31/10/2011

Juliette Benzoni : "Splendeurs et ténèbres du Moyen Âge"

 

Juliette Benzoni, Splendeurs et ténèbres du Moyen Âge, Littérature, Livres

 

 

 

L'histoire la plus longue du recueil gravite autour du pèlerinage de Compostelle. Paris, le matin de Pâques 1143, une femme étrange se glisse dans le cortège. On dit qu'elle entreprend ce long et périlleux voyage pour sauver la vie et l'âme d'un innocent. Un baron débauché tombe amoureux d'elle et quitte femme et château pour se rendre au pèlerinage.

 

Le Moyen âge est une source constante d'inspiration pour Juliette Benzoni. Elle y a trouvé le cadre de drames et de passions, où les destins personnels côtoient la grande Histoire. Splendeurs et ténèbres du Moyen Âge est une somme de romans et récits qui offrent l'occasion de traverser plusieurs siècles marqués par l'ambition, la foi, la haine et l'amour.

Un aussi long chemin ouvre ce recueil. Ce roman nous plonge dans l'univers du pèlerinage de Compostelle. Paris, le matin de Pâques 1143, une femme étrange s'est glissée dans le cortège. On dit qu'elle entreprend ce long et périlleux voyage pour sauver la vie et l'âme d'un innocent. Elle a dix-huit ans. Un baron batailleur et débauché tombe amoureux fou d'elle et quitte femme, château et fortune pour se rendre au grand pèlerinage à sa suite.

L'action de De deux roses l'une se déroule au XVe siècle cette fois, en Angleterre, au cours d'une terrible guerre civile, appelée la guerre des Roses, qui oppose deux familles : les York (rose blanche) et les Lancastre (rose rouge). Marguerite d'Anjou, princesse française et épouse d'Henri VI d'Angleterre, se retrouve malgré elle au coeur de ce conflit fratricide.

D'autres histoires complètent la fresque avec des personnages historiques hauts en couleurs, parmi lesquels Frédégonde, Brunehaut, Aliéner d'Aquitaine, Isabelle d'Angoulême, Marguerite, Blanche et Jeanne de Bourgogne, Isabelle, Blanche de Bourbon, Mabile, Bertrade, Jeanne de Lisson, Arnaud l'Archiprêtre, Pierre de Giac, Gilles de Rais, ...

 

30/10/2011

Une bière binchoise médaille d'or au Mondial de la bière de Strasbourg

 

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Une bière belge a remporté une médaille d’or au Mondial de la bière de Strasbourg qui s’est clôturé lundi. La médaille de platine, récompensant la meilleure bière du monde, est, elle, revenue à une bière danoise, a indiqué mardi Christian Deglas, un auteur belge spécialisé qui figurait dans le jury du concours.

 

 

 

La Hornbeer Dryhop (6,5% vol. alc.), de la brasserie Hornbeer, a reçu la plus haute distinction de la part d’un jury international de neuf membres.

 

 

 

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Côté belge, la Bioloo Blond (6,4% vol. alc.), brassée par Belgoobeer à Binche (Hainaut), figure parmi les douze bières qui repartent avec une médaille d’or. Cinq françaises, deux canadiennes, deux italiennes, une américaine et une espagnole se sont également distinguées. En trois éditions, c’est la première fois qu’une bière belge se couvre d’or au Mondial de la bière de Strasbourg.

 

 

 

Voilà l’ensemble des brasseries et des bières médaillées lors de ce concours du Mondial de la bière de Strasbourg dans l’ordre alphabétique des brasseries:

 

  • Belgoobeer : Bioloo blonde biologique ( Belgique )
  • Birra Amiata : Bastarda Rossa ( Italie )
  • Birra San Biagio : Ambar ( Italie )
  • Brasserie Dieu du Ciel! : Aphrodisiaque ( Canada )
  • Brasserie Dieu du Ciel! : Dernière Volonté ( Canada )
  • Brasserie du Pays Flamand : Anosteké ( France )
  • Brasserie Historique de l’Abbaye du Cateau : Vivat blonde ( France )
  • Brasserie La Franche : La Franche Profonde ( France )
  • Cerveses Alve : Bock Damm ( Espagne )
  • Le Brewery : Odo ( France )
  • Smuttynose Brewing Co. : Robust Porter ( USA )
  • Levrette : Levrette Triple ( France )

 

 

 

Plus de 500 bières issues de 150 brasseries dont une vingtaine de belges étaient en lice pour ce « Concours MBière Europe Pierre Celis », désigné ainsi depuis cette année en l’honneur du ‘père de la blanche’, décédé le 9 avril dernier à Hoegaarden, dans le Brabant flamand.

