29/06/2011

La "Dame du Nil" a traversé le grand fleuve ...

 

 

Christiane Desroches-Noblecourt fut la première femme égyptologue à une époque où cette science naissante était l'apanage des hommes.

 

 

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Elle a galopé comme une gazelle dans les sables des déserts égyptiens jusqu'à un âge où d'autres ont depuis longtemps chaussé leurs pantoufles. Puis est venu le temps des mémoires et des livres de réflexion sur l'apport de l'Égypte ancienne à notre culture, rédigés devant le jardin fleuri de son appartement, rue du Docteur Blanche, à Paris. Celui, ensuite, du repos mérité dans une aile du manoir familial de Mondement, entre Brie et Champagne, et c'est finalement dans la maison de retraite des sœurs de Saint-François de Sales, à Sézanne, à deux pas de chez elle, entourée de ses livres et de nouveaux projets d'écriture que la «pasionaria» de l'égyptologie s'est éteinte, à l'âge de 97 ans, après une vie entièrement consacrée à sa passion : percer les secrets de la pensée qui a sous-tendu la plus longue et la plus fascinante civilisation de l'humanité. A 93 ans encore, après une fracture de la jambe et percluse d'arthrose, elle avait, un instant, envisagé de retourner dans ce pays qu'elle a aimé au-delà de toute raison.

 

Ce petit bout de femme d'un mètre cinquante, énergique, pétulante, volontaire, qui avait conservé, au-delà de sa 90e année, une mémoire d'ordinateur pour tout ce qui touchait à l'Égypte, un enthousiasme de débutante et un humour qui pouvait être féroce, «a mieux servi la cause des femmes qu'une armée de suffragettes», disait d'elle un de ses éditeurs. Car il faut resituer ce monument de l'égyptologie française dans son époque, celle de l'entre-deux guerres, lorsque l'érudition et l'aventure de terrain étaient encore un domaine exclusif des hommes.

 

La jeune Christiane a neuf ans, lorsque Howard Carter trouve la tombe de Toutankhamon et l'énorme battage médiatique que suscite la découverte la plonge dans une fascination qui va devenir une vocation. Elle a la chance d'être née dans une famille cultivée, aux idées avancées. Nullement choqué que sa fille veuille devenir une «savante», son père approuve son choix. Travailleuse acharnée, elle va alors enchaîner les études et les diplômes : Sorbonne, École du Louvre, École pratique des hautes études, Collège de France, Institut catholique.

 

En 1934, à 21 ans, elle a soutenu brillamment deux thèses et entre au Musée du Louvre comme chargée de mission. Quatre ans plus tard, elle est envoyée au Caire, au très prestigieux IFAO (Institut français d'archéologie orientale) où la venue d'une jeune fille de cet âge provoque une véritable révolution. Mais il en faudrait plus pour la démonter. «J'ai appris à devenir une bagarreuse par nécessité».

 

Le secret de sa réussite en tant qu'égyptologue tient en une idée-force qu'elle aimait à répéter : «Il ne faut pas aborder ce pays avec des idées reçues, mais le laisser parler sans s'exprimer à sa place». Elle avait, en effet, vite compris que toutes ces représentations mi-humaines mi-zoomorphes devaient avoir un sens symbolique et c'est ce sens qu'elle a passé sa vie à décrypter, pour en tirer une conclusion de nature à choquer bien des spécialistes : «Les Égyptiens, disait-elle, n'avaient pas de religion, mais leurs prêtres étaient poussés par la soif scientifique de pénétrer les grands mystères de l'univers, le premier d'entre eux étant cette crue bienfaisante du Nil qui arrivait chaque année, aux environs du 18 juillet, et sans laquelle le pays n'aurait pas existé».

 

Autre idée reçue qu'elle s'est acharnée à combattre, vitupérant contre les «charlatans qui s'enrichissent en vendant de l'Égypte ésotérique» : symbolisme ne signifie pas occulte. Pour elle, le bon peuple était profondément respectueux d'une morale «osirienne», prônant la victoire du Bien sur le Mal et espéraient une éternité bien différente de celle que nous concevons.

 

 

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Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, parmi lesquels deux monumentales biographies, l'une sur Ramsès II, l'autre sur la reine maudite, Hatshepsout, qu'elle réhabilite avec une grande tendresse, elle a consacré les dernières années de sa vie à tirer les philosophies de ses recherches de terrain. Et dans son dernier ouvrage, «Le fabuleux héritage de l'Égypte» («un live que j'écris depuis 60 ans !», disait-elle) la vieille dame «indigne» s'est beaucoup plu à démontrer, preuves à l'appui, que notre culture «n'est pas judéo-chrétienne, mais égypto-chrétienne», évoquant pêle-mêle le calendrier, l'alphabet, le jeu de l'oie, les briques, les tests de grossesse, le traitement de la cataracte et de la migraine, les fables d'Écope et même la symbolique chrétienne de la Mort et de la Résurrection, tous hérités de l'Égypte ancienne.

