29/08/2011

"Le turquetto" de Metin Arditi

 

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Se pourrait-il qu'un tableau célèbre – dont la signature présente une discrète anomalie – soit l'unique œuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne ? Un égal du Titien ou du Véronèse? Né à Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré très jeune à Venise, masqué son identité, troqué son nom contre celui d'Elias Troyanos, fréquenté les ateliers de Titien, et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto : le "Petit Turc", comme l'a surnommé Titien lui-même. Metin Arditi retrace le destin mouvementé de cet artiste, né juif en terre musulmane, nourri de foi chrétienne, qui fut traîné en justice pour hérésie…

 

 

 

 

 

23/08/2011

Romeo aime toujours Juliette

 

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Sous la direction musicale de Yannis Pouspourikas (chef titulaire de l’opéra des Flandres) et adapté et mis en scène par François de Carpentries, le chef-d’œuvre théâtral de Shakespeare, conjugué à la brillante musique de Gounod, à la magie du plein air et à la beauté des décors, fera de ces quelques soirées exclusives l’affiche culturelle à ne pas manquer. Alors vous aussi, au coucher du soleil, venez rejoindre le décor de votre choix et laissez-vous envoûter par les émotions de l’une des plus célèbres histoires d’amour !

 

 

 

Gounod tomba amoureux de l’histoire des amants maudits de Shakespeare dès l’âge de dix-neuf ans après avoir assisté à une répétition d’orchestre de la “symphonie dramatique” de Berlioz. Plusieurs dizaines d’années plus tard, il se décida à créer une version opératique de Roméo et Juliette. Ses anciens collaborateurs, le célèbre tandem de librettistes Jules Barbier et Michel Carré, suivirent l’illustre tragédie scène par scène, concoctant un livret en à peine trois mois. Ils simplifièrent l’histoire originale de Shakespeare, éliminant des personnages secondaires et réduisant l’action à l’essentiel. Cela permit à Gounod de se concentrer sur l’histoire d’amour passionnée qui est au cœur de l’histoire. Au printemps 1865, inspiré par la beauté de la nature sur la Côte d’Azur, Gounod s’attaqua au travail d’écriture avec ardeur. Bientôt subjugué par l’argument de l’opéra, les notes se déversèrent sans effort de sa plume. Dans une lettre à son épouse, Gounod admit qu’écrire Roméo et Juliette lui donnait le sentiment d’avoir de nouveau vingt ans. Les personnages des jeunes amants étaient tellement présents dans son cœur qu’il sentait véritablement leur présence autour de lui.

 

 

 

Les superbes arias et duos d’amour passionnés de Gounod apportèrent à Roméo et Juliette un énorme succès lors de sa création mondiale à Paris en avril 1867. En moins d’un an, l’opéra draina les foules en Angleterre, en Belgique et en Allemagne. Quelques représentations furent même accompagnées d’une participation surprise du public! Ainsi, lors d’une soirée à Chicago avec Nellie Melba (Juliette) et Jean de Reszke (Roméo), un jeune spectateur du balcon se fraya un chemin jusqu’à la scène; lui aussi venait de tomber amoureux de Juliette! Il est aussi arrivé que les chanteurs eux-mêmes se retrouvèrent entraînés par les émotions émanant de l’opéra. Quand Adelina Patti chanta avec son Roméo, Nicolini, à l’Opéra de Paris, elle rallongea la scène du balcon de vingt-neuf baisers, du jamais vu! Elle ne manqua pas de divorcer peu après du marquis de Caux pour devenir Mme Adelina Nicolini.

 

 

 

Gounod, dans son écriture, se concentra sur l’impact de l’émotion et non pas la perfection dramatique. Il s’attacha à exprimer avec justesse chaque chapitre de l’histoire des jeunes amants, dépeignant scrupuleusement leurs émotions respectives dans sa musique. Le public d’aujourd’hui est toujours séduit par ce véhicule, transport d’émotions qu’est l’opéra de Gounod. Son œuvre est reconnue dans le monde entier comme l’une des plus grandes adaptations musicales de la pièce de Shakespeare.

