31/03/2011

Trônes en majesté

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

 

L'exercice de la souveraineté associe deux notions universelles et intemporelles : l'autorité et la puissance.  L’autorité «assied» son détenteur sur des bases jugées plus stables que celles offertes par la puissance, toujours éphémère à plus ou moins long terme. Ainsi, symboliquement, les images figurent-elles de préférence assis le représentant de l’autorité et debout le puissant qui a su faire montre de sa supériorité. Deux types d’attributs matérialisent la spécificité de chacune de ces deux notions : le trône pour l’autorité, la couronne et les autres attributs de la domination pour le vainqueur. Mais, peu à peu, la symbolique du siège, a fini par s’estomper et disparaître de nos horizons et semble être aujourd’hui entièrement exclue des mentalités contemporaines.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

Dans le domaine culturel, aucune exposition, à ce jour, n’a véritablement porté sur l’autorité et son symbole comme si le trône était chassé du paysage culturel et des consciences. Dans le contexte politique, cette évolution conduit aujourd’hui la plupart des chefs d’Etat à s’exprimer debout.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

En surmontant la hantise ou la méfiance récurrentes des sociétés modernes envers le siège royal et ses multiples déclinaisons, l'exposition «Trônes en majesté» s'attache, pour la première fois, à présenter un ensemble de trônes, fixes ou mobiles, profanes ou sacrés, provenant des quatre continents, appartenant à toutes les époques de l'histoire. Se dessine, au-delà des formes et des styles, un langage universel inscrit dans les profondeurs de chacune des civilisations ainsi évoquées. Environ quarante sièges de toutes les civilisations sont exposés dans le circuit des Grands Appartements du Roi et de la Reine, certains accompagnés de leurs accessoires et d’autres éléments iconographiques, permettant ainsi au public de mieux comprendre l’universalité de la représentation assise de l’autorité, qu’elle soit politique ou religieuse. Des sièges emblématiques tels que le trône du Roi Dagobert ou la Portantina du Pape Léon XIII rappellent la réelle fascination que le trône a connue ou qu’il exerce encore.

 

Trônes en majesté, Exposition, Château de Versailles

 

«Trônes en majesté» bénéficie de prêts exceptionnels, comme ceux consentis par le Vatican, la Cité interdite de Pékin, les résidences royales européennes (Madrid, Varsovie...). Dans une mise en scène adaptée, des sièges emblématiques, tels que celui du roi Dagobert, de Napoléon, de Louis XVIII, le roi restauré, ou la sedia gestatoria du pape Pie VII rencontrent des sièges taïnos, africains, chinois ou thaïlandais...

 

 

 

 

 

Jusqu’au 19 juin 2011

Grands appartements et galeries de l’histoire de France

Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles

Versailles

 

30/03/2011

La solitude des nombres premiers

 

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1984, 1991, 1998, 2007. Autant d'années qui séparent la vie de Mattia et d'Alice. Deux enfances difficiles, bouleversées par un terrible événement qui marquera à jamais leur existence. Entre leurs amis, leur famille et leur travail, Mattia et Alice sont malgré eux rattrapés par leur passé. La conscience d'être différent des autres ne fait qu'augmenter les barrières qui les séparent du monde, les menant à un isolement inévitable, mais conscient.

 

Réalisé par Saverio Costanzo

Avec Isabella Rossellini, Luca Marinelli, Alba Rohrwacher

 

 

 

28/03/2011

"Prête-moi ta vie pour t’écrire là-haut" de Françoise Dorin

 

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" Si je n'avais pas été la fille de mon père, j'aurais sûrement écrit un roman sur sa vie... Sur son enfance plus que modeste de petit villageois charentais, se voyant déjà en haut de l'affiche comme violoniste virtuose. Sur son obligation de concilier musique et notariat. Sur son engagement dans l'armée pour pouvoir monter à Paris... avec vue sur le Conservatoire. Sur son rêve brisé par la guerre de 1914 et son violon remplacé par un brancard ! Sur ses années de galère, après l'armistice et avant, pour lui, une réussite inattendue à la fois comme chansonnier-revuiste et comme mari d'une ravissante normande. Oui, vraiment, la vie de mon père avait tout pour devenir un roman. Alors, finalement, je l'ai racontée sous son regard, dans une tendre et joyeuse complicité. "

26/03/2011

La Normandie fête ses 1100 ans!

