30/11/2009

"Couleur du temps" de Jean d'Ormesson

 

 

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Dans ce nouveau volume de ses chroniques pour la presse, au fil d'articles qui couvrent une soixantaine d'années, Jean d'Ormesson se ressemble d'un bout à l'autre. Il est de la même eau, très tôt. Lucide et littéraire. Ludique, tout pénétré de l'évidence de notre finitude. Il suffit de relire son article sur le ski datant de 1962 : filer à fond de train dans la neige, c'est inutile, « Oui, c'est inutile comme la vie. Et c'est grisant comme elle ». C'est couru ! Qu'on n'attende pas de lui une des croisades du siècle. Sa grande cause, c'est la littérature.

Certes, au début de cette anthologie, il est beaucoup question de culture, d'idées générales : déclin de la France, perte de notre hégémonie culturelle, crise du roman ? Jean d'Ormesson évite tout parti pris polémique. Ses idées générales sont loyales. Sa pensée est celle de l'honnête homme, tolérant, ouvert. Libertin au sens propre. C'est énorme. Mais moi qui n'ai plus d'opinions générales, mes morceaux préférés sont les plus singuliers. C'est lorsque l'auteur célèbre tel paysage, tel écrivain qu'il est le meilleur. Débarrassé de l'équité, envoûté par son sujet, incarné. Il n'aimerait parler que de « l'été, des mots et du bonheur». Voici l'été, les pages siciliennes sur Sélinonte : «Le soir tombait sur Sélinonte…» D'Ormesson a des ailes quand il aborde ses îles. Chateaubriand ne saurait tarder : «Il y a des génies idiots, Chateaubriand est un génie intelligent.» Si Chateaubriand est une sorte de jumeau idéal, ce n'est pas seulement parce que c'est l'icône de l'amant, c'est aussi parce qu'il possède une conscience aiguë du temps, du posthume, de la poussière des âges. C'est surtout un destin incrusté dans un style.

Sur les amours de Chateaubriand et de tant d'autres, d'Ormesson ne tarit pas. Il a parcouru mille fois le dortoir des écrivains. Sa lampe de poche ne rate rien. La vraie vie ne se passe pas sur le forum mais dans les lits. Qui couche avec qui, c'est la clé. Tout romancier le sait. Une des plus belles chroniques raconte l'amour de Drieu la Rochelle et de Victoria Ocampo : «Elle est surtout grande, très belle, merveilleuse d'intelligence et elle s'habille chez Chanel.» Le soir de son suicide, Drieu conclut : «Tu ne sais pas comme est bien ma mort, par une nuit superbe, ma fenêtre grande ouverte sur Paris.» Le lit est légendaire. À cet égard : lisez cet article passionnant de 1961 sur l'impossibilité contemporaine de la passion qui se nourrit d'obstacles, mort du mythe : «Il n'y a plus de passion parce que nous couchons tous ensemble !»

D'Ormesson campe ses portraits chéris : Custine, Louÿs, Mauriac, Montherlant, Aron, Soljenitsyne, superbe évocation de Borges : « Et voilà longtemps que Borges ne lit plus rien, comme Œdipe, comme Homère le poète est aveugle. » D'Ormesson se régale des joyaux de notre langue. C'est un rapport talismanique. De sang à sang. D'essence à essence. C'est fluidique. Il vit, il baigne entouré de ses phares. Car la littérature nous gratifie d'une vie plus vaste, plus passionnée que notre intermède biologique. Jean d'Ormesson, le groupie idolâtre, allume chaque article comme un briquet pour éclairer tous les concerts de la littérature. Il y a un portrait de Marc Fumaroli accolé à celui d'Édith Piaf : sexy ! « Notre Villon à nous, je crois bien que c'est elle. » Évidemment !... Se télescopent Julien l'Apostat, Sadate assassiné et Arsène Lupin, le chouchou de Jean. Viennent deux portraits confrontés, trait à trait, de d'Ormesson lui-même et du bagnard Papillon ou comment la bourgeoisie chic engendre des mythes de pacotille. Tiens ! L'article le plus ancien du livre (1948) est une définition du bourgeois. Ni prolétaire ni bourgeois, Jean d'Ormesson c'est salut l'artiste. Le ski ! Son livre est un slalom entre les styles.


 

 

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28/11/2009

Chinoiseries (Europalia 2009)

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Depuis toujours, la Chine fascine l’Occident. Cependant, les rencontres mutuelles entre les deux mondes ont longtemps été rares. Au XVIe siècle, l’intérêt se trouve stimulé par l’arrivée massive de produits venus d’Orient (tissus, porcelaines, thé). Comme ceux-ci restent d’un prix élevé, on cherche très vite à les imiter afin de satisfaire une demande grandissante.

