28/11/2011

L'Apothicaire d'Henri Loevenbruck

 

Henri Loevenbruck, L'apothicaire, Littérature, Livres

 

 

 

Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire, car il était à la fois le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes que l'on pût trouver dans le pays tout entier. »

 

 Un matin de janvier, cet homme érudit découvre dans sa propre maison une pièce qu'il avait oubliée – une pièce que tout le monde avait oubliée. Rapidement, il comprend que vivait jadis ici une personne qui partageait sa vie, mais qui, à présent, a mystérieusement disparu de toutes les mémoires.

 

L'Apothicaire, poursuivi par d'obscurs ennemis, accusé d'hérésie par le roi Philippe le Bel, pourchassé par l'Inquisiteur de France, décide alors de partir à la recherche de son propre passé, de Paris à Compostelle, et de Compostelle au Mont Sinaï… au risque de disparaître à son tour.

 

 

Extrait

 

 

Henri Loevenbruck, L'apothicaire, Littérature, Livres

 

 

 

22/11/2011

Samba etc. Carnavals du Brésil

 

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Du carnaval brésilien, on connaît la samba entêtante, les danseuses parées de plumes et de paillettes ou le vaste sambodrome où Rio élit chaque année ses meilleures écoles. Mais est-ce là tout ce qu’on peut en dire ?

 

Bien au contraire ! Au-delà de ce carnaval, il en existe un autre qui se joue dans les rues, où se mêlent les déguisements les plus simples dans une allégresse générale, où l’on aperçoit les Bate-Bolas, « clowns » aux costumes imposants, où chacun déambule à la rencontre des blocos où leurs amis les attendent.

 

 

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Et ce carnaval à multiples facettes est loin de se limiter à la seule Rio de Janeiro : São Paulo, Salvador de Bahia, Santa Cruz ou encore Recife, Olinda, Niteroi, São Caetano de Odivelas s’ébranlent elles aussi aux rythmes du carnaval.

 

 

 

 

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Entre envers du décor et déconstruction des clichés, le Musée du Masque vous invite au Brésil, pour y vivre une immersion dans son carnaval.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

19:00 Écrit par Boubayul dans Exposition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/11/2011

Le secret du dixième tombeau de Michael Byrnes

 

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Des sites sacrés de Jérusalem aux archives confidentielles du Vatican, un thriller magistral, au rythme haletant, qui mêle archéologie, science et théologie, sur fond de complot international.

 

 

 

Vendredi, jour de prière, sur le Mont du Temple à Jérusalem. Un commando d'hommes masqués lance une attaque meurtrière et s'empare d'un trésor archéologique dissimulé dans une crypte sous la mosquée.

 

Alors que cette profanation échauffe les esprits, faisant planer la menace d'un conflit imminent, Charlotte Hennesey, une brillante généticienne américaine, est convoquée au Vatican dans la plus grande discrétion. Sa mission : analyser de mystérieux ossements...

 

Pourquoi le Vatican tient-il absolument à cacher cette découverte ? Quel rôle viennent jouer les factions juives et musulmanes dans cette affaire ? Quel incroyable secret recèlent ces reliques ?

 

 

 

Avec l'aide de Giovanni, un séduisant anthropologue italien, Charlotte va mettre au jour une stupéfiante découverte qui pourrait faire trembler les fondements mêmes des religions et de l'histoire de l'humanité...

 

 

 

« Je sais que la patine de l'ossuaire est authentique, protesta Bersei. Indiscutablement authentique. Elle est régulière partout, même sur ce relief. En outre j'ai établi que son contenu minéral ne prouvait venir que d'un seul endroit : Israël. Quant aux traces que nous voyons sur les os, elles ne font que corroborer cette information. Des traces de flagellation........... de crucifixion? Nous avons même les clous et les éclats de bois,  insista-t-il. »

 

 

 

19/11/2011

20 novembre : Journée internationale des droits de l'enfant

 

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"Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité."
Kofi A. Annan, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

 

 

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Le 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant est un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la convention internationale des droits de l'enfant de 1989.

