe siècles avant J.-C., les Étrusques entamèrent un périple à la conquête de l'Italie centrale. Originaires de cette région ou de terres plus lointaines, ils passèrent, en l'espace de cinq siècles, de leurs villages de huttes à une puissante confédération de douze cités qui contrôlera toute l'Italie centrale ainsi que les côtes des mers Adriatique et Tyrrhénienne.

 

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Vous ferez un incroyable voyage dans le temps et pénétrerez dans les maisons des Étrusques, dans leurs temples et leurs nécropoles, accompagnés par d'extraordinaires images tridimensionnelles, grâce à un parcours multimédia riche en reconstructions, animations et atmosphères lumineuses, musicales et sonores impressionnantes.

 

 

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Les Étrusques en Europe n'est pas seulement une exposition multimédia d'un haut niveau technologique consacrée à un ancien peuple italique, c'est aussi une manière nouvelle de découvrir l'histoire, la vie quotidienne, le génie artistique d'un peuple disparu, dont la civilisation fait partie des plus grandes que l'Humanité ait connues.

 

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Les Étrusques en Europe est surtout une exposition didactique qui s'adresse à un public de jeunes, grâce à l'utilisation d'un langage qui leur est proche et à une muséographie moderne et spectaculaire, faite pour fasciner. Les œuvres originales du Musée du Cinquantenaire se découvrent en fin de parcours.

 

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Suit un très beau film qui dévoile les phases de la réalisation de l'exposition, les prises de vues filmées et photographiques, la programmation des logiciels et la découverte du making-of.

 

Les explorations sophistiquées en 3D, avec une définition millimétrique de la photographie, ont permis de reproduire les sites originaux sur de grands écrans. Grâce à la vision en trois dimensions des objets, des personnages et des lieux, s'est créé une sorte de profil du monde antique qui voyagera, à partir du Musée du Cinquantenaire à Bruxelles, à travers toute l'Europe, en passant par plusieurs grands musées, pour faire découvrir l'univers extraordinaire des Étrusques.

 

 

Musée du Cinquantenaire

Parc du Cinquantenaire 10

1000 Bruxelles

Dates:    09/10/10 - 24/04/11

 

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13/12/2010

13 décembre : la Sainte-Lucie

 

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La Sainte-Lucie est une fête très populaire en Suède.
En Suède et en Norvège, le 13 décembre étincelle au milieu de la grande nuit imposée par l'hiver. Dans toutes les maisons on célèbre la Sainte Lucie, qui marque la nuit la plus longue de l'année. On déguste des petits gâteaux en forme d'étoile au coin du feu.  A cette époque la nuit tombe vite et le jour ne dure que 4 heures. La clarté des bougies renouvelle l'espoir de retrouver vite un soleil rayonnant.
La plupart du temps, les jeunes font la fête le 12 au soir qui dure jusqu'au petit matin.



Lucie signifie "lumière" en latin. 
Lucie est originaire de Syracuse. Elle a vécu en Sicile au IVe siècle : c'est l'une des premières chrétiennes. A cette époque les croyants sont souvent maltraités et se cachent dans des grottes pour prier. Lucie leur apporte de la nourriture pendant la nuit.

Sur sa tête repose une couronne de bougies allumées, ce qui lui laissait les mains libres pour transporter mets et boissons et éclairer son chemin. La légende raconte que la beauté de ses yeux séduisit un jeune païen qui tomba amoureux d'elle mais que Lucie repoussa. De rage, il l'a fit arrêter par les hommes de l'Empereur de Rome.



En fait Sainte Lucie est une martyre chrétienne qui a été condamné à mort pour avoir apporté aux autres chrétiens à manger. On a essayé de la brûler, mais les flammes n'ont pas voulu la tuer et donc elle a été tuée avec une épée. On dit que sous la torture elle continua à parler de sa foi. Pour la punir, les bourreaux lui arrachèrent les yeux avant de la tuer. 



Sainte Lucie fut fêtée dès le Moyen Age en Scandinavie. On connait mal le trajet parcouru par Sainte Lucie depuis la Sicile jusqu'en Suède. Par contre on comprend vite qu'un pays marqué par l'avancée de la nuit ait adopté cette fête.





Sainte Lucie en Suède

Sainte Lucie est fêtée le matin du 13 décembre dans toutes les familles suédoises, et chaque entreprise, école ou ville choisit sa propre Lucie, qui vêtue d'une longue robe blanche et coiffée d'une couronne garnie de bougies, apporte sur un plateau, le café et les brioches au safran. Il arrive aussi qu'elle serve une boisson chaude, un vin épicé appelé GLÖGG.



Garçons et filles se rassemblent autour du lit des parents. La plus jeune des filles, s'avance toute illuminée et portant un plateau sur lequel sont disposés des mets pour le petit déjeuner : un café fumant, des brioches au safran, des gâteaux au gingembre en forme d'étoile, de pantin ou de cœur (les lussebullar). Les enfants chantent des chants traditionnels.

Sainte Lucie est souvent accompagnée de ses demoiselles et de ses garçons d'honneur eux-aussi vêtus de blanc et qui chantent des chansons traditionnelles.



Les jeunes filles enfilent une longue robe blanche ceinturée de rouge ainsi que la plus jeune des filles qui coiffe une couronne de bougies blanches allumées sur la tête. 



Les garçons portent des chapeaux terminés par des étoiles dorées. 