 

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Utilisant l’imagerie et les symboles qu’ils trouvent dans les quelques ouvrages disponibles, les artistes de nos contrées vont, dès la fin du XVIIe siècle, s’aventurer sur une tout autre voie, celle de la fantaisie. Laissant leur imagination s’exprimer, ils abandonnent l’imitation pure et simple des modèles existants. Ils utilisent donc les formes et les motifs chinois pour créer leur propre vision de ce monde lointain. Se constitue alors une image de la Chine qui n’a plus rien à voir avec la réalité. Si cette mode constitua l’un des aspects de l’art du XVIIIe siècle, le Centre Albert Marinus n’entend pas pour l’occasion se limiter à cette période.

 

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L’exposition démontrera que les motifs d’inspiration chinoise n’ont jamais quitté les arts décoratifs, qu’ils sont encore présents aux XIXe et XXe siècles et continuent d’inspirer les artistes et les artisans dans leur travail quotidien.

 

Jusqu’au 3 janvier 2010

Centre Albert Marinus (Musée communal de Woluwé Saint-Lambert)

Rue de la Charette 40

B-1200 Bruxelles

 

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26/11/2009

"Le Concert" de Radu Mihaileanu

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A l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d'orchestre d'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais... comme homme de ménage. Un soir, alors qu'Andrei est resté très tard pour nettoyer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé à la direction du Bolchoï : il s'agit d'une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l'orchestre officiel à venir jouer à Paris... Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd'hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L'occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche... 

 

Réalisateur : Radu Mihaileanu

Acteurs : Mélanie Laurent, Aleksei Guskov, Dimitry Nazarov, Valeri Barinov, François Berléand, Miou-Miou, Lionel Abelanski, Lionel Abelanski


 

Critique

Le scénario, le superbe jeu des acteurs, leur talent et leur sincérité séduisent totalement. Il ne s'agit pas uniquement d'une description linéaire des époques troubles de l'URSS au temps du totalitarisme sous la dictature de Brejnev. Le réalisateur montre là toutes les difficultés à vivre « LA » liberté, notamment pour les artistes, dont on verrouillait politiquement la créativité au nom de l'idéologie communiste, en les « cassant » de façon inhumaine et tellement discriminatoire. En l'occurrence, dans le film, il s'agit de musiciens, mais il en était de même pour les écrivains, les scientifiques, les peintres, les acteurs... Le scénario est rempli de séquences émotionnelles, d'amour, mais aussi de beaucoup d'espoirs. Ces scènes s'alternent de façon inattendue et tiennent le spectateur en haleine tout le long de la projection. Les séquences se succèdent, ainsi, on passe de la tristesse à l'espoir, de l'humour à la dérision, de la dérision à l'amour et ainsi de suite... Tout cela est mené avec brio et intelligence. Quant aux acteurs, fussent-ils russes ou français, leur interprétation est magistrale.


 

 

http://www.leconcert-lefilm.com/


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23/11/2009

"Fille de rouge" de Isabelle Alonso

 

Isabelle Alonso

 

 

 

 

Septembre, la rentrée des classes. Pour Anne, le lycée marque le début d'une nouvelle aventure. La petite Espagnole pense enfin être comme ses camarades, mais c'est sans compter une nouvelle forme de rejet: si elle n'est plus l'étrangère, elle est la fille d'ouvrier, que les filles de notable regardent de haut. En digne héritière de Libertad, son indomptable mère courage, Anne répond â cette nouvelle injustice et se rebelle contre sa condition. A la broderie, elle ne s'intéressera pas. Ses règles, elle ne les aura pas. Et l'âge adulte, elle y échappera. Nostalgique, drôle et émouvant, Fille de rouge tisse le lien entre deux générations de femmes, le cœur au poing. 



 

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21/11/2009

Maison de Thé (Europalia 2009)

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Plongez-vous dans l’univers fascinant du thé et découvrez la richesse et la diversité de cet art de vivre millénaire qui constitue un des piliers de la culture chinoise. Titillez vos papilles lors d’une dégustation de thé, laissez-vous porter par les mélodies de la Chine le temps d’un concert, goûtez à des spécialités chinoises introuvables en Belgique, exercez-vous à quelques mouvements de tai-chi ou profitez simplement d’un verre entre amis dans un cadre unique.

 

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Le superbe bâtiment Dynastie au Mont des Arts, exceptionnellement ouvert au public à l’occasion d’europalia.china, est aménagé en maison de thé pour plonger le public dans une atmosphère résolument chinoise, mêlant des éléments de design traditionnels et contemporains. Cérémonies de thé, concerts et spectacles en tous genres, soirées à thème, projections de films, démonstrations d’artisanat, cours de calligraphie et danse du lion ne sont que quelques exemples du feu d’artifice d’activités organisées au sein de la Maison de Thé.

 

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Maison de Thé europalia.china 

Bâtiment Dynastie, Mont des Arts, 1000 Bruxelles

 

 

 

 

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19/11/2009

Au Pays du Dragon : Arts sacrés du Bhoutan

 

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Le Musée Guimet présente pour la première fois une centaine d'objets sacrés originaires du royaume himalayen.

