03/09/2007

Les masques, signes de vie

 

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Chez les Yaka du Congo, les masques accompagnent l’entrée des jeunes hommes dans l’âge adulte ; chez les Bamoun du Cameroun, un masque de buffle symbolise la force et l’invincibilité du pouvoir royal ; les masques Tatuana de la Nouvelle Irlande représentent les visages des ancêtres protecteurs.; plus près de nous, le Waggis est le personnage le plus emblématique du carnaval de Bâle…

On le voit, le masque est universel : il est connu à travers les cinq continents de la planète et son usage est encore bien présent dans des cultures parfois très éloignées les unes des autres.

Les plus anciens témoignages des masques sous forme de dessins rupestres ou de statues-menhirs remontent à la Préhistoire.

Pour quelles raisons l’homme a-t-il eu recours à cet artifice ? Pour se protéger de dangers imaginaires ou réels, pour communiquer avec des forces supérieures ou tout simplement pour réussir la prise du gibier ? Quel que soit le déclenchement initial, la transformation du visage et du corps de l’homme a été ressentie comme une bouleversante expérience d’ordre psychologique.

Et même si l’Europe d’aujourd’hui ne connaît pas de telles traditions, et si le port du masque y a perdu toute connotation magique, «les jours des masques» restent un moment privilégié de l’année, une fête «hors du temps» où les interdits sont transgressés et les rêves accomplis.

Sur le plan artistique, le masque opère la métamorphose de la personne en personnage. Il permet à l’homme de créer, de rendre tangibles ou faire venir s’incarner en lui des personnages d’horizons divers de l’imaginaire collectif : esprits, divinités, forces maléfiques ou héros, ainsi que des caricatures de lui-même et de ses semblables.

Dans ce sens, en sa qualité d’objet culturel, le masque est l’une des créations majeures de l’humanité.

Accessoires de cérémonies magico-religieuses, protections contre les forces du mal, symboles de pouvoir, incarnations d’esprits ou d’ancêtres, acteurs des cortèges carnavalesques, originaires d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Europe, les plus beaux masques du Musée du Carnaval et du Masque de Binche s’exposent à Durbuy.

Une occasion pour le public qui fréquente cette région touristique de découvrir une institution wallonne mondialement réputée et aussi de se laisser entraîner dans le mystère du masque, «cet accessoire énigmatique et sans destination utile mais plus répandu que le levier, l’arc, le harpon ou la charrue», pour reprendre les termes du sociologue Roger Caillois.

A Durbuy, jusqu'au 30 septembre 2007

Internet: http://www.weris-info.be/masques.html


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