 

 

Château du Cercle de Wallonie à Namur - 25 et 26 août à 21h

 

Château de La Hulpe - du 31 août au 4 septembre à 21h

 

Château d’Ooidonk - 8, 9 et 10 septembre à 21h

 

22/08/2011

"Azincourt" de Bernard Cornwell

 

Azincourt, , Littérature, Livres

 

 

 

Nicholas Hook n’y croyait pas, pourtant il a survécu au terrible siège de Soissons. Il y a même sauvé la vie de la jolie Mélisande, menacée de viol par des soldats avinés. Ensemble, l’archer anglais et la jeune Française tentent de fuir les atrocités de la guerre. C’est oublier le roi Henri V, prêt à tout pour conquérir le trône de France, et le père de Mélisande, aristocrate arrogant et cruel qui préfère enfermer sa fille au couvent plutôt que de la partager avec un autre homme, à plus forte raison si celui-ci est anglais. Le sort de Nicholas et Mélisande, comme celui de la France et de l’Angleterre, se jouera à Azincourt, lors d’une bataille épique à l’issue si surprenante que Shakespeare lui-même en tira une pièce. 

 

10:00 Écrit par Boubayul dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : azincourt, littérature, livres |  Facebook |

20/08/2011

Iznogoud n'a plus de papa

Jean Tabary, Iznogoud, Bande dessinée

 

Le dessinateur français Jean Tabary, qui a créé avec René Goscinny le personnage de bande dessinée Iznogoud, est mort le 18 août 2011 à l'âge de 81 ans.

 

 

Jean Tabary, Iznogoud, Bande dessinée

 

 

 Jean Tabary dessinait Iznogoud, le grand vizir qui "voulait être calife à la place du calife" de Bagdad depuis 1962, date à laquelle il avait croqué le personnage sur des scénarios de René Goscinny, le père d'Astérix et l'un des auteurs français les plus lus au monde.

 

 

 

Après le décès de ce dernier en 1977, Tabary avait continué seul.

 

 

 

Il avait subi un accident vasculaire cérébral en 2004, puis s'était mal remis de son veuvage l'année suivante.

 

 

 

Jean Tabary était né à Stockholm le 5 mars 1930. Il débute en 1956 dans l'hebdomadaire Vaillant avec "Richard et Charlie". Dès 1958, il crée "Totoche" et sa bande de copains, puis en 1960, avec Goscinny déjà, il donne naissance à "Valentin", le vagabond.

 

 

Jean Tabary, Iznogoud, Bande dessinée

 

 

 

En 2004, le Français Patrick Braoudé avait réalisé un long métrage, titré "Iznogoud", dans lequel l'humoriste Michaël Youn campait le vizir face à Jacques Villeret en calife.

 

 

 

 

 

16/08/2011

"Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan

 

Rien ne s'oppose à la nuit, , Littérature, Livres

 

 

 

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

 

13/08/2011

Excalibur au Stade de France

 

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LA LÉGENDE DU ROI ARTHUR ET DES CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE

Ce spectacle familial en 10 tableaux vous plongera au cœur d’une ambiance médiévale spectaculaire et envoûtante.

Alternant cascades, joutes équestres, projections de lumières, effets spéciaux et pyrotechniques… et scènes plus intimistes, vous serez captivés par un conte mêlant chevalerie, amour, trahison, vengeance et magie !


 

 

 

La période médiévale avait repris à son compte les mythes de l’Antiquité en y rajoutant la richesse des légendes et des croyances des peuples du Nord, les Germains, les Saxons, les Celtes… des mythes nés au fond des forêts, sur les bords des cours d’eau. Ces mythes sont faits des peurs et des espoirs de nos ancêtres. C’est cela qui nous rapproche de l’homme et de la femme médiéval. Ce n’est pas un cousin lointain, c’est notre grand-père ou notre grand-mère. Nous sommes leurs héritiers et nous sommes d’autant plus leurs descendants qu’ils nous ont légué les récits qui les faisaient rêver, qui leur faisaient comprendre l’univers. Nous nous sentons proches d’eux parce que ces histoires nous parlent encore. Elles réveillent en nous les questions qui nous taraudent constamment et ces questions tournent toujours autour de la même problématique : quel est le sens de notre passage sur cette terre?