On peut s'amuser à les compter : ce Bodhisattva grimaçant a onze têtes et mille bras. Ce n'est pas la plus fantasmagorique des divinités qui hantent actuellement le Musée Guimet. Sculptures et peintures, toutes viennent du Bhoutan, petit royaume himalayen très préservé, qui se dévoile pour la première fois à l'étranger à travers plus de cent pièces sacrées.

 

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Toutes ces pièces, qu'elles soient anciennes - les plus vieilles datent du VIIe siècle -, sont toujours des objets de culte. D'ailleurs, deux moines les accompagnent pour les purifier régulièrement durant le temps de leur séjour à l'étranger. Au quatrième étage, dans la rotonde du musée, ils composent un mandala, merveille mi-figurative mi-abstraite, cercle complexe et éphémère de sable coloré. 

 

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Le Bhoutan, récemment doté d'une Constitution et dont le roi promeut une politique de développement du BNB, «Bonheur national brut», est le seul pays au monde où le tantrisme est religion officielle. Cette forme ésotérique du bouddhisme, né en Inde au Ve siècle, s'exprime dans un art très coloré et d'une formidable richesse de détails. Les divinités semblent innombrables au profane et il faut être un spécialiste pour discerner les particularismes locaux d'avec ceux du Tibet voisin.


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Au demeurant, le Bhoutan, dont les monastères perchés à plus de 4 000 mètres d'altitude ne sont parfois accessibles qu'après plusieurs heures de marche, a pu préserver plus longtemps son âge d'or. Une période née au XVIIe et qui ne se serait terminée qu'à la fin du XIXe.

 

Les toiles appelées thangkas, peintes durant ces siècles, se révèlent notamment d'un grand raffinement. D'habitude, elles ne sortent de leurs coffres que lors des grandes célébrations. Au Musée Guimet, le visiteur contemplera les seize arhats, êtres illuminés cultivant la vacuité de l'âme et du monde. Il sera également fasciné par ces guerriers auréolés de flammes et vêtus d'une peau de tigre, ces panthéons de chamans à têtes d'animaux ou ces déesses couronnées d'un diadème et tenant dans leurs mains un vase de longue vie ou un plat de riz.


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Quant aux sculptures, moins spectaculaires, ce sont des bouddhas en bronze doré, assis sur leur socle de pétales de lotus, parfois avec une déesse sur les genoux, en posture d'union intime. Certains tiennent un foudre-diamant ou une clochette.


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Musée Guimet
6, place d'Iéna
75116 Paris

Jusqu'au 25 janvier 2010

 

 

 

 

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17/11/2009

2012 : la prophétie des Mayas se réalisera-t-elle?

 

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Les Mayas, l'une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l'ont confirmé, les numérologues l'ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion. La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps...


Réalisateur : Roland Emmerich

Acteurs, rôles, personnages :

John Cusack (Jackson Curtis), Chiwetel Ejiofor (Adrian Helmsley), Amanda Peet (Kate), Oliver Platt (Carl Anheuser), Thandie Newton (La fille du président), Danny Glover (Le président), Woody Harrelson (Charlie Frost), Thomas McCarthy (Gordon), Chin Han (Lin), Ana Mae Routledge (Officier Tay)

 

 


 

 

 

 

 

De nombreux acteurs connus, un sujet qui intéresse beaucoup de monde, deux heures d'effets spéciaux grandioses mais c'est pratiquement tout ce qu'il faut attendre de ce film... Des dialogues parfois niais, des scènes souvent un peu exagérées (les protagonistes passent environs 20 fois à deux doigts de la mort en 30 minutes)... On retiendra du film 2h30 de suspense et de grand spectacle!

 

 

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16/11/2009

"La Promesse des Ténèbres" de Maxime Chattam

 

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New York Mégapole de tous les possibles, hiver 2000. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s'oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l'industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse. Où l'on vend la mort filmée en direct. 

La vie de Brady O’Donnel, journaliste indépendant, bascule le jour où il accepte de rencontrer une starlette de films X. Mais la jeune femme se tire une balle en pleine tête devant lui après avoir murmuré d’étranges mots. Brady s’enfuit. Sa femme, Annabel, flic à Brooklyn, se voit confier l’enquête sur ce qui pourrait être un homicide déguisé. Commence alors une course poursuite vers la vérité, une enquête qui va disséquer l’Homme dans ce qu’il a de plus primitif…


Portrait d’un couple confronté à ses démons, plongée dans le milieu du hard et des perversions les plus inattendues, une enquête où crime et sexualité sont indissociablement mêlés (les fans de la Trilogie y trouveront enfin la résolution de l’énigme de la disparition de Brady).