 

Le jour de la Sainte Lucie, on peut voir dans les rues de Stockholm, des jeunes filles blondes qui défilent coiffées de bougies et revêtues de manteaux de fourrure blanche. Dans tous les villages et dans les écoles on élit et on couronne une Sainte Lucie. Le soir, elles défilent toutes dans les rues en chantant le traditionnel "Sankta Lucia". Elles sont accompagnées de garçons déguisés en Rois Mages qui portent des chapeaux pointus parsemés d'étoiles dorées.
Il y a des défilés et des fêtes toute la journée et même des concours de Lucie.

En Hongrie, la Sainte Lucie est le jour de la bénédiction des moissons. Les enfants étendent de la paille sur le pas de la porte et s'agenouillent pour former des vœux de bonheur.

 

 

 

 

 

 

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Dans le cabinet de curiosités des Médicis

 

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Du XIVe au XVIIIe siècle, les Médicis ont été marchands, banquiers, potentats, tyrans, ducs, grands ducs, princes, papes même. Ils ont conduit, gagné et perdu des guerres, les premières avec la seule Toscane pour champ de bataille et, plus tard, des provinces entières. Ils ont excellé dans l'art des alliances matrimoniales afin d'agrandir leurs territoires, renforcer leur pouvoir et augmenter leur fortune. Ils ont traité d'égal à égal avec les princes allemands, la République de Venise et la papauté romaine - jusqu'à déléguer l'un des leurs sur le trône de saint Pierre. Deux de leurs filles, Catherine et Marie, sont devenues reines et régentes de France. La chronique de leur famille occuperait des volumes. Les Médicis ont été de véritables patrons des arts et des sciences, protégeant quelques-unes des plus importantes personnalités artistiques et scientifiques de leurs époques : Michel-Ange, Raphaël, Rubens, Galilée...

 

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De Florence, ils ont fait leur fief, leur capitale et le symbole de leur grandeur. Par leurs palais et aménagements, ils ont déterminé la forme de la ville et cela se voit encore aujourd'hui, entre place de la Seigneurie, galerie des Offices, palais Pitti et jardin de Boboli. Par leurs mécénats, leurs goûts et leurs faveurs, ils ont immensément influencé le cours de l'histoire de la peinture, de la sculpture et de l'architecture, de Fra Angelico à Michel-Ange en passant par Botticelli et Bronzino.

 

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Une exposition qui veut raconter cette histoire en détail doit vider tous les musées de Florence et largement puiser dans quelques autres. Elle est donc irréalisable. Le Musée Maillol, qui n'est déjà pas le plus vaste de Paris, a trouvé une solution prudente - et fort ingénieuse. Sous un titre un peu tape-à-l’œil, "Trésor des Médicis", elle montre à peu près 150 objets ayant appartenu aux générations successives de la famille. Par objets, il faut entendre aussi bien des œuvres d'art (tableaux, bronzes, marbres), objets décoratifs (camées, porcelaines), bijoux, mosaïques de pierres dures, objets scientifiques, livres et objets dits "de curiosité" parce qu'ils surprenaient ou venaient de loin.

 

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Ils ont été commandés par un ou une Médicis, ou achetés par un émissaire, ou reçus en cadeau diplomatique ou en dot. Quelques-uns ont été trouvés dans les champs : ceux qui révélaient le passé antique, à commencer par l'admirable statue de bronze de L'Orateur, dont les sept morceaux, découverts en 1566, furent finement soudés un peu plus tard. Posséder un tel chef-d’œuvre romain était, pour les Médicis, la manière la plus directe de s'inscrire dans la continuité de l'histoire.

 

 

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Grâce aux objets collectionnées par les illustres membres de la lignée florentine (Laurent de Médicis, le pape Clément VII, la reine Catherine de Médicis…), l’exposition met en valeur une culture universaliste et humaniste, dont le goût se portait sur les arts majeurs (peinture et sculpture), mais aussi sur les bijoux, les médailles, les antiques (objets grecs et romains) ou sur des objets de curiosité, comme des vases chinois et des masques sud-américains. Une exposition érudite, éclectique et réussie, qui se visite à la manière d’un cabinet de curiosités.

 

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"Trésor des Médicis", Musée Maillol, 61, rue de Grenelle, Paris 7e. Tous les jours, de 10 h 30 à 19 heures, le vendredi jusqu'à 21 h 30. Entrée : 11 €. Jusqu'au 31 janvier 2011. Tél. : 01-42-22-59-58.

 

 

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12/12/2010

Entre paradis et enfer - Mourir au Moyen âge

 

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Tout le monde ne pense pas comme Montaigne que « La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n’êtes plus »… Généralement et depuis toujours, l’homme s’est préoccupé de son sort dans l’au-delà. Ces questionnements ont évolué au fil des siècles. Au moyen âge, la mort faisait véritablement partie du quotidien. Cette omniprésence devait considérablement influencer l’art et la littérature qui relaient espérance, abattement, foi en une vie après la mort, angoisse du néant, acceptation et désespoir. Un voyage dans le temps au bout du tunnel… La mort, jadis, était une donnée à facettes multiples et passionnantes.

 

 

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Une sélection de 200 objets et œuvres d'art vous fera découvrir comment nos ancêtres des VIe au XVIe siècle composaient avec cette dernière. L'exposition compte différents angles d'approche tels que l'histoire de l'art et l'archéologie bien évidemment mais aussi la sociologie, la théologie et la médecine légale.

 

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Le sujet est abordé selon quatre thèmes :

 

1)      Les causes de la mort - Pour diverses raisons (malnutrition, manque de soins, épidémies, mauvaise hygiène de vie, guerres,...), l'espérance de vie de l'homme médiéval était plus courte qu'aujourd'hui. L'homme médiéval expérimentait la mort au quotidien. La maladie, la mort et la vie s'entremêlaient d'avantage qu'aujourd'hui...