Une convention et des droits

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est pas seulement un être fragile qu'il faut protéger mais que c'est une personne qui a le droit d'être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l'endroit du monde où il est né. Et aussi qu'il a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.

Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés.

L'UNESCO a toujours accordé une place significative à l'enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l'appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales.

 

 

 

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17/11/2011

Horta 2011

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

 

 

Victor Horta aurait 150 ans en cette année 2011. C'est l'occasion de célébrer ce génie de l'Art nouveau en mettant en lumière ses œuvres et l'importance de son héritage : des hôtels de maître, des grands magasins, des résidences campagnardes, un Palais des Beaux Arts, une Gare Centrale,…

 

Ce bâtisseur inventif réforma aussi l'enseignement de l'architecture et l'esprit nouveau qu'il insuffla au début du 20ème siècle est certainement pour quelque chose dans la profusion de designers de talent dont Bruxelles est fière aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

Victor Horta voit le jour à Gand en 1861. Son père, artisan cordonnier, lui transmet le goût du travail bien fait et de la persévérance qui en font un perfectionniste ne s'octroyant parfois que trois heures de sommeil par jour.

 

Fortement attiré par la musique, il se passionne pour le violon, mais le Conservatoire de Musique le renvoie pour cause d'indiscipline à la suite de quoi il s'inscrit en architecture ... Quel heureux revirement !

 

 

 

Installé à Bruxelles dès 1878, Victor Horta suit des cours à l'Académie des Beaux Arts tout en travaillant pour gagner sa vie. L'architecte Alphonse Balat, à qui l'on doit les majestueuses Serres de Laeken, l’engage  dans son atelier et Horta lui vouera toute sa vie une immense reconnaissance.

 

 

 

Il vient d'achever au Cinquantenaire un pavillon destiné à  abriter une sculpture monumentale de Jef Lambeau symbolisant Les Passions Humaines, quand deux de ses frères  francs-maçons, Eugène Autrique et Emile Tassel, lui confient chacun la construction d'un hôtel de maître. Libre de tout commanditaire, Victor Horta touche au but qu'il s'est fixé : créer en toute liberté des œuvres personnelles où il affirme les grands principes de son art : du rationnel et de la force, mais aussi de la beauté et de la convivialité.

 

 

 

 

 

 

 

C'est le début d'une longue série de joyaux qui émaillent Bruxelles d'édifices aux espaces novateurs, aux verrières lumineuses, aux antipodes de la banalité.

 

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

 

Horta, un monde disparu - Horta 2011

 

Jusqu'au 31/12/2011

 

 

 

L'exposition consacrée à Victor Horta par la Maison Autrique asbl se propose de voir ou revoir les moments clés d'une œuvre architecturale aujourd'hui disparue. Notre démarche s'inscrit dans ce mouvement de mémoire renaissante de l'Art Nouveau déjà bien marqué en région bruxelloise depuis plusieurs années. « On a peine à croire qu'une œuvre architecturale célébrée en son temps, ancienne d'un peu plus d'un siècle et construite avec un savoir-faire magistral dans des matériaux de qualité se soit révélée si fragile. Son histoire pourrait être le thème d'une fable moderne.

 

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

Maison Autrique

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Hôtel Tassel

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Hôtel Hallet

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Rotonde BOZAR

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Musée Victor Horta

 

 

http://visitbrussels.be/bitc/BE_fr/mini-site/2729/horta-2...

 

 

 

 

 

14/11/2011

Amin Maalouf immortel!

 

Amin Maalouf, Académie française, Littérature, Léon l'Africain, Samarcande,

 

 

 

«Celui qui vient d’une autre société doit commencer par assimiler ce qui existe déjà: l’histoire, la langue, les symboles de reconnaissance, le mode d’existence, les valeurs essentielles telles que la laïcité, ensuite seulement il a le droit et même, dirais-je, le devoir d’apporter sa contribution, d’imprimer sa marque.»