 

 

15/11/2009

Les trois rêves du mandarin (Europalia 2009)

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Depuis le début de notre ère, s’est développée en Chine une culture lettrée destinée à un public assez étendu comprenant des hommes de pouvoir, les mandarins mais aussi un grand nombre d’intellectuels et d’artistes. Cette exposition vise à évoquer l’univers des lettrés, enracinés dans une tradition ancienne qu’ils ont sans cesse recréée et réinterprétée. L’exposition se concentre essentiellement sur la fin de la dynastie des Ming et le début des Qing, soit entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

 

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Elle se décline en deux parties : la première a pour but de dresser le portrait du mandarin lettré. Les aspects évoqués sont ses apprentissages, ses aspirations, le rapport qu’il entretient avec ses ancêtres et ses maîtres, son attachement à des objets emblématiques : antiquités, "trésors du cabinet de lettré", livres et peintures. La deuxième partie de l’exposition vise à esquisser le portrait d’un lettré sans ancrage officiel. Elle comprend trois volets, appelés « rêves ».

 

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« Le rêve du bosquet de bambou », fait référence à une conception de l’existence qui privilégie l’indépendance vis-à-vis du pouvoir, l’amitié entre pairs et une pratique artistique intense. « Le rêve des pruniers ombreux » illustre la vie sentimentale des hommes et femmes lettrés. « Le rêve du papillon » recrée l’espace du jardin, lieu de l’intime, où peuvent se déployer les rêveries de communion avec la « grande nature ».

 

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Jusqu’au 14 février 2010

Espace Culturel ING

Place Royale 6

B-1000 Bruxelles

 

 

 

 

Rome. La peinture d'un empire

 

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« Pour les Grecs comme pour les Romains, le véritable art majeur était la peinture. »

Portraits retrouvés dans l'oasis égyptienne du Fayoum, morceaux de fresques arrachés aux ruines de Pompéi, d'Herculanum ou de la villa Farnesina à Rome, scènes quotidiennes, tableaux mythologiques : « Rome. La peinture d'un empire » réunit une centaine d'oeuvres, du IIIe siècle av. J.-C. jusqu'au IVe siècle de notre ère. Toutes témoignent d'une égale virtuosité.

 

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L’exposition rattrape un morceau de passé sans chercher à la relier à toute force à l'époque contemporaine. Ici un portrait, là un paysage suffisent à eux-mêmes. L'anonymat des auteurs tout comme celui des sujets ajoutent à ce plaisir. Exposée sur des fonds gris comme suspendus dans une lumière individualisée, chaque oeuvre témoigne d'une vie disparue, parvenue presque intacte jusqu'à nous, ainsi que la découverte, sur l'une d'elles, de graffitis tracés par une main d'enfant il y a vingt siècles environ.

 

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Scuderie del Quirinale

Rome

Jusqu'au 17 janvier 2010

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14/11/2009

Louis XIV de retour à Versailles

 

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Pour la première fois, le château de Versailles consacre une grande exposition à Louis XIV.

 

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Elle rassemble plus de 300 oeuvres exceptionnelles provenant de collections du monde entier, et jamais réunies jusqu’à aujourd’hui. Peintures, sculptures, objets d’art, mobilier seront ainsi exposés. Ces chefs-d’oeuvre, pour certains jamais présentés en France depuis l’Ancien Régime, permettront au public de mieux connaître le célèbre monarque tant par ses goûts personnels que par son image publique.

 

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La richesse de l’image de Louis XIV est sans précédent dans l’histoire : Louis XIV est le roi Soleil, c’est-à-dire Apollon en tant que divinité solaire. Mais son image est aussi associée à d’autres figures historiques ou mythologiques, selon les moments du règne : Alexandre ou Hercule, Auguste ou saint Louis… Façonnée par le souverain lui-même et ses conseillers, cette image évolue sans cesse pour épouser des figures obligées : le roi de guerre menant ses troupes, le roi mécène protecteur des arts, le roi Très Chrétien défenseur de l’Église, le roi de gloire, image construite pour la postérité. Cette gloire visible, allant jusqu’au mythe, qui se construit de son vivant, s’est fondée sur l’excellence des artistes, tels que Le Bernin, Girardon, Rigaud, Cucci, Gole, Van der Meulen, Coysevox qui s’appliquent à sublimer le portrait royal, et que l’exposition permettra de redécouvrir.

 

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Au-delà de son image publique, si l’on veut discerner l’homme derrière le souverain, il faut étudier son goût personnel. Roi protecteur des arts et roi collectionneur, il rivalisait avec les autres souverains d’Europe qui étaient de véritables connaisseurs. Bénéficiant de l’héritage de Mazarin, Louis XIV forme son goût au contact direct des artistes, et grâce aux relations personnelles qu’il établit avec eux : Le Brun et Mignard pour la peinture, Le Vau et Hardouin-Mansart pour l’architecture, Le Nôtre pour l’art des jardins, Lully pour la musique, Molière pour le théâtre.

 

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En rassemblant les oeuvres appréciées du roi, un véritable portrait d’un amateur d’art passionné et d’un véritable homme de goût se dessine à travers joyaux, camées, médailles, miniatures, objets d’art, mais aussi tableaux et sculptures dont il aime s’entourer dans le Petit Appartement à Versailles.