 

2)      L'accompagnement des mourants et les rituels funéraires - Les liens entre l'individu et la communauté sont renforcés par toute une série de rituels relatifs au décès, à l'enterrement, au deuil et aux cérémonies de commémoration. On constate des différences importantes entre le traitement du corps des personnes riches et du peuple moyen. Le sort réservé aux parias de la société est également abordé.

 

3)      La topographie de la mort - Derrière chaque tombe se cache un homme, une femme, un enfant, une communauté... Les lieux de cultes et les cimetières occupent une place majeure au sein de la société médiévale. Les mausolées, les tombes ordinaires contrastaient avec les tombeaux normaux et les fosses communes.

 

4)      De la mort à la résurrection - Après la mort, le défunt doit attendre le jugement dernier. Selon ses actes, le paradis, l'enfer ou le purgatoire lui sont promis. Les danses macabres, la roue de la fortune et les "ars moriendi" décrivent la relation à la vie éternelle dans l'imaginaire chrétien.

 

 

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L'exposition met en lumière 1000 ans de mort, d'inhumation, de deuil et de souvenir. Le fil rouge en est l'aspiration de l'homme à conserver son statut social et spirituel après la mort. Vous pourrez admirer des peintures, des sculptures, des monuments funéraires, des reliquaires, des manuscrits, des memento mori, mais aussi des armes, des instruments de torture, des squelettes, des offrandes funéraires...

 

La moitié de ces objets provient des riches collections du Musée du Cinquantenaire, et l'autre est prêtée par des musées réputés, par des bibliothèques, par des trésors, des églises et des collectionneurs privés de Belgique et de l'étranger.

 

N'hésitez pas à venir visiter l'exposition en famille. De nombreux jeux amusants, éducatifs et originaux, installés le long du parcours, amuseront les enfants à partir de 6 ans, ainsi que leurs parents.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Musée du Cinquantenaire

Parc du Cinquantenaire 10

1000 Bruxelles

Dates:    02/12/10 - 24/04/11

 

 

30/08/2010

Takashi Murakami investit Versailles!

 


 

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Le château de Versailles accueillera une rétrospective du plasticien Takashi Murakami à l’automne 2010. Ca sera l’occasion pour cet artiste japonais de présenter ses différentes œuvres dans un lieu plutôt atypique et original.

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Les oeuvres de Takashi Murakami sont donc à découvrir du 12 septembre au 12 décembre 2010.

Takashi Murakami

Takashi Murakami revendique la pratique d’un art japonais autonome, d’un «nouveau japonisme», qui ne soit pas imitation de l’art occidental.

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Représentant de la nouvelle culture nipponne, il est l’un des artistes japonais les plus populaires aujourd’hui.

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Takashi Murakami est à la tête d'un petit empire entre Tokyo et Long Island; il assume, à 47 ans, la valeur marchande de son art. Concentré, perfectionniste, exigeant, il dirige dans un bourdonnement de ruche ses équipes d'assistants, de peintres, d'artisans et de petites mains.

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Takashi Murakami est très honoré de pouvoir exposer au château de Versailles. Surtout lorsqu’il réalise son contexte historique. La France a mis toute son énergie pour avoir le plus beau château et les plus beaux intérieurs du monde. Pour les Japonais, Versailles est un lieu particulièrement médiatisé. La Rose de Versailles est un manga de filles dont l'héroïne s'appelle Lady Oscar. Il est passé longtemps à la télévision, un vrai phénomène culturel. Tout le monde au Japon connaît Versailles à travers ce manga.

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Il a un peu peur de la réaction du public devant la confrontation de ses œuvres à ce contexte historique, codé et connu à l'extrême. Il n'y aura pas un rapport direct avec le roi et son monde.

Takashi Murakami au château de Versailles, du 12 septembre au 12 décembre 2010.

Information : www.chateauversailles.fr

 

 

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16/08/2010

Illuminations - Promenade dans le parc et les jardins du Château de Seneffe

 

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Venez vivre une soirée d’émerveillement le dernier week-end d’août dans le parc et les jardins du Domaine de Seneffe.

Vous partagerez l’ambiance d’un parc du XVIIIe illuminé à la flamme.

À vous les jardins et leurs bassins aux reflets d’or et d’argent où l’on distingue le bruissement de l’eau rythmé par le jeu des jets qui en jaillissent. À vous le Château, l’Orangerie et le Théâtre magnifiquement illuminés et baignant dans une ambiance authentique. Vous serez charmés par l’architecture des lieux qui se parera de ses plus beaux atours et vous pourrez déambuler au rez-de-chaussée du château pour découvrir la collection permanente du Musée de l'orfèvrerie de la Communauté française en nocturne.

Votre promenade sera agrémentée de moments intimes, plaisants et charmants. Laissez-vous envoûter par des voix mystérieuses qui vous confient quelques morceaux choisis de Casanova ou de Madame de Sévigné. Des personnages en costume d’époque vous feront découvrir avec Faste et Intimité quelques beaux endroits du Domaine.

Il s’agit d’une promenade, d’un évènement en nocturne qui offre la possibilité de découvrir le Domaine et surtout les jardins de nuit, à la flamme et à votre rythme.

Chaque jardin ou bâtiment sera habillé par une lumière différente et rendra une ambiance distincte. Mais il est très important de noter que ces illuminations faites à la flamme dégagent une atmosphère chaleureuse et proche (il ne s’agit en aucun cas d’un son et lumières).