 

 

 

Amin Maalouf

 

 

 

Un feu d’artifice dans un ciel littéraire parisien structuré par le formalisme et les consensus mous. Pour la seconde fois, l’Académie française vient de désigner un heureux immortel, en l’occurrence, un autre Arabe. Après Assia Djebar, c’est le cas cette fois, d’Amin Maalouf, romancier de talent. Les immortels montrent une nouvelle fois leur souhait de voir sous la Coupole, des écrivains d’origine étrangère après avoir élu en 1996 Hector Bianciotti né en Argentine, en 2002, François Cheng né en Chine. Ce qui ne gâte rien l’écrivain Yasmina Khadra reçoit le prix de Littérature de la même vénérable institution. C’est à ces signes que l’on reprend espoir à savoir que les Académiciens dans leur ensemble sont en règle générale insensibles au discours ambiant politicien qui aurait fait par exemple qu’un Arabe aussi brillant soit-il, n’a aucune chance de faire l’objet d’un consensus pour son élection comme cela est arrivé à Amin Maalouf, élu avec 17 voix sur 24.

 

 

 

 

Amin Maalouf, Académie française, Littérature, Léon l'Africain, Samarcande,

 

 

 

Né le 25 février 1949 à Beyrouth, dans une famille chrétienne, Amin Maalouf est l’auteur de sept romans, de livrets d’opéra et de plusieurs essais, dont Les Identités meurtrières, paru en 1998, où il menait une réflexion sur les notions d’identité et d’appartenance, en corrélation avec la langue. Originaire de multiples patries, de cœur et d’hérédité, le Libanais francophone Amin Maalouf a obtenu, jeudi 23 juin 2011, la reconnaissance de ses pairs écrivains dans son pays d’adoption. Après le prix Goncourt et plusieurs récompenses littéraires, il est reçu à l’Académie française. En octobre 2010, il avait reçu le prix Prince des Asturies pour les lettres, récompense la plus prestigieuse en Espagne, dotée de 50.000 euros, et en mars dernier il avait été le seul écrivain français sélectionné pour le Man International Booker Prize.

 

 

Amin Maalouf, Académie française, Littérature, Léon l'Africain, Samarcande,

 

L’œuvre de celui que l’on a parfois surnommé «Monsieur Tolérance» s’intéresse au rapprochement des civilisations, au thème de l’exil et de l’identité. L’écrivain franco-libanais est élu au fauteuil de Claude Lévi-Strauss. Il a fait du rapprochement des civilisations et des confessions la pierre angulaire de son œuvre.

 

 

Amin Maalouf, Académie française, Littérature, Léon l'Africain, Samarcande,

 

Dans son dernier essai, Amin Maalouf, connu pour avoir publié, entre autres, Léon l´Africain, Samarcande, Les Identités meurtrières, décrit le «dérèglement du monde» Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à la guerre des civilisations «qu’à l´épuisement simultané des civilisations, l’humanité ayant atteint en quelque sorte son «seuil d’incompétence morale». A l’âge des clivages idéologiques qui suscitait le débat, succède celui des clivages identitaires, où il n’y a plus de débat. Islam et Occident : les deux discours ont leur cohérence théorique, mais chacun, dans la pratique, trahit ses propres idéaux. Pour Amine Maalouf, l’Occident «est infidèle à ses propres valeurs», ce qui le disqualifie auprès des peuples qu’il prétend acculturer à la démocratie. Sa tentation: préserver par la supériorité militaire ce que ne lui assure plus sa supériorité économique ni son autorité morale.

 

 

Amin Maalouf se penche au chevet de deux ensembles culturels qu’il chérit également, analysant d’un côté la perte des valeurs, de l’autre l’indigence morale qui frappe le Monde arabe.