 

18:35 Écrit par Boubayul dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mondial de la bière, binche, bioloo, bière |  Facebook |

29/10/2011

Mais où donc est passé Robert Lamoureux ?

 

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Le chansonnier, auteurs de films et de pièces de théâtre Robert Lamoureux, réalisateur du très populaire "Mais où est donc passée la 7ème compagnie?", est décédé le 29 octobre 2011 à l'âge de 92 ans.

 

 

 

Robert Lamoureux a régné sur le comique populaire pendant plus d'un demi-siècle, comme chansonnier, puis comme réalisateur et auteur de pièces de théâtre. Le succès populaire de son vaudeville militaire "Mais où est donc passée la septième compagnie", qui a entraîné la réalisation de deux suites, bat aujourd'hui encore des records d'audience à la télévision.

 

 

 

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Egalement comédien de talent, Robert Lamoureux a été nommé trois fois aux Molière.

 

 

 

 

 

 

Né le 4 janvier 1920 dans une famille parisienne modeste, Robert Lamoureux arrête sa scolarité à la fin de l'école primaire et entame une série de petits boulots dès l'âge de 14 ans.

 

 

 

Venu au cabaret en 1949, il y triomphe rapidement grâce à des monologues dont certains sont passés à la postérité, comme "Papa, maman, la bonne et moi" (Grand Prix du disque 1950) ou "La chasse au canard".

 

 

 

 

 

Après avoir vainement tenté de s'imposer au cinéma comme acteur, Robert Lamoureux renoue avec le succès à la fin des années 60, d'abord grâce au théâtre. Il a écrit 14 pièces de boulevard, dont certaines tiendront l'affiche plusieurs années.

 

 

 

C'est le cas de "La Soupière" (1971, 2.000 représentations), "La brune que voilà" (1957), reprise en 1986 et adaptée pour Michel Leeb sous le titre "Le Tombeur", "Diable d'homme" (1980) et enfin "Si je peux me permettre..." (1996), dont la millième a été jouée le 19 avril 2000 au théâtre Saint-Georges, à Paris.

 

 

 

 

 

Mais c'est surtout le cinéma qui lui apporte la consécration, dans les années 70, grâce aux aventures de la "7ème compagnie", qui mettent en scène les périples de soldats français livrés à eux-mêmes pendant la débâcle de 1940 et qui surmontent tous les obstacles grâce au "système D". Interprété notamment par Jean Lefebvre, Pierre Mondy et Pierre Tornade, le premier film de la série ("Mais où est donc passée la 7ème compagnie", 1973) a atteint les 4 millions d'entrées.

 

 

 

Marié une première fois à 22 ans avec une amie d'enfance dont il a eu trois enfants, Robert Lamoureux s'était remarié au début des années 60 avec la comédienne Magali de Vendeuil qui lui a donné une fille.

 

 

 

Robert Lamoureux avait été fait Officier de la Légion d'honneur dans la promotion de Pâques 2000.

 

 

 

 

 

17:00 Écrit par Boubayul dans Actualité, Musique, Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

125 ans pour la Statue de la Liberté

 

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Le gâteau était vert, et bien sûr en forme de Statue de la Liberté : "Lady Liberty" a fêté vendredi à New York ses 125 ans, célébrée par plus d'un millier d'invités américains et français, par un soleil d'automne radieux.

 

 

 

Ce cadeau de la France aux Etats-Unis, inauguré le 28 octobre 1886, reste "une inspiration pour les gens partout dans le monde", a déclaré le maire de New York Michael Bloomberg depuis Liberty Island, la petite île que domine la célèbre statue au sud de Manhattan.

 

 

 

"En Amérique, la Statue de la Liberté nous rappelle l'importance de la diversité et la force de la diversité", a déclaré de son côté le secrétaire américain aux Affaires intérieures, Ken Salazar.

 

 

 

Symbole universel "de liberté, de tolérance et d'ouverture", selon M. Bloomberg, la statue du sculpteur alsacien Frédéric Auguste Bartholdi est notamment chère au coeur de millions d'immigrants. Son imposante stature (elle fait 93 mètres de haut) a été pendant des années leur première vision des Etats-Unis, après leur longue traversée de l'Atlantique.

 

 

 

Et pour la célébrer, 125 personnes, une par année, ont été naturalisées vendredi sur Liberty Island, venant de plus de 40 pays différents.

 

 

 

Les drapeaux français et américain trônaient côte à côte vendredi pendant la cérémonie, où ont été joués à la fois l'hymne américain et la Marseillaise.

 

 

 

Une plaque "en souvenir du geste d'amitié de la France" a été remise au député-maire de Colmar Eric Straumann, venu de France avec une petite délégation alsacienne.

 

 

 

George Cleveland, le petit-fils du président américain Grover Cleveland qui avait inauguré la Statue le 28 octobre 1886, avait également fait le détour. Emu, il a confié que c'était la première fois qu'il venait sur Liberty Island.