L’architecture de chaque bâtiment sera également illuminée et mise en valeur par des éclairages indirects qui seront en harmonie avec l’ambiance à la bougie.

En fond sonore, des œuvres de Devienne, Mozart, Gebauer et Pleyel composeront avec la magie des lieux.

 

Rue Lucien Plasman 7-9

B-7180 Seneffe

(26 – 28 août 2010 de 21H30 à 23H30)

 

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25/07/2010

Tour de France 2010 : Longjumeau - Paris Champs Elysées

 

25 juillet 2010

CARTE

 

 

Longjumeau est une commune française située dans le département de l’Essonne et la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Longjumeau et le siège du doyenné de Longjumeau.

 

Villa rustica gallo-romaine installée au débouché de la vallée de l’Yvette puis bourg commerçant et seigneurie maintes fois cédée sur l’importante route de Paris à Orléans, choisie pour devenir un chef-lieu de canton dès 1790 et une cité judiciaire importante de Seine-et-Oise, maintenue dans ses fonctions dans le récent département de l’Essonne, Longjumeau, après une croissance démographique et foncière rapide durant les années 1960 et 1970, constitue aujourd’hui un pôle de santé majeur du bassin de vie, doté d’un centre hospitalier et d’une clinique privée, un centre urbain à la croisée d’axes routiers et ferroviaires structurants. En partie victime de cette croissance trop rapide et d’une concentration importante de grands ensembles déstabilisant le sud du territoire, elle est aujourd’hui lancée dans de grands projets de renouvellement urbain et de pérennisation de ses équipements collectifs structurants.

 

Le Postillon de Longjumeau

Le Postillon de Lonjumeau fut créé le 13 octobre 1836 à la Salle de la Bourse où la troupe de l'opéra-comique était alors provisoirement établie, avec Zoë Prévost dans le rôle de Madeleine et Jean-Baptiste Collet dans le rôle de Chapelou. « J'avais choisi ce jour et cette date [un vendredi 13], rapporte Adolphe Adam dans ses Souvenirs, persuadé que cela me porterait bonheur. Le succès dépassa mon attente. Ce fut un véritable triomphe. »

 

L'ouvrage rencontra un succès durable mais, curieusement, alors qu'il cessa à peu près complètement d'être joué en France – il ne fut jamais programmé salle Favart au XXe siècle – il poursuivit sa carrière hors de France, notamment en Allemagne (et en allemand). En 1936, Le Postillon de Lonjumeau fut ainsi adapté au cinéma par l'acteur et réalisateur Carl Lamac, cependant que le célèbre ténor Joseph Schmidt prêtait sa voix au rôle du postillon.

 

Le rôle de Chapelou impose au ténor qui le tient d'être capable d'aller jusqu'au contre-ré : c'est en effet sa capacité à produire cette note suraiguë qui, dans le livret, décide de la carrière du postillon.

 

 

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Eglise Saint Martin de Longjumeau

 

 

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Hôtel de Ville

 

 

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Bâtiment et jardin d'histoire

 

 

Postillon

 

Postillon

 

 

 

 

 

L’avenue des Champs-Élysées (ou simplement les Champs-Élysées, parfois même les Champs) est une grande et célèbre avenue de Paris. Elle est considérée par beaucoup, comme la plus belle avenue de Paris, et, selon une expression couramment utilisée en France, comme la plus belle avenue du monde. Elle tire son nom des Champs Élysées, le lieu des Enfers où séjournaient les âmes vertueuses dans la mythologie grecque.

 

À l'origine, les Champs-Élysées ne sont que des terrains marécageux et inhabités. En 1616, Marie de Médicis décide d'y faire aménager, le long de la Seine, une longue allée bordée d'arbres : le cours la Reine.

 

Louis XIV, vers 1670, charge André Le Nôtre, le paysagiste du château de Versailles et, à Paris, du jardin des Tuileries, de poursuivre l'aménagement de ces terrains. Celui-ci trace dans l'axe du pavillon central du Palais des Tuileries, depuis l'actuelle place de la Concorde jusqu'à l'actuel rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault, en direction de la montagne du Roule – qui se situait à l'emplacement de l'actuelle place de l'Étoile – une belle avenue bordée de terrains où sont aménagés des allées d'ormes et des tapis de gazon. On l'appelle le Grand-Cours pour la distinguer du cours la Reine, ou encore la Grande allée du Roule, l’avenue du Palais des Tuileries (1680) et bientôt les Champs-Élysées.

 

 

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ARRIVEE - FIN DU VOYAGE !

 

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23/07/2010

Tour de France 2010 : Salies-de-Béarn - Bordeaux

 

23 juillet 2010

 

CARTE

 

 

Au coeur du Béarn des gaves, Salies de Béarn est située entre le gave de Pau au nord et le gave d'Oloron au sud, qui passe à Sauveterre-de-Béarn.

Cité du sel, la ville est une cité de caractère, aux vieilles maisons en pierre, aux toits pentus, aux ruelles pittoresques et fleuries.

En 1385, Salies comptait deux-cent-quarante-sept feux et constituait un bailliage et une notairie limités à la commune.

Espebasque était un fief vassal de la vicomté de Béarn, dépendant du bailliage de Salies, et la seigneurie de Saint-Martin appartenait au marquisat de Gassion.

En 1790, le canton de Salies était constitué des communes d'Auterrive, Bellocq, Bérenx, Carresse-Cassaber, Castagnède, Labastide-Villefranche, Lahontan, Léren, L'Hôpital-d'Orion, Oraàs, Orion, Saint-Dos, Saint-Pé-de-Léren, Salies-de-Béarn et Salles-Mongiscard.