 

09/11/2011

The Artist

 

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George Valentin a le sourire charmeur, le clin d’œil coquin, les pieds agiles et la moustache virile. En 1927, Hollywood est à ses pieds, et les premières de ses films sont des événements. Les filles se pressent pour un autographe. Parmi elles, Peppy Miller, qui fait malencontreusement tomber son carnet aux pieds de George, et le bouscule en le ramassant. George s’en amuse. Quelle gloire pour la petite Peppy, être prise en photos aux côté de George Valentin !
Parallèlement, à Hollywood, c’est la révolution : le parlant arrive. George, vedette du muet, n’y croit pas, et refuse même le prochain film de son producteur. C’est le début de la fin pour lui, tandis que la petite Peppy gravit les marches, et tend les bras au parlant qui en fera une star.

 

 

Réalisateur : Michel Hazanavicius

Acteurs : Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman, James Cromwell, Missi Pyle, Penelope Ann Miller

 


 

 

 

 

 

 

The Artist est un cri d’amour vibrant au cinéma, à la puissance de ses images, à son rythme, au chaloupé de ses mouvements, à la profondeur de ses drames, à l’énergie salutaire de ses émotions, aux rebondissements savoureux de ses gags. Les amoureux du cinéma y retrouveront l’image de Murnau, l’ambiance de Sunset Boulevard, les plongées de Citizen Kane, les pas de danse de Gene Kelly, la musique de Vertigo. Et tout spectateur ne pourra qu’être ému par le jeu de Jean Dujardin, parfait dans le succès comme dans la déchéance, et la fraîcheur de Bérénice Béjo, piquante et enthousiasmante Peppy Miller.

 

 

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08/11/2011

La valse d'Anthony Hopkins

 

Anthony Hopkins, André Rieu, And the waltz goes on, Musique

 

 

 

Anthony Hopkins peut faire bien plus qu’effrayer les cinéphiles. Il fait vibrer les amateurs de musique classique.

 

 

 

Anthony Hopkins, André Rieu, And the waltz goes on, Musique

 

 

 

L’acteur compose des pièces depuis maintenant plusieurs années. L’une d’entre elles, And the Waltz Goes On, a été interprétée par le violoniste hollandais André Rieu et son orchestre dans la capitale autrichienne.

 

 

 

Anthony Hopkins, André Rieu, And the waltz goes on, Musique

 

 

 

Pour l’occasion, Anthony Hopkins et son épouse ont fait le voyage entre Los Angeles et Vienne.

 

 

 

 

 

 

La valse composée par le célèbre comédien se retrouvera sur le prochain album d’André Rieu. Le musicien devrait également l’interpréter en concert lors de sa tournée nord-américaine, qui l’amènera à Montréal le 23 novembre.

 

 

 

 

 

 

07/11/2011

Le Fantôme du Fauteuil 32 de Nathalie Rheims

 

Le Fantôme du Fauteuil 32, Nathalie Rheims, Littérature, Livre, Académie française

 

 

 

Une malédiction pèse sur le fauteuil 32 de l’Académie française. Cet énigmatique mauvais sort, vérifié par de nombreux historiens depuis l’origine, fut le sujet, en 1910, d’un roman fameux : Le Fauteuil hanté. Son auteur, le feuilletoniste Gaston Leroux, avait résolu l’énigme et en avait dissimulé les clefs dans son manuscrit.

 

 Le destin voulut que Maurice Rheims, titulaire du fauteuil 32 de 1976 à 2003, devienne l’expert de la succession Leroux. Il reçut, pour rémunération de son travail, le mystérieux manuscrit.

 

Au moment de mourir, il transmit à sa fille le précieux document pour l’aider à exécuter sa dernière volonté : que jamais personne ne s’assoie sur son fauteuil.

 

Si elle parvenait à accomplir cette mission, malgré le déchaînement des ambitions et les sombres tractations des candidats, son père pourrait goûter à la vraie immortalité, celle des fantômes.

 

 Dans son treizième roman, Le Fantôme du fauteuil 32, Nathalie Rheims tourne une page. C’est avec une légèreté, un humour, une ironie mêlés de tendresse qu’elle fait revivre tous ceux qui entouraient son père afin qu’il n’attende plus que son éloge soit enfin prononcé.

