24/01/2012

2012 : Année du Dragon

 

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23 janvier 2012 - 9 février 2013

 

 

 

La fête du nouvel an asiatique est à l'origine la fête du solstice d'hiver qui marquait la fin de l'hiver et l'arrivée prochaine des beaux jours, cette fête remonte à l'Antiquité et à l'époque était surtout fêtée par les paysans. C'est sous la dynastie des Zhou (1122 av. JC-256 ap JC) que le solstice d'hiver commença à marquer le début de la nouvelle année lunaire, l'empereur ce jour-là devait accomplir des rites en l'honneur du ciel, petit à petit cette coutume se popularisa pour devenir le jour de la vénération du ciel et des ancêtres. Elle débute le onzième jour du onzième mois du calendrier lunaire pour s'achever le dernier jour du douzième mois lunaire.

 

 

 

Jour de solstice d'hiver

 

Il y a plus de 2 500 ans, à l'époque des Printemps et Automnes (770-221 av. J.-C.), la Chine a déterminé avec le cadran solaire primitif le solstice d'hiver. C'est la première partie qui fut déterminée parmi les 24 périodes de l'année climatique. Elle se situe entre les 22 et 23 décembre. Lors du jour de solstice d'hiver, la journée est la plus courte et la nuit la plus longue dans l'hémisphère Nord. Après ce jour, les journées deviennent plus longues et l'aspect yang se rehausse, débutant un nouveau cycle. Il est donc considéré en Chine comme un jour favorable.

 

 

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La célébration du Jour de solstice d'hiver date de la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220). Elle est devenue régulière sous les dynasties des Tang (618-907) et des Song (960-1279). Sous la dynastie des Han, le solstice d'hiver a été considérée comme la fête d'hiver et une cérémonie de célébration officielle devait être organisée chaque année. Ce jour-là, les fonctionnaires bénéficiaient d'un jour de congé, l'armée restait sur place, la passe frontalière était fermée, les boutiques restaient fermées et les amis se rendaient visite, en offrant mutuellement un cadeau. Sous les dynasties des Tang et des Song, les gens du peuple offraient ce jour-là un sacrifice aux ancêtres et présentaient leurs meilleurs vœux à leurs parents. L'empereur participait, lui, à la cérémonie du culte au Ciel organisée dans la banlieue de la capitale. Dans les documents de la dynastie des Qing (1644-1911), on lisait cette inscription : "le solstice d'hiver est plus important que la fête du Printemps". Cela montre que les ancêtres attachaient une grande importance au Jour de solstice d'hiver.

 

 

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Lors du solstice d'hiver, on a coutume de manger des huntun (soupe de petits raviolis) dans certaines régions du nord de la Chine et des raviolis dans certaines autres régions. Ces repas permettaient aux gens de ne pas craindre le froid ; dans le sud, on mange des haricots rouges cuits afin de chasser les épidémies et les démons ou des tangyuan (boulettes de riz glutineux fourrées). Tangyuan qui peuvent aussi être offerts comme offrandes aux ancêtres ou comme cadeau aux amis. Dans la province de Taiwan, la tradition d'offrir des gâteaux neuf-feuilles aux ancêtres le jour de solstice d'hiver, s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui ; les offrandes peuvent être également des gâteaux de farine de riz glutineux en forme de coq, de canard, de tortue, de cochon, de bœuf ou de mouton, cuits à la vapeur. Ce jour-là, les gens d'un même clan se rassemblent dans le temple des ancêtres du clan pour se prosterner, selon l'ordre de leurs générations, devant les tablettes des ancêtres. Après la fin des rites, ils festoient ensemble.

