24/12/2010

Joyeux Noël 2010 !

 

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23/12/2010

Le souffle de Prométhée

 

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Dans la perspective de l’ouverture en 2015 de Keramis - Centre de la Céramique de la Communauté française, le Musée royal de Mariemont présente une centaine de faïences Boch issues de plusieurs collections publiques et privées. Cette exposition est en quelque sorte une préfiguration de ce qui sera valorisé en permanence dès 2015 dans cette institution dédiée à l’histoire de l’entreprise et à la céramique contemporaine en Communauté française.

 

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La plupart des faïences montrées n’ont pas été dévoilées au public depuis leur acquisition par la Communauté française et la Société Régionale d’Investissement de Wallonie lors de la faillite de l’entreprise en 1985. Cette collection, très éclectique dans la mesure où elle couvre l’ensemble de la production de la faïencerie depuis sa création en 1841, contient quelques œuvres majeures. Parmi celles-ci, des vases de grandes tailles du célèbre Charles Catteau ainsi que plusieurs compositions murales monumentales de style Art Déco créées par son successeur, Raymond-Henri Chevallier. L’une, allégorie du feu, se trouvait jadis dans des locaux administratifs de la faïencerie. L’autre, acquise récemment par la Province de Hainaut, est une allégorie de l’alimentation créée pour les grands magasins Au Bon Marché de Verviers.

 

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L’exposition dévoilera aussi quelques œuvres remarquables de la période dite de la « Chambre des peintres » (1870-1900) durant laquelle des peintres venus des Pays-Bas remirent à l’ordre du jour la pratique du décor peint sur des vases de fantaisie. Une pièce exceptionnelle de 2,2 mètres de hauteur apparaît comme le plus extraordinaire témoignage de cette période. La fin du parcours mettra l’accent sur les créations d’après-guerre. On remarquera les fantaisies dues à l’esprit débridé d’Ernest D’Hoosche, le dernier responsable de l’atelier d’art de l’entreprise, ainsi que les expérimentations de l’entreprise en matière de design industriel.

 

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L’exposition se terminera sur une présentation du futur Centre de la céramique conçu par l’association d’architectes Coton – Devisscher – Le Lion – Nottebaert – Vincentelli. Il s’agit d’une architecture contemporaine organisée autour d’un édifice contenant trois fours bouteilles en briques classés en 2003, derniers vestiges de ce type de cuisson industrielle en Belgique.

 

Musée royal de Mariemont

Chaussée de Mariemont 100 à 7140 Morlanwelz

du 27 novembre 2010 au 13 février 2011

 

22/12/2010

Belgium is design, Design for Mankind

 

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La 6e Triennale de Design «Belgium is Design. Design for Mankind», une initiative de Design Vlaanderen, s’inscrit dans le programme d’expositions organisé pour célébrer le bicentenaire du site du Grand-Hornu. Elle aura lieu du 21 novembre 2010 au 27 février 2011.

 

Répondant à des préoccupations actuelles, cette 6e Triennale de Design envisage quant à elle le design belge sous un angle plus sociétal, en tenant compte de son impact sur l’humain dans un contexte en perpétuel changement. Par le biais des valeurs qui conditionnent notre rapport au monde et à notre environnement, elle nous permet d’aborder les domaines du design de service et de l’innovation sociale. Ces scénarios de vie qui passent par une prise en compte des besoins fondamentaux de l’homme visent à améliorer nos conditions de bien-être tout en créant un cadre et une qualité de vie durables.

 

Design Vlaanderen et Grand-Hornu Images poursuivent ainsi une fructueuse collaboration entamée, il y a 5 ans, dans le cadre du 175e anniversaire de la Belgique, avec l’exposition «Label-Design.be, Design in Belgium after 2000». Cette exposition retraçait une histoire forte du design en Belgique en présentant les innovations récentes des designers et studios de design belges.

 

Cette 6e Triennale sera jumelée, comme le veut la tradition, à un livre de référence dans la lignée des autres Triennales de Design, telles que «Imperfect by Design» et «Beauty», qui eurent précédemment lieu au musée du Cinquantenaire à Bruxelles (2004 et 2007).

