17/07/2007

Marche de la Madeleine à Jumet (22 juillet 2007)

Affiche-2007


 


La Marche de la Madeleine est une des marches les plus curieuses de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Elle se différencie des autres marches par l'extraordinaire diversité des uniformes que portent les quelque 2.000 soldats de parade ainsi que le "tour" du dimanche (un trajet de 25km qui va de Roux à Gosselies, en passant par Courcelles, Viesville et Thiméon), la messe en plein air et la remise des médailles aux marcheurs, le lundi.

Informations sur le site : http://www.madeleine.be/.

 

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06:00 Écrit par Boubayul dans Culture(s) | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : marche de la madeleine, jumet |  Facebook |

Commentaires

Entre Sambre et Rien Nous comprenons qu'il soit facile d'accoler le Tour de la Madeleine au folklore des marches militaires de l'ESM mais plusieurs points prouvent qu'il n'en est rien... Premièrement, la position géographique de Jumet, dans le nord-ouest de Charleroi, place cet événement folklorique à des dizaines de kilomètres au nord de la zone "entre sambre et meuse", deuxièmement, mais cela vous l'avez pointé, la diversité historique des sociétés de marche (il y a d'ailleurs bien peu de Napoléoniens dans le long cortège) et le fait que l'on n'y tire pas de salves sont deux autres différences majeures, troisièmement, le rôle prépondérant du cortège civil (les Pèlerins) toujours très fourni (de 600 à 1100 civils selon les années et la météo) souligne l'aspect religieux omniprésent ici aux côtés des apparats folkloriques (mais certaines marches de l'ESM ont toujours aussi un historique religieux très marqué, nous le concédons) et finalement, et cela vous n'en aprlez bizarrement pas, la cérémonie de la "Terre à l'Danse" différencie La Madeleine de toutes les autres marches folkloriques militaires de l'ESM... Cette danse improvisée faît renaître, selon la légende "officielle", la liesse de la populace du moyen-âge lorsqu'elle découvrit que sa châtelaine locale survivrait à l'épidémie en cours (peste ou autre)... Nombreux spécialistes des rites et du folklore se sont cependant penchés sur cette phase du Tour et il leur apparaît sans conteste qu'il s'agit d'une survivance d'un rite païen, probablement pré-chrétien, de célébration du solstice d'été, qui aurait été absorbé par la suite au sein de la procession religieuse et déplacé d'un mois pour coïncider avec celle-ci et la célébration de sainte Marie-Madeleine le 22 juillet... La Madeleine n'est donc nullement, nous l'espérons l'avoir démontré ici, une marche de l'Entre-Sambre-et-Meuse et n'a probablement qu'au fil des siècles percolé certains des éléments se développant de manière contemporaine à Gerpinnes, Thuin ou Fosses-La-Ville pour ne citer que la Sainte-Rolende, la Saint-Roch ou la Saint-Feuillien. Cela dit, tout ceci n'empêche une bonne entente entre tous les comités organisateurs (ce qui ne fut d'ailleurs pas toujours le cas dans un passé encore récent, La Madeleine, preuve empirique, étant jusqu'il y a peu rejetté du revers de la main par les "véritables" marches militaires ESM) et comme vous el savez probablement, cette bonne entente qui a surtout explosé avec la reconnaissance des six marches les plus traditionnelles au patrimoine immatériel de la communauté française de Belgique va amener les CO de ces six marches à introduire début 2008 un do ssier de reconnaissance au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Merci.

Écrit par : Seb&Rox | 17/07/2007

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