 

 

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Le dernier jour de l'année lunaire

 

Veille du Nouvel An lunaire ou Chuxi, le dernier jour de l'an, est l'une des plus importantes fêtes traditionnelles chinoises. La légende raconte qu'il y a bien longtemps, à l'époque des grandes crues, existait un monstre vicieux nommé Nian, qui signifie "année". Chaque dernière nuit du mois lunaire, ce monstre sortait de la mer, tuait les habitants et faisait des ravages dans leurs champs et jardins. Seules deux familles en sortirent indemnes. La première, un couple de jeunes mariés, dont les habits de fête étaient rouges comme le feu, ce qui fit peur au monstre, qui n’osa pas aller vers eux. L'autre famille s’en sortit indemne grâce aux enfants qui jouaient avec des pétards, dont le bruit effraya le monstre. Depuis, les gens portent des habits rouges, font exploser des pétards, et mettent en place des décorations rouges afin de garder le monstre Nian la plus loin possible. Toujours selon la légende, l’empereur Star fit disparaître Nian et tout le monde retrouva la paix.

 

 

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La fête des lanternes

 

 La fête des Lanternes arrive le 15 du premier mois lunaire (environ en février ou en mars). Elle est devenue une fête essentielle sous la dynastie des Han de l'Ouest (206 av. J.-C.-25). Admirer les lanternes est l'une des plus principales activités de la fête. Sous la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220), le bouddhisme s'est répandu largement en Chine. Après avoir appris que les moines avaient coutume le 15 du 1er mois lunaire de regarder les reliques du bouddha et d'allumer des lampes pour saluer les génies, l'empereur ordonna d'allumer aussi le soir de ce même jour, des lanternes dans le palais impérial et les temples pour présenter ses respects aux génies. Depuis lors, ce rite bouddhique est devenu progressivement une grandiose fête populaire en Chine. Aujourd'hui encore, lors de la fête des Lanternes, toutes les régions organisent une exposition de lanternes. On admire ces belles lanternes de différentes formes et les enfants s'amusent dans la rue, en tenant à la main une lanterne fabriquée par leur famille ou achetée dans le magasin.

 

 

 

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La fête du printemps (Chun Jie)

 

Les maisons sont nettoyées à fond, les dettes remboursées, cheveux coupés et des vêtements neufs achetés. Les portes sont ornées de rouleaux verticaux et des caractères sont écrits sur du papier rouge, dont les textes favorisent la bonne chance, ainsi que des louanges envers la nature. Cette pratique découlant de la suspension de charmes en bois de pêche sur les portes pour éloigner les fantômes et esprits malfaisants. Dans de nombreux foyers et dans les temples, l'encens est brûlé en marque de respect aux ancêtres.

 

 

 

La danse du lion

 

En Chine, la danse du lion est une tradition et fait partie entre autre des festivités du nouvel an chinois. Le lion représente à la fois un symbole de force, de courage et de sagesse. Pour faire plus d'effet les paupières, la bouche et les oreilles du lion sont mobiles. Le lion ne danse pas seul. Il est accompagné du bruit des percussions et des pétards. Le moment culminant de la danse, c'est quand le lion dévore un chou vert dont il recrache les feuilles pour garder le paquet rouge caché dedans, action accompagnée d'un crescendo des percussions pour lui donner toute son intensité dramatique. La danse du lion nécessite pour tous ceux qui la pratiquent, beaucoup d’habilité.

 

 

 

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La danse des dragons

 

Le dragon étant un animal représentant la bravoure, la noblesse et la chance, une danse du dragon fait partie des festivités. Plusieurs hommes se cachent dans un immense dragon de papier coloré et lui font faire d'impressionnantes acrobaties. Cette danse est accompagnée du bruit des tambours et des pétards.

 

 

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19/11/2011

20 novembre : Journée internationale des droits de l'enfant

 

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"Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité."
Kofi A. Annan, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

 

 

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Le 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant est un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la convention internationale des droits de l'enfant de 1989.

Une convention et des droits

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est pas seulement un être fragile qu'il faut protéger mais que c'est une personne qui a le droit d'être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l'endroit du monde où il est né. Et aussi qu'il a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.

Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés.

L'UNESCO a toujours accordé une place significative à l'enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l'appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales.