 

Site du Grand-Hornu

Rue Sainte-Louise, 82

B-7301 Hornu

 

 

 

 

 

 

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21/12/2010

Couleurs d’Orient, Arts et arts de vivre dans l’Empire ottoman

 

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Du 18 novembre 2010 au 27 février 2011, la Fondation Boghossian présente dans les salons et étages de la Villa Empain une exposition qui souligne les richesses de l’héritage culturel transmis par l’Empire ottoman depuis le XVe siècle jusqu’à l’aube du XIXe siècle.
Intitulée Couleurs d’Orient, Arts et arts de vivre dans l’Empire ottoman, cette exposition met en évidence la diversité des arts inspirés de multiples influences qui, pendant des siècles, ont donné un éclat prestigieux à cet empire fascinant.

Le monde ottoman s’est bâti un empire tenant à la fois de l’Orient et de l’Occident. Dès leurs modestes débuts au XIVe siècle et longtemps avant d’acquérir le contrôle complet de l’Anatolie, les Ottomans ont assimilé certaines valeurs des cultures grecque, bulgare et arménienne. Avec la prise de Constantinople en 1453, ils ont hérité des richesses de la civilisation byzantine, qu’ils n’ont pas détruite mais bien plutôt assimilée en y ajoutant leurs traditions issues des civilisations d’Asie centrale, alliées au raffinement de l’Islam. Ainsi, au carrefour de l’Orient et de l’Occident, les Ottomans ont élaboré, dès le XVe siècle, un langage artistique original, répertoire commun et décliné à tous leurs arts décoratifs.
Les phases ultérieures de la création artistique et artisanale dans l’Empire ottoman reflètent de manière permanente cette diversité d’inspiration, non sous la forme d’une coexistence d’éléments antagonistes, mais sous celle d’une synthèse offrant une identité spécifique.
Doté d’un artisanat vigoureux, organisé en corporations puissamment structurées, l’Empire ottoman a disposé de grands centres de création d’objets manufacturés. Les commandes du palais impérial et l’exportation de produits de qualité jusque dans les pays les plus lointains (Chine, Europe) ont été pendant des siècles une source considérable de revenus. Bronziers, dinandiers, ivoiriers, tisserands, maroquiniers, verriers, miniaturistes, céramistes, ont tenu une place importante dans la vie économique et sociale de l’Empire.

Visant à montrer l’évolution et l’épanouissement des arts dans l’Empire ottoman depuis leurs racines byzantines, l’exposition propose une sélection de près de 300 créations et objets à travers un parcours qui suit la ligne du temps et en souligne les périodes les plus fécondes. Les œuvres exposées se distinguent non seulement par la somptuosité des matières utilisées, mais aussi par l’invention, le raffinement et le savoir-faire des artistes et artisans qui les ont créés. 
Et comme l’indique le titre de l’exposition, les arts de l’Empire ottoman ont sans cesse sollicité les couleurs, que ce soit à travers les textiles et les tapis, les miniatures et les peintures, la calligraphie ou la céramique.

La longue période abordée dans cette exposition, allant du XVIe au XIXe siècles, témoigne de la manière dont la civilisation ottomane a assimilé les apports de ses conquêtes et comment la production artistique qui la caractérise a progressivement gagné en profondeur et en raffinement. Le XVIIIe siècle constitue le sommet de cette évolution, tandis qu’en parallèle se dessinent les influences européennes, prémices de l’ouverture à l’Occident dans laquelle s’engagera l’Empire à partir du XIXe siècle.

Les principaux thèmes abordés

- L’héritage de Byzance et de Constantinople

- L’influence et les richesses des différentes cultures de  l’Empire

- La calligraphie et les miniatures
- Les textiles et la broderie (soieries, velours, brochés, …)
- Les tapis
- Les céramiques de Iznik et Kuthaya
- L’argenterie
- L’ébénisterie et la marqueterie
- Les bijoux

- La vie sous l’empire du Grand Seigneur

- Le monde des harems
- Le luxe et les plaisirs (musique, hammam, café et tabac, art culinaire, …)

- L’influence de l’Europe à partir du XVIIIe siècle

- L’Orientalisme à travers la découverte de l’Empire ottoman par les artistes   occidentaux
- L’Orientalisme des artistes orientaux

 

 

Villa Empain
Avenue Franklin Roosevelt 67, 1050 Brussels

 

 

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20/12/2010

Rétrospective "David Seymour"

 

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David Seymour (Chim) n’avait pas choisi de devenir photographe. Ce sont les hasards et les nécessités qui l’ont mené vers sa véritable vocation. A l’ombre de Robert Capa et Henri Cartier-Bresson, il n’a pas reçu la consécration qu’il mérite.