Selon la légende, un sanglier serait à l'origine de la ville au XVIIe siècle : blessé par des chasseurs, il serait allé mourir dans les marais au milieu des forêts qui recouvraient la région. Les chasseurs l'ayant retrouvé plusieurs jours après dans un bon état de conservation découvrirent à cette occasion que le marais contenait du sel. Le sel était alors fort prisé à l'époque et une bourgade se forma autour de cette découverte exceptionnelle. Depuis lors, l'emblème de la ville est un sanglier.

En réalité, le lieu est nommé Salinae dès le Xe siècle au cartulaire de Bigorre.

En fait, de l'eau 10 fois plus salée que l'océan est exploitée depuis plus de 3500 ans. On en trouve de nombreux témoignages au musée du sel de Salies-de-Béarn.

Depuis 1587, ce sont les « voisins de la fontaine salée » qui sont les propriétaires de génération en génération de l'eau salée et de différents bâtiments. L'exploitation familiale et artisanale a laissé place à une production semi artisanale de sel alimentaire et de bains au sein des salines aujourd'hui gérées par la compagnie Fermière.

Pendant l'occupation allemande de la deuxième guerre mondiale, la ligne de démarcation passait sur la commune de Salies-de-Béarn, en particulier par le quartier des Antys (direction Orion)

Salies-de-Béarn connut son apogée au XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe siècle, les thermes étaient réputés et de grands hôtels de luxe accueillaient une clientèle européenne (hôtel du Parc, hôtel de France et d'Angleterre).

Depuis la fin du XXe siècle, la fréquentation thermale et touristique semble repartir à la hausse grâce à l'espace de balnéothérapie, au golf et au développement des hôtels, gîtes et chambres d'hôtes.

 

 

 

Centre ville

 

 

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pont de la Lune

 

 

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Thermes

 

 

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Eglise St Vincent

 

 

 

 

 

Bordeaux est une commune du Sud-ouest de la France, chef-lieu de la région Aquitaine et préfecture du département de la Gironde.

À la tête de la communauté urbaine de Bordeaux, la commune compte 235 178 habitants (recensement 2007), l'agglomération 809 224 habitants et l'aire urbaine plus d'un million d'habitants.

À ce titre, Bordeaux constitue l'une des métropoles d'équilibre de France.

La ville est connue dans le monde entier pour son vignoble, surtout depuis le XVIIIe siècle, qui fut pour elle un véritable âge d'or. Capitale de l'ancienne Guyenne (le nord de l'Aquitaine actuelle), Bordeaux fait partie de la Gascogne et est située en bordure des Landes de Gascogne.

Une partie de la ville, le Port de la Lune, est classée depuis juin 2007 au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO pour l'ensemble urbain exceptionnel qu'elle représente.

 

 

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Porte de Bourgogne

 

 

02 Bordeaux Cathedral

 

Cathédrale

 

 

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Bourse - Miroir

 

 

08 Place des Quinconces colonnes rostrales

 

Place des Quinconces : colonnes rostrales

 

 

10 Pont de Pierre

 

Pont de Pierre

 

 

11 Colonne des girondins

 

Colonne des Girondins

 

 

13 Tour Pey-Berland

 

Tour Pey-Berland

 

 

14 Porte Cailhau

 

Porte Cailhau

 

 

15 Grosse cloche

 

Grosse cloche

 

 

16 World famous Chateau d'Yquem

Chateau d'Yquem

 

 

 

 

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19/07/2010

Tour de France 2010 : Pamiers - Bagnères-de-Luchon

 

19 juillet 2010

 

CARTE

 

 

Située à 60 kilomètres au sud de Toulouse et nichée dans la verdure, Pamiers, ville la plus peuplée d’Ariège est en pleine expansion. Avec ses canaux qui ceinturent la vieille ville et du haut de ses trois clochers qui veillent sur ses habitants, celle que l’on surnomme « la Petite Venise » allie avec bonheur un bel essor économique et un cadre de vie authentique et préservé. Le visiteur séduit par cet environnement pourra découvrir au détour des chemins le site enchanteur de l’église du Mas Vieux et ses mystères, ou les fontaines et lavoirs merveilleusement restaurés des petits villages typiques qui se trouvent aux alentours. Et s’il est attentif, il lui suffira de tendre l’oreille pour entendre le vent lui murmurer une belle mélodie du célèbre compositeur appaméen Gabriel Fauré ou bien encore l’écho de la salsa cubaine qui emplissait ce week-end les rues de la ville lors du 15e Festival Latino Fiesta. Pamiers est une ville pleine de charmes où culture, patrimoine et nature se conjuguent harmonieusement avec dynamisme et innovation, pour le plus grand plaisir de tous.

 

Légendes

 

Fontaine miraculeuse de Sainte-Natalène

Natalène est née à Frédélas, ancien nom de Pamiers, vers l’an 360 d’une noble famille romaine; son père, gouverneur de la ville, occupait le château du Castella.

Espérant après huit filles, avoir un fils, il fut très déçu de la naissance de l’enfant et ordonna à une servante de la noyer. Au moment d’exécuter son geste, la femme fut arrêtée par Saint Martin qui justement passait par là ! Il recueillit Natalène, la baptisa, la confia à une famille chrétienne. Elle grandit dans cette religion, mais dénoncée et amenée devant le gouverneur, elle lui avoua son origine, mais également sa foi, ce qui lui valut d’être condamnée à être décapitée au bout du quartier actuel de Lestang.