 

Il s’investit personnellement dans la création artistique en suivant quotidiennement l’avancée des oeuvres de Le Brun, en participant à la création et l’ordonnancement des jardins avec Le Nôtre, en prenant part aux ballets donnés à la Cour, ou encore en orchestrant les travaux de construction du château de Versailles avec Hardouin-Mansart et Le Vau. La visite du château et des jardins de Versailles prolongera celle de l’exposition, et permettra ainsi d’apprécier le grand oeuvre de Louis XIV.

 

Plan de l’exposition

1. Le portrait du roi

2. Le roi de gloire

3. Le roi de paix et le roi de guerre

4. Le roi Très Chrétien et le corps physique du roi

5. Le goût du roi

6. Louis XIV : la musique, la danse et les sp ect acles

7. L’architecture, l’art des jardins et les animaux du roi

8. Le mythe

Jusqu'au 7 février 2010 au Château de Versailles


http://www.dailymotion.com/video/xavcon_louis-xiv-lyhomme-et-le-roi-20-oct_creation


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12/11/2009

Ewilan est orphelin!

 

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Passionné de lecture depuis toujours, c'est surtout la littérature de l'imaginaire, et plus particulièrement la trilogie du « Seigneur des anneaux », qui donne à Pierre Bottero le goût des livres. Mais ce n'est que lorsque sa fille lui demande de l'aider à l'occasion d'un concours d'écriture qu'il rédige son premier texte. Encouragé par sa famille, il l'envoie à un éditeur, qui accepte de le publier. La carrière d'auteur jeunesse de Pierre Bottero débute ainsi. Dès lors, il se consacre à deux activités principales : la rédaction d'histoires destinées à être publiées dans la collection « La Vie en vrai » de Castor Poche, mettant en scène les problèmes que peuvent rencontrer les enfants au quotidien dans notre société actuelle, et un grand projet, celui de « La Quête d'Ewilan », saga fantastique en trois épisodes. Pierre Bottero séduit par la profondeur de ses personnages et l'intensité de ses histoires, mêlant subtilement humour et émotion, ainsi que par l'authenticité qui se dégage de son oeuvre. En effet, cet écrivain, également papa et instituteur, a déclaré écrire avant tout avec son coeur.

 

Doté d'une imagination débordante, il a écrit des millions de signes, achevant non seulement trois trilogies autour de son héroïne - La Quête d'Ewilan, Les Mondes d'Ewilan et Le Pacte des Marchombres - mais aussi la trilogie L'Autre.

 

Pierre Bottero, auteur des trois trilogies d'Ewilan, qui se sont vendues à 1,5 million d'exemplaires, est mort le 8 novembre 2009 dans un accident de moto à 45 ans.

 

Rageot publiera en février Les Ames croisées, et, en mai, Le Chant du Troll, un roman graphique.

 

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09/11/2009

Les Aimants (Jean-Marc Parisis)

 

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C’est l’histoire d’un homme qui va rechercher dans l’écriture la jeune femme qu’il a perdue dans la vie. Ava, rencontrée alors qu’ils avaient vingt ans. Ava, qui fut l’amour, l’amie, l’âme sœur. Ava, qui s’est éteinte alors qu’elle brûlait de vie.
Et c’est bien la vie qui brûle dans ce roman. Étincelles de grâce, d’innocence, de violence aussi. Pendant toutes ces années, on dirait que ces enfants terribles se découvrent à chaque page. Quand ils se séparent à trente ans, c’est pour mieux se retrouver : d’amants, ils deviennent frère et sœur. Un autre miracle de l’amour. Un autre mystère aussi, puisque s’ils ne se sont jamais quittés, ils n’ont jamais vraiment pu vivre ensemble. Libres comme l’air, les deux complices auront joué avec le temps sans penser qu’il pourrait les blesser, ni se douter que la mort pourrait les séparer.
Ce roman d’une beauté fière et recueillie tue le temps et regarde la mort dans les yeux pour ciseler un magnifique portrait de femme entre ciel et terre.
Une femme dans sa vérité, ses lumières, ses ombres aussi. Secrète et solaire comme la poésie. Et dont la présence brille ici d’émotion et de grandeur.
Les aimants revient sur les pas d’un amour et rejoint l’éternité, parce que c’était elle, parce que c’était lui.

 


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08/11/2009

Jacno "main dans la main" avec Gainsbourg

 

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Le musicien Denis Quillard, dit «Jacno» en raison de sa consommation effrénée de Gauloises, qui avait fondé en 1976 avec Elli Medeiros les Stinky Toys, l’un des tout premiers groupes de la scène punk française, est mort ce 6 novembre 2009 à l’âge de 52 ans. Jacno qui, après la dissolution de son duo avec Elli, se consacrait à la production, avait encore enregistré quelques albums solos.

 

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Né à Paris le 3 juillet 1957, Denis Quillard a passé son enfance à écouter Mozart, Chopin ou Satie avant de découvrir le rock grâce aux succès des Who et des Rolling Stones, et d’apprendre la batterie et la guitare. Surnommé le « dandy pop », Jacno n'est plus guère connu aujourd'hui, que par les aficionados du punk. Il fut pourtant dans les années 1980 le porte-drapeau à la française de ce courant musical et des ses dérives (sexe, drogue, provocation), mais surtout un précurseur. 