 

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911 – 2011 : Happy Birthday Normandie !

 

 

 

 

Le Traité de Saint-Clair sur Epte en 911 marque la création du Duché de Normandie et la magnificence de la région portée par Rollon.

 

Pour célébrer cet anniversaire, après 11 siècles d’existence, 11 siècles de conquêtes et d’innovations, la Normandie célèbre l’anniversaire de sa fondation. D’évidence, le tourisme normand se devait de fêter cette année anniversaire.

Fêter la Normandie et faire rayonner, son Histoire, les grands personnages qui l’ont bâtie, son patrimoine médiéval… Le tout dans un esprit joyeux, dans un esprit ludique.

Fortement soutenu par les Régions de Basse et Haute-Normandie, le Comité Régional du Tourisme (CRT) de Normandie a pour ambition de faire redécouvrir aux Normands leurs sites historiques et culturels, et de susciter la venue de nombreux visiteurs français et étrangers.

Au vu des propositions labellisées, un programme de plus de 200 manifestations s’annonce riche et fort attractif. Comptant bien sûr un grand nombre de fêtes médiévales, d’animations autour des abbayes et autres sites historiques … mais pas seulement. D’ici octobre 2011, plus de 200 manifestations vont mettre en lumière une Normandie touristique et culturelle, dynamique et vivante, dans son passé médiéval comme dans son actualité.

 

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A cette occasion, la ville de Rouen proposera de la mi-mai à la mi-juillet une exposition temporaire et itinérante sur la tapisserie de Rollon. A l'instar de celle de Bayeux retraçant l'histoire de Guillaume le Conquérant, celle de Rollon relatera son épopée Normande.

 

Installée dans l'Abbatiale Saint-Ouen, la tapisserie réalisée dans un point de croix d'époque et d'une taille d'environ 24 mètres sur 0.80m, sera également le prétexte à une série de visites, contes pour adultes et ateliers pour enfants.

 

http://www.happybirthdaynormandie.com/dl/dossier-de-press...

 

 

 

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24/03/2011

Luc Tuymans Retrospective

 

Luc Tuymans, Exposition, BOZAR

 

 

Pour la première fois dans son pays natal, une grand rétrospective est consacrée à l’artiste belge de renommée internationale Luc Tuymans. Après s’être arrêté dans quatre villes américaines, c’est à Bruxelles, la première – et la seule – ville européenne, que revient le privilège d’accueillir l’exposition, une coproduction du San Francisco Museum of Modern Art et du Wexner Center for the Arts. Dans leur sélection, les commissaires ont mis l’accent sur plusieurs séries que Tuymans a conçues et élaborées comme un ensemble cohérent. Provenant essentiellement de collections privées du monde entier, elles ont à nouveau été rassemblées pour l’exposition. La rétrospective présente 75 œuvres et offre un aperçu chronologique de trente ans de création. Avec des sujets tel la Seconde Guerre mondiale, le (post)-colonialisme et le 11 Septembre, sont abordés les thèmes du pouvoir et de la violence, de l’histoire et du nationalisme, de l’observation et du contrôle. Tuymans problématise le caractère immédiat d’une image omniprésente et consommable. Sa palette de couleurs tempérées joue un rôle majeur dans ce contexte, tout comme son style unique, faussement impassible mais chargé de significations. L’exposition offre la possibilité de voir pour la première fois des films réalisés en super 8, super 16 et 35 mm par Tuymans au début de sa carrière et qui, jusqu’à aujourd’hui, tout comme les photos et images de la culture populaire, inspirent sa méthode de travail.

 

Luc Tuymans, Exposition, BOZAR

 

Luc Tuymans - Retrospective est organisée par le San Francisco Museum of Modern Art et Wexner Center for the Arts, de l’Ohio State University, Columbus. Avec le soutien généreux de Bruce and Martha Atwater. Avec le soutien de Carla Emil and Rich Silverstein, la Maison Flamande, le nouveau forum culturel flamand aux Etats-Unis et le Gouvernement flamand.