L
e récit symbolique de tout cela, c’est la légende du Roi Arthur. Plus que récit, il conviendrait de dire les récits car il y a eu plusieurs versions du texte original. Au milieu du 12ème siècle, Chrétien de Troyes signe le plus célèbre. C’est le premier Roman de l’histoire de l’Humanité. On l’appelle ainsi parce qu’il est rédigé en langue romane…

C
eux qui, à l’époque, l´écoutent ou le lisent y apprennent les leçons de l’existence. Ils tirent de ce récit initiatique un enseignement sur les grands principes qui régissent notre passage sur Terre. Quels sont-ils ? Le mal est toujours tapi dans l’ombre. Il est là ! A l’extérieur et à l’intérieur de nous. Pour l’avoir libéré, les hommes ont perdu le contact privilégié avec la nature. Ils ont été chassés de l’Eden. Un homme, Arthur, élu par des forces surnaturelles, soutenu par un puissant magicien, Merlin, peut rétablir l’équilibre. Encore faut-il qu’il s’en montre digne ! Arthur est capable de régner, de pourfendre les ennemis du Bien, mais il ne sait pas résister lorsque Merlin lui conseille de ne pas épouser Guenièvre car elle fera sa perte. Le choix est là ! L’amour ou la raison ! Il choisit l’amour, mais il ne saura pas aimer Guenièvre comme elle le souhaite. Lui est toujours seul face à sa charge. Personne ne peut l’en soulager. Alors, il est trahi car il ne saura pas voir la souffrance de son épouse et le mal qui n’attend qu’un faux pas pour s’emparer du trône.

P
our sauver l’humanité, il va devoir prendre tous les risques, perdre tous ses compagnons d’armes et mettre sa vie en jeu, car l’existence ne vaut d’être vécue que si l’on s’engage, si l’on paye de sa personne, que si on lui donne un sens.
C’est ce souffle épique et mystique qui animera les travées du Stade de France le soir de la représentation.

 

 

 

 

Scènes équestres et cascades sous la direction de Mario Luraschi

 

Ce grand cascadeur et conseiller équestre a collaboré à plus de 400 films (Jeanne d'Arc de Besson...), sans oublier les spectacles (Ben Hur au Stade de France).
Ce sera l’occasion de découvrir le plus grand tournoi de chevalerie jamais organisé, avec une quarantaine de chevaux et de cavaliers.

 

Quatre tableaux phares

 

Une épée, un roi
Arthur réussissant à extraire Excalibur du rocher devient roi.
Le mariage
Une fastueuse cérémonie au château de Camelot.
Le grand tournoi
Les meilleurs chevaliers s’affrontent. Le moment où Arthur rencontrera Lancelot.
Les chevaliers de la Table ronde
Les chevaliers siègent à la légendaire Table ronde, jurant de porter la renommée d’Arthur et les vertus de l’ordre auquel ils appartiennent.

Réservez-vite vos places pour assister à cet événement médiéval qui promet d'être grandiose!

«Excalibur, la légende du roi Arthur»
Stade de France

93210 Saint-Denis
23 et 24 septembre 2011

 

 

 

19:00 Écrit par Boubayul dans Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : excalibur, stade de france, spectacle |  Facebook |

10/08/2011

"Kafka sur le rivage" de Haruki Murakami

 

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami, Littérature, livres

 

 

 