 

 

 

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17:50 Écrit par Boubayul dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/11/2011

Horta 2011

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

 

 

Victor Horta aurait 150 ans en cette année 2011. C'est l'occasion de célébrer ce génie de l'Art nouveau en mettant en lumière ses œuvres et l'importance de son héritage : des hôtels de maître, des grands magasins, des résidences campagnardes, un Palais des Beaux Arts, une Gare Centrale,…

 

Ce bâtisseur inventif réforma aussi l'enseignement de l'architecture et l'esprit nouveau qu'il insuffla au début du 20ème siècle est certainement pour quelque chose dans la profusion de designers de talent dont Bruxelles est fière aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

Victor Horta voit le jour à Gand en 1861. Son père, artisan cordonnier, lui transmet le goût du travail bien fait et de la persévérance qui en font un perfectionniste ne s'octroyant parfois que trois heures de sommeil par jour.

 

Fortement attiré par la musique, il se passionne pour le violon, mais le Conservatoire de Musique le renvoie pour cause d'indiscipline à la suite de quoi il s'inscrit en architecture ... Quel heureux revirement !

 

 

 

Installé à Bruxelles dès 1878, Victor Horta suit des cours à l'Académie des Beaux Arts tout en travaillant pour gagner sa vie. L'architecte Alphonse Balat, à qui l'on doit les majestueuses Serres de Laeken, l’engage  dans son atelier et Horta lui vouera toute sa vie une immense reconnaissance.

 

 

 

Il vient d'achever au Cinquantenaire un pavillon destiné à  abriter une sculpture monumentale de Jef Lambeau symbolisant Les Passions Humaines, quand deux de ses frères  francs-maçons, Eugène Autrique et Emile Tassel, lui confient chacun la construction d'un hôtel de maître. Libre de tout commanditaire, Victor Horta touche au but qu'il s'est fixé : créer en toute liberté des œuvres personnelles où il affirme les grands principes de son art : du rationnel et de la force, mais aussi de la beauté et de la convivialité.

 

 

 

 

 

 

 

C'est le début d'une longue série de joyaux qui émaillent Bruxelles d'édifices aux espaces novateurs, aux verrières lumineuses, aux antipodes de la banalité.

 

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

 

Horta, un monde disparu - Horta 2011

 

Jusqu'au 31/12/2011

 

 

 

L'exposition consacrée à Victor Horta par la Maison Autrique asbl se propose de voir ou revoir les moments clés d'une œuvre architecturale aujourd'hui disparue. Notre démarche s'inscrit dans ce mouvement de mémoire renaissante de l'Art Nouveau déjà bien marqué en région bruxelloise depuis plusieurs années. « On a peine à croire qu'une œuvre architecturale célébrée en son temps, ancienne d'un peu plus d'un siècle et construite avec un savoir-faire magistral dans des matériaux de qualité se soit révélée si fragile. Son histoire pourrait être le thème d'une fable moderne.

 

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

Maison Autrique

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Hôtel Tassel

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Hôtel Hallet

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Rotonde BOZAR

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Musée Victor Horta

 

 

http://visitbrussels.be/bitc/BE_fr/mini-site/2729/horta-2...

 

 

 

 

 

03/11/2011

Le Bolchoï a retrouvé sa grandeur

 

Bolchoï, Moscou

 

 

 