Jusqu'au 08.05.2011

Palais des Beaux-Arts

Rue Ravenstein

1000 Bruxelles

 

  

 

 

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23/03/2011

True Grit

 

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1870, juste après la guerre de Sécession, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d'or par le lâche Tom Chaney. L'assassin s'est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n'obéit qu'à son code d'honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l'étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l'amour...

 

Réalisé par Ethan Coen, Joel Coen

Avec Jeff Bridges, Matt Damon, Josh Brolin

 

 

 

22/03/2011

20 ans après, Gainsbourg-Gainsbarre est toujours vivant...

 

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"Dieu est un fumeur de havanes

C'est lui-même qui m'a dit

Que la fumée envoie au Paradis..."

 

 

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Serge Gainsbourg, voilà vingt ans, sans provoc, sans frime, tout seul comme un grand, a mis sa mort en accord avec sa vie. On lui avait posé la question, un soir à la télévision : "Comment aimerais-tu mourir ?" Il avait répondu derrière le nuage de sa Gitane, en souriant : "Moi ? J'aimerais mourir vivant." Pari gagné. "L'homme à la tête de chou" laisse une jeunesse en larmes, qui l'avait plébiscité à son dernier Zénith en 1989. Il avait alors plus de trente années au compteur de sa gloire, les mains tremblantes et le poil gris, mais rien de vieux, d'abîmé, d'abdiqué dans ses musiques, dans ses chansons, toutes ses chansons d'amour, de hargne et de lumière. Une œuvre, mon p'tit gars, ça s'appelle comme ça.

 

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Longtemps, Lucien Ginzburg s'est cru peintre; il ne s'accordera jamais le droit de se réjouir de s'être trompé. A trente ans donc, en 1959, il va s'asseoir derrière un piano, comme son père l'avait fait avant lui. Au Milord l'Arsouille, cabaret "rive gauche", intime et bon enfant, qu'anime Francis Claude. Quand le jeune homme pâle joue Gershwin ou Cole Porter, on l'écoute un peu, il ferme toujours les yeux. Il écrit aussi des chansons, paraît-il, mais refuse de les chanter. Chaque soir, on l'en prie, il secoue la tête, non, non. Un jour, tout de même, il se lève, aussi blême qu'un condamné. Des yeux étirés d'amandes noires, une intensité inquiète, quelque chose de Kafka. La première chanson qu'il livre, d'une voix bizarre, pas gracieuse, d'une langueur impérieuse, insolitement mélodieuse, laisse pantois. Elle a tout pour elle, rythme, contenu, compassion, ironie. C'est " le poinçonneur des Lilas, le gars qu'on croise et qu'on n'regarde pas... "

 

 

 

 

A l'époque, la chanson "à texte" tient encore le haut du pavé, mais ce texte-là est différent, sort des codes, des clichés bien pensants. Drôle et déchirant, il ne doit rien à personne si ce n'est un léger tribut d'admiration et de reconnaissance à Boris Vian, celui qui a encouragé et pressenti, aussitôt tout compris et l'a dit.

Boris Vian a eu raison. En plus de trois décennies et plus de trois cents chansons, Gainsbourg, qui s'estimait en sursis depuis que, "en 1942 on lui avait cousu une étoile de shérif sur la poitrine" et que, en plus, il s'était réfugié un moment, par hasard, dans un village tout proche d'Oradour-sur-Glane, n'a pas cessé de caracoler, gouailleur et ténébreux, sur la crête des vagues musicales.

Même lorsqu'elles n'étaient pas à son goût, il les a toutes récupérées, annexées, au bon moment, endossant successivement – sans paraître jamais déguisé – les costumes jazzy, pop, yé-yé, rock, afro-cubain, reggae, funky. Intelligence, faculté d'adaptation, compétence musicale, certes. Mais, mieux que cela, plus que tout, adéquation des rythmes du temps collectif à des mots rien qu'à lui.