 

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Son travail reflète la tolérance, l’humanisme, l’engagement politique et la compassion qu’il éprouve pour l’être humain. Chim se distingue par une technique remarquable. Sans violer l’intimité des sujets, son objectif s’immisce à leurs côtés, raconte leur histoire et restitue la mélodie de leur univers.

 

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Originaire d’une famille juive de Varsovie, Chim arrive à Paris en 1931 et commence à travailler pour des agences de photos quelques mois plus tard. Le Front Populaire, puis sa rencontre avec Capa et Cartier-Bresson, marquent le coup d’envoi de sa carrière. Dès le déclenchement de la Guerre Civile espagnole il réalise des reportages où il défend la cause des Républicains.

 

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Dès le début de la Deuxième Guerre mondiale, il s’installe aux Etats-Unis. Il dirige un laboratoire de photographies à New York et s’engage dans l’armée américaine en 1942. Il est interprète de photographies aériennes dans les services de renseignements.

 

 

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En 1947, il participe à la création de l’agence Magnum. Chim travaille sans cesse. Les commandes se multiplient, parmi lesquelles son reportage sur les enfants d’Europe, demandé par l’Unicef. Il voyage beaucoup en Grèce et en Italie. Il publie un livre sur le Vatican, fait un reportage sur l’analphabétisme en Calabre, s’introduit dans le milieu artistique avec ses portraits de personnalités. A partir de 1951, il se rend tous les ans dans le nouvel Etat d’Israël où il fait des photos pleines de tendresse et de sympathie.

 

Le 10 novembre 1956, après le cessez-le-feu qui met fin à la guerre de Suez, Chim est tué par une rafale de mitraillettes égyptiennes. 

 

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Cette exposition permet d’admirer l’œuvre d’un grand photographe et les récentes découvertes, notamment la « valise mexicaine », contenant des images originales et inédites de Chim, Capa et Gerda Taro.

 

Musée juif (rue des Minimes 21 à 1000 Bruxelles)

du 29 octobre 2010 au 27 février 2011

 

 

 

 

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17/12/2010

Gilbert & George : Jack Freak Pictures

 

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Leurs œuvres les plus emblématiques, les plus fines philosophiquement, les plus violentes visuellement ». Ainsi le célèbre critique d’art Michael Bracewell décrit-il les Jack Freak Pictures de Gilbert et George. Ces artistes sont célèbres pour leurs œuvres monumentales, saturées de couleurs vives. Découvrez ces quelque 85 images de leur série la plus récente et la plus développée à ce jour. Elles renversent totalement la notion courante de ferveur patriotique et commémorative, pour mieux explorer aussi bien les sentiments de louange et de fierté que d’appréhension et d’anxiété. Chargé de fortes connotations historiques et symboliques, le drapeau du Royaume-Uni sert de fil rouge à la série. Derrière son caractère iconographique, ce motif cache sa propre rhétorique ambiguë, offrant à Gilbert & George l’occasion de pleinement exploiter ses figures géométriques abstraites et figuratives, rouges, bleues et blanches. Ces images passent au crible passé, présent et futur, creusant implacablement, à travers sa puissante iconographie, les sillons qui irriguent l’expérience humaine. En ce sens, elles forment la synthèse de leur œuvre, une consolidation des thèmes et émotions qu’ils explorent depuis plus de quarante ans : la vie en milieu urbain dans toute sa fragilité et sa dureté, les conflits raciaux, la sexualité, la religion, la scatologie...

 

Palais des Beaux-Arts / Circuit Ravenstein

Du 29.10.2010  au 23.01.2011

 

 

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16/12/2010

The World of Lucas Cranach

 

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Lucas Cranach (1472-1553) est l’un des plus grands peintres européens du XVIe siècle. L’exposition au Palais des Beaux-arts à Bruxelles -la première consacrée à l’artiste dans un pays du Benelux-replace l’œuvre de cette personnalité de la Renaissance allemande dans le contexte social, culturel et artistique de son époque. Des tableaux, dessins et gravures rarement exposés dévoilent l’authenticité et l’originalité et l’authenticité de son art raffiné, mais aussi les liens étroits qui l’unissaient à ses contemporains d’Allemagne, d’Italie et des Pays-Bas.