 

Il rencontre Elli Medeiros au lycée Charlemagne, où il était surnommé « Jacno » en raison de sa consommation effrénée de cigarettes Gauloises, Marcel Jacno étant le nom du graphiste auteur du casque ailé imprimé sur les paquets. Ils créent ensemble le groupe de rock parisien les Stinky Toys (les Jouets Puants) - un jeu de mots sur les Dinky Toys, célèbre marque de voitures miniatures -, des fêtards qui interprètent sur scène des chansons de David Bowie, des Stones ou des Who, ainsi que leurs propres compositions.

 

 

 

Edité fin 1977 chez Polydor, leur album « Stinky toys » se vend mal et deux ans plus tard Jacno enregistre seul l’instrumental « Rectangle », des mélodies au synthétiseur popularisées par le cinéaste Olivier Assayas qui les intègre à la bande originale de son premier moyen métrage, « Copyright » (1980).

 

 


Puis le duo Elli et Jacno enregistre deux albums, « Tout va sauter » (1980) et « Boomerang » (1982) et participe à la composition de la bande originale du film « Les nuits de la pleine lune » (1984) d’Eric Rohmer, avant de se séparer.

 

Jacno se consacre ensuite davantage à la production, réalisant des titres ou des albums pour des artistes tels que Pauline Lafont, Lio, Etienne Daho, Daniel Darc ou Jacques Higelin et plus récemment Paul Personne et les Valentins. En tant qu’interprète, il a publié une série d’albums solo dont « T’es loin t’es près » (1988), « Une idée derrière la tête » (1991), « Faux témoin » (1995) et « De la part des anges » (1999).

 

 


 

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06/11/2009

"Sentiments provisoires", l'art du malheur heureux

 

 

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Tous deux ont la cinquantaine. Marc (Arditi) se veut heureux de sa réussite d'auteur, heureux avec sa femme Hélène, heureux de sa belle maison à la campagne, heureux que son meilleur ami Félix soit avec eux ce week-end. Félix (heureux en latin) prend les traits bien ronchons de François Berléand, pas tellement heureux, même si enfin il a réussi à chiper Hélène à son pote Marc. Il pousse Hélène à tout avouer à Marc, titillant, agaçant, comme un gosse : "Allez, dis-lui que tu le quittes." Hélène n'y tient pas vraiment. Se profile déjà l'idée : pourquoi quitter un type de 50 ans pour un autre du même âge? Bien d'accord, Hélène, réfléchis bien ! 

Lorsqu'elle finit par tout déballer à Marc (scène extraordinaire), celui-ci lui demande, évidemment : "Comment fait-il l'amour?" Et elle, honnête, dit doucement dans un sourire : "Comme toi." L'éternel trio? Oui, et alors? Celui-ci est impayable. Tout est là pour notre plaisir : les grandes envolées, ponctuées de "Merde !" tonitruants de Marc/Arditi qui comprend qu'il souffre, ah ! là le coeur, aïe ! ça crispe, ça tord, je vais mourir !... la bougonnerie délicieuse de Berléand en ami dominé qui n'a trouvé son salut que dans l'ombre de son envahissant double. Il voulait être poète, il est prof à Arpajon. Marc lui écrit des scénarios improbables pour la télé : "des histoires d'amour, de rencontres, il la voit, elle le regarde, il la désire, elle l'embrasse mais comme il faut que ça dure un grand nombre d'épisodes il la trompe, elle perd sa mère, il a un cancer..." Là aussi, grand moment.

Et miss Hélène ? La surprise et la bonne. Sylvie Testud est étonnante dans ce rôle de jeune femme proche d'une héroïne de Sagan : gentiment consolante avec Félix, ennuyée de faire du mal à Marc, mais appelée déjà par l'air du large, du lointain.

Bernard Murat a orchestré cette belle partition de Gérald Aubert, en respectant l'espace privé de chacun des trois : L'un parle sans que les autres l'entendent et parfois les propos se répondent en écho, ou repris en canon, comme pour souligner que l'amour parfois c'est bien regarder ensemble dans la même direction et c'est aussi se tromper ensemble de direction. La soirée est délicieuse, les numéros d'acteurs laissent bouche bée, Sylvie Testud est craquante, le texte suffisamment profond pour qu'on se sente léger. Les cicatrices saignent un peu et, comme on est au théâtre, notre trio a l'élégance de ne rien en laisser paraître.


Théâtre Edouard VII, jusqu'à janvier
10 Place Edouard VII. Paris 9e,
matinées le samedi à 17 h 30, le dimanche à 15 h 30. 01 47 42 59 92




  

 

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05/11/2009

Le chaland de Christian Barbier a entamé son dernier voyage...