 

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Chez Gainsbourg, ce sont les mots qui dansent et la musique les suit, les mots à double sens, les mots à double fond. Jeux de rimes, calembours cascadants, "Baby alone in Babylone", assonances, onomatopées, "Shebam ! Pow ! Blop ! Wzz !", allitérations, embrassements torrides, enjambements câlins, jouissive prosodie, "J'avoue, j'en ai bavé, pas vous..", vers essentiels, "Le soleil est rare et le bonheur aussi", envolées rimbaldiennes d'un exégète de Verlaine,

"Ils rêvent de hijacks et d'accidents d'oiseaux

Les naufrageurs naïfs armés de sarbacanes

Qui sacrifient ainsi au culte du Cargo

En soufflant vers l'azur et les aéroplanes".

 

 

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Erotomane militant mais jamais pornographe, Gainsbourg ne voudra jamais guérir du syndrome de Lolita. Quand, de temps en temps, il n'y a pas de place pour lui au mât doré des hit-parades, il se fait tailleur pour dames en devenir, adolescentes rêvées, androgynes divines, fantasmes murmurants à qui il demanda beaucoup et donna énormément. Elles devaient être belles et avoir peu de voix, ou mieux encore une voix qui ne chanterait pas, qui soupirerait, chuchoterait, expirerait en de jolis abandons de chaton étranglé, en quelque sorte, l'inspirerait.

De France Gall à Vanessa Paradis, sans oublier Anna Karina "sous le soleil exactement, pas à côté, pas n'importe où", ou Isabelle Adjani dans son petit pull marine au fond de la piscine. Ou Charlotte, for ever.

 

 

 

Sans oublier, évidemment, Brigitte Bardot. En 1968, elle n'a "besoin de personne en Harley Davidson". La chevauchée solitaire de ce "terrible engin" n'est pas qu'explicitement sexy, elle est prémonitoire et projette BB vers d'autres solitudes à venir... "Je t'aime moi non plus" : titre de pure poésie, c'est-à-dire de fulgurante vérité.

 

 

 

Entre les "Je vais et je viens", les râles, les coups de reins, des vers magnifiques, qui, sans qu'on le sache, désamorcent le scandale. La beauté ne peut être choquante, c'est toujours la leçon de l'art.

"Comme la vague irrésolue...                                            

Tu es la vague moi l'île nue...

L'amour physique est sans issue."

 

 

 

 

  

La chanson a été écrite pour Bardot. Elle sera lancée le 22 janvier 1969 par la vraie dame de cœur, Jane Birkin. 6 250 000 exemplaires vendus et l'anathème du Vatican. Tout est bien.

 

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A partir de là, le succès ne lâche plus Gainsbourg, qui, au fil des ans, laisse lentement Gainsbarre le rejoindre. Qui est ce Gainsbarre chaloupant de plateaux de télé en virées nocturnes, les doigts roussis de nicotine comme par un mortel henné. Ce Gainsbarre qui multiplie les propos minutieusement pâteux et les bras d'honneur approximatifs, qui va faire le coup de poing contre les paras à Strasbourg à la santé d'une triomphante Marseillaise reggae, Aux armes et caetera..., qui brûle un billet de 500 francs en direct à la télévision. Le public s'en fout. Il comprend, il admet, il admire même ce "cacaboudisme" sexagénaire qui n'enlève rien au talent unique, inaltéré, qui laisse l'œuvre aller son chemin, grandir, s'épanouir, s'imposer dans sa totalité avant le verdict évident de la postérité. Il sait, le public, que ces enfantillages pathétiques ne sont que l'expression d'une pudeur chagrinée, la manifestation souvent "jouée", exagérée, d'une terrible lucidité, l'antidote désespéré à la déglingue visible d'une carcasse martyrisée par le couple maudit qui ne la quitte plus : Gitane et pastis. Les derniers temps, Serge Gainsbourg va multiplier les testaments conjuratoires. Un dernier film, le plus beau, confession avant suicide d'un exhibitionniste, un dernier 45 tours, Hey man, amen, une dernière adresse à son fils Lucien.

 

 

 

"Lorsque j'aurai disparu

Plante pour moi quelques orties

Sur ma tombe

Petit Lulu..."

 

 

 

 

Des orties ? Pourquoi pas, s'il le veut ainsi. Mais des orties douces et belles que l'on cueillera à tout jamais, ne vous déplaise, en dansant la Javanaise.