 

Grand officier de la Légion d'Honneur, conservateur général honoraire du Département des antiquités égyptiennes du Louvre, comblée d'honneurs, pas toujours tendre pour ses confrères, Christiane Desroches-Noblecourt avait, en revanche, su se faire aimer des plus modestes.

 

 

 

27/06/2011

John Grisham : "La confession"

 

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Donté Drumm, jeune Afro-Américain de 27 ans, n’a plus que quelques jours à vivre. Après huit années passées dans le couloir de la mort, il va être exécuté par injection létale pour un crime qu’il n’a pas commis. Ce n’est pas lui qui a enlevé, violé et tué Nicole Yarber, une pom-pom girl de son lycée de Sloan, au Texas : des aveux lui ont été extorqués par des policiers racistes et son procès a été une pure mascarade. Quatre jours avant l’exécution, un certain Travis Boyette se confesse à Keith Schroeder, pasteur à Topeka, dans le Kansas, et revendique la paternité de ce meurtre odieux. Atteint d’une tumeur cérébrale, cet homme s’est résolu à sauver un innocent. Schroeder accepte de conduire Boyette au Texas et ce voyage va totalement bouleverser sa vie. Parviendront-ils à convaincre les avocats, les juges, le gouverneur de la crédibilité du multirécidiviste Travis Boyette ? La route est longue pour rétablir la vérité, surtout quand la question déchaîne les passions. A Sloan, des émeutes raciales éclatent et la tension est à son comble… John Grisham, maître incontesté du thriller judiciaire, est aussi un fervent abolitionniste de la peine de mort et, dans ce roman, il réussit à la fois à tenir son lecteur en haleine et à le faire réfléchir sur un sujet dramatique.

 

26/06/2011

Qui va mener les enquêtes?

 

 

L'acteur américain, Peter Falk, mondialement célèbre pour son interprétation du lieutenant Columbo, est décédé à l'âge de 83 ans.

 

 

 

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Né le 1er septembre 1927, à New York, d'une famille juive - père d'origine russe, mère d'origine polonaise et tchèque - Peter Falk restera dans l'inconscient collectif l'inspecteur Columbo, dont il tourna 78 épisodes et en fut producteur et coproducteur de plus d'une vingtaine. Plus de 2 milliards de téléspectateurs ­firent leurs choux gras des enquêtes du lieutenant de la brigade criminelle de Los Angeles entre 1968 et 2003. Sans doute la série la plus célèbre jamais réalisée avec Dallas.

 

 

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Costume beige froissé, imperméable improbable de la même teinte fatiguée, mince cravate à peine nouée, coiffure aléatoire, Peugeot 403 décapotable au bord de la casse, cigare plus ou moins éteint, basset hound lymphatique et attachant nommé tout simplement «le Chien», Columbo n'avait l'air de rien mais il savait tout. Il faisait l'âne pour avoir du foin et la peau de l'assassin. Ses leitmotivs: «Lieutenant Columbo de la brigade criminelle», «Ah, une dernière chose», ou encore : «Comme dit ma femme…». Tout un programme qui en fit une série culte. Il n'avait pas l'air bien frais. Parlait toujours de son épouse invisible. On se souvient du concept bien huilé: le spectateur connaissait le meurtrier dès le début de l'épisode pour mieux ensuite le traquer avec cette façon si particulière, si perverse de croiser ses bras, de poser sa main sur son front faussement intrigué, de toujours faire semblant de tourner ses talons, de lever nonchalamment le bras pour une pénultième question, cet air embarrassé, complaisant devant le coupable. Ce regard borgne.

 

Car, à l'âge de 3 ans, le petit Peter Michaël Falk perdit un œil à la suite d'un cancer. Il ne fut pas, on le sait, toujours ­Columbo, pour lequel il remporta de nombreux Emmy Awards et Golden Globe. Après une courte expérience comme cuistot dans la marine marchande, le futur acteur obtint en 1953 une licence de sciences politiques, un master en administration, tenta en vain d'entrer dans la CIA, se retrouva à la direction du Budget du Connecticut comme conseiller à la productivité… Pas pour longtemps. Il prendra des cours d'art dramatique et se retrouvera rapidement sur les planches. Il joua également Molière à Broadway.

