15/07/2010

Tour de France 2010 : Sisteron - Bourg-lès-Valence

 

15 juillet 2010

CARTE

 

 

Frontière entre paysage alpin et méridional, entre le Dauphiné et la Provence, la ville natale du poète Paul Arène, Sisteron,  est une séductrice qui peut se targuer de bénéficier d’un taux d’ensoleillement moyen de 300 jours par an. C’est aussi une gourmande qui, grâce à ses produits du terroir, dont la douceur de ses agneaux et le sucré de ses pommes, sait se faire apprécier des gastronomes. Bien ancrée sur le socle de son riche passé que symbolise sa monumentale citadelle au donjon datant du XIIe siècle, elle sait évoluer avec son temps. Caressée par le flot de la Durance, secouée par les assauts du mistral, illuminée par la vibrante lumière du Haut Pays Provençal, «il émane de cette ville une force stupéfiante, la force de l’éternité en marche que rien n’arrêtera, pas même la fin du monde. » a écrit à son propos le romancier et journaliste Franz-Olivier Giesbert. Un arrêt s’impose donc à Sisteron, où l’accueil est royal… aussi pour la petite reine.

 

 

Citadelle 1

 

Citadelle

 

Citadelle 3

 

 

tours des remparts

 

Tour des remparts


 

 

Sisteron, Notre Dame des Pommiers

 

Cathédrale Notre-Dame des Pommiers

 

Notre-Dame et Saint-Thyrse de Sisteron

 

Notre-Dame et Saint-Thyrse de Sisteron

 

 

Sisteron Saint Dominique

 

Saint Dominique

 

 

 

 

Dès l’Antiquité, la colonie romaine de Valentia occupe au nord de la Ville des terrains situés au bord du Rhône. Le port qui y était installé attire très tôt une population laborieuse liée à son activité. L’église Saint-Pierre joue un rôle religieux important.

 

Au Moyen Age, la petite communauté bourcaine forme une entité bien séparée de Valence, ceinte de remparts distincts. Le Valentinois rattaché au lointain empire germanique reste aux pouvoirs des seigneurs locaux. L’évêque de Valence règne en maître. Les chanoines de l’église Saint-Pierre et les seigneurs de Crussol ont la haute main sur le petit port du Rhône, lieu de transit et de commerce entre les rives d’Empi et de Riaume. Petit à petit ensablé, le port se déplacera vers le sud.

 

A l’instar de Valence, au XIVème siècle, la communauté du Bourg obtient quelques libertés municipales. Au XVème siècle, le Valentinois devient français. Le XVIème siècle consacre l’épanouissement de la cité bourcaine avec la naissance des premières manufactures à proximité des canaux. La riche famille de Genas établie à Valence possède un domaine dans la campagne bourcaine. Les guerres de religion avec leur cortège de destructions et d’insécurité freinent ce bel essor et causent la ruine de l’église Saint-Pierre et de tous les édifices religieux valentinois. Au XVIIème siècle, l’évêque de Valence Daniel de Cosnac, farouche partisan de la révocation de l’Edit de Nantes fait construire une vaste demeure d’agrément au lieu dit de Saint Barthélémy qui va former par la suite le domaine du Valentin.

 

Les institutions de la Révolution Française dotent la nouvelle commune de Bourg-lès-Valence d’un maire : l’ancien curé de la paroisse Marbos qui deviendra par la suite évêque constitutionnel. Au XIXème siècle, Bourg-lès-Valence connaît une importante croissance industrielle. Louis Dériard venu de Givors installe une verrerie sur les quais du Rhône. Noël Sanial fait construire une énorme usine textile, destinée au traitement de la soie et du coton, qui tombe en faillite quelques années plus tard. L’Etat rachète le vaste domaine pour y établir une cartoucherie nationale. En 1850, Bourg-lès-Valence perd une partie de son territoire avec la création de la nouvelle commune de Saint-Marcel-lès-Valence.

 

Le développement de l’activité économique attire une population nombreuse qui, à partir des années 60, s’installe dans de nouveaux quartiers à l’est puis à l’ouest de la ville au delà du centre ancien. De nouvelles voies de communication voient le jour et coupent la ville de son fleuve, le Rhône. La petite cité devient peu à peu une ville dotée d’infrastructures modernes pour une population de 19 000 habitants ce qui en fait la quatrième ville du département.

 

 

CARTOUCHERIE

 

Cartoucherie

 

Eglise Saint-Pierre

 

Eglise Saint-Pierre

 

 

 

 

 

09:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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