 

(Article publié dans Le Monde le 5 mars 1991 adapté pour l’anniversaire des 20 ans de son décès)

 

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21/03/2011

François Nourissier a rejoint le"Musée de l'Homme"

 

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Après des études universitaires chaotiques à Sciences-Po, à la Sorbonne et en Droit, François Nourissier vit de petits boulots et se consacre à l'action humanitaire avec le Secours Catholique en faveur des personnes déplacées et des réfugiés. Il entre ensuite dans le monde de l'édition en devenant secrétaire général des éditions Denoël de 1952 à 1955, puis il occupe le poste de rédacteur en chef de la revue La Parisienne de 1955 à 1958, et de conseiller aux éditions Grasset de 1958 à 1996. En tant que journaliste, il collabore à de nombreux journaux, surtout comme critique dramatique ou littéraire (Nouvelles littéraires, Le Point, Elle, Vogue, Paris Match, Le Figaro magazine.. .). L'homme qui se dit écrivain mais pas « viscéralement romancier » se fait remarquer en 1964 avec « Un petit bourgeois », considéré comme son chef-d' oeuvre, deuxième volet d'une trilogie autobiographique entamée avec « Bleu comme la nuit » en 1958 et qu'il clôt en 1966 avec « Une Histoire française », grand prix du roman de l'Académie française. Il obtient le prix Fémina quatre ans plus tard avec « La Crève », en 1970. Il est élu en 1977 à l'académie Goncourt, il en devient secrétaire général en 1983 puis président en 1996. Il quitte ses fonctions en février 2002, mais reste néanmoins membre influent du jury. Des problèmes de santé le forcent à démissionner de l'académie en 2008. Jugeant le moment opportun, François Nourissier publie la même année « Eau-de-feu », autobiographie qu'il avait écrit plusieurs années auparavant. Il y décrit la lente agonie du couple qu'il forme avec Hélène Cécile Muhlstein, artiste peintre qui sombre dans l'alcoolisme alors que lui est frappé par la maladie de Parkinson, qu'il nomme « Miss P. »

Il décède le 15 février 2010, à l'hôpital Sainte-Perine à Paris, à l'âge de 83 ans.

 

 

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Bibliographie

  • 1951 - L'Eau grise
  • 1952 - La vie parfaite
  • 1956 - Les Orphelins d'Auteuil
  • 1956 - Les Chiens à fouetter
  • 1957 - Le Corps de Diane
  • 1958 - Bleu comme la nuit
  • 1964 - Un petit bourgeois
  • 1965 - Une histoire française (Grand prix du roman de l'Académie française)
  • 1970 - Le Maître de maison
  • 1970 - La Crève (prix Femina)
  • 1973 - Allemande
  • 1975 - Lettre à mon chien
  • 1978 - Le musée de l'homme
  • 1981 - L'Empire des nuages
  • 1987 - En avant, calme et droit
  • 1985 - La Fête des pères
  • 1990 - Bratislava
  • 1992 - Le Gardien des Ruines
  • 1996 - Roman volé
  • 1997 - Le Bar de l'escadrille
  • 2000 - À défaut de génie
  • 2003 - Prince des berlingots
  • 2005 - La Maison Mélancolie
  • 2008 - Eau-de-feu

 

 

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« Ils ne me font pas sourire les inconnus qui murmurent : "Ah, si je vous racontais ma vie, quel livre vous en feriez !" Ils ont raison, ces naïfs. Rien de plus émouvant qu'une vie réputée "ordinaire", rien de plus amer, secret, étrange et étranger. Les matériaux quotidiens font la comédie humaine : une tâche sur laquelle vous saignez ; une mère qui glisse à l'absence ; une femme qu'enfin vous aimez après toutes celles que vous avez désaimées, perdues ; l'âge qui arme ses fusils... L'homme total et ordinaire méritait bien son musée. Je lui ai donné l'apparence d'un carnet de croquis : onze autoportraits de M. Tout-le-Monde. Voici le narrateur en père, fils, mari, en notable et en fantôme, en écrivain et en homme au rancart. Un petit bourgeois était une confidence sournoisement subjective - une patate chaude. Ici le conservateur a repris les choses en mains, mis de l'ordre, et il propose ce catalogue de mes expositions permanentes. » François Nourissier.







http://www.dailymotion.com/video/xf26yw_francois-nourissi...



