16/07/2010

Tour de France 2010 : Bourg-de-Péage - Mende

 

16 juillet 2010

 

CARTE

 

 

Le bourg Bourg-de-Péage doit sa destinée et son nom à la présence du pont sur l’Isère, établi au Moyen Âge par l’Abbaye Saint-Barnard de Romans, et dont la plus ancienne mention remonte à 1033. Les chanoines percevaient alors un droit féodal, sous le nom de péage, pontonnage ou leyde sur toutes les personnes, marchandises et bétail qui l’empruntaient, contre la garantie de son entretien. Plusieurs documents rendent compte des tarifs et des modalités d’imposition. Si les habitants du ressort de l’actuel canton en étaient dispensés, à l’exception des jours de grandes foires, les étrangers se voyaient en revanche surtaxés. De la même façon, les bateliers de l’Isère devaient s’acquitter du tribut de leurs rames. Cette activité ne tarda pas à fixer l’habitat, et le hameau de Pizançon (commune de Chatuzange-le-Goubet), qui à l’origine se trouvait au débouché du pont, vit sa population s’accroître rapidement.

 

Dès le Moyen Âge, le pont de pierre était jalonné de trois constructions : au sud s’élevait une tour percée à sa base d’une porte, près de laquelle se tenait la maison du pontonnier ; au nord une chapelle, connue sous le vocable de Notre-Dame-du-Pont, ainsi qu’un petit hôpital se faisaient face de chaque côté du tablier. Le pont fut maintes fois endommagé par les crues violentes de l’Isère. La tour, qui arborait fièrement les armes de la ville de Romans puis du Dauphiné, disparut au XVIIe siècle. À plusieurs reprises, des arches écroulées furent remplacées par un tablier de bois. Au XVIIIe siècle fut entreprise la reconstruction de l’ouvrage, complétée au siècle suivant par son élargissement. Mais le pont devait endurer encore de nouvelles blessures car à trois reprises (en 1814, 1940 et 1944) sa seconde arche fut détruite. La paix revenue, il en conserve toujours la cicatrice.

 

Si Romans a acquis une belle renommée avec la chaussure de luxe, Bourg-de-Péage doit la sienne à la chapellerie de feutre. Succédant à une solide tradition de bonneterie sous l’Ancien Régime, la chapellerie de feutre est introduite vers 1810 par des ouvriers venus de Cognin dans l’Isère. En 1811, trois ateliers sont signalés, et un demi siècle plus tard, cette activité occupe plus de 400 ouvriers répartis en 16 ateliers.

 

Le feutre est obtenu à partir de poils de lapin domestique, qui font l’objet de nombreuses opérations, réalisées par les ouvriers dans des conditions pénibles d’humidité, comme le soufflage ou le foulage. Dans les campagnes alentour, les « raseuses » de lapins étaient nombreuses, et leur activité s’est parfois perpétuée dans le nom de lieux-dits. Mais l’installation de la ligne de chemin de fer à Romans en 1864 mit un terme à l’origine locale de la matière première, puisqu’on préféra alors le poil de lapins australiens.

 

En 1883 survint une crise chapelière sans précédent, du fait de l’attitude protectionniste de certains pays où s’écoulait la production. Les difficultés surmontées, l’activité s’amplifia encore jusqu’en 1929 où elle connut son apogée. À cette époque, l’entreprise Mossant, qui avait été la pionnière de la chapellerie péageoise, employait plus de 1 200 ouvriers, et bien d’autres ateliers produisaient à ses côtés des couvre-chefs que qualité. Mais à partir de cette date, la mode des « nue têtes » provoqua un rapide déclin de la chapellerie, dont certains ateliers continuèrent cependant de fonctionner jusqu’en 1985.

 

 

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Au cœur de la Lozère, aux portes des Gorges du Tarn, des Causses, de l’Aubrac et des Cévennes, Mende séduit par sa position privilégiée et par sa qualité de vie. Appelée à l’origine Mimata sans doute en référence aux montagnes qui l’entouraient, Mende a gardé de son histoire un riche patrimoine, notamment sa cathédrale gothique du XIVe siècle, Notre-Dame-et-Saint-Privat, entourée par une charmante cité médiévale aux étroites ruelles ou encore le pont Notre-Dame datant du XIIIe siècle. Elle a d’ailleurs obtenu avec 21 autres communes le label Pays d’Art et d’Histoire Mende et Lot en Gévaudan. Tournée vers l’avenir et forte de son environnement préservé, Mende fait preuve d’un grand dynamisme et crée actuellement un parc d’activités économiques pour l’implantation de nouvelles entreprises. Élue deux fois « ville la plus sportive de France », Mende qui compte 80 associations sportives dispose de nombreuses infrastructures et abrite le Centre Omnisports Lozère qui permet aux jeunes désireux d’accéder au haut niveau de concilier leur passion tout en suivant une formation scolaire.

 

 

vue générale de la ville de Mendé

 

Vue générale de Mende

 

La Basilique-Cathédrale Notre-Dame et Saint-Privat de Mende

 

La Basilique-Cathédrale Notre-Dame et Saint-Privat de Mende

 

pont Notre-Dame

 

Pont Notre-Dame

 

L'ermitage de Saint-Privat

L'ermitage de Saint-Privat

 

 

 

 

 

09:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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