 

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The World of Lucas Cranach étudie les influences subies par Cranach, tout d’abord lors de son voyage en Flandre en 1508. L'exposition présente également les portraits de Charles Quint, Marguerite d’Autriche, ou encore Martin Luther, personnalités que Lucas Cranach a fréquentées pendant les quelque 50 années qu’il a séjourné à Wittenberg en tant que peintre de cour auprès des princes électeurs de Saxe. Ces œuvres, et leur juxtaposition avec celles de ses contemporains, illustrent à quel point la vie de cet artiste était imprégnée des événements politiques et culturels en Europe centrale.

 

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Les quelque 50 tableaux exposés ont été soigneusement choisis. Le visiteur pourra admirer, entre autres, la peinture sur bois la plus ancienne connue de l’artiste: une Crucifixion peinte vers 1500, mais également le célèbre Martyre de Sainte Catherine conservé à Budapest. Par ailleurs, l’exposition rassemble des peintures qui n’ont été que rarement, voire jamais, exposées auparavant, telles que le triptyque de la cathédrale de Meissen (Allemagne), montrant Georges le Barbu, duc de Saxe. Afin de mieux visualiser la signification et la particularité de l’œuvre de Cranach, le visiteur verra également une cinquantaine d’œuvres d’autres artistes, tels qu’Albrecht Dürer, Quentin Metsys, Bernard van Orley, Jacopo de Barbari, Lucas de Leyde et Francesco di Francia. Finalement, le Palais des Beaux-Arts exposera aussi l’œuvre graphique du maître. Outre une série importante de dessins, le visiteur y pourra aussi admirer une quarantaine de gravures, dont quelques exemplaires uniques.

Palais des Beaux-Arts / Circuit Rue Royale

Du 20.10.2010 au 23.01.2011

 





 

 

 

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15/12/2010

"Emily" de Soan

 

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J'aimerais tenir dans mes mains ce maudit Saint Graal
Qui se cache, on ne sait "z'"où : Il se rit bien de nos promesses
Je ne serais pas mécontent que se pendent à mon cou
Quelques félicitations, un peu de gloire et bonne presse
Je n'ai rien contre la fortune et si je veux bien rester droit
J'aime autant dormir sous la lune uniquement quand c'est un choix
J'aimerais voir de nos yeux un gosse de moi sourire
Que ce p'tit con m'appelle papa, le voir grandir et vivre vieux...

Et si je n'ai rien de tout ça, peu importe
J'irai chanter devant ta porte, Emilie
Et si on ne m'ouvre pas, que le Diable m'emporte
Peu m'importe les saveurs du paradis!

J'aimerais découvrir le monde avant que d'en crever
Quitte à saigner de trop, de pas voir si la terre est ronde
Mourir un an, peut-être deux, me reposer un peu
Puis revenir en conquérant tant que mes dents tiennent ces lieux
Et même dans des oripeaux, des habits peu troués,
Martyrisés par manque de pot, une fois le temps d'abandonner
Moi qui voulais tous les ans virer les murs à tomber
Moi qui n'aurais su réussir, j'ensorcelle ton escalier

Et si je n'ai rien fait de moi, peu importe
Je chante devant ta porte, Emilie
Et si l'on ne m'ouvre pas, que le Diable m'emporte
Peu m'importe les saveurs du paradis!

Si je n'ai rien fait de moi, peu importe
Je chante devant ta porte, Emilie
Et si l'on ne m'ouvre pas, que le Diable m'emporte
Peu m'importe les saveurs du paradis!

 

 

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14/12/2010

Les Etrusques en Europe

 

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Un voyage en 3D

 

Entre les IXe et VIIIe siècles avant J.-C., les Étrusques entamèrent un périple à la conquête de l'Italie centrale. Originaires de cette région ou de terres plus lointaines, ils passèrent, en l'espace de cinq siècles, de leurs villages de huttes à une puissante confédération de douze cités qui contrôlera toute l'Italie centrale ainsi que les côtes des mers Adriatique et Tyrrhénienne.