 

 

 

L'actrice Sigourney Weaver a lu un poème d'Emma Lazarus "the New colossus" qui est gravé sur le socle de la Statue, et plusieurs musiciens et chanteurs, dont Michael Feinstein ont rythmé la cérémonie.

 

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Elle se voulait largement inspirée de celle de 1886, avec une petite flotille venant saluer la statue à la fin de la cérémonie. A l'époque, a cependant rappelé un intervenant, les femmes non accompagnées n'avaient pas été autorisées à participer aux festivités.

 

 

 

Et pour marquer que la Statue de cuivre malgré son âge était une femme résolument tournée vers l'avenir, cinq webcameras installées dans la torche ont été activées, offrant de nouvelles perspectives sur New York que les passionnés peuvent désormais retrouver sur le site internet de la Fondation Statue de la Liberté-Ellis island.

 

 

 

Après un feu d'artifice vendredi soir, la statue sera fermée pour environ un an à compter de samedi, pour permettre de rénover notamment ses escaliers intérieurs. Mais l'île reste ouverte.

 

 

 

"La liberté éclairant le monde" avait été livrée aux Etats-Unis par la France en 1886, pour célébrer, avec dix ans de retard, le centenaire de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis du 4 juillet 1776.

 

 

 

Elle est visitée chaque année par plusieurs millions de touristes et figure depuis 1984 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

 

 

 

 

 

 

 


Reportage : 125 ans de la Statue de la Liberté par elysee

 

 

24/10/2011

"Les enfants d'Alexandrie" de Françoise Chandernagor

 

Françoise Chandernagor, Les enfants d'Alexandrie, Roman, Littérature

 

 

 

 

 

Marc Antoine et Cléopâtre. L’Imperator et la Reine des Rois. Un couple mythique, parents des jumeaux Alexandre et Cléopâtre, surnommés Hélios et Séléné (en grec Soleil et Lune). Deux jumeaux magnifiques, cadets de Césarion (fils de César), ainés de Ptolémée. Petits princes élevés dans la pourpre et l’encens du Quartier-Royal, « cité interdite » d’Alexandrie. Rois à deux ans, à six, à douze. Princes éphémères de royaumes imaginaires qu’ils jouent aux dés et aux osselets sur les terrasses du palais. Si fragiles et si jeunes encore lorsque la ville tombe… Tous massacrés par les Romains, sauf Cléopâtre-Séléné, la reine oubliée, qui revient hanter les rêves de la narratrice, exigeant qu’elle raconte au monde leur histoire. Les morts ne demandent qu’à vivre. Comme la Marguerite Yourcenar des Mémoires d’Hadrien, Françoise Chandernagor joue de toutes les armes : érudition, distanciation, empathie, intuition, réflexion sur les rapports entre ambition et destin, vainqueurs et vaincus, opportunisme et aveuglement… Un roman éblouissant qui brasse l’Histoire, en évoque les coups du sort, les amours, les combats, les conquêtes, pour faire jaillir une vérité deux fois millénaire.

 

 

 

19/10/2011

L'affaire Rachel Singer

L'affaire Rachel Singer, film, cinéma

 

 

 

Trois agents du Mossad sont devenus célèbres, en 1966, pour avoir capturé et tué un criminel de guerre nazi à Berlin. En 1997, la fille de Rachel Singer, une des trois agents de 1966, publie un livre sur leur aventure.
Rachel va alors se remémorer les préparatifs et la capture de Dieter Vogel, et la véritable histoire de cette mission qui fut sa première sur le terrain. Les trois agents avaient une mission d'autant plus difficile que l'ancien nazi recherché se trouvait à Berlin-Est, d'où ils devaient le ramener pour un procès en Israël.
En 1997, l'ancien mari de Rachel, Stefan - lui aussi membre du trio d'agents -, lui révèle qu'en Ukraine, un vieillard déclare être ce même criminel nazi. Il lui demande de s'y rendre.

