14/09/2008

Parfums de l’Antiquité

 

parfums

 

 

Les parfums antiques, tant célébrés par les textes, par les images, et bien attestés par des flacons aux formes élégantes retrouvés par milliers, n’ont guère été étudiés si ce n’est dans des travaux ponctuels. L'exposition propose de redécouvrir les principes de base de la parfumerie antique: l’environnement de plantes fraîches et d’aromates, les parfums huileux, les résines (encens) qui se consument en fumées odorantes. L’évocation des procédés de fabrication les plus courants, des ingrédients et de leurs propriétés fait naître un univers embaumé aux noms étranges ou familiers.

 

Dès le 7e siècle avant J.-C., et surtout au 6e siècle, certaines cités du monde grec (Corinthe, Rhodes, Samos, Chypre) ont développé une gamme de vases à parfums qui s’inspirent de représentations venues d’ailleurs, Égypte ou Perse. Ces objets seront largement exportés vers l’Ouest. Notre regard se portera dès lors vers l’Italie: quels usages les Étrusques ont-ils fait des parfums et autres encensoirs ? Plus avant dans le parcours, nous serons accueillis par les parfums et l’encens dans la cité grecque. Pour aborder les époques archaïque et classique, nous nous arrêterons à Athènes où l’abondance des sources permet de rendre compte des pratiques dans un certain détail.

 

Le 4e siècle et l’époque hellénistique représentent une période de grand épanouissement en Grèce et en Italie du Sud. Marquée par un élargissement significatif du monde grec vers l’Orient, elle voit l’ouverture de nouvelles routes commerciales vers des régions productrices de denrées exotiques, comme la cannelle, la myrrhe ou l’encens. De ces ouvertures commerciales, la Rome impériale tire grand avantage en rassemblant autour d’elle tous les produits du monde. L’étalage de luxe y devient monnaie courante. Les parfums, surtout ceux aux odeurs exotiques, permettent de participer à cette surenchère; les contenants, dans des matières toujours plus luxueuses, signalent le prix de leur contenu.

 

Bien plus qu’un plaisir futile et éphémère, cette approche novatrice des parfums antiques permettra de redécouvrir le sens profond de leurs arômes: l’espoir de l’éternelle jeunesse et le bonheur de vivre, mais également leur rôle permanent dans la vie quotidienne. Sentir l’Antiquité est peut-être l’une des meilleures façons de l’approcher.

Musée Royal de Mariemont

Juqu'au 30 novembre 2008

Infos : http://www.musee-mariemont.be/parfums

 

 

alabastre

 

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