 

Peter Falk passe devant la caméra en 1958. Il est dirigé, ce n'est pas rien, par Nicholas Ray dans La Forêt interdite. ­Remarqué, il tient son premier rôle important dans un polar de William Witney, The Secret of the purple Reef (1960), fut nommé à deux reprises aux oscars pour Murder Inc (1960) de Stuart Rosenberg et Milliardaire d'un jour (1961) de Frank Capra. En 1965, il tourne La Grande course autour du monde de Blake Edwards.

 

La filmographie est impressionnante. Mais, évidemment, c'est John Cassavetes qui le rendit célèbre dans les cinémathèques. Il devient un acteur culte, l'acteur fétiche, dans les années 1970 du grand metteur en scène sous la direction duquel il tourna quelques pièces maîtresses du septième art. Citons Husbands (1975), Une femme sous influence (1976), Opening Night (1978) ou encore Big Trouble (1987).

 

 

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À la fin des années 1980, le réalisateur allemand Wim Wenders fit appel à son génie dans Les Ailes du désir (1988). Il tourne son dernier long métrage, American Cowslip de Mark David, l'année du début de son mal incurable, la maladie d'Alzheimer. Le lieutenant Columbo était devenu un acteur cérébral. On n'en doutait pas : un inspecteur de cette trempe l'est toujours. Marié à deux reprises, il fut mis sous la tutelle de sa seconde femme. On enterre la plus célèbre mémoire de la criminelle californienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

00:41 Écrit par Boubayul dans Actualité, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peter falk, columbo, acteur, cinéma |  Facebook |

25/06/2011

"Le Nom de la Rose" à Villers-la-Ville

 

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Un grand spectacle adapté du roman d'Umberto Eco...

 

Pour fêter le 25ème spectacle théâtral d'été à l'abbaye de Villers-la-Ville, Patrick de Longrée et Rinus Vanelslander présentent un spectacle exceptionnel créé à la démesure du site du 14 juillet au 13 août 2011.

 

Pour la première fois, le Nom de la Rose, le célèbre roman d'Umberto Eco est porté à la scène. Le public cheminera de lieu en lieu, de scène en scène, sur les lieux mêmes de l'Abbaye du Crime (titre envisagé par Umberto Eco).

 

L'histoire

 

An de grâce 1327, la chrétienté est en crise. Les hérésies sont traquées. Le pape lutte à la fois contre l'empereur Louis de Bavière et contre ses ennemis intérieurs. Il s'oppose à tous ceux qui souhaitent réformer l'Eglise. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu'est cette abbaye - admirée de tout l'Occident pour la science de ses moines et la richesse de sa bibliothèque - afin de mettre la dernière main à la rencontre entre deux délégations opposées, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné du novice Adso de Melk, se voit prié par l'Abbé d’enquêter sur la mort suspecte d’un des moines. Rapidement, d’autres crimes surgissent qui font écho aux sept trompettes de l’Apocalypse. L’enquête est menée scrupuleusement malgré les entraves qui surviennent de toutes parts et, d’hypothèses en découvertes, Guillaume de Baskerville parviendra à dénouer les fils de ces mystères, dans les tumultes d’une abbaye désemparée qui sombrera dans les flammes.

 

Distribution

 

PASCAL RACAN (Guillaume de Baskerville)

JÉRÉMIE PETRUS (Adso de Melk)

DANIEL NICODÈME (Messer l’Abbé)

LAURENT BONNET (Bernardo Gui)

YVES CLAESSENS (Jorge de Burgos)

PETER NINANE (Venantius de Salvemec)

DIDIER COLFS (Malachie de Hildesheim)

THIERRY JANSSEN (Bérenger d'Arundel)

OLIVIER FRANCART (Bence d'Upsala)

DENIS CARPENTIER (Séverin de Sant'Emmerano)

GÉRALD WAUTHIA (Rémigio de Varragine)

MARC DE ROY (Salvatore)

JEAN-LOUIS LECLERCQ (Ubertin de Casale)

CÉDRIC CERBARA (Michel de Césène)

BENOÎT PAUWELS (Jérôme de Caffa)

JEAN-FRANÇOIS ROSSION (Bertrand du Pogetto)

YANN LERICHE (Jean d'Anneaux)

KEVIN ECOBECQ (Jean de Baune)

VALENTINE JONGEN (La fille du village)

 

22/06/2011

Sculptures de sable à Blankenberge (2011)

 

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Basé sur le Festival des Moments Magiques de Disneyland® Paris

 

Le festival international de sculptures de sable qui se tient chaque année à Blankenberge accueillera cet été en primeur mondiale une réinterprétation du thème de Disneyland® Paris ! C’est parti pour une aventure passionnante dans un monde féerique et fantastique construit tout en …sable.