« Ce qui m'a énormément intéressé dans L'Affaire Rachel Singer, c'est la possibilité de fouiller le côté psychologique des personnages, explique le réalisateur de Shakespeare in Love, la fameuse comédie aux sept oscars. J'ai grandi avec les films des années 1970 tels que L'Espion qui venait du froid, adapté du roman de John Le Carré. Inspiré du film israélien La Dette, le script que m'a confié Matthew Vaughn (réalisateur de Kick Ass et de X-Men: le commencement) avait une grande force, doublée d'une complexité incroyable. »
L'affrontement entre Vogel, le Chirurgien de Birkenau brillamment incarné par le comédien danois Jesper Christensen, et la jeune Jessica Chastain, retient particulièrement l'attention. « Au départ, commente le cinéaste, j'avais songé à engager quelqu'un comme Bruno Ganz pour le rôle. Puis, lors de la première londonienne du James Bond
Quantum of Solace, on m'a présenté Jesper. Un comédien d'une grande humilité. Il a tout de suite compris le personnage. Son ambiguïté, sa fausse douceur. Il lui a apporté toute sa subtilité, son jeu élégant et nuancé, ainsi que ce je-ne-sais-quoi de dangerosité latente. Il fallait également faire comprendre que Vogel a enfoui son secret au plus profond de lui. Ce n'est que sous l'extrême pression d'une torture morale intense qu'il révèle sa véritable nature, son côté manipulateur et l'horreur qu'il porte en lui.»

 

 

 

Réalisateur : John Madden

 

Acteurs : Helen Mirren, Sam Worthington, Tom Wilkinson, Jessica Chastain

 

 

 

 

 

 

19:00 Écrit par Boubayul dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'affaire rachel singer, film, cinéma |  Facebook |

17/10/2011

"Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" de Jonas Jonasson

 

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Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, et avec quelques coups de pouce du destin, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…

 

 

 

 

Extraits

 

 

 

 « On se dit qu'il aurait pu se décider avant et qu'il aurait dû au moins avoir le courage de prévenir son entourage de sa décision. « 

 

 

« L'envoyé du gouvernement lui affirma que le président Yudhoyono était un homme très intelligent et responsable.

 

- Voilà qui fait plaisir à entendre, dit Allan. Alors je serai ravi de lui apporter mon aide.

 

Et c'est ce qu'il fit. »

 

 

 

« Le bureau ovale était aussi ovale qu'Allan se l'était imaginé. »

 

 

 

« Même s'il semble improbable de redevenir sobre comme un chameau en une seconde après avoir ingurgité un litre de tequila, c'est pourtant ce qui arriva à Harry Truman. »

 

 

 

12/10/2011

La guerre des boutons ou la nouvelle guerre des boutons?

La guerre des boutons, la nouvelle guerre des boutons, film, cinéma

 

 

 

1960, un village dans le sud de la France.
Une bande de garçons, âgés de 7 à 14 ans, menée par l'intrépide Lebrac, est en guerre contre les enfants du village voisin, leurs ennemis jurés. Une guerre sans merci, qui dure depuis des générations. On se bat pour l'honneur et la fidélité, et pour gagner tous les moyens sont bons. Même, s'il le faut, combattre nu comme un ver, ou pire, accepter l'aide de Lanterne – une fille ! – la nouvelle recrue de la bande, pleine de panache et d'ingéniosité. Mais il n'est pas facile d'être une armée de petits hommes sans se faire attraper par papa et maman. Quand, après la bataille, on rentre à la maison, les vêtements en lambeaux et des boutons en moins, mieux vaut se faire discret.

La guerre des boutons est une comédie familiale tendre, drôle et poignante, qui traite des thèmes de l’indépendance et de la solidarité, des petites et grandes batailles de l'enfance, et du passage à l'âge adulte. Ne vous attendez cependant pas à entendre la fameuse phrase du P’tit Gibus : « Si j’aurais su, j’aurais pô v’nu », celle-ci ne vient pas du roman, mais du film d’Yves Robert. Et la guerre des droits d’auteur a rendu impossible l’utilisation de la phrase. Gageons que les enfants du film de 2011 sauront vous attendrir avec d’autres merveilleuses fautes de syntaxe !

 

Réalisateur : Yann Samuell
Acteurs : Eric Elmosnino, Mathilde Seigner, Fred Testot, Alain Chabat et beaucoup d’enfants!

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre des boutons, la nouvelle guerre des boutons, film, cinéma

 

 

 

Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d'une campagne française se joue une guerre de gosses... Car, depuis toujours, les gamins des villages voisins de Longeverne et Velrans s'affrontent sans merci. Mais, cette fois, leur guerre va prendre une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu'ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la "guerre des boutons". Et le village qui aura récolté le plus de boutons sera déclaré vainqueur... En marge de ce conflit, Violette, une jeune fille d'origine juive, fait battre le coeur de Lebrac, le chef des Longeverne. La véritable origine de Violette sera-t-elle dénoncée et découverte ?

