19/07/2010

Tour de France 2010 : Pamiers - Bagnères-de-Luchon

 

19 juillet 2010

 

CARTE

 

 

Située à 60 kilomètres au sud de Toulouse et nichée dans la verdure, Pamiers, ville la plus peuplée d’Ariège est en pleine expansion. Avec ses canaux qui ceinturent la vieille ville et du haut de ses trois clochers qui veillent sur ses habitants, celle que l’on surnomme « la Petite Venise » allie avec bonheur un bel essor économique et un cadre de vie authentique et préservé. Le visiteur séduit par cet environnement pourra découvrir au détour des chemins le site enchanteur de l’église du Mas Vieux et ses mystères, ou les fontaines et lavoirs merveilleusement restaurés des petits villages typiques qui se trouvent aux alentours. Et s’il est attentif, il lui suffira de tendre l’oreille pour entendre le vent lui murmurer une belle mélodie du célèbre compositeur appaméen Gabriel Fauré ou bien encore l’écho de la salsa cubaine qui emplissait ce week-end les rues de la ville lors du 15e Festival Latino Fiesta. Pamiers est une ville pleine de charmes où culture, patrimoine et nature se conjuguent harmonieusement avec dynamisme et innovation, pour le plus grand plaisir de tous.

 

Légendes

 

Fontaine miraculeuse de Sainte-Natalène

Natalène est née à Frédélas, ancien nom de Pamiers, vers l’an 360 d’une noble famille romaine; son père, gouverneur de la ville, occupait le château du Castella.

Espérant après huit filles, avoir un fils, il fut très déçu de la naissance de l’enfant et ordonna à une servante de la noyer. Au moment d’exécuter son geste, la femme fut arrêtée par Saint Martin qui justement passait par là ! Il recueillit Natalène, la baptisa, la confia à une famille chrétienne. Elle grandit dans cette religion, mais dénoncée et amenée devant le gouverneur, elle lui avoua son origine, mais également sa foi, ce qui lui valut d’être condamnée à être décapitée au bout du quartier actuel de Lestang.

Lorsque le bourreau lui trancha la tête, une source jaillit à cet endroit.

Pendant de longs siècles, cette eau fut considérée comme miraculeuse et on venait en chercher, dans l’espoir d’une guérison.

La légende rapporte un autre miracle : la sainte prenant la tête dans ses mains, rentra à Pamiers par la porte Sainte-Hélène (déformation de son nom) et marcha jusqu’à la place du Camp où elle succomba. Elle fut ensevelie dans ce lieu, et d’après la tradition, lors de la construction de l’église Notre-Dame du Camp, on lui consacra une chapelle à l’emplacement de sa sépulture.

 

Barque miraculeuse de Saint-Antonin

On situe vers 453 la naissance d’Antonin, fils de Frédéric, seigneur de Frédélas, et neveu de Théodoric II, roi wisigoth de Toulouse qui pratiquait l’arianisme, cette hérésie chrétienne issue de la doctrine d’Arius.

Très vite, Antonin s’oppose à son oncle; il a choisi la foi chrétienne, aussi doit-il fuir. Il abandonne sa fortune, se rend en Italie, où le pape l’ordonne prêtre, puis en Savoie, dans le Rouergue et en Espagne. Il évangélise les régions traversées et accomplit plusieurs miracles. Puis il revient à Pamiers, où il doit se cacher car les Ariens n’acceptent pas ce prince chrétien. Dénoncé il sera décapité avec ses amis Jean et Almaque sur les bords de l’Ariège. La date de sa mort, se situerait entre 498 et 506.

Son corps avait été mis en pièces; il fut enseveli par de fidèles amis chrétiens, au Mas Vieux, à l’endroit de son supplice. Mais sa tête et son bras droit furent transportés miraculeusement à Nobleval en Rouergue, dans une barque guidée par un ange sous la forme d’un ou deux oiseaux : aigles blancs ou colombes. Le bras gauche du Saint, longtemps conservé à Pamiers, fut donné à l’église de Palencia en Espagne.

 

 

 

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Cathédrale St Antonin

 

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Eglise de Notre-Dame du Camp

 

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Tour des Cordeliers

 

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Le Carmel

 

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Porte de Nerviau

 

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Tour des Augustins

 

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Au cœur d’une micro-vallée à vocation pastorale, Bagnères-de-Luchon est la ville montagnarde la plus caractéristique de tout le massif des Pyrénées. Avec sa couronne naturelle formée par le Venasque et les sommets environnants, elle fut en 1834 surnommée la reine des Pyrénées par Vincent de Chausenque, dans son ouvrage Les Pyrénées ou voyages pédestres et accueillit tout au long du XIXe siècle des célébrités venues de toute l’Europe attirées par les eaux thermales. La ville fut à l’avant-garde du pyrénéisme mais aussi du ski dans les Pyrénées avec la station de Superbagnères. Aujourd’hui, la doyenne des stations du massif est reliée à la ville par télécabine en huit minutes, offrant un panorama naturel exceptionnel et de nombreuses activités de montagne. Sur le plan culturel, Bagnères-de-Luchon propose chaque année deux événements réputés, le Festival international des créations télévisuelles et la Fête des Fleurs. Et c’est à proximité de la Villa Julia où Edmond Rostand passa vingt-deux étés de sa jeunesse et écrivit Les Musardises que sera jugée l’arrivée de la 15e étape.

 

 

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Anciens thermes

 

Anciens thermes

 

 

Station Thermale

 

Station Thermale

 

 

Casino

 

Casino

 

 

Edmond de Rostand

 

Edmond de Rostand

 

 

Statue de la vallée du lys

Statue de la vallée du lys







 

09:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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