 

Une équipe d’artistes professionnels triés sur le volet façonnera une sélection d’attractions renommées et de moments magiques de Disneyland® Paris, tandis que les personnages préférés et les figurines les plus connues créés par Disney et Pixar connaîtront une seconde vie dans le sable. Cette thématique prestigieuse apportera une dimension nouvelle à l’événement estival le plus important du littoral belge. Car jamais encore le monde magique de Disneyland® Paris n’aura été, sur plus de 3000 m2, représenté aussi fidèlement dans le sable.

 

Du 10 juin au 12 septembre, le festival de sculptures sur sable basé sur « Le Festival des Moments magiques de Disneyland® Paris » ravira les petits et les grands.

 

C’est le rendez-vous de l’été à ne manquer sous aucun prétexte, une grande fête à la fois pour les yeux, les sens et les émotions, une expérience magique faite de découvertes qui émerveilleront à tout âge.

 

 

 

Sand Sculptures Tour + Making off - Magical Moments from Disneyland Paris from Filipv on Vimeo.

 

 

20/06/2011

Frédéric Lenoir et Violette Cabesos : "La parole perdue"

 

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La basilique de Vézelay : une des plus anciennes églises dédiées à Marie-Madeleine, la pécheresse des Evangiles. Dans ce haut lieu de la chrétienté, Johanna, archéologue médiéviste, tente d’établir la vérité sur les origines controversées du culte de la sainte. Mais la sérénité de la jeune femme est rapidement troublée par une série de meurtres sur le chantier d’un de ses collègues à Pompéi et l’étrange maladie de sa petite fille, qui semble inexplicablement liée à ces crimes. Prête à tout pour la sauver, Johanna se lance alors dans une enquête périlleuse, dont la clé pourrait bien être l’un des plus grands secrets de l’humanité : la mystérieuse phrase tracée par Jésus sur le sable aux pieds de la femme adultère, la seule qu’il ait jamais écrite. Dans la lignée de leur précédent succès, La Promesse de l’ange, Violette Cabesos et Frédéric Lenoir nous entrainent dans un formidable thriller historique et métaphysique, éblouissant d’érudition, un jeu de piste archéologique où premiers temps de la chrétienté, Moyen-âge et temps présents se retrouvent confrontés à l’énigme de la parole divine.

 

18/06/2011

Bernar Venet au château de Versailles

 

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Bernar Venet est l’invité du château de Versailles jusqu’au 1er novembre 2011. Il souligne à travers ses œuvres, à la fois les relations entre l’art, les paysages et l’architecture, mais aussi entre l’art, l’époque et l’histoire. C’est à Jean-Jacques Alliagon, ancien ministre de la culture et président de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, que l’on doit cette initiative.

 

 

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« J’étais très excité quand Jean-Jacques Alliagon m’a proposé d’exposer mes œuvres au château de Versailles, car cet édifice représentait une magnifique toile de fond pour mes sculptures et aussi parce que c’était une belle opportunité d’y exercer ma conception de l’espace. J’ai toujours trouvé Versailles fascinant et cela bien avant qu’ils commencent à organiser des expositions d’art contemporain. J’ai fait mes propres photomontages en superposant mes sculptures avec en toile de fond le château. (…) Versailles, tel que je le vois, est un espace tout en perspectives et en grandeur qui étirent le regard aussi loin que possible. C’est le lieu parfait pour mes sculptures et un défi d’exposer dans un endroit si grandiose » a confié Bernar Venet.

 

 

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Les œuvres de Venet seront exposées dans l’ensemble du château. On peut notamment les voir sur le bassin d’Apollon, le bassin du fer à cheval, les jardins d’eau et dans le parterre bas.

 

 

 

 

 

17/06/2011

Fête de la musique 2011

 

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Les réjouissances auront lieu du 17 au 21 juin, à Bruxelles mais aussi partout en Wallonie.

 

Coup d’envoi vendredi avec Joy as a Toy et surtout les Bruxellois K-branding, qui fe ont trembler les murs de la Maison des Musiques au détour du parcours "Musique de Travers". Un projet dont le Magasin4 sera également le théâtre, déroulant un line-up électro-éclectique aux pseudos déroutant (Dj Elephant Power, Squeaky Lobster, Herrrmutt Lobby, Music 4 rabbits, Alek et Les Japonaises). Quittons la capitale pour Louvain-la-Neuve et la Ferme du Biéreau, où une dizaine d’artistes fêteront la musique autour de l’œuvre de Gainsbourg. Parmi eux, Auryn, Karin Clercq ou encore Marie Warnant. A Charleroi, Le Vecteur vous propose une soirée corsée dédiée à la nouvelle scène rap. Vous y croiserez entre autres Grems et le projet PMPDJ, l’excellent dDamage et la légende locale Sopranal.