C'est l'histoire d'une fierté nationale. Comme tout symbole de grandeur, il a été boudé, bafoué, maltraité et a failli disparaître, mais c'est pour mieux renaître, plus flamboyant qu'il n'a jamais été. Le Bolchoï - qui signifie « grand » - a ainsi connu depuis deux siècles une alternance de moments de gloire et de descentes aux abîmes. Mais cette 236e saison sera la plus magnifique de toutes, avec un théâtre entièrement rénové, agrandi et embelli.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Effervescence à tous les étages en prévision de l'inauguration, le 28 octobre 2011, par les sommités de l'Etat. Car, comme l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, le Bolchoï dépend directement de la présidence de la Russie. D'où le coup de poing sur la table de Dmitri Medvedev à propos des travaux pharaoniques lancés il y a six ans et qui n'en finissaient pas. Un chantier ponctué de scandales, de dessous-de-table, de discussions et de drames, sur lequel près de 3000 ouvriers et artisans ont travaillé.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Ainsi le nouveau Bolchoï se retrouve-t-il doté de deux scènes, la principale, historique, et une nouvelle, plus petite, qui a rendu de bons et loyaux services quand les travaux s'éternisaient. Toutes les machineries, l'électronique, l'électricité ont été changées, mais plus encore, c'est la structure du bâtiment qui a été refaite de fond en comble. Car ce temple de la danse et de l'opéra menaçait de rompre. Les piliers en bois qui le soutenaient avaient été plantés dans une zone marécageuse. Une humidité qui, comme à Venise, renforce la dureté du bois. Mais, à la suite d'une décision étatique, la rivière alimentant cette zone a été détournée. Les terres se sont asséchées et les piliers se sont abîmés. De nouveaux soutiens de 26 mètres s'enfoncent désormais dans le sol pour le conforter. Voici donc le théâtre enfin stabilisé qui, sur son fronton, a retrouvé l'aigle à deux têtes, emblème de la Russie !

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Avec ses 2700 employés, qui bientôt seront 3100, dont près d'un millier de danseurs, de chanteurs et de musiciens, le Bolchoï est une énorme machine. Le plus grand opéra d'Europe, à cette différence près qu'ici, c'est la tradition de la danse qui prime avant l'opéra, alors qu'en Europe occidentale, l'art lyrique l'emporte toujours sur l'art chorégraphique.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

L'engouement pour la danse est sans limite et d'ailleurs, les places pour le ballet sont plus chères que celles pour l'opéra. C'est donc en raison de cette tradition que la scène de la salle historique du Bolchoï a été conçue pour avoir deux sols très différents. Un pour l'opéra, plus solide, plus lourd, et qui permet de supporter des décors importants, et un autre pour le ballet, une scène en bois, inclinée, plus souple, pour aider les danseurs dans leurs sauts. Ajoutez à cela une salle de répétition aux dimensions identiques à celles de la scène, logée sous la toiture, une petite salle modulable de 300 places qui a trouvé à se loger au sixième sous-sol, entre les piliers de soutènement, et vous avez une idée des nouvelles dimensions de ce bâtiment.

 

 

 

Autour de la place des théâtres, le Bolchoï a étendu son empire. A sa création, en 1776, la compagnie fit bâtir un lieu privé, car Catherine II avait offert au procureur l'exclusivité de l'organisation de spectacles à condition qu'il construise un bâtiment ad hoc. Depuis, le Bolchoï, devenu royal après l'incendie de 1805 qui détruisit l'infrastructure, puis national sous l'ère communiste, n'en finit pas de représenter la Russie. Depuis les tsars, qui peut-être l'ont choyé ou détesté, lui préférant toujours le Mariinski de Saint-Pétersbourg, jusqu'à Staline, qui assistait à toutes les premières et lui a donné un statut particulier, octroyant aux artistes salaires et avantages typiques de l'URSS, alliant appartements, clinique particulière et jardin d'enfants.

 

 

 

Quand on entre dans le bâtiment historique, on reste pourtant sans voix. Un mois avant l'ouverture, des milliers d'ouvriers et d'artisans se pressaient encore, mais la magnificence est partout. Dans les stucs recouverts à la feuille d'or comme dans les encadrements de miroirs, dans les rideaux de la loge du tsar comme dans ceux de la loge d'avant-scène, d'un velours rouge profond orné de passementerie en or qui contraste avec le rouge plus tendre des autres loges, recouvertes de damassé de soie. Et puis il y a surtout le rideau de scène, qui a été entièrement repris à la main au fil d'or. L'acoustique a été intégralement repensée, pour revenir aux fondamentaux d'origine qui étaient parfaits. Tous les errements des années 50 et 60 ont été gommés, comme ce béton qui avait été honteusement rajouté sous le plancher des fauteuils d'orchestre. Les murs de séparation des loges, qui avaient été rafistolés avec du bois, sont à nouveau en papier mâché.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