 

 

 

Réalisateur : Christophe Barratier

Acteurs : Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad

 

 

 

 

 

 

 

10/10/2011

"Pourquoi lire?" de Charles Dantzig

 

Charles Dantzig, Pourquoi lire, Livre, Roman, Littérature

 

 

 

Devant le brio, l’érudition, la drôlerie et l’acuité de cet essai – salutaire ? oui, salutaire – de Charles Dantzig consacré à sa passion prédominante, la lecture, on ne peut que s’incliner, livre à la main, et le citer : « Voilà pourquoi la lecture n’est pas contre la vie. Elle est la vie, une vie plus sérieuse, moins violente, moins frivole, plus durable, plus orgueilleuse, moins vaniteuse, avec souvent toutes les faiblesses de l’orgueil, la timidité, le silence, la reculade. Elle maintient, dans l’utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée. Lire ne sert à rien. C’est pour cela que c’est une grande chose. Nous lisons parce que ça ne sert à rien. »

 

 Et ailleurs, des conseils (« ne pas lire Mein Kampf quand on a perdu son emploi depuis des années dans un pays à forte inflation »), des rosseries (« les éditeurs tentent comme ils peuvent de ne pas vendre et de préserver la littérature, rien n’y fait. Ainsi est né Twilight, le premier roman de vampire qui ne soit pas fait avec du sang, mais avec du navet »), des douceurs (Proust), et des ajustements dans les deux sens (Joyce et sa notoriété, l’emploi du verbe savoir chez Marguerite Duras). Et enfin, une conception de la lecture comme « sœur de la littérature », toutes deux marchant ensemble dans un combat contre le temps. Une philosophie de la lecture qui fait s'exclamer, s'enthousiasmer, applaudir, et dont on n'a qu'une envie: (la) relire.

 

 

 

 

 


Charles Dantzig par franceinter

 

Extrait

 

 

 

« La bibliothèque de ma grand-mère maternelle regorgeait d'éditions numérotées, qu'elle appelait « grands papiers », certains portant la signature d'écrivains célèbres. Je trouvais cela prestigieux et s'en augmentait mon amour déjà immense pour cette femme ; il y aurait un livre à écrire sur les écrivains à grand-mère. Il y a les écrivains à mère, comme Albert Cohen. Il y a les écrivains à sœur, comme Flaubert. Il y a les écrivains à père, comme Stendhal ou Dickens. Il y a les écrivains à oncles, comme Roger Nimier. Le dieu des écrivains à grand-mère serait Marcel Proust. Il pouffe en disant des horreurs derrière son gant de chevreau sous le regard éternellement bienveillant d'une vieille dame à cheveux blancs à la fois dure et bonne qui adore lire. Cette grand-mère, enfin, celle du narrateur d'À la recherche du temps perdu, m'a appris l'intérêt des comparaisons apparemment insolites. C'est elle qui trouve des ressemblances entre Mme de Sévigné et Dostoïevski, n'est-ce pas. La mienne m'apprenait comment manipuler les ouvrages précieux, leurs codes et les règles de courtoisie à leur endroit : divers états des gravures au début des volumes, les ouvrir avec précaution, etc., etc. Je caressais le papier Japon impérial, plus doux que de l'ivoire poli, avec volupté. Une des désolations du monde actuel, à part les dictatures théocratiques et les assassinats de peuples - mais non, d'ailleurs, cela a toujours existé, et, la violence humaine étant plus ou moins éternelle et très profonde, c'est à la surface, la si décriée surface où poussent pourtant les fleurs, que se gagnent les vagues moments un peu tendres de la vie, cette désolation oui oui j'y arrive est la fin de la fabrication du papier japon. On a j'espère compensé par d'autres raffinements.

 

Ce n'était pas vers les japons que je courais quand j'étais seul. Le lecteur n'est pas nécessairement un bibliophile, pas plus qu'un bibliophile n'est nécessairement un lecteur. Il suffit de voir la cote des écrivains selon les uns et les autres. Georges Duhamel vaut encore cher chez les libraires d'ancien à cause de ses tirages limités, il ne vaut plus grand-chose au jugement des lecteurs. Tony Duvert n'est pas coté chez les premiers mais a une valeur inestimable chez les seconds. Pour moi, je voulais de l'imprimé qu'on pût souligner et dans les marges duquel on pût suspendre des annotations. On m'avait appris que c'était la meilleure façon de lire, et c'est vrai. Un lecteur n'est pas un consommateur qui ferait disparaître les livres en les mangeant. Quand on dit qu'il dévore, l'image est hasardeuse. Un bon lecteur écrit en même temps qu'il lit. Il entoure, raie, met des appréciations dans tous les interstices laissés libres par l'imprimeur. Si je montrais mes volumes de Proust, on comprendrait pourquoi j'en achète régulièrement de nouvelles éditions. Ce n'est pas par fétichisme. Je dois le faire. Les pages de garde et les marges sont bourrées de lignes manuscrites qui courent comme des lombrics dans tous les sens, s'entortillant jusque dans les marges intérieures ; les lignes mêmes de Proust sont soulignées, encodées, barbouillées. Il n'a pas ajouté autant de paperoles à ses pages que moi d'appréciations. Un bon lecteur est un tatoueur. Il s'approprie, tant soit peu, le bétail des livres. En comparant les annotations d'un même livre par deux lecteurs différents, on comprendrait qu'un livre n'est pas une oeuvre d'art plastique, laquelle se laisse regarder et existe sauf catastrophe plus longtemps que le premier public qui l'a vue. S'il a un sens à peu près unique, celui qu'a voulu l'auteur, chaque lecteur d'un livre lui trouve une résonance particulière. C'est ce qui faisait dire à Paul Valéry : Mes vers ont le sens qu'on leur prête. Celui que je leur donne ne s'ajuste qu'à moi, et n'est opposable à personne. C'est une erreur contraire à la nature de la poésie, et qui lui serait même mortelle, que de prétendre qu'à tout poème correspond un sens véritable, unique, et conforme ou identique à quelque pensée de l'auteur. »

