04/01/2010

Albert Camus, il y a 50 ans déjà ...

 

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Il y a cinquante ans, le lundi 4 janvier 1960, disparaissait Albert Camus, mort à l’âge de 47 ans dans un accident de voiture entre Lourmarin dans le Lubéron, où l’écrivain avait élu domicile, et Paris.

Albert Camus, écrivain français, fut un des chefs de file de l'existentialisme de l'absurde, avant de se tourner vers un humanisme sceptique.

Né en Algérie dans un milieu modeste, il ne connut pas son père, tué au début de la Première Guerre mondiale, et fut élevé par sa mère et ses grands-parents.

Inscrit en philosophie à la faculté d'Alger, il fut le disciple de Jean Grenier (leur Correspondance, 1932-1960, fut publiée en 1982), mais tuberculeux, il dut interrompre ses études.

Adhérant, pour une brève période, au Parti communiste (1934-1937), il fonda le Théâtre du Travail afin de mettre les œuvres dramatiques classiques et contemporaines à la portée du public défavorisé, puis, milita en faveur de l'Espagne républicaine. À la même période, il publia son premier recueil d'essais (l'Envers et l'Endroit, 1937), dans lequel sont mêlés des récits d'expériences personnelles, des descriptions de scènes de la vie quotidienne et des réflexions métaphysiques et morales.

Réformé en raison de son état de santé au début de la Seconde Guerre mondiale alors qu'il souhaitait prendre part au conflit, il se rendit à Paris, écrivit un nouvel essai fondé sur une observation à la fois lucide et lyrique de l'existence (Noces, 1939) et devint journaliste à Paris-Soir (1940-1941).

 

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Entré dans la Résistance, il rejoignit le mouvement Combat et fit paraître dans la clandestinité un roman (l'Étranger, 1942), suivi d'un texte philosophique (le Mythe de Sisyphe, 1942), qui prirent place dans l'ensemble qu'il baptisa plus tard le "cycle de l'absurde".

À la Libération, il dirigea avec Pascal Pia Combat ; dans les nombreux éditoriaux qu'il rédigea pour ce journal, il milita pour la sauvegarde des droits de l'Homme et affirma la nécessité de préserver à tout prix les valeurs morales dans le domaine politique.

 

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Avec son roman la Peste (1947), Camus inaugura un nouveau cycle d'ouvrages consacrés à la révolte et à la solidarité (l'État de siège, 1948 ; les Justes, 1949), dont l'aboutissement fut l'Homme révolté (1951), qui suscita une âpre polémique avec Sartre. Celui-ci lui reprochait notamment de condamner avec une même véhémence le nazisme et le stalinisme, tout en ayant une vision trop "métaphysique" de la révolte.

Au moment de la guerre d'Algérie, Camus plaida pour l'instauration d'une "trêve civile" (1956), ce qui lui valut une vive hostilité de la part des Français d'Algérie. Dans le même temps, il publia la Chute (1956), où il exprima les raisons de sa rupture définitive avec l'existentialisme de Sartre. Dans ses derniers ouvrages (l'Exil et le Royaume, 1957 ; les Discours de Suède, 1958), il prolongea la quête de cet humanisme lucide, qui lui permit, selon les termes mêmes du jury du prix Nobel, de mettre "en lumière les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes". Alors qu'il travaillait à un autre roman (le Premier Homme, posth., 1994), il se tua dans un accident de voiture.

 

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Des citations d'Albert Camus

 

«La joie est une brûlure qui ne se savoure pas.»

 «Quant au bonheur, il n'a presqu'une seule utilité, rendre le malheur possible.»

 «La révolution consiste à aimer un homme qui n'existe pas encore.»

«Ce n'est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais ce qu'elle exige.»

«J'ai compris qu'il ne suffisait pas de dénoncer l'injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre.»

 «Mourir pour l'idée, c'est la seule façon d'être à la hauteur de l'idée.»

 «Un homme est plus un homme par les choses qu'il tait que par celles qu'il dit.»

«Tout le malheur des hommes vient de l'espérance.»

 «La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie.»

«Collectionner, c'est être capable de vivre de son passé.»

«Si le monde était clair, l'art ne serait pas.»

«Un homme est toujours la proie de ses vérités.»

«La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.»

 «Nous finissons toujours par avoir le visage de nos vérités.»

 «La passion la plus forte du vingtième siècle : la servitude.»

 «Vieillir, c'est passer de la passion à la compassion.»

«L'habitude du désespoir est plus terrible que le désespoir lui-même.»

«Le bonheur est la plus grande des conquêtes, celle qu'on fait contre le destin qui nous est imposé.»

 

  

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