14/09/2007

La Callas, une voix en or

 

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Maria Callas est morte il y a trente ans, le 16 septembre 1977. Maria Callas est un mystère, que les brouettes de livres, les palanquées de magazines et les fleuves d’émissions qui lui ont été consacrées ne sont pas parvenues à élucider complètement. Aucun mystère en revanche quant à la puissance de l’artillerie utilisée pour commémorer le trentième anniversaire de sa mort. Maria Callas est une poule aux oeufs d’or: elle "vend", encore et toujours... Née à New York en 1923, Mary Ann Kalogeropoulos -avant que son père ne choisisse le nom Callas, plus facile à prononcer-, passe ses premières années aux Etats-Unis. Elle part en Grèce avec sa mère en 1937, et entre aussitôt au Conservatoire. A 17 ans, elle fait ses débuts sur scène à Athènes, dans Tosca de Puccini. Son premier succès, elle le remporte aux Arènes de Vérone, dans le rôle-titre de La Gioconda de Ponchielli.Là, elle rencontre aussi son mari, qui sera aussi son agent, Giovanni Battista Meneghini. Et tout va très vite: en une décennie prodigieuse, de 1948 à 1958, Callas devient la Callas, et enchaîne les triomphes: "Les Puritains" et "Norma" de Bellini, "Le Trouvère", "La Force du destin" et "Aïda" de Verdi, "Turandot" de Puccini, "Le Turc en Italie" de Rossini.Dans cette ascension, le chef d’orchestre Tullio Serafin a eu un rôle déterminant, car il a su deviner le formidable potentiel artistique de cette chanteuse qui débutait. C’est aussi pendant cette décennie qu’elle fait la connaissance de Luchino Visconti, qui sera un ami très proche et qui la mettra plusieurs fois en scène, dont de célèbres "Traviata" de Verdi et "Somnambule" de Bellini à la Scala de Milan en 1955. Et puis c’est l’idylle avec Aristote Onassis, qui la propulse dans les pages people des magazines. Mais c’est aussi la fin. Le 2 janvier 1958, alors qu’elle chante "Norma", à Rome, devant le président de la République, elle déclare forfait après le premier acte. Elle a craqué. Le scandale est énorme.Si elle se retire de la scène en 1965 après avoir chanté "Tosca" au Covent Garden à Londres, elle ne renonce pas définitivement. En 1969, elle tourne un film avec Pasolini, "Médée", une œuvre inclassable dans la filmographie du cinéaste.Et puis, en 1973, c’est le retour sur scène tant espéré, avec une série de trente-huit récitals avec piano. Ce seront les derniers. Installée à Paris, avenue Georges-Mandel, Maria Callas y vivra recluse jusqu’à sa mort le 16 septembre 1977.Aujourd’hui, le trentième anniversaire de la disparition de la cantatrice donne l’occasion d’entretenir la légende. A commencer par la Grèce, son pays d’origine, qui a décrété 2007 l’année Maria Callas.

 

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06:16 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maria callas |  Facebook |

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