 

08/10/2011

Le Nobel du poète suédois Tomas Tranströmer

 

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Après Wislawa Szymborska, couronnée en 1996, la poésie est de nouveau saluée par les jurés du Nobel, qui viennent de décerner leur prix au Suédois Tomas Tranströmer. Né en 1931, psychologue de formation, traduit en cinquante cinq langues, il a été considéré dès les années 1960 comme l'une des voix les plus novatrices de la poésie scandinave, ce qui lui a valu de très nombreuses distinctions, dont le Prix Pétrarque en Allemagne et bien d'autres lauriers entre les USA, les Balkans, la Chine et le Japon. En France c'est Le Castor Astral qui a publié les recueils du nouveau Nobel, et ils ont ensuite été rassemblés sous un titre unique, Baltiques, dans la collection Poésie/Gallimard. 

 

 

 

Il y a vingt ans, Tranströmer a été frappé par une hémiplégie et il reste aujourd'hui reclus dans son appartement de Stockholm: à la soirée d'hommage qui lui fut consacrée en 2004 au Centre Culturel Suédois, où il s'était rendu malgré son handicap, il ne put que jouer du piano, de sa main valide. Quant à sa poésie, jaillissement du réel dans le miroir de la subjectivité, elle se nourrit de la métaphysique occidentale, de la tradition japonaise du haïku -un art d'aller à l'essentiel- et des grandes oeuvres classiques qui interrogent le temps, la précarité de notre condition, la mort, la mémoire. A cette thématique, Tranströmer ajoute de multiples allusions à son intimité, son goût pour la musique et les voyages, la botanique et l'entomologie, entre autres. 

 

 

 

 

 

"Comme la musique intérieure et celle des compositeurs, la poésie semble être le lieu privilégié où l'espace et le temps se télescopent pour luire un instant dans une irrémédiable épiphanie" a écrit Jacques Outin, le traducteur de Tranströmer. Lequel -dans son livre autobiographique, Les souvenirs m'observent- compare sa vie à une comète dont le noyau lumineux, celui de l'enfance, éclaire toute son oeuvre, une oeuvre à la fois très intériorisée et ouverte sur son époque, "afin de déchiffrer le palimpseste du monde". Et ce qui frappe chez ce "mystique cherchant dans l'obscurité les signes d'un ordre suprême", c'est la précision de son regard - une sorte d'objectif de caméra - et la puissance de ses images, autant de flashs qui électrisent la réalité pour donner à voir l'invisible. Les vers de Tranströmer sont donc autant de tableaux, avec la profondeur d'un Rembrandt, afin de "regarder au fond du poème comme on regarde au fond d'un puits pour en retirer des visions qui semblent arrachées au néant." 

 

 

 

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Extraits de « Baltique »

 

COHESION

 

 

 

« Voyez cet arbre gris. Le ciel a pénétré

 

par ses fibres jusque dans le sol -

 

il ne reste qu'un nuage ridé quand

 

la terre a fini de boire. L'espace dérobé

 

se tord dans les tresses des racines, s'entortille

 

en verdure. - De courts instants

 

de liberté viennent éclore dans nos corps, tourbillonnent

 

dans le sang des Parques et plus loin encore. »

 

 

 

 

 

« A deux heures du matin : clair de lune. Le train s’est arrêté
au milieu de la plaine. Au loin, les points de lumière d’une ville
qui scintillent froidement aux confins du regard.

 

C’est comme quand un homme va si loin dans le rêve
qu’il n’arrive à se souvenir qu’il y a demeuré
lorsqu’il retourne dans sa chambre.

 

Et comme quand quelqu’un va si loin dans la maladie
que l’essence des jours se mue en étincelles, essaim
insignifiant et froid aux confins du regard.

