02/04/2008

Serge Gainsbourg aurait eu 80 ans ce 2 avril 2008

 

La cité de la musique de la Villette va accueillir à compter du 20 octobre 2008 et jusqu'au 1er février 2009 une exposition entièrement dédiée à Serge Gainsbourg. Cette exposition-installation mettra en valeur les talents littéraires et musicaux de Serge Gainsbourg qui, pendant 40 ans, fut un catalyseur des époques qu’il a traversées ; son écriture, ses compositions, le choix de ses collaborations, ses attitudes et même sa vie privée se transformant avec l’évolution de la société, des modes, des mouvements artistiques et culturels.L’exposition mettra en scène dans un dispositif visuel et sonore, la poésie et la musique de Gainsbourg pour toucher le grand public et lui donner à ressentir toute la richesse et la sophistication de l’univers créatif de cet artiste. Elle mettra en avant ses talents d’écrivain, de poète, et toute la modernité de son travail sur la musique et les images: Il jouait avec les mots et les références, empruntait au répertoire classique, décalait, transformait, arrangeait, inventant ainsi une nouvelle forme de composition faite de montages, de collages.

 

 

 

Serge 01

Serge Gainsbourg (né Lucien Ginsburg) ouvre officiellement les yeux sur le ciel gris de Paris le 2 avril 1928. Son père, Joseph Ginsburg est pianiste et gagne sa vie en jouant dans des cabarets. Arrive l’Occupation et la guerre qui contraignent les Ginsburg, du fait de leurs origines juives, à partir en province.



A leur retour, le jeune Serge se met à composer des chansons. Il a 22 ans et a trouvé un job d’éducateur à Champsfleur. Mais son grand tournant sera Boris Vian, quatre ans plus tard, en 1954 quand son père lui trouve une place de pianiste au fameux Milord L’Arsouille, un piano-bar branché de la Rive-Droite. Un soir, Boris Vian s’y produit. C’est le choc. « il a commencé à balancer ses chansons devant les gens sidérés et ce fut pour moi un catalyseur, un coup de poing dans la gueule ! » dira Gainsbourg un peu plus tard.

 

 

 

 

Le choc est tellement violent que Lucien Ginsburg devient Serge Gainsbourg, manière personnelle de changer tout en reconnaissant ses premiers amours pour la peinture et les tableaux de Gainsborough. Ironie du sort, quand Juliette Gréco lui remet en 1959 le disque de l’Académie Charles Cros, Boris Vian meurt. Mais il faudra attendre janvier 1960 pour que Serge Gainsbourg connaisse enfin le sucès avec sa chanson «L’eau à la bouche» dont il vendra cent mille 45t.

 

 

 

 


Mais, coincé entre les yé yé et les rockeurs, Serge Gainsbourg a du mal à trouver sa place. C’est même cela précisément qui définira Gainsbourg : son problème à se faire une place musicale et existentielle.

 

 

 

 

Avec ce « problème de place » il rencontre néanmoins Jane Birkin avec qui il vivra près de 12 ans. Elle a 20 ans et vient tout juste de divorcer du compositeur John Barry, celui qui a composé la musique de la série Amicalement Vôtre et du film Danse avec les Loups. Avec ce « problème de place » encore, il enregistre et compose L’Histoire de Melody Nelson en 1971, l’album mythique que le chanteur Beck ne cesse de recommander à tous ses interviews en disant que « c’est le disque cool ». Puis c’est au tour des albums Rock Around the Bunker (1975), l’Homme à Tête de Chou (1976) « moitié légume, moitié mec », Mauvaise Nouvelles des Etoiles (1981), Love on The Beat (1984), et puis La Marseillaise en reggae, et puis le billet de 500fr qu’il brûle en direct à la télévision, et encore sa célèbre prise de tête avec la chanteuse des Rita Mitsouko, les engueulades avec Renaud à l’émission de Michel Polack et toutes les fois où, ivre mort, il a titillé les étoiles.

 

 


« La Nouvelle Vague, explique-t-il, je dirai d’abord que c’est moi. Nouvelle Vague veut dire qu’on est à l’avant-garde de la chanson. Moi, c’est la chanson française. La chanson française n’est pas morte, elle doit aller de l’avant et prendre des thèmes modernes. Il faut chanter le béton, les tracteurs, le téléphone, l’ascenseur, pas seulement raconter quand on a 18 ans, quand on s’est quittés, quand j’ai pris la femme de mon copain. Il n’y a pas que ça dans la vie quand même ! Dans la vie moderne, il y a tout un langage à inventer. Un langage autant musical que de mots. Tout un monde à créer, tout est à faire.»

http://sergegainsbourg.artistes.universalmusic.fr/1024/pu...

 

 

Les commentaires sont fermés.