31/01/2010

Le coeur brûlé de Pierre Vaneck

 

PV

 

 

Fils d'un officier belge, né le 15 avril 1931 à Langson (Vietnam), Pierre Vaneck passe sa jeunesse à Anvers avant de poursuivre des études de médecine à Paris. Après quelques temps, il décide de s'inscrire aux Cours d'Art Dramatique de René Simon, pour aboutir à ceux du Conservatoire, et notamment la classe de Henri Rollan. En attendant de décrocher son premier rôle, il arrondit ses fins de mois en fabricant des courroies dans une usine et en contant des poèmes dans les cabarets le soir.


Il fait ses premières armes sur les planches, au théâtre Saint-Martin en décrochant, en 1952, le rôle de Louis XIII, dans une nouvelle adaptation du livre d’Alexandre Dumas Père, « Les Trois Mousquetaires ». Deux ans après, il joue pour la première fois au cinéma dans « Marianne de ma jeunesse » de Julien Duvivier. Enorme succès de ce film poétique. Cette première apparition au septième art, fixe immédiatement son image de jeune premier romantique.


Il va essayer, par la suite, de se débarrasser de cette image qui lui colle à la peau, en enchaînant des participations avec Pierre Kast (« La Morte Saison des amours », 1961, qu'il retrouvera également pour « Vacances portugaises » en 1963, et pour « Le Soleil en face » en 1980) ou Carlos Vilardebo (« Les Iles enchantées », 1966), qui remportent des succès d'estime.


C'est pour cette raison qu'il acceptera des rôles violents et exposés, comme dans « Pardonnez nos offenses » de Robert Hossein, dans « Celui qui doit mourir » de Jules Dassin, réalisés la même année (1956), ou encore « Une Balle dans le canon », de Michel Deville, sorti en 1958.

 


Malgré ses rôles dans des œuvres connues et reconnues (« Les Amours célèbres » de Michel Boisrond, « Paris brûle-t-il ? » de René Clément) et des collaborations avec des metteurs en scène célèbres, tel Jean Becker pour « Un nommé La Rocc »a, il prend peu à peu ses distances à l'égard du cinéma : « Vent d'est » (Robert Enrico, 1993), « Furia » (Alexandre Aja, 2000), « Là-bas, mon pays » (Alexandre Arcady, 2000), « La Science des rêves » (Michel Gondry, 2006) sont ses dernières apparitions.

 Au terme d'un parcours bien rempli, Pierre Vaneck, acteur populaire, décède des suites d'une opération cardiaque en janvier 2010.

 

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22:35 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pierre vaneck |  Facebook |

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