Lorsque le bourreau lui trancha la tête, une source jaillit à cet endroit.

Pendant de longs siècles, cette eau fut considérée comme miraculeuse et on venait en chercher, dans l’espoir d’une guérison.

La légende rapporte un autre miracle : la sainte prenant la tête dans ses mains, rentra à Pamiers par la porte Sainte-Hélène (déformation de son nom) et marcha jusqu’à la place du Camp où elle succomba. Elle fut ensevelie dans ce lieu, et d’après la tradition, lors de la construction de l’église Notre-Dame du Camp, on lui consacra une chapelle à l’emplacement de sa sépulture.

 

Barque miraculeuse de Saint-Antonin

On situe vers 453 la naissance d’Antonin, fils de Frédéric, seigneur de Frédélas, et neveu de Théodoric II, roi wisigoth de Toulouse qui pratiquait l’arianisme, cette hérésie chrétienne issue de la doctrine d’Arius.

Très vite, Antonin s’oppose à son oncle; il a choisi la foi chrétienne, aussi doit-il fuir. Il abandonne sa fortune, se rend en Italie, où le pape l’ordonne prêtre, puis en Savoie, dans le Rouergue et en Espagne. Il évangélise les régions traversées et accomplit plusieurs miracles. Puis il revient à Pamiers, où il doit se cacher car les Ariens n’acceptent pas ce prince chrétien. Dénoncé il sera décapité avec ses amis Jean et Almaque sur les bords de l’Ariège. La date de sa mort, se situerait entre 498 et 506.

Son corps avait été mis en pièces; il fut enseveli par de fidèles amis chrétiens, au Mas Vieux, à l’endroit de son supplice. Mais sa tête et son bras droit furent transportés miraculeusement à Nobleval en Rouergue, dans une barque guidée par un ange sous la forme d’un ou deux oiseaux : aigles blancs ou colombes. Le bras gauche du Saint, longtemps conservé à Pamiers, fut donné à l’église de Palencia en Espagne.

 

 

 

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Cathédrale St Antonin

 

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Eglise de Notre-Dame du Camp

 

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Tour des Cordeliers

 

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Le Carmel

 

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Porte de Nerviau

 

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Tour des Augustins

 

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Au cœur d’une micro-vallée à vocation pastorale, Bagnères-de-Luchon est la ville montagnarde la plus caractéristique de tout le massif des Pyrénées. Avec sa couronne naturelle formée par le Venasque et les sommets environnants, elle fut en 1834 surnommée la reine des Pyrénées par Vincent de Chausenque, dans son ouvrage Les Pyrénées ou voyages pédestres et accueillit tout au long du XIXe siècle des célébrités venues de toute l’Europe attirées par les eaux thermales. La ville fut à l’avant-garde du pyrénéisme mais aussi du ski dans les Pyrénées avec la station de Superbagnères. Aujourd’hui, la doyenne des stations du massif est reliée à la ville par télécabine en huit minutes, offrant un panorama naturel exceptionnel et de nombreuses activités de montagne. Sur le plan culturel, Bagnères-de-Luchon propose chaque année deux événements réputés, le Festival international des créations télévisuelles et la Fête des Fleurs. Et c’est à proximité de la Villa Julia où Edmond Rostand passa vingt-deux étés de sa jeunesse et écrivit Les Musardises que sera jugée l’arrivée de la 15e étape.

 

 

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Anciens thermes

 

 

Station Thermale

 

Station Thermale

 

 

Casino

 

Casino

 

 

Edmond de Rostand

 

Edmond de Rostand

 

 

Statue de la vallée du lys

Statue de la vallée du lys







 

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16/07/2010

Tour de France 2010 : Bourg-de-Péage - Mende

 

16 juillet 2010

 

CARTE

 

 

Le bourg Bourg-de-Péage doit sa destinée et son nom à la présence du pont sur l’Isère, établi au Moyen Âge par l’Abbaye Saint-Barnard de Romans, et dont la plus ancienne mention remonte à 1033. Les chanoines percevaient alors un droit féodal, sous le nom de péage, pontonnage ou leyde sur toutes les personnes, marchandises et bétail qui l’empruntaient, contre la garantie de son entretien. Plusieurs documents rendent compte des tarifs et des modalités d’imposition. Si les habitants du ressort de l’actuel canton en étaient dispensés, à l’exception des jours de grandes foires, les étrangers se voyaient en revanche surtaxés. De la même façon, les bateliers de l’Isère devaient s’acquitter du tribut de leurs rames. Cette activité ne tarda pas à fixer l’habitat, et le hameau de Pizançon (commune de Chatuzange-le-Goubet), qui à l’origine se trouvait au débouché du pont, vit sa population s’accroître rapidement.

 

Dès le Moyen Âge, le pont de pierre était jalonné de trois constructions : au sud s’élevait une tour percée à sa base d’une porte, près de laquelle se tenait la maison du pontonnier ; au nord une chapelle, connue sous le vocable de Notre-Dame-du-Pont, ainsi qu’un petit hôpital se faisaient face de chaque côté du tablier. Le pont fut maintes fois endommagé par les crues violentes de l’Isère. La tour, qui arborait fièrement les armes de la ville de Romans puis du Dauphiné, disparut au XVIIe siècle. À plusieurs reprises, des arches écroulées furent remplacées par un tablier de bois. Au XVIIIe siècle fut entreprise la reconstruction de l’ouvrage, complétée au siècle suivant par son élargissement. Mais le pont devait endurer encore de nouvelles blessures car à trois reprises (en 1814, 1940 et 1944) sa seconde arche fut détruite. La paix revenue, il en conserve toujours la cicatrice.