La salle principale ne fait plus que 1 700 places (à titre de comparaison, l'Opéra Garnier compte 1 900 places et Bastille 2700). L’or y est omniprésent : cinq kilos d’or massif en feuilles, répartis depuis les balcons jusqu’au gigantesque lustre de cristal étincelant. Pour la restauration des dorures, une ancienne technique a été utilisée : la base est composée de blancs d’œuf, laissés au chaud pendant quarante jours ; se succèdent ensuite sept couches de peinture d’or véritable ; le polissage final se fait à la vodka. Les temps ont bien changé, avec d'énormes productions qui nécessitent beaucoup de moyens et de personnel. La page des années de disette qui ont suivi la perestroïka, où les danseurs avaient à peine de quoi manger et ne pouvaient même plus se payer de chaussons, est définitivement tournée. Le programme des mois à venir est époustouflant. Comme cet hommage à Roland Petit le 28 décembre, ou l'invitation adressée au ballet de l'Opéra de Paris en 2013. Et puis ce sera, comme pour le bâtiment, le retour aux fondamentaux, comme La Belle au bois dormant. Même si le prince qui a réveillé le Bolchoï endormi avait un atout supplémentaire dans sa besace: 20 milliards de roubles, soit 500 millions d'euros ! Pour que la danse brille à nouveau.

 

 

 

19:00 Écrit par Boubayul dans Actualité, Culture(s), Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bolchoï, moscou |  Facebook |

30/10/2011

Une bière binchoise médaille d'or au Mondial de la bière de Strasbourg

 

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Une bière belge a remporté une médaille d’or au Mondial de la bière de Strasbourg qui s’est clôturé lundi. La médaille de platine, récompensant la meilleure bière du monde, est, elle, revenue à une bière danoise, a indiqué mardi Christian Deglas, un auteur belge spécialisé qui figurait dans le jury du concours.

 

 

 

La Hornbeer Dryhop (6,5% vol. alc.), de la brasserie Hornbeer, a reçu la plus haute distinction de la part d’un jury international de neuf membres.

 

 

 

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Côté belge, la Bioloo Blond (6,4% vol. alc.), brassée par Belgoobeer à Binche (Hainaut), figure parmi les douze bières qui repartent avec une médaille d’or. Cinq françaises, deux canadiennes, deux italiennes, une américaine et une espagnole se sont également distinguées. En trois éditions, c’est la première fois qu’une bière belge se couvre d’or au Mondial de la bière de Strasbourg.

 

 

 

Voilà l’ensemble des brasseries et des bières médaillées lors de ce concours du Mondial de la bière de Strasbourg dans l’ordre alphabétique des brasseries:

 

  • Belgoobeer : Bioloo blonde biologique ( Belgique )
  • Birra Amiata : Bastarda Rossa ( Italie )
  • Birra San Biagio : Ambar ( Italie )
  • Brasserie Dieu du Ciel! : Aphrodisiaque ( Canada )
  • Brasserie Dieu du Ciel! : Dernière Volonté ( Canada )
  • Brasserie du Pays Flamand : Anosteké ( France )
  • Brasserie Historique de l’Abbaye du Cateau : Vivat blonde ( France )
  • Brasserie La Franche : La Franche Profonde ( France )
  • Cerveses Alve : Bock Damm ( Espagne )
  • Le Brewery : Odo ( France )
  • Smuttynose Brewing Co. : Robust Porter ( USA )
  • Levrette : Levrette Triple ( France )

 

 

 

Plus de 500 bières issues de 150 brasseries dont une vingtaine de belges étaient en lice pour ce « Concours MBière Europe Pierre Celis », désigné ainsi depuis cette année en l’honneur du ‘père de la blanche’, décédé le 9 avril dernier à Hoegaarden, dans le Brabant flamand.

 

18:35 Écrit par Boubayul dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mondial de la bière, binche, bioloo, bière |  Facebook |

29/10/2011

Mais où donc est passé Robert Lamoureux ?