 

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Vous ferez un incroyable voyage dans le temps et pénétrerez dans les maisons des Étrusques, dans leurs temples et leurs nécropoles, accompagnés par d'extraordinaires images tridimensionnelles, grâce à un parcours multimédia riche en reconstructions, animations et atmosphères lumineuses, musicales et sonores impressionnantes.

 

 

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Les Étrusques en Europe n'est pas seulement une exposition multimédia d'un haut niveau technologique consacrée à un ancien peuple italique, c'est aussi une manière nouvelle de découvrir l'histoire, la vie quotidienne, le génie artistique d'un peuple disparu, dont la civilisation fait partie des plus grandes que l'Humanité ait connues.

 

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Les Étrusques en Europe est surtout une exposition didactique qui s'adresse à un public de jeunes, grâce à l'utilisation d'un langage qui leur est proche et à une muséographie moderne et spectaculaire, faite pour fasciner. Les œuvres originales du Musée du Cinquantenaire se découvrent en fin de parcours.

 

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Suit un très beau film qui dévoile les phases de la réalisation de l'exposition, les prises de vues filmées et photographiques, la programmation des logiciels et la découverte du making-of.

 

Les explorations sophistiquées en 3D, avec une définition millimétrique de la photographie, ont permis de reproduire les sites originaux sur de grands écrans. Grâce à la vision en trois dimensions des objets, des personnages et des lieux, s'est créé une sorte de profil du monde antique qui voyagera, à partir du Musée du Cinquantenaire à Bruxelles, à travers toute l'Europe, en passant par plusieurs grands musées, pour faire découvrir l'univers extraordinaire des Étrusques.

 

 

Musée du Cinquantenaire

Parc du Cinquantenaire 10

1000 Bruxelles

Dates:    09/10/10 - 24/04/11

 

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13/12/2010

13 décembre : la Sainte-Lucie

 

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La Sainte-Lucie est une fête très populaire en Suède.
En Suède et en Norvège, le 13 décembre étincelle au milieu de la grande nuit imposée par l'hiver. Dans toutes les maisons on célèbre la Sainte Lucie, qui marque la nuit la plus longue de l'année. On déguste des petits gâteaux en forme d'étoile au coin du feu.  A cette époque la nuit tombe vite et le jour ne dure que 4 heures. La clarté des bougies renouvelle l'espoir de retrouver vite un soleil rayonnant.
La plupart du temps, les jeunes font la fête le 12 au soir qui dure jusqu'au petit matin.



Lucie signifie "lumière" en latin. 
Lucie est originaire de Syracuse. Elle a vécu en Sicile au IVe siècle : c'est l'une des premières chrétiennes. A cette époque les croyants sont souvent maltraités et se cachent dans des grottes pour prier. Lucie leur apporte de la nourriture pendant la nuit.

Sur sa tête repose une couronne de bougies allumées, ce qui lui laissait les mains libres pour transporter mets et boissons et éclairer son chemin. La légende raconte que la beauté de ses yeux séduisit un jeune païen qui tomba amoureux d'elle mais que Lucie repoussa. De rage, il l'a fit arrêter par les hommes de l'Empereur de Rome.



En fait Sainte Lucie est une martyre chrétienne qui a été condamné à mort pour avoir apporté aux autres chrétiens à manger. On a essayé de la brûler, mais les flammes n'ont pas voulu la tuer et donc elle a été tuée avec une épée. On dit que sous la torture elle continua à parler de sa foi. Pour la punir, les bourreaux lui arrachèrent les yeux avant de la tuer. 



Sainte Lucie fut fêtée dès le Moyen Age en Scandinavie. On connait mal le trajet parcouru par Sainte Lucie depuis la Sicile jusqu'en Suède. Par contre on comprend vite qu'un pays marqué par l'avancée de la nuit ait adopté cette fête.





Sainte Lucie en Suède

Sainte Lucie est fêtée le matin du 13 décembre dans toutes les familles suédoises, et chaque entreprise, école ou ville choisit sa propre Lucie, qui vêtue d'une longue robe blanche et coiffée d'une couronne garnie de bougies, apporte sur un plateau, le café et les brioches au safran. Il arrive aussi qu'elle serve une boisson chaude, un vin épicé appelé GLÖGG.