« Un jour, tu tueras ton père de tes mains, et tu coucheras avec ta mère et ta sœur. » Le jour de ses quinze ans, Kafka Tamura fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la prophétie paternelle, qu’il ressent comme un mécanisme à retardement enfoui dans ses gènes. Il se rend dans la ville de Takamatsu, sur la lointaine île de Shikoku, et trouve refuge dans une petite bibliothèque privée. Protégé par le bibliothécaire et son énigmatique directrice qui lui offrent contre toute attente un emploi et un toit, l’adolescent commence une nouvelle vie. Tout irait presque pour le mieux s’il n’apprenait l’assassinat de son père. Comment expliquer que ce dernier a eu lieu exactement le jour où il a perdu connaissance pendant quelques heures en rentrant de la bibliothèque et s’est réveillé dans l’enceinte d’un sanctuaire, avec son tee-shirt plein de sang ? Qu’a-t-il pu se passer pendant qu’il était évanoui ? A-t-il emprunté des circuits particuliers aux rêves pour assassiner son géniteur ? La responsabilité commence-t-elle avec le pouvoir de l’imagination ?

 

Tandis qu’il s’interroge, Kafka ignore qu’un vieil homme simple d’esprit, capable de parler aux chats et de faire chuter des poissons du ciel, a quitté Tokyo et se rapproche de lui comme s’il obéissait à un appel mystérieux. Le destin les entraîne tous deux dans une direction de plus en plus étrange…

 

 

09/08/2011

"Qui vous savez" nous a quitté

 

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L'acteur et imitateur Henri Tisot, célèbre pour ses parodies du Général de Gaulle, est décédé dans la nuit du 5 août 2011 dans sa résidence de Sanary-sur-Mer à l'âge de 74 ans. Il ne souffrait d'aucune pathologie particulière et a été victime d'un malaise.

 

 

 

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Reconnu dans les années soixante pour ses imitations du Général qu'il se gardait bien de nommer en parlant de "qui vous savez", Henri Tisot avait joué dans de nombreux films au cinéma et à la télévision. Il était également comédien de théâtre et avait écrit une dizaine d'ouvrages dont « De Gaulle et moi Quelle Aventure! » publié en 2010.

 

 

 

Henri Tisot, né en 1937 à La Seyne-sur-Mer, a interprété principalement des rôles comiques, comme celui de Lucien Gonfaron dans « Le Temps des copains » (1960/62).

 

 

 

Depuis les années 1980, il avait surtout joué au théâtre, notamment du Feydeau aux côtés de Robert Lamoureux et Pierre Mondy.

 

 

 

Féru de religion, Henri Tisot s'était converti au christianisme et a notamment écrit sur son expérience mystique et notamment « La Rencontre d'Amour », livre dans lequel il raconte l'enseignement chrétien qu'il a reçu d'un religieux atypique. Il a aussi écrit sur le gaullisme et consacré un livre à Eve, la première femme, notre mère à tous considérant que l'avoir chargé du péché originel constituait "la plus flagrante erreur judiciaire".

 

 

 

 

 

06/08/2011

"Les Misérables" au pied de la butte du lion à Waterloo

 

 

Du 6 au 17 septembre, venez assister à des représentations théâtrales exceptionnelles des Misérables, d'après l'œuvre de Victor Hugo. Un grand spectacle au pied de la Butte du Lion de Waterloo !

 

 

 

 

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LES 150 ANS D’UNE OEUVRE MAJEURE

                                  

En 1861, Victor Hugo termine l’écriture de son célèbre roman sur le site de Waterloo (il logeait à Mont-Saint-Jean). Son roman comporte d’ailleurs une description de la bataille de Waterloo et il y fait intervenir le personnage de Thénardier qui détrousse les cadavres et sauve le père de Marius.

 

En 2011, il y aura donc 150 ans que l’un des plus grands romans du XIXème siècle fut achevé à Waterloo ! C’est cet anniversaire qui sera commémoré par la création d’un grand spectacle en plein air coproduit par l’Asbl Bataille de Waterloo 1815 et DEL Diffusion (les producteurs des spectacles d’été à l’Abbaye de Villers).

 

VICTOR HUGO ET WATERLOO

   

Victor Hugo a séjourné 14 fois en Belgique entre le 16 août 1837 et le 1er avril 1871, durant environ 1000 journées. Ces séjours sont de trois types : touristiques (les premiers en 1837 et 1840), forcés par l’exil (huit mois en 1851 et 1852) et ensuite le retour après dix ans (il reviendra chaque année passer quelques mois entre 1861 et 1871). En 1871, à 69 ans, il est exilé de Belgique par ordre du roi Léopold II parce qu’il prend position pour le régime de la Commune en France.