 

 

 

Le Fantôme du Fauteuil 32, Nathalie Rheims, Littérature, Livre, Académie française

 

 

Dans la réalité de l’Académie française : Le fauteuil de Maurice Rheims est resté vide pendant plusieurs années. Robbe-Grillet ne l'a pas occupé et Weyergans a tardé à s'y asseoir.

 

Maurice Rheims peut enfin jouir de son immortalité et prendre de longues vacances dans son paradis corse. Mais un funeste destin s'est acharné contre lui. Cela faisait huit ans qu'il était  enfermé sous la Coupole, où il attendait, en vain, d'être relevé. Pour être élargi, il suffisait que son successeur fît son éloge et vînt s'asseoir dans son fauteuil.

 

Seulement voilà: personne ne se présentait, et le commissaire-priseur commençait à prendre froid. L'auteur de «La Vie étrange des objets» se demandait si son fauteuil, le 32e, ne serait pas maudit. Son prédécesseur, Robert Aron, ne mourut-il pas la veille de son intronisation?

 

Celui qui aurait dû le remplacer s'était bien moqué de lui, et de la Compagnie. Elu en 2004, Alain Robbe-Grillet n'avait en effet jamais prononcé son discours de réception et il avait refusé de porter l'habit vert, qu'il jugeait peu seyant, lui préférant le col roulé. Il est mort d'une crise cardiaque, en 2008, obligeant du même coup le pauvre Maurice Rheims à guetter un nouvel impétrant. Et ce fut, en 2009, François Weyergans.

 

On se souvient de la manière dont l'auteur du «Pitre» prit d'assaut le quai de Conti: avec un somptueux stylo à plume offert par Jean-Luc Delarue, célèbre tireur de lignes, l'écrivain adressa de longues lettres flagorneuses à tous les académiciens. Le procédé inédit fonctionna, et Weyergans fut élu au 32e fauteuil.

 

Maurice Rheims pouvait-il enfin respirer? Rien de moins sûr. Car pour occuper ce satané fauteuil, il fallait encore que François Weyergans fût reçu sous la Coupole après avoir chanté les louanges de son prédécesseur. Et cela sai plus de deux ans qu'Hélène Carrère d'Encausse attendait, en pestant, cet improbable discours.

 

Il est vrai qu'on doit au plus gascon des romanciers belges, expert en procrastination et spécialiste des leurres, beaucoup de livres promis jamais remis, et des ouvrages publiés à l'arraché - il fallut près de dix ans aux Editions Grasset pour mettre la main sur «Trois Jours chez ma mère», prix Goncourt 2005.

 

Mme le secrétaire perpétuel, qui n'avait toujours pas digéré l'épisode Robbe-Grillet, a trouvé dans les archives de l'Académie un article stipulant que le nouvel élu avait deux ans, pas davantage, pour se plier au protocole de la réception. Et elle a fixé à François Weyergans une date, au-delà de laquelle son ticket ne serait plus valable: le 16 juin 2011.

 

Ce jour-là, dans un habit vert réalisé par Agnès b. et portant l'épée que lui a léguée Maurice Béjart, l'auteur du «Radeau de la Méduse» devait, pendant quarante-cinq minutes, célébrer celui des «Greniers de Sienne». Mais la rumeur prétendait qu'il n'avait pas encore rédigé une ligne de ce panégyrique. Jamais l'indolente Académie n'avait connu plus palpitant suspense. Le jour même, l’Assemblée dût encore attendre une demi-heure pour entendre le discours tant attendu. Le fauteuil 32 est aujourd’hui occupé.

 

05/11/2011

Brazil.Brasil

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

 

 

 

L’Ecole Royale des Sciences, Arts et Métiers de Rio fut fondée en 1816 pour devenir, en 1822, l’Académie impériale. Sa tâche consistait à créer un art national brésilien conférant au pays l’image d’une monarchie puissante, civilisée et progressive. Le Brésil se devait de trouver sa propre identité, libérée du baroque omniprésent et des influences coloniales. L’Académie produisit principalement des tableaux historiques et des portraits où apparaissent des thèmes typiquement brésiliens, mais au travers d’une vision distante et politiquement biaisée. Les Noirs par exemple, ne sont représentés que comme médecins ou nobles, toute référence à l’esclavage - aboli seulement en 1866- étant absolument taboue.