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"Le bouffon des rois" de Francis Perrin

 

Francis Perrin, Le bouffon des rois, littérature

 

 

Triboulet est le plus célèbre bouffon qu'ait connu la cour de France : dans les temps reculés du XVe siècle, il disait leur vérité aux puissants, se moquait ouvertement des courtisans et appelait François Ier  "mon cousin", en toute simplicité. Fils du peuple, il va vivre un étrange destin qui le propulse de la cour de Louis XII, "le père du peuple", le souverain qui rêvait de conquérir l'Italie, à celle de François Ier, "le père des Lettres", le grand monarque de la Renaissance qui en fera son plus proche confident. Dans cette période d'intense création artistique et d'idées nouvelles, il côtoiera Machiavel, Léonard de Vinci, Erasme, Rabelais. Il croisera aussi les plus grands personnages, de Charles Quint à Henry VIII d'Angleterre. Lire sa vie, c'est découvrir toute l'Europe de l'époque: du conseil d'état aux secrets d'alcôve, rien n'échappe au bouffon des rois. Sous la plume de Francis Perrin, Triboulet revit dans ce roman à la verve toute rabelaisienne. Du Roi s'amuse de Victor Hugo au Rigoletto de Verdi, il est devenu le symbole même de la liberté de parole et de la folie faite sagesse.

 

17/03/2011

Venetian and Flemish Masters

 

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Jacob Jordaens, Bacchus (detail), 17th Century, KMSKA© Lukas
Art in Flanders vzw & Giovanni Bellini, Portrait of a young man (detail), ca.1475-1480. Bergamo, Accademia Carrara

 

 

Après une première rencontre autour de la collection des Savoie, en 2009, les musées de Flandre et du Nord de l’Italie mettent à nouveau leurs écoles en perspective dans une ébouriffante sélection picturale. Du 15e au 18e siècle, quatre siècles de confrontations entre 15 chefs-d’œuvre du Musée des Beaux-Arts d’Anvers et une cinquantaine de toiles de l’Accademia Carrara de Bergame, l’une des plus belles collections de peintures vénitiennes. Venetian and Flemish Masters propose un parcours chronologique : quatre siècles pour quatre sections traitant, à l’intérieur de chacune d’elles, de quatre grands thèmes - le portrait, les saints au milieu de la nature, le sacré et le profane, les vues panoramiques. Au quattrocento, Bellini influence Van Eyck avec ses portraits, tandis que celui-ci exporte son naturalisme. Au cinquecento, les Vénitiens s’émancipent des techniques des primitifs flamands. Titien, Tintoret, Véronèse font exploser la couleur et illuminent les paysages de Patenier. Au seicento, Rubens, en Italie, déteint sur Tiepolo. Enfin, au settecento, les styles prolifèrent dans une Venise à l’agonie, des clichés de Canaletto aux scènes de genre sarcastiques de Guardi qu’influence la démesure de Jordaens. Non, les écoles vénitienne et flamande n’auraient pu exister l’une sans l’autre.

 

Palais des Beaux-Arts

Rue Royale

1000 BRUXELLES

Jusqu'au 8 mai 2011 

 

16/03/2011

Largo Winch II

 

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Propulsé à la tête du groupe W après le décès de son père adoptif, Largo Winch décide, à la surprise générale, de le mettre en vente afin de créer une ambitieuse fondation humanitaire. Mais le jour de la signature, il se retrouve accusé de crimes contre l'humanité par un mystérieux témoin. Pour prouver son innocence, Largo devra retourner sur les traces de sa vie passée, au cœur de la jungle birmane.