 

Samedi, nombre de cités wallonnes se mettent au diapason. À Namur, la Place d’Armes sera prise d’assaut par Suarez, Joshua et bien d’autres. À Charleroi, la Brasserie de l’Eden vous convie à une "female edition" où vous croiserez les Tellers, Intergalactic Lovers, Blanche&Bietnik, OK Cowboy ! et Vive La Fête. Sur la Grand-Place de Binche joueront les Belges de Lucy Lucy !, Bikinians et Great Mountain Fire. À Liège, ce sera Jaune, Orange et rock au Mad Café avec Fastlane Candies, The Engines of Love, Blue Velvet, The Mash, Dan San et The Experimental Tropic Blues Band. Enfin, à Mons, aura lieu le tremplin du Dour Festival au studio On Air, que clôtureront Romano Nervoso et Elvis Black Stars.

 

Dimanche 19, Malmédy balancera au rythme du festival Vibrations, Place Saint-Géréon. Du côté d’Izel, une multitude d’artistes se succéderont sur les deux scènes du centre culturel, dont Birdpen, les Moon Invaders, Balthazar, les Vismets et l’excellent Bony King of Nowhere. Sans oublier le traditionnel podium du Carré de Moscou, que se partageront Prezy-H, Kel Assouf, Applause, Hoquets, Joy, Les Vedettes, etc.

 

Le lendemain, Coffee or Not foulera encore la scène de la Maison des Musiques. Et cette édition 2011 se terminera en beauté mardi au Parc d’Avroy liégeois, avec Yew et Daan le dandy.

 

Toutes les infos et les détails de la programmation : http://2011.fetedelamusique.be

 

 

 

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France 2 et Air Productions ont choisi la ville de Bruxelles pour la soirée événement «TARATATA fête la Musique» : 4 heures de spectacle et de musique live au cœur de l’Europe !

 



Capitale de l’Europe, Bruxelles est aussi une formidable scène musicale, et le berceau de nombreux artistes renommés ! Aujourd’hui les frontières n’existent plus vraiment, et, avec France 2, l’idée de rejoindre Bruxelles le temps de cette soirée exceptionnelle nous a beaucoup plu ! Créée en 1982, la Fête de la musique est aujourd’hui célébrée dans une centaine de pays, sur les cinq continents : même certains quartiers de New-York la fêtent le 21 juin ! Je suis très heureux que cela se concrétise aujourd’hui, car Bruxelles, à la fois par ses capacités d’accueil et d’infrastructure, nous permettra de mettre en scène une superbe soirée : quatre heures de direct live, des artistes des scènes française, belge, et des quatre coins du monde ! Nous renouvellerons aussi notre « Opération Jeunes Talents », initiée l’an dernier, et ouverte à tous les musiciens amateurs pour venir sur scène accompagner les grandes stars de la musique françaises et internationales.
Je tiens par ailleurs à remercier très chaleureusement les villes qui ont fait acte de candidature auprès de nous : beaucoup de dossiers étaient séduisants, mais nous avons adoré l’idée de donner à cette nouvelle édition une couleur européenne
, a déclaré Nagui, qui présentera et produira cet événement.

 



AVEC : Louis Bertignac, Scorpions, Duran Duran, Martin Solveig, Milow, Ayo, Stromae, Aloe Blacc, Yael Naïm, Asa, Ayọ, Selah Sue, Nolwenn Leroy, Christophe Maé, Yannick Noah, Julien Doré, La Fouine et Sexion d'Assaut

 



«TARATATA fête La Musique» sera diffusée en direct sur France 2 depuis la Place des Palais, le mardi 21 juin prochain à partir de 20h35, ainsi que sur Europe 1.

 

 

 

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15/06/2011

Couleur café 2011

 

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C'est un tour du monde musical que nous vous proposons avec comme destinations le hip hop d'Afrique, d'Europe et des Amériques, le reggae des USA et de France, la cumbia de Colombie et le dancehall de Jamaïque pour la 22ème édition de Couleur Café, qui se déroulera du 24 au 26 juin 2011 à Tour & Taxis.

Il est loin le temps où Couleur Café entassait ses souks, ses restos et ses musicos dans les Halles de Schaerbeek, les anciennes halles maraîchères situées en plein coeur de Bruxelles et désormais reconverties en centre culturel européen...