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Christian Barbier, comédien rendu célèbre par le feuilleton culte des années 60 L'homme du Picardie, est décédé mardi 3 novembre 2009.

 

Habitué des seconds rôles plutôt durs et dramatiques tant à la télévision qu'au cinéma, Christian Barbier a notamment partagé l'affiche avec Jean Gabin, Simone Signoret, Alain Delon ou bien encore Fernandel. Si son rôle d'artisan marinier austère mais attachant dans L'homme du Picardie lui colle à la peau, ce serait oublier qu'il a commencé au théâtre et tourné avec les plus grands au cinéma : L'armée des ombres de Jean-Pierre Melville, Week-end à Zuydcoote d'Henri Verneuil, La vie de château de Jean-Paul Rappeneau, Le Franciscain de Bourges de Claude Autant-Lara, La Horse de Pierre Granier-Deferre ou bien L'homme pressé d'Edouard Molinaro. Il avait aussi interprété le commissaire Le Carré dans Les Cinq Dernières Minutes, série télé où le spectateur est pris à parti par les personnages pour les aider à résoudre leurs enquêtes.

 

Il était apparu pour la dernière fois en 2001, dans le téléfilm Retour à Locmaria. Christian Barbier avait 85 ans.

 



 





04/11/2009

Chute du Mur de Berlin : c'était il y a 20 ans !

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Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, devant les caméras du monde entier, de jeunes Allemands de l'Est et de l'Ouest brisent le Mur de la honte qui divise Berlin depuis le 13 août 1961, prenant de court les dirigeants des deux bords.


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Réceptifs à la politique de glasnost (transparence en russe) initiée trois ans plus tôt par le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, les dirigeants hongrois ont été les premiers à soulever la chape de plomb communiste. Le 2 mai 1989, ils annoncent leur intention d'entrouvrir leur frontière avec l'Autriche.

Des centaines d'Allemands de l'Est se précipitent alors en Hongrie dans l'espoir de bientôt passer à l'Ouest. En septembre, ils sont plusieurs milliers à s'enfuir de la sorte.

En République Démocratique Allemande (RDA), à Leipzig puis dans les autres villes du pays, les opposants au communisme quittent le secret des temples luthériens et manifestent au grand jour. Le pouvoir vacille. Erich Honecker laisse la place à Egon Krenz, mais un million de manifestants à Berlin-Est entraînent la démission collective du gouvernement communiste le 7 novembre.

Deux jours plus tard, le gouvernement de RDA autorise les Allemands de l'Est à voyager à l'étranger «sans aucune condition particulière». Au bout de quelques heures, les douaniers de Berlin, débordés par l'affût de personnes à la frontière, les laissent simplement passer. Le soir même, des milliers de Berlinois massés près du Mur ouvrent un à un les postes frontière sous le nez des redoutables garde-frontières est-allemands qui, cette fois, gardent l'arme au pied.

La chute du Mur (3,60 mètres de haut, 160 kilomètres de long et 300 miradors) met fin à cinquante ans de séparation et d'antagonismes entre les deux parties de l'Allemagne, la République Fédérale Allemande (RFA) et la République Démocratique Allemande (RDA).

Dans l'enthousiasme général, personne ne s'inquiète encore des lendemains difficiles de la réunification.


 

 

 

 

 

 

 

Sans perdre de temps, le chancelier fédéral Helmut Kohl impose une unification monétaire puis politique des deux parties de l'Allemagne. L'unité est officielle le 3 octobre 1990, un jour qui devient la fête nationale allemande.

 

 

 

 

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03/11/2009

Dernière "pensée sauvage" de Claude Levi Strauss

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L'anthropologue Claude Lévi-Strauss, considéré comme le dernier géant de la pensée française, est décédé vendredi 30 Octobre 2009 à l'âge de 100 ans.

 

Né à Bruxelles en 1908, Claude Lévi-Strauss a changé notre perception du monde en jetant les bases de l'anthropologie moderne et influencé des générations de chercheurs. Son autobiographie intellectuelle, « Tristes tropiques », paru en 1955, est considérée comme l'un des grands livres du XXe siècle.

 

Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy a salué en Claude Lévi-Strauss « l'un des plus grands ethnologues de tous les temps », créateur « de l'anthropologie moderne » et « humaniste infatigable ». Pour le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, il « nous a enseigné une nouvelle grammaire du regard et nous a appris à regarder, écouter, voir autrement ».

 

Professeur au Collège de France de 1959 à 1982, Claude Lévi-Strauss est le premier anthropologue élu à l'Académie française en mai 1973, au fauteuil d'Henri de Montherlant.

 

Claude Lévi-Strauss avait fêté ses 100 ans le 28 novembre 2008.

 

Il a proposé une appréhension nouvelle des mécanismes socio-culturels, en appliquant l'analyse structurale aux sciences humaines.

 

Claude Levi-Strauss mettait l'accent sur le fait qu'il ne fallait pas chercher des ressemblances entre des sociétés, mais comprendre en quoi les sociétés sont différentes des unes des autres. C'est toujours très nouveau. Ca va à l'encontre des habitudes de pensées.