 

Si Romans a acquis une belle renommée avec la chaussure de luxe, Bourg-de-Péage doit la sienne à la chapellerie de feutre. Succédant à une solide tradition de bonneterie sous l’Ancien Régime, la chapellerie de feutre est introduite vers 1810 par des ouvriers venus de Cognin dans l’Isère. En 1811, trois ateliers sont signalés, et un demi siècle plus tard, cette activité occupe plus de 400 ouvriers répartis en 16 ateliers.

 

Le feutre est obtenu à partir de poils de lapin domestique, qui font l’objet de nombreuses opérations, réalisées par les ouvriers dans des conditions pénibles d’humidité, comme le soufflage ou le foulage. Dans les campagnes alentour, les « raseuses » de lapins étaient nombreuses, et leur activité s’est parfois perpétuée dans le nom de lieux-dits. Mais l’installation de la ligne de chemin de fer à Romans en 1864 mit un terme à l’origine locale de la matière première, puisqu’on préféra alors le poil de lapins australiens.

 

En 1883 survint une crise chapelière sans précédent, du fait de l’attitude protectionniste de certains pays où s’écoulait la production. Les difficultés surmontées, l’activité s’amplifia encore jusqu’en 1929 où elle connut son apogée. À cette époque, l’entreprise Mossant, qui avait été la pionnière de la chapellerie péageoise, employait plus de 1 200 ouvriers, et bien d’autres ateliers produisaient à ses côtés des couvre-chefs que qualité. Mais à partir de cette date, la mode des « nue têtes » provoqua un rapide déclin de la chapellerie, dont certains ateliers continuèrent cependant de fonctionner jusqu’en 1985.

 

 

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Au cœur de la Lozère, aux portes des Gorges du Tarn, des Causses, de l’Aubrac et des Cévennes, Mende séduit par sa position privilégiée et par sa qualité de vie. Appelée à l’origine Mimata sans doute en référence aux montagnes qui l’entouraient, Mende a gardé de son histoire un riche patrimoine, notamment sa cathédrale gothique du XIVe siècle, Notre-Dame-et-Saint-Privat, entourée par une charmante cité médiévale aux étroites ruelles ou encore le pont Notre-Dame datant du XIIIe siècle. Elle a d’ailleurs obtenu avec 21 autres communes le label Pays d’Art et d’Histoire Mende et Lot en Gévaudan. Tournée vers l’avenir et forte de son environnement préservé, Mende fait preuve d’un grand dynamisme et crée actuellement un parc d’activités économiques pour l’implantation de nouvelles entreprises. Élue deux fois « ville la plus sportive de France », Mende qui compte 80 associations sportives dispose de nombreuses infrastructures et abrite le Centre Omnisports Lozère qui permet aux jeunes désireux d’accéder au haut niveau de concilier leur passion tout en suivant une formation scolaire.

 

 

vue générale de la ville de Mendé

 

Vue générale de Mende

 

La Basilique-Cathédrale Notre-Dame et Saint-Privat de Mende

 

La Basilique-Cathédrale Notre-Dame et Saint-Privat de Mende

 

pont Notre-Dame

 

Pont Notre-Dame

 

L'ermitage de Saint-Privat

L'ermitage de Saint-Privat

 

 

 

 

 

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15/07/2010

Tour de France 2010 : Sisteron - Bourg-lès-Valence

 

15 juillet 2010

CARTE

 

 

Frontière entre paysage alpin et méridional, entre le Dauphiné et la Provence, la ville natale du poète Paul Arène, Sisteron,  est une séductrice qui peut se targuer de bénéficier d’un taux d’ensoleillement moyen de 300 jours par an. C’est aussi une gourmande qui, grâce à ses produits du terroir, dont la douceur de ses agneaux et le sucré de ses pommes, sait se faire apprécier des gastronomes. Bien ancrée sur le socle de son riche passé que symbolise sa monumentale citadelle au donjon datant du XIIe siècle, elle sait évoluer avec son temps. Caressée par le flot de la Durance, secouée par les assauts du mistral, illuminée par la vibrante lumière du Haut Pays Provençal, «il émane de cette ville une force stupéfiante, la force de l’éternité en marche que rien n’arrêtera, pas même la fin du monde. » a écrit à son propos le romancier et journaliste Franz-Olivier Giesbert. Un arrêt s’impose donc à Sisteron, où l’accueil est royal… aussi pour la petite reine.

 

 

Citadelle 1

 

Citadelle

 

Citadelle 3

 

 

tours des remparts

 

Tour des remparts


 

 

Sisteron, Notre Dame des Pommiers

 

Cathédrale Notre-Dame des Pommiers

 

Notre-Dame et Saint-Thyrse de Sisteron

 

Notre-Dame et Saint-Thyrse de Sisteron

 

 

Sisteron Saint Dominique

 

Saint Dominique

 

 

 

 

Dès l’Antiquité, la colonie romaine de Valentia occupe au nord de la Ville des terrains situés au bord du Rhône. Le port qui y était installé attire très tôt une population laborieuse liée à son activité. L’église Saint-Pierre joue un rôle religieux important.

 

Au Moyen Age, la petite communauté bourcaine forme une entité bien séparée de Valence, ceinte de remparts distincts. Le Valentinois rattaché au lointain empire germanique reste aux pouvoirs des seigneurs locaux. L’évêque de Valence règne en maître. Les chanoines de l’église Saint-Pierre et les seigneurs de Crussol ont la haute main sur le petit port du Rhône, lieu de transit et de commerce entre les rives d’Empi et de Riaume. Petit à petit ensablé, le port se déplacera vers le sud.