 

Un festival typiquement bruxellois

 

Ancré dans la ville, Couleur Café se nourrit des brassages culturels qui forment Bruxelles et les grandes métropoles en général. Couleur Café, c'est un peu un "Schengen" culturel à l'échelle planétaire, une abolition des frontières pour une libre circulation des influences musicales. Un festival urbain où se côtoient sans complexe les légendes à l'origine des grands courants musicaux du XXe et ceux qui aujourd'hui en réinventent les règles à coup de "crossovers".

 

Edition 2011

 

Tiken Jah Fakoly est impatient de retrouver son public belge à Couleur Café, où il s'était produit en 2005 et 2008. L'artiste phare du roots reggae Africain est fort attendu par notre public, comme démontré dans notre enquête facebook de novembre 2010. Il mettra sans aucun doute le feu sur la scène Titan !

 

Concerts

 

Couleur Café c'est une fraîche cascade d'éclectismes avec de grands noms et de nombreuses bonnes découvertes pour les aventuriers de musique. A chacun son parcours !
Funk, soul et pop fans vont trouver leur goût avec Seal, Janelle Monáe, Puggy, Arsenal, Yael Naim, Irma, Absynthe Minded, ou Wild Boar & Bull Brass Band.
Celui qui aime le reggae, le ragga et le dub a un choix luxueux entre Ziggy Marley, Tiken Jah Fakoly, Patrice, Selah Sue, Dub Inc, Alborosie, SOJA, Ziggi Recado, Ghostpoet, Almamegretta, Raggasonic et Jammin Troopers.
Les amateurs de hip-hop peuvent se délecter avec IAM, Method Man & Redman, DJ Shadow, Hocus Pocus, Blitz the Ambassador, Keny Arkana et notre artiste Wanted! Gloria & Brzzvll.
Pour les afficionados de tous les rythmes latino, le festival propose Calle 13, Sergent Garcia, Ojos de Brujo, Suarez, Zule Max, Los Callejeros et Buenas Ondas.
Le parcours afro world mène de Seun Kuti & Egypt 80, Smod et Sayon Bamba à la grande création live « Congotronics Vs. Rockers ».
Les balkan beats sont assurés par Band of Gypsies 2 (le choc musical entre Kocani Orkestar et Taraf de Haidouks), Merdan Taplak (live) et Antwerp Gipsy Ska Orchestra.
Ceux qui viennent pour danser pourront suivre Kid Koala et DJ Shadow, mais aussi les 9 DJ Wanted! qui se produiront dans le Dance Club le soir, et dans les nouvelles Dance Caravanes, disséminées sur le site.

 

 

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14/06/2011

Le condamné à mort

 

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Jeanne Moreau & Etienne Daho interprètent "Le condamné à mort" le samedi 18 juin 2011 à 21:00 au Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf à Bruxelles.

 

Ils ont triomphé à l’Odéon (Paris) en novembre 2010, ont fait un disque, et les voilà sur la grande scène du Palais des Beaux-Arts. Étienne Daho et Jeanne Moreau. À l’occasion du centenaire de la naissance de Jean Genet (1910-1986), l’icône du cinéma et le pape de la pop française mettent en musique Le Condamné à Mort (1942), la première œuvre littéraire du vibrant auteur. Elle qui l’a bien connu en témoigne sans fard, tandis que lui, qui s’y est retrouvé, y puise une profondeur nouvelle.

 

Moreau en blanc, Daho en noir, comme les deux faces d’une même pièce, cisèlent chaque syllabe de cette ode fantasmée à un assassin de 25 ans, guillotiné en 1939. Eros et Thanatos, incarnés comme jamais, susurrent la puissance du désir et l’angoisse de la mort. « J’ai tué pour les yeux bleus d’un bel indifférent »...

 

Le disque et le spectacle de Moreau et Daho reprennent le disque enregistré par Hélène Martin (musique et direction), Marc Ogeret (vox) et Jean-François Gaël (arrangements) en 1970.

 

 

 

13/06/2011

Jean-Paul BOURRE : "Ca'Dario"

 

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Si les murs de la Ca' Dario pouvaient parler, ils hurleraient. Derrière les façades aux couleurs de friandises, la jeune Marietta Barbaro, emmurée, s'est consumée de chagrin, l'historien Rawdon Brown s'est donné la mort face à ses tableaux, Kit Lambert, le manager des Who, s'est perdu dans les fêtes et les drogues, la liste est longue, et sanglante, des propriétaires morts de façon tragique dans ce petit palais penché sur le Grand Canal. Elle faillit s'achever par Woody Allen, si celui-ci, prudent, n'avait au dernier moment renoncé à son achat. Amoureux de Venise, Jean-Paul Bourre a exhumé les bibliothèques de la Sérénissime pour raconter, sous la forme d'une enquête, l'histoire fantastique de ce bâtiment maudit, construit au XVIe siècle sur un ossuaire et dont la devise, gravée dans le marbre du frontispice, nous dit, en anagramme " Celui qui habitera ces lieux ira à sa ruine ".