 

Né dans une famille de Juifs alsaciens, agrégé de philosophie, Claude Lévi-Strauss a enseigné pendant deux ans en France (Mont-de-Marsan et Laon) avant de rejoindre en 1935 l'université de Sao-Paulo. Au Brésil, il a conduit des missions ethnographiques au Mato Grosso et en Amazonie.

 

De retour en France en 1939, il est mobilisé puis, l'année suivante, révoqué par Vichy en raison de ses origines juives. Réfugié dès 1941 aux Etats-Unis, il enseigne à New York puis devient conseiller culturel en 1946 près l'ambassade de France. Il est nommé en 1949 sous-directeur du Musée de l'Homme à Paris.

 

A partir de 1950, il occupe la chaire des religions comparées des peuples sans écriture à l'Ecoles des Hautes Etudes et, en 1959, celle d'anthropologie sociale au Collège de France.

 

Commandeur de la Légion d'honneur, Claude Lévi-Strauss a publié notamment « Les Structures élémentaires de la parenté » (1949), « Anthropologie structurale » (1958), « La Pensée sauvage » (1962), « Mythologiques » (4 volumes de 1964 à 1971).

 

En juin 2006, il avait reçu un hommage appuyé de Jacques Chirac lors de l'inauguration du musée parisien du Quai Branly dédié aux arts premiers.

 

Claude Lévi-Strauss se rendait encore aux séances hebdomadaires de l'Académie française après cette date. Mais plusieurs chutes l'avaient ensuite contraint à fortement limiter ses déplacements.

 

Son 100ème anniversaire avait donné lieu en novembre 2008 à de nombreux hommages. Nicolas Sarkozy lui avait rendu visite à son domicile pour « lui dire la reconnaissance de toute la Nation ». L'anthropologue n'avait pas fait d'apparition publique depuis cette date.

 


 

 

 

23:18 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : claude levi strauss |  Facebook |

02/11/2009

Le Roman des Rois (Max Gallo)

 

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Qui sont-ils Philippe Auguste le Conquérant, Saint Louis le Croisé, Philippe le Bel l’Énigmatique ? Fondateurs du royaume de France, ces Grands Capétiens ont composé les premières pages illustres de notre Histoire en peuplant notre mémoire de légendes, de gloire et de crimes. Les croisades contre les Infidèles, mais aussi contre les Albigeois et les Cathares ? L’Inquisition, les persécutions, les gibets et les bûchers ? La lutte contre le pape ? Les batailles où se forge le sentiment national ? Ce sont eux ! 
À leur côté, Max Gallo fait revivre la lignée des Villeneuve de Thorenc qui les suivent pas à pas : ils sont sur le champ de la bataille de Bouvines aux côtés de Philippe Auguste, avec Saint Louis agonisant à Tunis, et proches de Philippe le Bel quand commence le procès des Templiers. Ils nous ont légué, parmi les monuments innombrables qui constituent notre patrimoine,l’abbaye du Mont-Saint-Michel, la cathédrale de Chartres, la Sainte-Chapelle, le Louvre… Et Paris, la plus grande ville de ce XIIIe siècle, le grand siècle du Moyen Age.

Max Gallo raconte tout : la gloire et les turpitudes. La foi et le fanatisme. La compassion, la haine et l’injustice.
Le Roman des Rois est l’histoire vivante de ces Grands Capétiens qui ont modelé leur siècle et fondé la France.



20:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : max gallo, le roman des rois |  Facebook |

01/11/2009

Conversations avec mon pénis

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Le zob, le vit, le dard, la pine, le paf, la matraque, le gourdin, ...

 

Le dictionnaire de la sexualité dénombre plus de deux mille termes pour désigner l’organe mâle, et la liste n’est pas exhaustive !

 

Olivier Leborgne enrichira votre vocabulaire en la matière, mais il distillera aussi et surtout de croustillantes révélations inhérentes à l’attribut masculin.

 

Tout, tout, tout, vous saurez tout… !

 

Les 16 et 17 novembre 2009

Comédie centrale de Liège

87 rue du Plan Incliné

4000 Liège

Tél: 04 254 05 00 

Fax: 04 254 05 54

Email : info@comediecentraledeliege

 

 

 

Faites l'amour avec un Belge

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Une femme française et un homme Belge forment un couple hors du commun.

 

Elle aime le foot, la bière, le sexe et ne gifle pas le premier soir. Lui il aime la tendresse et le shopping, mais ce n’est pas le pire, il fait aussi l’amour ! 

 

Une comédie hilarante haute en bonheur, efficace et crédible, avec juste ce qu’il faut de caricature.

 

Avec Michaêl Duffour et Laëtitia Giorda en alternance avec France Renard

 

Du 19 novembre au 6 décembre 2009

Comédie centrale de Liège

87 rue du Plan Incliné

4000 Liège

Tél: 04 254 05 00 

Fax: 04 254 05 54

Email : info@comediecentraledeliege