 

A l’instar de Valence, au XIVème siècle, la communauté du Bourg obtient quelques libertés municipales. Au XVème siècle, le Valentinois devient français. Le XVIème siècle consacre l’épanouissement de la cité bourcaine avec la naissance des premières manufactures à proximité des canaux. La riche famille de Genas établie à Valence possède un domaine dans la campagne bourcaine. Les guerres de religion avec leur cortège de destructions et d’insécurité freinent ce bel essor et causent la ruine de l’église Saint-Pierre et de tous les édifices religieux valentinois. Au XVIIème siècle, l’évêque de Valence Daniel de Cosnac, farouche partisan de la révocation de l’Edit de Nantes fait construire une vaste demeure d’agrément au lieu dit de Saint Barthélémy qui va former par la suite le domaine du Valentin.

 

Les institutions de la Révolution Française dotent la nouvelle commune de Bourg-lès-Valence d’un maire : l’ancien curé de la paroisse Marbos qui deviendra par la suite évêque constitutionnel. Au XIXème siècle, Bourg-lès-Valence connaît une importante croissance industrielle. Louis Dériard venu de Givors installe une verrerie sur les quais du Rhône. Noël Sanial fait construire une énorme usine textile, destinée au traitement de la soie et du coton, qui tombe en faillite quelques années plus tard. L’Etat rachète le vaste domaine pour y établir une cartoucherie nationale. En 1850, Bourg-lès-Valence perd une partie de son territoire avec la création de la nouvelle commune de Saint-Marcel-lès-Valence.

 

Le développement de l’activité économique attire une population nombreuse qui, à partir des années 60, s’installe dans de nouveaux quartiers à l’est puis à l’ouest de la ville au delà du centre ancien. De nouvelles voies de communication voient le jour et coupent la ville de son fleuve, le Rhône. La petite cité devient peu à peu une ville dotée d’infrastructures modernes pour une population de 19 000 habitants ce qui en fait la quatrième ville du département.

 

 

CARTOUCHERIE

 

Cartoucherie

 

Eglise Saint-Pierre

 

Eglise Saint-Pierre

 

 

 

 

 

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14/07/2010

Tour de France 2010 : Chambéry - Gap

 

14 juillet 2010

 

CARTE

 

Acquise par la maison de Savoie en 1232, la ville de Chambéry devient la capitale politique des comtes de Savoie en 1329 lors de l'établissement officiel du Conseil résident jusqu'à son transfert à Turin en 1562. Chambéry demeure toutefois la capitale historique des États de Savoie. Grâce à la maîtrise des grands cols alpins et de la route d'Italie, qui leur a valu le surnom de Portiers des Alpes, les comtes, puis ducs de Savoie, devenus rois de Sardaigne en 1720, ont exercé une influence certaine en Europe, notamment en instaurant un véritable laboratoire de l'«absolutisme éclairé». De 1792 à 1815 et depuis 1860, la ville fait partie de la France.

 

Marquée par une industrialisation tardive, l'économie de la ville a longtemps reposé sur la présence des administrations et de l'armée. Son centre historique a été partiellement détruit dans les bombardements de 1944. Depuis sa fusion avec deux communes rurales et la création de nouveaux quartiers et zones industrielles dans les années cinquante, puis dans les années soixante, Chambéry connaît un fort accroissement démographique. La présence de l'Université de Savoie, implantée en 1979, a apporté à Chambéry une importante population universitaire. La présence d'un grand nombre de résidents étrangers, notamment italiens, confère à la ville un caractère cosmopolite.

 

 

Cathédrale de St-François 01

 

Cathédrale de St-François

 

Cathédrale St-François

 

 

Château des Ducs de Savoie

 

Château des Ducs de Savoie

 

Le château des ducs de Savoie

 

 

La Sainte-Chapelle du château des Ducs de Savoie, qui abrita le Saint-Suaire

 

La Sainte-Chapelle du château des Ducs de Savoie, qui abrita le Saint-Suaire

 

Rue Basse du Château

 

Rue Basse du Château

 

Fontaine des Eléphants

 

Fontaine des Eléphants

 

Hôtel de Ville

 

Hôtel de Ville

 

La rue de Boigne

 

La rue de Boigne

 

 

 

 

 

Gap, ville de 40 000 habitants et préfecture des Hautes-Alpes, marque la limite entre Alpes du Nord et Alpes du Sud et se situe sur la fameuse route Napoléon reliant Golfe-Juan à Grenoble.

Ensoleillement légendaire, vastes espaces naturels, à Gap, la lavande et l’edelweiss cohabitent!

Le sport s’y pratique à toutes les saisons.

A 10 minutes du centre, Gap Bayard constitue un vaste plateau idéal pour le ski de fond. L’été, c’est un superbe parcours de golf.

En VTT, sur les 50 km des Balcons du Gapençais, on roule en famille.

Gap-Charance est un parc ouvert toute l’année avec des sentiers d’interprétation, et un jardin où sont répertoriées 600 variétés de rosiers anciens.

Gap-Tallard est le spot français des sports aériens : parachutisme, parapente, deltaplane, montgolfière, planeur,…

Gap-Céüze propose aux grimpeurs ses 5 km de falaises.

A Gap, la vie et la ville s’entremêlent au fil des placettes colorées et des ruelles piétonnes, statues, fontaines et façades colorées.

 

 

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Cathedral of Gap

 

Cathédrale de Gap

 

Chateau de Charance, Gap

 

Chateau de Charance

 

Col du Noyer

 

 

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