 

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

Urne funéraire Maraca


Les artistes-voyageurs, d’abord européens puis brésiliens, proposent une vision toute différente sur le Brésil et la société qui le compose, allant jusqu’à irriter l’Académie et l’élite brésilienne par des représentations parfois très perspicaces. Ces artistes-voyageurs du 19e siècle annoncent l’émergence des artistes modernistes du 20e siècle.

 

 

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

Tiradentes Supliciado


Après la recherche d’expressions nouvelles et purement formelles pour formuler un art national brésilien, les modernistes recherchent, eux, les moyens d’exprimer leurs propres origines primitives. Contrairement aux artistes européens, ils les trouvent dans leur propre pays. Des voyages ethnographiques leur permettent une véritable découverte de leur pays, voire des pays multiples qu’abrite le Brésil : ces voyages ouvrent la porte aux rencontres avec la culture populaire, la culture afro-brésilienne, la culture des nombreux immigrants et des Indiens. En naît une nouvelle esthétique à forte trame anthropologique qui explore les différentes ethnies du Brésil. Les oeuvres expriment le besoin émotionnel d’une expression
historique et artistique pour le pays.

 


L’exposition parcourt les différentes visions des artistes sur leur pays, avec des chapitres particuliers dédiés à l’Empereur, aux Indiens, à l’esclavage et d’autres aspects précis de la société brésilienne.

Peintures, sculptures, oeuvres populaires, céramiques… issues notamment du Museu de Belas Artes (Rio de Janeiro), du Museu de Arte de São Paulo, de la Pinacoteca do Estado (São Paulo) et de collections privées de tout le pays exposent l’âme brésilienne.

 

 

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

Balana

 

 

Jusqu’au 15 janvier 2012

 

Palais des Beaux-Arts

 

Rue Ravenstein 23

 

B-1000 Bruxelles

 

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03/11/2011

Le Bolchoï a retrouvé sa grandeur

 

Bolchoï, Moscou

 

 

 

C'est l'histoire d'une fierté nationale. Comme tout symbole de grandeur, il a été boudé, bafoué, maltraité et a failli disparaître, mais c'est pour mieux renaître, plus flamboyant qu'il n'a jamais été. Le Bolchoï - qui signifie « grand » - a ainsi connu depuis deux siècles une alternance de moments de gloire et de descentes aux abîmes. Mais cette 236e saison sera la plus magnifique de toutes, avec un théâtre entièrement rénové, agrandi et embelli.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Effervescence à tous les étages en prévision de l'inauguration, le 28 octobre 2011, par les sommités de l'Etat. Car, comme l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, le Bolchoï dépend directement de la présidence de la Russie. D'où le coup de poing sur la table de Dmitri Medvedev à propos des travaux pharaoniques lancés il y a six ans et qui n'en finissaient pas. Un chantier ponctué de scandales, de dessous-de-table, de discussions et de drames, sur lequel près de 3000 ouvriers et artisans ont travaillé.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Ainsi le nouveau Bolchoï se retrouve-t-il doté de deux scènes, la principale, historique, et une nouvelle, plus petite, qui a rendu de bons et loyaux services quand les travaux s'éternisaient. Toutes les machineries, l'électronique, l'électricité ont été changées, mais plus encore, c'est la structure du bâtiment qui a été refaite de fond en comble. Car ce temple de la danse et de l'opéra menaçait de rompre. Les piliers en bois qui le soutenaient avaient été plantés dans une zone marécageuse. Une humidité qui, comme à Venise, renforce la dureté du bois. Mais, à la suite d'une décision étatique, la rivière alimentant cette zone a été détournée. Les terres se sont asséchées et les piliers se sont abîmés. De nouveaux soutiens de 26 mètres s'enfoncent désormais dans le sol pour le conforter. Voici donc le théâtre enfin stabilisé qui, sur son fronton, a retrouvé l'aigle à deux têtes, emblème de la Russie !