 

 

10/06/2011

Claude Léveillée a rejoint "Frédéric"

 

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Claude Léveillée est et restera sans contredit l'un des plus grands de la chanson québécoise et même de la chanson française. Il s'est éteint paisiblement le 9 juin 2011. Il continue de marquer notre imaginaire avec des titres comme Frédéric, La légende du cheval blanc, Taxi, Soir d'hiver, Les vieux pianos, Emmène-moi au bout du monde, Le rendez-vous et La scène, pour n'en nommer que quelques-uns.

 

  

Depuis le milieu des années cinquante et malgré les caprices de ses divers cycles de création, Claude Léveillée mène de front les carrières de musicien, de comédien et d'auteur compositeur interprète. Au moment même où ses premières mélodies peuvent être entendues d'un public clairsemé, il trouve son premier vrai succès savamment déguisé en clown sur les ondes de la télévision nationale: le personnage de Cloclo fait les délices de milliers d'enfants pendant les saisons 1957-1959.

 

 

 

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Parallèlement à ce rôle très médiatisé, Claude partage avec deux autres chansonniers débutants, Hervé Brousseau et Jean-Pierre Ferland, le projet de doter Montréal d'une nouvelle boîte où leurs créations pourraient se faire entendre à loisir. Ils sont vite rejoints par Clémence Desrochers, Raymond Lévesque qui rentre justement de Paris, et le pianiste André Gagnon puis donnent à leur rendez-vous le nom de Chez Bozo, en hommage à la chanson d'un de leurs principaux modèles, Félix Leclerc.

 



Pour Claude, l'expérience sera de courte durée. Un jour de juin 1959, de passage au Québec, Édith Piaf entre Chez Bozo et, après avoir entendu le jeune pianiste, lui propose de l'accompagner en France. Ce premier séjour européen sera pour lui une école des plus efficaces. En une dizaine de mois, il compose ses premiers chefs-d'oeuvre tels "Boulevard du crime" et Le vieux piano" puis s'attaque à un projet de comédie ballet en compagnie de Michel Rivgauche intitulé "La Voix" qui ne verra finalement le jour que cinq ans plus tard.

 



À son retour, en 1961, il fait la connaissance de Gilles Vigneault et amorce une intense collaboration avec le poète de Natashquan. Sur son premier album Léveillée enregistre "Le rendez-vous", premier fruit de cette rencontre, ressort son texte original de "Les vieux pianos" que Piaf avait fait modifier, et s'impose comme un des artisans majeurs du mouvement chansonniers qui marque alors le Québec. L'année suivante, en 1963, ce sont six autres textes de Vigneault qu'on retrouve sur le nouvel album de Léveillée: "L'hiver", "Comme guitare" et quatre autres poèmes mis en musique y côtoient les futurs succès du chanteur pianiste: "Taxi" et surtout l'inoubliable "Frédéric" son classique instantané. Sur cette lancée, le voici en vedette à la Place des Arts au mois d'avril 1964, une première pour un artiste québécois.

 

 

 

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Tout au long des années soixante, il partage de plus en plus ses soirées entre les nouvelles salles de spectacle accessibles à un plus grand public et les innombrables boîtes où la chanson continue de se glisser à l'oreille des étudiants en pleine effervescence. Pendant ses spectacles en salle, il partager la scène avec André Gagnon, autre prodige du clavier avec qui il grave les deux albums "Léveillée-Gagnon" et "Une voix, deux pianos", ce dernier avec la participation vocale de Nicole Perrier. En 1969, sa chanson "Pour les amants" connaît un double succès, soit sa propre version chantée et l'adaptation instrumentale par Gagnon.

 



La réputation de Claude Léveillée déborde rapidement les frontières du Québec. D'abord la France, d'où il ramène deux albums intitulés "Claude Léveillée à Paris", puis les États-Unis où il se rend participer au Ed Sullivan Show en 1966, et l'U.R.S.S. où il effectue des tournées en 1968 et 1973.

 



Toujours concerné par la création théâtrale, il compose la musique de nombreux téléthéâtres dont plusieurs pièces de Marcel Dubé, la plus connue étant Un simple soldat en 1967, ainsi que des revues musicales coécrites avec Louis-Georges Carrier, notamment Ne ratez pas l'espion et Elle tournera la terre. En plus de contribuer de ses compositions musicales, Claude Léveillée joue lui-même dans certaines de ces pièces et participe au film La Ligne de démarcation de Claude Chabrol, en 1966.