 

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Le chansonnier, auteurs de films et de pièces de théâtre Robert Lamoureux, réalisateur du très populaire "Mais où est donc passée la 7ème compagnie?", est décédé le 29 octobre 2011 à l'âge de 92 ans.

 

 

 

Robert Lamoureux a régné sur le comique populaire pendant plus d'un demi-siècle, comme chansonnier, puis comme réalisateur et auteur de pièces de théâtre. Le succès populaire de son vaudeville militaire "Mais où est donc passée la septième compagnie", qui a entraîné la réalisation de deux suites, bat aujourd'hui encore des records d'audience à la télévision.

 

 

 

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Egalement comédien de talent, Robert Lamoureux a été nommé trois fois aux Molière.

 

 

 

 

 

 

Né le 4 janvier 1920 dans une famille parisienne modeste, Robert Lamoureux arrête sa scolarité à la fin de l'école primaire et entame une série de petits boulots dès l'âge de 14 ans.

 

 

 

Venu au cabaret en 1949, il y triomphe rapidement grâce à des monologues dont certains sont passés à la postérité, comme "Papa, maman, la bonne et moi" (Grand Prix du disque 1950) ou "La chasse au canard".

 

 

 

 

 

Après avoir vainement tenté de s'imposer au cinéma comme acteur, Robert Lamoureux renoue avec le succès à la fin des années 60, d'abord grâce au théâtre. Il a écrit 14 pièces de boulevard, dont certaines tiendront l'affiche plusieurs années.

 

 

 

C'est le cas de "La Soupière" (1971, 2.000 représentations), "La brune que voilà" (1957), reprise en 1986 et adaptée pour Michel Leeb sous le titre "Le Tombeur", "Diable d'homme" (1980) et enfin "Si je peux me permettre..." (1996), dont la millième a été jouée le 19 avril 2000 au théâtre Saint-Georges, à Paris.

 

 

 

 

 

Mais c'est surtout le cinéma qui lui apporte la consécration, dans les années 70, grâce aux aventures de la "7ème compagnie", qui mettent en scène les périples de soldats français livrés à eux-mêmes pendant la débâcle de 1940 et qui surmontent tous les obstacles grâce au "système D". Interprété notamment par Jean Lefebvre, Pierre Mondy et Pierre Tornade, le premier film de la série ("Mais où est donc passée la 7ème compagnie", 1973) a atteint les 4 millions d'entrées.

 

 

 

Marié une première fois à 22 ans avec une amie d'enfance dont il a eu trois enfants, Robert Lamoureux s'était remarié au début des années 60 avec la comédienne Magali de Vendeuil qui lui a donné une fille.

 

 

 

Robert Lamoureux avait été fait Officier de la Légion d'honneur dans la promotion de Pâques 2000.

 

 

 

 

 

17:00 Écrit par Boubayul dans Actualité, Musique, Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

125 ans pour la Statue de la Liberté

 

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Le gâteau était vert, et bien sûr en forme de Statue de la Liberté : "Lady Liberty" a fêté vendredi à New York ses 125 ans, célébrée par plus d'un millier d'invités américains et français, par un soleil d'automne radieux.

 

 

 

Ce cadeau de la France aux Etats-Unis, inauguré le 28 octobre 1886, reste "une inspiration pour les gens partout dans le monde", a déclaré le maire de New York Michael Bloomberg depuis Liberty Island, la petite île que domine la célèbre statue au sud de Manhattan.

 

 

 

"En Amérique, la Statue de la Liberté nous rappelle l'importance de la diversité et la force de la diversité", a déclaré de son côté le secrétaire américain aux Affaires intérieures, Ken Salazar.

 

 

 

Symbole universel "de liberté, de tolérance et d'ouverture", selon M. Bloomberg, la statue du sculpteur alsacien Frédéric Auguste Bartholdi est notamment chère au coeur de millions d'immigrants. Son imposante stature (elle fait 93 mètres de haut) a été pendant des années leur première vision des Etats-Unis, après leur longue traversée de l'Atlantique.