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Avec ses 2700 employés, qui bientôt seront 3100, dont près d'un millier de danseurs, de chanteurs et de musiciens, le Bolchoï est une énorme machine. Le plus grand opéra d'Europe, à cette différence près qu'ici, c'est la tradition de la danse qui prime avant l'opéra, alors qu'en Europe occidentale, l'art lyrique l'emporte toujours sur l'art chorégraphique.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

L'engouement pour la danse est sans limite et d'ailleurs, les places pour le ballet sont plus chères que celles pour l'opéra. C'est donc en raison de cette tradition que la scène de la salle historique du Bolchoï a été conçue pour avoir deux sols très différents. Un pour l'opéra, plus solide, plus lourd, et qui permet de supporter des décors importants, et un autre pour le ballet, une scène en bois, inclinée, plus souple, pour aider les danseurs dans leurs sauts. Ajoutez à cela une salle de répétition aux dimensions identiques à celles de la scène, logée sous la toiture, une petite salle modulable de 300 places qui a trouvé à se loger au sixième sous-sol, entre les piliers de soutènement, et vous avez une idée des nouvelles dimensions de ce bâtiment.

 

 

 

Autour de la place des théâtres, le Bolchoï a étendu son empire. A sa création, en 1776, la compagnie fit bâtir un lieu privé, car Catherine II avait offert au procureur l'exclusivité de l'organisation de spectacles à condition qu'il construise un bâtiment ad hoc. Depuis, le Bolchoï, devenu royal après l'incendie de 1805 qui détruisit l'infrastructure, puis national sous l'ère communiste, n'en finit pas de représenter la Russie. Depuis les tsars, qui peut-être l'ont choyé ou détesté, lui préférant toujours le Mariinski de Saint-Pétersbourg, jusqu'à Staline, qui assistait à toutes les premières et lui a donné un statut particulier, octroyant aux artistes salaires et avantages typiques de l'URSS, alliant appartements, clinique particulière et jardin d'enfants.

 

 

 

Quand on entre dans le bâtiment historique, on reste pourtant sans voix. Un mois avant l'ouverture, des milliers d'ouvriers et d'artisans se pressaient encore, mais la magnificence est partout. Dans les stucs recouverts à la feuille d'or comme dans les encadrements de miroirs, dans les rideaux de la loge du tsar comme dans ceux de la loge d'avant-scène, d'un velours rouge profond orné de passementerie en or qui contraste avec le rouge plus tendre des autres loges, recouvertes de damassé de soie. Et puis il y a surtout le rideau de scène, qui a été entièrement repris à la main au fil d'or. L'acoustique a été intégralement repensée, pour revenir aux fondamentaux d'origine qui étaient parfaits. Tous les errements des années 50 et 60 ont été gommés, comme ce béton qui avait été honteusement rajouté sous le plancher des fauteuils d'orchestre. Les murs de séparation des loges, qui avaient été rafistolés avec du bois, sont à nouveau en papier mâché.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

La salle principale ne fait plus que 1 700 places (à titre de comparaison, l'Opéra Garnier compte 1 900 places et Bastille 2700). L’or y est omniprésent : cinq kilos d’or massif en feuilles, répartis depuis les balcons jusqu’au gigantesque lustre de cristal étincelant. Pour la restauration des dorures, une ancienne technique a été utilisée : la base est composée de blancs d’œuf, laissés au chaud pendant quarante jours ; se succèdent ensuite sept couches de peinture d’or véritable ; le polissage final se fait à la vodka. Les temps ont bien changé, avec d'énormes productions qui nécessitent beaucoup de moyens et de personnel. La page des années de disette qui ont suivi la perestroïka, où les danseurs avaient à peine de quoi manger et ne pouvaient même plus se payer de chaussons, est définitivement tournée. Le programme des mois à venir est époustouflant. Comme cet hommage à Roland Petit le 28 décembre, ou l'invitation adressée au ballet de l'Opéra de Paris en 2013. Et puis ce sera, comme pour le bâtiment, le retour aux fondamentaux, comme La Belle au bois dormant. Même si le prince qui a réveillé le Bolchoï endormi avait un atout supplémentaire dans sa besace: 20 milliards de roubles, soit 500 millions d'euros ! Pour que la danse brille à nouveau.

