05/05/2010

"La Comtesse" de et avec Julie Delpy

 

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A la mort de son mari, la comtesse Elizabeth Bathory, qui vécut au XVIIe siècle, se retrouve à la tête d'un vaste domaine et d'une immense fortune. Aidée de sa confidente, la sorcière Anna Darvulia, Elizabeth étend progressivement son influence, suscitant chez chacun crainte, admiration et haine, pour devenir la femme la plus puissante de la Hongrie de l'époque. Elle rencontre alors un séduisant jeune homme dont elle tombe éperdument amoureuse. Mais celui-ci l'abandonne. Certaine d'avoir été délaissée, car elle n'était plus assez jeune et belle, Elizabeth sombre progressivement dans la folie et se persuade que le sang de jeunes vierges lui procurera jeunesse et beauté. Débute alors une série d'actes sanglants, à la recherche de la jeunesse éternelle.

Réalisateur/Metteur en Scène : Julie Delpy

Interprètes : Julie Delpy, Anamaria Marinca, Daniel Brühl, William Hurt

 

Pour “La Comtesse”, son troisième film en tant que réalisatrice, Julie Delpy n'a pas choisi la facilité. D'abord en s'attelant à un sujet pas vraiment léger : l'histoire d'Elizabeth Bathory, comtesse qui au XVIIe assassina des vierges pour préserver sa jeunesse en se baignant dans leur sang. Ensuite, en décidant d'incarner elle-même ce personnage, aux antipodes de celui de son film précédent, “Two Days in Paris” (2007), comédie romantique où elle jouait une fille banale et sans histoires. Mais Julie Delpy aime redessiner son image.

En plus d'être une fable tragique sur la "vanité des vanités", le film s'interroge sur la vraie personnalité d'Erzsebet Bathory : folle sanguinaire ou femme libre, dangereuse et gênante pour le pouvoir en place, qui s'est chargé de la réduire au silence ? Le film  est bien plus qu'un ultime avatar du mythe du vampire. Une très bonne surprise, même s'il y a quelques scènes un peu difficiles à supporter.

 

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