 

Le train est parfaitement immobile.
Deux heures : un clair de lune intense. Et de rares étoiles. »

 

07/10/2011

R.I.P. Steve Jobs

 

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Apple perd son génie. Steve Jobs, co-fondateur d'Apple, est décédé le 5 octobre 2011 à l'âge de 56 ans. La nouvelle a suscité une avalanche de réactions, à la mesure du personnage, devenu le symbole des succès de la firme à la pomme, et un patron à part.

 

 

 

"Apple a perdu un visionnaire et un créateur de génie, et le monde a perdu un être humain incroyable", a réagi l'actuel directeur général du groupe, Tim Cook, dans un courrier électronique à ses employés, rendu public.

 

 

 

Le conseil d'administration du fabricant des ordinateurs Mac, du baladeur iPod, du smartphone iPhone ou encore de la tablette iPad avait annoncé peu avant la nouvelle dans un bref communiqué.

 

 

 

"L'Amérique a perdu un génie dont on se souviendra comme d'Edison et d'Einstein, et dont les idées vont façonner le monde pendant plusieurs générations", a de son côté déclaré le maire de New York Michael Bloomberg.

 

 

 

Né à San Francisco le 24 février 1955, Steve Jobs souffrait de graves problèmes de santé depuis plusieurs années. Il a été atteint en 2004 d'une forme rare de cancer du pancréas et a subi une transplantation du foie en 2009.

 

 

 

"Steve laisse derrière lui une société que seul lui pouvait avoir bâtie, et son esprit sera pour toujours la fondation d'Apple", a estimé Tim Cook.

 

 

 

Il avait confondé l'entreprise Apple dans un garage en 1976 avec Steve Wozniak. Il avait démissionné en 1985 au terme d'une lutte de pouvoir interne et le groupe avait périclité jusqu'à son retour aux commandes en 1997.

 

 

 

Il avait depuis orchestré le lancement des produits vedettes de la marque à la pomme croquée: de l'ordinateur iMac en 1998 à la tablette iPad en 2010, en passant entretemps par le baladeur numérique iPod (2001) ou le téléphone multifonctions iPhone (2007).

 

 

 

En 2011, Apple est devenue temporairement la plus grosse société au monde, pesant environ 350 milliards de dollars en Bourse, se disputant depuis la première place avec le géant pétrolier ExxonMobil.

 

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06/10/2011

La Fête des Louches à Comines

 

Fête des Louches, Comines, marché médiéval

 

 

 

Comines, le Comité de la Fête des Louches et la Nation tout entière s’associent en 2011 pour célébrer la mémoire de Philippe de Commynes, mort en 1511 et qui figure en bonne place dans le recueil des «célébrations nationales», parmi les personnages et événements qui ont fait l’Histoire de notre pays.

 

Habile diplomate, grand visionnaire, européen avant l’heure, homme de plume – il rédigea un des premiers traités de politique à l’usage des souverains - Philippe de Commynes nous a laissé des «mémoires» d’une très grande richesse, témoignage exceptionnel sur son temps et qui font encore aujourd’hui l’objet de recherches et de travaux universitaires.

 

C’est à ce personnage au destin hors du commun que l’édition 2011 de la Fête des Louches rendra hommage les 8, 9 et 10 octobre prochains.

 

Outre les traditionnels défilé de chars, jets de louches depuis les fenêtres de l’Hôtel de Ville ou encore le marché médiéval, la ville de Comines et le Comité accueilleront durant deux jours une délégation d’Argenton les Vallées, autre cité associée au nom de Philippe de Commynes, et jumelée avec notre voisine Belge. Ces invités Poitevins, que les hasards de l’Histoire ont rapproché de nous, participeront aux différents temps forts des festivités et animeront un des chars du cortège.

 

Enfin, le public pourra découvrir une exposition retraçant la vie et l’oeuvre de Philippe de Commynes, une messe sera dite à sa mémoire en l’église Saint Chrysole et une réception aura lieu au château de Renescure où il vit le jour.

 

C’est donc une 127ème Fête des Louches exceptionnelle qui attend les fidèles de cette manifestation très prisée pour sa convivialité et la qualité de ses animations et dont la renommée a dépassé depuis bien longtemps les frontières du département.

 

Honneur à Philippe de Commynes qui porta haut les couleurs de notre cité.

 

Vive la fête des louches, vive la fête de Comines.

 

 

Informations sur le site : http://www.fete-des-louches.com/

 

 

 

Fête des Louches, Comines, marché médiéval

 

 

La fête des Louches est une fête historique Cominoise célébrée chaque année le deuxième week-end d'octobre et ce depuis 1884.

 

Une légende locale datant du moyen-âge raconte qu'un seigneur est emprisonné dans une tour de son château pour le soustraire de ses biens. Il a l'idée de jeter sa cuiller frappée des armoiries à des couvreurs qui travaillent sur un toit en dessous de son cachot. La nouvelle de sa présence se répand et c'est ainsi que le prisonnier est libéré par la population.