 



Le tournant de la décennie soixante-dix est marqué d'un nouvel élan pour les divers aspects de la carrière de Claude Léveillée. Alors qu'il domine les palmarès avec "L'étoile d'Amérique" et l'album du même nom, on retrouve son nom au générique de nouveaux téléthéâtres comme Des souris et des hommes ou de films comme Quelques arpents de neige et Les beaux dimanches (la pièce). Son deuxième voyage en Union Soviétique est suivi d'une tournée en Europe et en Asie centrale. Pendant son absence, sa voix et sa musique demeurent présentes grâce aux chansons "Pour quelques arpents de neige", "La froide Afrique" et "Les amoureux de l'an 2000". En 1975, il collabore avec le poète Claude Péloquin pour la chanson titre de l'album "On remonte en amour" qui contient aussi la chanson "Ce soir, si on s'aimait".

 



Claude Léveillée est l'un des cinq grands qui sont de l'édition 1976 de la Fête nationale à Montréal, avec les Vigneault, Ferland, Charlebois et Deschamps et dont la performance collective fait l'objet de l'album "Une fois cinq". La même année, il présente une série de spectacles avec Félix Leclerc au Théâtre de l'Île d'Orléans qui sont également rappelés à notre souvenir par le document "Léveillée/Leclerc - Le temps d'une saison".

 

 

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Plusieurs de ses compositions instrumentales sont créées à l'occasion d'événements d'envergure: les Jeux Olympiques de Montréal en 1976, le 370ième anniversaire de la ville de Québec en 1978, les commémorations historiques acadiennes "Le Rassemblement" et "Ce rêve qui ne finira jamais" l'année suivante. On en retrouve la trace sur les albums "Black Sun" et "Escale 84".



 

 

 

 

  
En 1988 il tient un rôle secondaire dans le film Jésus de Montréal de Denys Arcand, puis se remet à la préparation d'un nouvel album, le premier en sept ans. "Enfin revivre" paraît en 1989. En 1990, le cinéaste Jean-Claude Labrecque tourne un documentaire intitulé 67 bis boulevard Lannes qui rappelle son passage dans l'équipe Piaf à la fin des années cinquante. L'animateur radio Daniel Guérard publie à peu près au même moment un essai biographique qui résume le parcours de l'artiste: Claude Léveillée, aux trapèzes des étoiles.

 



Cette parenthèse musicale fait à nouveau place au métier de comédien alors qu'il incarne le personnage d'Émile Rousseau, un magnat de la presse que les téléspectateurs aimeront haïr, pendant deux saisons de la série Scoop au début des années quatre-vingt-dix. À peu près au même moment, il participe aussi à un thriller fort convaincant mais malheureusement méconnu: Meurtre en musique. Puis, constatant que la plupart de ses enregistrements musicaux ont été éliminés du marché suite à l'arrivée du nouveau format de disque audionumérique, il entreprend la réédition - et parfois le réenregistrement - de ses chansons sous le titre "Mes années 60", 70, et 80.

 
 
À la fin des années quatre-vingt-dix, c'est le chanteur qui reprend goût à la scène. On le voit notamment en spectacle au Festival d'été de Québec, en juillet 1998. D'autres disques compacts sont aussi mis en marché: réédition d'enregistrements de la décennie soixante sur un coffret de la série Émergence, ainsi que les albums "Rêves inachevés" et "Un homme, un piano" où on découvre ou redécouvre de savoureuses versions de plusieurs classiques. Lors de la 3e édition de l'émission Star Académie, édition québécoise, sa chanson "L'étoile d'Amérique" est choisie comme thème de la saison.

 
 
Un des compositeurs les plus prolifiques de sa génération, Claude Léveillée a également composé pour la scène, le cinéma et la télévision. Pionnier du genre, il a signé la musique de plusieurs comédies musicales.

 

  

Il a écrit la musique des séries télévisées "Les fils de la liberté" (SRC, 1981) et "Scoop" (SRC, 1991-1995) ainsi que les musiques d'enchainement de la chronique artistique "Bon dimanche" (TVA, 1988). Il a mis en musique les contes Le dict de l'aigle et du castor de Gilles Vigneault (1972) ainsi que La légende du petit ours gris et Le journal d'un chien de Félix Leclerc (1979).

 


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00:25 Écrit par Boubayul dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : claude léveillée, frédéric, québec |  Facebook |