 

Réalisé par Jérôme Salle

Avec Tomer Sisley, Sharon Stone, Ulrich Tukur

 

 

 

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14/03/2011

"La Dame du Palatin" de Patrick de Carolis

 

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Arelate, l'antique Arles, an 38 après Jésus-Christ. Paulina, fille du riche armateur Pompeius Paulinus, est ballottée de Charybde en Scylla : Taurus, son époux, fuit en Orient avec sa maîtresse et disparaît dans un naufrage. Son fils unique meurt. Elle embarque alors pour Rome et accoste sur un rivage de l'île de Corsica à cause d'une tempête. C'est là qu'elle rencontre le philosophe stoïcien Sénèque, exilé pour raisons politiques. Après avoir intercédé pour la réhabilitation du philosophe auprès d'Agrippine, la redoutable mère du futur Néron, la jeune Gauloise devient la dame du Palatin en épousant Sénèque. Alors qu'elle commence à apercevoir le bonheur, Paulina est confrontée aux intrigues de la cour, aux complots, aux assassinats et aux frasques de l'Empereur sanguinaire. Accompagnant le philosophe sur le long chemin de la sagesse, Paulina rencontre les personnages les plus célèbres de son siècle et notamment celui qui deviendra Saint Paul, en pleine persécution des chrétiens. Face à la cruauté qui règne sur la cour, Paulina est touchée par ce qui commence à se murmurer dans tout Rome : Dieu est amour… Patrick de Carolis nous plonge dans les décors somptueux de la Rome impériale, décrivant avec brio le faste légendaire des banquets, où l'essence des parfums les plus précieux de l'Empire se mêle au soufre des conjurations.

 

09/03/2011

Le discours d'un roi

 

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D’après l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI (Colin Firth), suite à l’abdication de son frère Edouard VIII (Guy Pearce). D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme (Helena Bonham Carter) et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage (Geoffrey Rush) aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

 

Réalisé par Tom Hooper

Avec Colin Firth, Helena Bonham Carter, Derek Jacobi

 

 

 

08/03/2011

8 mars : Journée internationale de la femme

 

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Dans l’emphase des mots utiles et dédiés,
Femmes source où l’homme : plaisir à lui, de s’y abreuver
Votre cœur n’est pas un joujou
A prendre plaisir de tous vos atouts.
Mélange irrésistible d’intelligence
Où se conjuguent beauté et élégance,
Sous le charme d’une femme et de ses paysages.
Aux yeux d’étoiles brillantes aux milles présages,
De ces rumeurs de vagues au milieu de l’océan,
Femmes bouillonnantes, sublime chaleur d’un volcan.
Bouche pulpeuse aux dents des neiges éternelles,
Silhouette grandie et rebelle,
Aux doigts de plumes multicolores
Légèreté, ils en déplorent
A se languir de ces minutes.
Hommes aux mains de brutes
A palper : l’artificiel bronzage ;
Descente lente, langoureux massage.
Dans un lieu secret des hommes
Pour un corps qui s’abandonne.
Silhouette en contre-jour :
Fuguer, serait réels chagrins pour toujours.
D’une douce et belle créature
Magique et si pure.

  

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Femme banale,
Femme d’un idéal,
Femme de l’inertie,
Femme des plus belles années d’une vie.
Femme passionnelle
Discrète, respectable, extravagante, caractérielle
Humeur de tous les instants
Coutumes humées en occident.

 

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Femmes, l’auteur se confesse
Penser à vous pour absence de son stress.
Homme parfois solitaire, parfois naïf
Foulant le sol d’une allée bordée d’ifs,
Seul, accompagnée de ses idées
Silhouettes devinées
A toutes les manons de la nuit
Attire le feu physique masculin. Sans bruit…
Espoir d’une rencontre éphémère
Parfois rien ! mais espère…

 

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Un regard volé, mouvement isolé
Sur un corps abandonné
Ce n’est qu’un jeu
De l’amour du hasard, peut-être dangereux.
Rendez-vous secret à voix basse
De deux corps s’enlacent
Sensations et joie se passent.
Baisers volés et discrets
Echange de secrets.
Corps qui se frôlent :
Elle ou lui, qui jouera le premier rôle ?
Plaisirs de l’endroit défendu
Minutes royalement vécues.

 

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Des ombres qui blessent
D’espoirs qui naissent
A verser tant de larmes
L’abandon, désarme.
Du meilleur et du pire,
Le vrai, c’est d’y vivre du plaisir.
Laissons à la lecture : dévoiler ces confidences,
Imaginations offertes à outrance.
Libres d’une journée : intime de l’an neuf


 

Michel Robert 

 

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07/03/2011

"L'appel de l'ange" de Guillaume Musso

 

Guillaume Musso, L'appel de l'ange, Littérature

 

 

 

Dans leur téléphone,
il y avait toute leur vie...