Garçons et filles se rassemblent autour du lit des parents. La plus jeune des filles, s'avance toute illuminée et portant un plateau sur lequel sont disposés des mets pour le petit déjeuner : un café fumant, des brioches au safran, des gâteaux au gingembre en forme d'étoile, de pantin ou de cœur (les lussebullar). Les enfants chantent des chants traditionnels.

Sainte Lucie est souvent accompagnée de ses demoiselles et de ses garçons d'honneur eux-aussi vêtus de blanc et qui chantent des chansons traditionnelles.



Les jeunes filles enfilent une longue robe blanche ceinturée de rouge ainsi que la plus jeune des filles qui coiffe une couronne de bougies blanches allumées sur la tête. 



Les garçons portent des chapeaux terminés par des étoiles dorées. 

 

Le jour de la Sainte Lucie, on peut voir dans les rues de Stockholm, des jeunes filles blondes qui défilent coiffées de bougies et revêtues de manteaux de fourrure blanche. Dans tous les villages et dans les écoles on élit et on couronne une Sainte Lucie. Le soir, elles défilent toutes dans les rues en chantant le traditionnel "Sankta Lucia". Elles sont accompagnées de garçons déguisés en Rois Mages qui portent des chapeaux pointus parsemés d'étoiles dorées.
Il y a des défilés et des fêtes toute la journée et même des concours de Lucie.

En Hongrie, la Sainte Lucie est le jour de la bénédiction des moissons. Les enfants étendent de la paille sur le pas de la porte et s'agenouillent pour former des vœux de bonheur.

 

 

 

 

 

 

14:44 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sainte-lucie |  Facebook |

Dans le cabinet de curiosités des Médicis

 

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Du XIVe au XVIIIe siècle, les Médicis ont été marchands, banquiers, potentats, tyrans, ducs, grands ducs, princes, papes même. Ils ont conduit, gagné et perdu des guerres, les premières avec la seule Toscane pour champ de bataille et, plus tard, des provinces entières. Ils ont excellé dans l'art des alliances matrimoniales afin d'agrandir leurs territoires, renforcer leur pouvoir et augmenter leur fortune. Ils ont traité d'égal à égal avec les princes allemands, la République de Venise et la papauté romaine - jusqu'à déléguer l'un des leurs sur le trône de saint Pierre. Deux de leurs filles, Catherine et Marie, sont devenues reines et régentes de France. La chronique de leur famille occuperait des volumes. Les Médicis ont été de véritables patrons des arts et des sciences, protégeant quelques-unes des plus importantes personnalités artistiques et scientifiques de leurs époques : Michel-Ange, Raphaël, Rubens, Galilée...

 

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De Florence, ils ont fait leur fief, leur capitale et le symbole de leur grandeur. Par leurs palais et aménagements, ils ont déterminé la forme de la ville et cela se voit encore aujourd'hui, entre place de la Seigneurie, galerie des Offices, palais Pitti et jardin de Boboli. Par leurs mécénats, leurs goûts et leurs faveurs, ils ont immensément influencé le cours de l'histoire de la peinture, de la sculpture et de l'architecture, de Fra Angelico à Michel-Ange en passant par Botticelli et Bronzino.

 

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Une exposition qui veut raconter cette histoire en détail doit vider tous les musées de Florence et largement puiser dans quelques autres. Elle est donc irréalisable. Le Musée Maillol, qui n'est déjà pas le plus vaste de Paris, a trouvé une solution prudente - et fort ingénieuse. Sous un titre un peu tape-à-l’œil, "Trésor des Médicis", elle montre à peu près 150 objets ayant appartenu aux générations successives de la famille. Par objets, il faut entendre aussi bien des œuvres d'art (tableaux, bronzes, marbres), objets décoratifs (camées, porcelaines), bijoux, mosaïques de pierres dures, objets scientifiques, livres et objets dits "de curiosité" parce qu'ils surprenaient ou venaient de loin.

 

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Ils ont été commandés par un ou une Médicis, ou achetés par un émissaire, ou reçus en cadeau diplomatique ou en dot. Quelques-uns ont été trouvés dans les champs : ceux qui révélaient le passé antique, à commencer par l'admirable statue de bronze de L'Orateur, dont les sept morceaux, découverts en 1566, furent finement soudés un peu plus tard. Posséder un tel chef-d’œuvre romain était, pour les Médicis, la manière la plus directe de s'inscrire dans la continuité de l'histoire.