             

Dans "Les Misérables", Victor Hugo évoque abondamment Waterloo, un site qu’il connaît bien. Lors de sa première visite touristique en Belgique en 1837, il n’avait toutefois pas voulu visiter Waterloo, considérant que la victoire de Wellington était le triomphe de la médiocrité sur le génie. En 1840, il publie un long poème (Le Retour de l’Empereur) dont les dernières strophes sont consacrées à Waterloo. Le 17 mars 1861, Victor Hugo note sur le manuscrit des "Misérables" : “Interrompu pour les préparatifs de voyage en Belgique” et le 5 mai 1861, il note dans ses carnets : “Anniversaire de la mort de Napoléon. Je vais aller à Waterloo”. Il s’y rend le 7 mai 1861 et descend à l’Hôtel des Colonnes à Mont-Saint-Jean avant de gravir les marches du célèbre monument. Il repart le lendemain à Bruxelles mais revient à Mont-Saint-Jean huit jours après pour y rester durant plus de deux mois et y reprend l’écriture des "Misérables" le 22 mai. Et c’est, installé face au lion de Waterloo dans sa chambre d’hôtel, qu’il terminera Les Misérables. “Je suis en Belgique à Mont-Saint-Jean, hôtel des Colonnes chez Mademoiselle Dehaze. Les deux fenêtres de ma chambre donnent sur le lion de Waterloo. De mon lit, je vois le lion” (22 mai 1861).

                                         

[d’après “Victor Hugo chez les Belges” de Jean-Marc Hovasse]

 

 

 

UN SPECTACLE D'UNE GRANDE AMPLEUR

                                           

Le spectacle adapté du roman "Les Misérables" ne peut qu’être réalisé que de manière spectaculaire. En effet, il s’agit de l’histoire d’une vie aux multiples turpitudes et événements qui met en scène de nombreux protagonistes. Ainsi, l’action se déroule dans une multitude de lieux qui nécessitent donc une vaste scène permettant de différencier les espaces tout en offrant des combinaisons scénographiques variées. Voici un aperçu des différents tableaux : l’accueil de Jean Valjean chez Monseigneur Myriel ; Monsieur Madeleine, maire de Montreuil ; Fantine et Cosette ; la mort de Fantine ; la rencontre de Jean Valjean et de la petite Cosette ; la taverne des Thénardier ; Javert poursuit Cosette et Jean Valjean qui trouvent refuge dans le Couvent du Petit Pic-Pus ; l’éducation de Cosette ; la rencontre de Cosette et Marius ; Eponine ; les barricades et les combats ; la mort de Jean Valjean.

 

            

 

19:00 Écrit par Boubayul dans Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les misérables, waterloo, spectacle |  Facebook |

02/08/2011

Varius Coloribus Experience

 

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Varius Coloribus fut fondé en 1996 par Pan Peter (passé plus tard chez Cultus Ferox et aujourd'hui Corvus Corax) et Jennifer Amend et se composait, alors, avec plus ou moins de musiciens invités. A cette époque, le premier disque "Varius Coloribus" fut aussi produit.

 

 

 

En 1998, Pan Peter et Abul firent connaissance chez Spilwut et passèrent un certain temps aussi comme duo sur scène.

 

 

 

En 2000, le groupe connut avec l'arrivée de Sackwahn une sorte de deuxième fondation. Depuis ce temps, le nom du groupe s’adjoignit le terme "Experience".

 

 

 

En 2002, le groupe connaît un nouvel agrandissement avec l’arrivée d’un joueur d’instrument à cordes, Renaldo et sa « Nyckelharpa ». Le deuxième disque "Nix Tralala" fut produit et 2 ans plus tard, le troisième album "Manehf".

 

 

 

A la fin de 2004, Pan Peter rejoignit Cultus Ferox et Don Kailypso arriva dans le  groupe.