 

Afin de commémorer cet évènement, des louches sont jetées sur le parcours du cortège ainsi que sur la grand place de Comines.

Samedi 08 Octobre

 

 A 11h : célébration des noces d'or, de diamant et de palissandre dans les salons d'honneur de l'Hôtel de Ville.

 

 De 14h à 21h : marché médiéval et animations dans le jardin public. Ouverture de la fête foraine.

 

A partir de 19h00 : ouverture officielle de la fête des Louches avec remise des clés de la ville. Départ du cortège des allumoirs suivi du jet des louches pour enfants (Grand'Place).

 

 

 

Dimanche 09 Octobre

 

De 10h00 à 18h00 : marché médiéval et animations dans le jardin public. Fête foraine.

 

A 10h30 : messe anniversaire en l'église Saint Chrysole, animée par le groupe «Renaissance Cuivres».

 

A 15h00 : départ du cortège historique de la gare de Comines Belgique, circuit dans les rues de Comines France et arrivée sur la Grand Place.

 

A 17h00 : jet des louches traditionnel du haut des salons d'honneur de l'Hôtel de Ville

 

A 18h00 : remise des clés de la ville, parvis de l'Hôtel de Ville ou Balcon de l'Hôtel de Ville.

 

 

 

Lundi 10 Octobre

 

De 8h00 à 13h00 : Franc Marché sur la Grand'place et les rues avoisinantes. Installation gratuite le lundi, réservée aux commerçants.

 

 A partir de 15h30 : critérium des Louches dans les rues de Comines (course cycliste).

 

 A 18h : réception à l'issue de la course avec remise des récompenses, dans les salons d'Honneur de l'Hôtel de Ville.

 

A 20h15 : concert classique de clôture de la fête des louches par la symphonie l'Espérance.

 

 

Fête des Louches, Comines, marché médiéval

05/10/2011

Habemus papam

 

Habemus papam, Cinéma, Film

 

 

 

 Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d'élire son successeur.

 

Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s'élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l'apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d'une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l'inquiétude tandis qu'au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…

 

 

 

Ceux qui s’attendaient à un brûlot virulent contre l’Église seront déçus. Le mordant est là, l’ironie facétieuse de Moretti fait merveille (on rigole forcément de ce garde suisse qui s’empiffre, de ces cardinaux qui jouent au volley en soutane), et chacun en prend pour son grade, les psychanalystes en tête. Mais ce n’est pas un film où l’acide sulfurique de l’anticléricalisme s’immisce dans l’institution apostolique et la défigure durablement par sa charge incendiaire. Le propos est ailleurs, plus profond, plus émouvant, plus intime : les choix d’un homme qui fait enfin retour sur lui-même et trouve une vaste plaine déserte. Un homme empreint de la tristesse d’être passé à côté de sa vie, qui ne comprend plus son propre parcours qui l’a fait passer d’une vocation de comédien à cardinal désabusé. Vidé par les minuscules failles qui ont grignoté son être, il se confronte à l’extérieur pour mieux cerner son doute et sa lassitude, et prendre enfin une décision qui vient intimement de lui-même.

 

 

 

Réalisateur : Nanni Moretti

 

 Acteurs : Michel Piccoli, Nanni Moretti, Jerzy Stuhr, Renato Scarpa

 

 

 

 

 

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03/10/2011

"Premier bilan après l'apocalypse" de Frédéric Beigbeder

 

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L'apocalypse, serait-ce donc l’édition numérique, ou comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, la température à laquelle le papier s’enflamme et se consume ?

 

 

 

Frédéric Beigbeder sauve ici du brasier tous les livres, pour être précis les 100 œuvres, qu'il souhaite conserver au vingt-et-unième siècle, sous la forme d'un hit-parade intime de 100 à 1. C'est donc un classement totalement personnel, égotiste, joyeux, inattendu, parfois classique (André Gide, Fitzgerald, Paul-Jean Toulet, Salinger et d'autres grands), souvent surprenant (Patrick Besson, Bret Easton Ellis, Régis Jauffret, Simon Liberati, Gabriel Matzneff, d'autres oiseaux de nuit, d'autres perturbateurs). Il est rare d'établir le panorama d'une littérature en train de se faire, de s'améliorer, de s'inventer. Avec ce manifeste, c'est le Beigbeder livresque que nous découvrons, en même temps qu'une autobiographie en fragments, un autoportrait en lecteur.

 

 

 

"Si j'écris, c'est grâce à ces morceaux de papyrus où se cachait toujours une âme sœur. C'est de toute manière envers ces cent objets précieux que l'on devra ressentir gratitude ou rancœur."