 

 

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Grâce aux objets collectionnées par les illustres membres de la lignée florentine (Laurent de Médicis, le pape Clément VII, la reine Catherine de Médicis…), l’exposition met en valeur une culture universaliste et humaniste, dont le goût se portait sur les arts majeurs (peinture et sculpture), mais aussi sur les bijoux, les médailles, les antiques (objets grecs et romains) ou sur des objets de curiosité, comme des vases chinois et des masques sud-américains. Une exposition érudite, éclectique et réussie, qui se visite à la manière d’un cabinet de curiosités.

 

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"Trésor des Médicis", Musée Maillol, 61, rue de Grenelle, Paris 7e. Tous les jours, de 10 h 30 à 19 heures, le vendredi jusqu'à 21 h 30. Entrée : 11 €. Jusqu'au 31 janvier 2011. Tél. : 01-42-22-59-58.

 

 

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12/12/2010

Entre paradis et enfer - Mourir au Moyen âge

 

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Tout le monde ne pense pas comme Montaigne que « La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n’êtes plus »… Généralement et depuis toujours, l’homme s’est préoccupé de son sort dans l’au-delà. Ces questionnements ont évolué au fil des siècles. Au moyen âge, la mort faisait véritablement partie du quotidien. Cette omniprésence devait considérablement influencer l’art et la littérature qui relaient espérance, abattement, foi en une vie après la mort, angoisse du néant, acceptation et désespoir. Un voyage dans le temps au bout du tunnel… La mort, jadis, était une donnée à facettes multiples et passionnantes.

 

 

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Une sélection de 200 objets et œuvres d'art vous fera découvrir comment nos ancêtres des VIe au XVIe siècle composaient avec cette dernière. L'exposition compte différents angles d'approche tels que l'histoire de l'art et l'archéologie bien évidemment mais aussi la sociologie, la théologie et la médecine légale.

 

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Le sujet est abordé selon quatre thèmes :

 

1)      Les causes de la mort - Pour diverses raisons (malnutrition, manque de soins, épidémies, mauvaise hygiène de vie, guerres,...), l'espérance de vie de l'homme médiéval était plus courte qu'aujourd'hui. L'homme médiéval expérimentait la mort au quotidien. La maladie, la mort et la vie s'entremêlaient d'avantage qu'aujourd'hui...

 

2)      L'accompagnement des mourants et les rituels funéraires - Les liens entre l'individu et la communauté sont renforcés par toute une série de rituels relatifs au décès, à l'enterrement, au deuil et aux cérémonies de commémoration. On constate des différences importantes entre le traitement du corps des personnes riches et du peuple moyen. Le sort réservé aux parias de la société est également abordé.

 

3)      La topographie de la mort - Derrière chaque tombe se cache un homme, une femme, un enfant, une communauté... Les lieux de cultes et les cimetières occupent une place majeure au sein de la société médiévale. Les mausolées, les tombes ordinaires contrastaient avec les tombeaux normaux et les fosses communes.

 

4)      De la mort à la résurrection - Après la mort, le défunt doit attendre le jugement dernier. Selon ses actes, le paradis, l'enfer ou le purgatoire lui sont promis. Les danses macabres, la roue de la fortune et les "ars moriendi" décrivent la relation à la vie éternelle dans l'imaginaire chrétien.

 

 

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L'exposition met en lumière 1000 ans de mort, d'inhumation, de deuil et de souvenir. Le fil rouge en est l'aspiration de l'homme à conserver son statut social et spirituel après la mort. Vous pourrez admirer des peintures, des sculptures, des monuments funéraires, des reliquaires, des manuscrits, des memento mori, mais aussi des armes, des instruments de torture, des squelettes, des offrandes funéraires...

 

La moitié de ces objets provient des riches collections du Musée du Cinquantenaire, et l'autre est prêtée par des musées réputés, par des bibliothèques, par des trésors, des églises et des collectionneurs privés de Belgique et de l'étranger.

 

N'hésitez pas à venir visiter l'exposition en famille. De nombreux jeux amusants, éducatifs et originaux, installés le long du parcours, amuseront les enfants à partir de 6 ans, ainsi que leurs parents.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Musée du Cinquantenaire

Parc du Cinquantenaire 10

1000 Bruxelles

Dates:    02/12/10 - 24/04/11