 

 

 

Certains morceaux furent enregistrés, mais rien ne fut produit. Dès qu'en hiver 2008, Lenz-a-Lot rejoignit le groupe et enrichit les jeunes avec sa viole de gambe, Varius se sentit assez complet pour vendre leurs idées et ils commencèrent en 2009 les enregistrements de leur quatrième album "555", qui fut produit en automne 2010.

 

 

 

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Présentation du groupe « VARIUS COLORIBUS EXPERIENCE »

 

 

 

Abul : « Sperrmüllophon » (ensemble d’instruments encombrants) et autres tambours

 

Sackwahn : Cornemuses, flûtes doubles, flûtes et percussion

 

Renaldo : « Nyckelharpa », basse, e-guitare et percussion

 

Don Kailypso : Cornemuses, flûtes et percussion, voix

 

Lenz-a-Lot : Viole de gambe, e-basse, contrebasse et percussion

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Voir suite du concert sur Youtube

 

01/08/2011

"Les cendres froides" de Valentin Musso

 

Valentin Musso, Les cendres froides, La ronde des innocents, Littérature, Livres

 

 

 

Après "La Ronde des innocents" paru l'an dernier, "Les cendres froides" est le second roman de l'écrivain français Valentin Musso, frère du célèbre Guillaume du même nom.

 

Valentin Musso, Les cendres froides, La ronde des innocents, Littérature, Livres

 

Sous le choc de ces images lourdes de sens, Aurélien compose le numéro de téléphone mentionné sur la bobine et rencontre Héloïse Tournier, une étudiante qui prépare une thèse sur les lebensborn.

 


Tous deux tenteront d'éclaircir le rôle joué par Abuelo au sein de ces anciennes maternités nazies ayant pratiqué la sélection raciale en vue d'offrir des enfants au Fuhrer.
Au même moment une octogénaire, Nicole Brachet, est retrouvée morte à son domicile. A la thèse initiale du home-jacking succède celle du meurtre...

 

 

 

" Je me rendais compte, avec une acuité nouvelle, que je ne savais presque rien de mon grand-père, de sa vie d'avant notre naissance du moins.
Nous n'avions jamais parlé de la Seconde Guerre Mondiale chez nous. J'ignore comment les choses se passent dans les autres familles : le silence est-il la réponse la plus fréquente aux questions de ceux qui n'ont pas connu cette période ?
Dissimule-t-il par pudeur des actions héroïques ou par honte des lâchetés ? Je savais simplement que mon grand-père possédait une carte de Combattant volontaire de la Résistance.
Mais je savais aussi que ces cartes avaient été distribuées jusque dans les années quatre-vingts, à une époque si éloignée des événements que ces attestations étaient pour le moins sujettes à caution.
Un simple bout de papier ne suffirait pas à annihiler ce que je venais de voir."

 



Le point fort de ce thriller est qu'il prend pour toile de fond un aspect un peu plus méconnu des pratiques nazies : les lebensborn. Créées à l'initiative de Gregor Ebner, médecin personnel d'Himmler et spécialiste de la sélection raciale, ces maternités furent installées dans les pays occupés par l'Allemagne durant les années 40. Elles abritaient bon nombre de femmes qui, ayant eu une aventure avec un SS et craignant de s'exposer au désaveu de leurs familles, étaient prises en charge et choyées tout au long de leur grossesse. En contrepartie, celles-ci acceptaient de confier ensuite leurs bébés en vue d'une adoption par des familles allemandes pure souche.

 


A partir de ce fait historique, Valentin Musso a construit une intrigue qui repose sur un lourd secret de famille que le héros principal, Aurélien Cochet, appuyé par une spécialiste des lebensborn, tente de percer malgré les nombreuses menaces et attaques qui pèsent sur lui et sa famille.

Au détour d'une double quête, historique et personnelle, l'auteur examine avec soin la difficulté de se construire en creux d'une histoire familiale sinueuse et l'impact psychologique que peut provoquer la découverte d'un secret dissimulé par plusieurs générations.
Bien documenté, ce roman nous en apprend davantage sur les dessous de la politique eugéniste nazie.