New York. Aéroport Kennedy.
Dans la salle d embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route.
Madeline et Jonathan ne s étaient jamais rencontrés, ils n auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu ils s aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu ils pensaient enterré à jamais...


Entre comédie romantique et thriller de haute volée

Une intrigue magistrale portée par des personnages bouleversants

Un final virtuose

 

 

02/03/2011

Requiem pour une tueuse

 

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Lucrèce est tueuse à gages.

Spécialisée dans l'usage des poisons, et passionnée d'Opéra, elle va devoir s'acquitter d'un contrat difficile au cœur des Alpes Suisses. Sous les traits d'une chanteuse lyrique, Lucrèce devra se produire sur la scène du très select Festival d'Ermeux et tenter d'y abattre l'un de ses partenaires : le baryton britannique Alexander Child. Ce dernier, récemment acquéreur d'une distillerie en Écosse, demeure le seul obstacle à un projet de pipeline stratégique aux enjeux économiques considérables. Il vient de gagner un long bras de fer juridique contre la British Oil, qui n'a plus d'autre choix que de l'éliminer.

Pour compliquer le tout, le contre-espionnage français, informé de ce contrat, envoie Rico, ancien du Service Action, pour s'infiltrer dans l'orchestre, démasquer et effacer tous ceux qui en veulent à Alexander Child. Rico n'a aucune information sur la tueuse et il aura beaucoup de difficultés à la localiser au milieu de toute une galerie de portraits : un chef d'orchestre odieux, un ténor particulièrement orgueilleux et un directeur de festival étrangement stressé...

Au rythme des répétitions du sublime Messie de Haendel, c'est donc un chassé-croisé haletant qui commence...et pourrait bien finir en Requiem...pour une tueuse !

 

Réalisé par Jérôme Le Gris

Avec Mélanie Laurent, Clovis Cornillac, Tchéky Karyo

 

 

 

01/03/2011

Oscars 2011

 

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L'Académie américaine des arts et des sciences du cinéma a décerné les prix de la 83ème cérémonie des Oscars ce dimanche 27 février 2011.

Voici le palmarès complet :

 

Meilleur film : Le Discours D'Un Roi

 

 

 

Meilleur acteur : Colin Firth pour Le Discours D'Un Roi                  

 

 

Meilleur acteur second rôle : Christian Bale dans Fighter

 

 

 

Meilleure actrice : Natalie Portman, dans Black Swan

 

 

Meilleure actrice second rôle : Melissa Leo pour Fighter

 

Meilleur réalisateur : Tom Hooper pour Le Discours D'Un Roi

 

 

Meilleur film d’animation : Toy Story 3

 

 

 

Meilleur Film en langue étrangère : Revenge de Susanne Bier (Danemark)

 

 

 

Meilleure adaptation : The Social Network par Aaron Sorkin

 

 

 

Meilleur scénario original : David Seidler pour Le Discours D'Un Roi

 

Meilleur documentaire : Inside Job de Charles Ferguson

 

 

 

Meilleur court-métrage : God Of Love

 

 

 

Meilleur court-métrage documentaire : Strangers No More

 

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Meilleur court-métrage d'animation : The Lost Thing

 

 

 

Meilleure musique : Trent Reznor et Atticus Ross pour The Social Network

 

Meilleure chanson : We Belong Together dans Toy Story 3

 

Meilleure Photographie : Wally Pfister pour Inception

 

 

 

Meilleurs Décors : Alice Au Pays Des Merveilles

 

 

 

Meilleur montage : The Social Network

 

Meilleur mixage sonore : Inception 

 

Meilleur montage sonore : Inception

 

 

Meilleurs effets visuels : Inception

 

 

Meilleurs maquillages : Wolfman

 

 

 

Meilleurs Costumes : Alice Au Pays Des Merveilles

 

 


 

20:00 Écrit par Boubayul dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oscars 2011 |  Facebook |