 

 

 

19:00 Écrit par Boubayul dans Actualité, Culture(s), Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bolchoï, moscou |  Facebook |

02/11/2011

Les aventures de Tintin : Le secret de la licorne

 

Les aventures de Tintin : Le secret de la licorne , Film

 

 

 

Le film de Spielberg combine trois albums d’Hergé : Le crabe aux pinces d’or, Le secret de la licorne et Le trésor de Rackham le rouge. Est-il bien nécessaire de vous rappeler que notre intrépide reporter à la houppe, son fidèle compagnon Milou et l’indécrottable Capitaine Haddock partent à la recherche d’un trésor enfoui avec l’épave de La licorne, un bateau commandé autrefois par un ancêtre du Capitaine ?

 

Les aventures de Tintin ont été filmées totalement en images de synthèse grâce à la technologie « motion capture » (les acteurs jouent avec des capteurs sur le corps, les images sont travaillées ensuite par ordinateur).

 


Comme l’ami Spielberg cultive la parano comme un des beaux arts, il ne nous a pas été possible de voir le film en amont de cette présentation. Mais nous sommes quand même bluffés par la bande-annonce qui nous immerge dans la chair de la ligne claire d’Hergé.

 

 

 

 

 

Titre original : The Adventures of Tintin : Secret of the Unicorn
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Jamie Bell, Andy Serkis, Simon Pegg, Daniel Craig, Gad Elmaleh, Nick Frost
Origine : États-Unis

 

Critiques

 

Evene

N'en déplaise aux tintinophiles, les enjeux de l'adaptation de Spielberg dépassent de loin la houppe de Tintin. Derrière le succès ou l'échec du film se cache le futur de la motion capture et du cinéma mainstream hollywoodien. Si la rédaction d'Evene n'aime pas cette version de Spielberg, reconnaissons au réalisateur américain une belle opiniâtreté. Il lui aura fallu trente ans pour en arriver là et quitter ainsi la cohorte des cinéastes tentés par une adaptation d'Hergé mais restés à quai.

 

Le Monde

Les péripéties du scénario, les éléments de décor, certains gags témoignent d'une connaissance admirable des albums d'Hergé. Le rythme hystérique, la surenchère de destructions est en revanche le signe d'un certain désarroi.

 

Filmsactu (Pierre Delorme)

Enfin un vrai "Indiana Jones 4".

 

Le Journal du Dimanche (Stéphanie Belpêche)

POUR : L'histoire, habile, tricote avec fluidité et pertinence des détails chipés de-ci de-là, au point qu'on a l'impression de découvrir une aventure inédite. (...) N'attendez plus, tonnerre de Brest !

 

Le Journal du Dimanche (Danielle Attali)

CONTRE : La technique a évolué, mais à l'image, la laideur persiste. Les visages irréels sont inquiétants, le scénario se révèle sans surprise. (...) Sans humour ni émotion.

 

Les Inrockuptibles (Jacky Goldberg)

Spielberg arrache "Tintin" à l'aplat et la ligne claire pour le catapulter dans une malle aux trésors numériques à multiples fonds. Virtuose.

 

Ouest France (La rédaction)

Le metteur en scène a parfois la manie de se laisser déborder par les surenchères visuelles, mais le résultat est toujours ébouriffant. Un panel d'émotions surgies d'un pétaradant feu d'artifice.

 

Le Monde (Thomas Sotinel)

Les péripéties du scénario, les éléments de décor, certains gags témoignent d'une connaissance admirable des albums d'Hergé. Le rythme hystérique, la surenchère de destructions est en revanche le signe d'un certain désarroi.

 

TéléCinéObs (Guillaume Loison)

Spielberg signe là une "Mort Aux Trousses " version 2.0.