 

 

 

Et pour la célébrer, 125 personnes, une par année, ont été naturalisées vendredi sur Liberty Island, venant de plus de 40 pays différents.

 

 

 

Les drapeaux français et américain trônaient côte à côte vendredi pendant la cérémonie, où ont été joués à la fois l'hymne américain et la Marseillaise.

 

 

 

Une plaque "en souvenir du geste d'amitié de la France" a été remise au député-maire de Colmar Eric Straumann, venu de France avec une petite délégation alsacienne.

 

 

 

George Cleveland, le petit-fils du président américain Grover Cleveland qui avait inauguré la Statue le 28 octobre 1886, avait également fait le détour. Emu, il a confié que c'était la première fois qu'il venait sur Liberty Island.

 

 

 

L'actrice Sigourney Weaver a lu un poème d'Emma Lazarus "the New colossus" qui est gravé sur le socle de la Statue, et plusieurs musiciens et chanteurs, dont Michael Feinstein ont rythmé la cérémonie.

 

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Elle se voulait largement inspirée de celle de 1886, avec une petite flotille venant saluer la statue à la fin de la cérémonie. A l'époque, a cependant rappelé un intervenant, les femmes non accompagnées n'avaient pas été autorisées à participer aux festivités.

 

 

 

Et pour marquer que la Statue de cuivre malgré son âge était une femme résolument tournée vers l'avenir, cinq webcameras installées dans la torche ont été activées, offrant de nouvelles perspectives sur New York que les passionnés peuvent désormais retrouver sur le site internet de la Fondation Statue de la Liberté-Ellis island.

 

 

 

Après un feu d'artifice vendredi soir, la statue sera fermée pour environ un an à compter de samedi, pour permettre de rénover notamment ses escaliers intérieurs. Mais l'île reste ouverte.

 

 

 

"La liberté éclairant le monde" avait été livrée aux Etats-Unis par la France en 1886, pour célébrer, avec dix ans de retard, le centenaire de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis du 4 juillet 1776.

 

 

 

Elle est visitée chaque année par plusieurs millions de touristes et figure depuis 1984 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

 

 

 

 

 

 

 


Reportage : 125 ans de la Statue de la Liberté par elysee

 

 

08/10/2011

Le Nobel du poète suédois Tomas Tranströmer

 

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Après Wislawa Szymborska, couronnée en 1996, la poésie est de nouveau saluée par les jurés du Nobel, qui viennent de décerner leur prix au Suédois Tomas Tranströmer. Né en 1931, psychologue de formation, traduit en cinquante cinq langues, il a été considéré dès les années 1960 comme l'une des voix les plus novatrices de la poésie scandinave, ce qui lui a valu de très nombreuses distinctions, dont le Prix Pétrarque en Allemagne et bien d'autres lauriers entre les USA, les Balkans, la Chine et le Japon. En France c'est Le Castor Astral qui a publié les recueils du nouveau Nobel, et ils ont ensuite été rassemblés sous un titre unique, Baltiques, dans la collection Poésie/Gallimard. 

 

 

 

Il y a vingt ans, Tranströmer a été frappé par une hémiplégie et il reste aujourd'hui reclus dans son appartement de Stockholm: à la soirée d'hommage qui lui fut consacrée en 2004 au Centre Culturel Suédois, où il s'était rendu malgré son handicap, il ne put que jouer du piano, de sa main valide. Quant à sa poésie, jaillissement du réel dans le miroir de la subjectivité, elle se nourrit de la métaphysique occidentale, de la tradition japonaise du haïku -un art d'aller à l'essentiel- et des grandes oeuvres classiques qui interrogent le temps, la précarité de notre condition, la mort, la mémoire. A cette thématique, Tranströmer ajoute de multiples allusions à son intimité, son goût pour la musique et les voyages, la botanique et l'entomologie, entre autres. 

 

 

 

 

 

"Comme la musique intérieure et celle des compositeurs, la poésie semble être le lieu privilégié où l'espace et le temps se télescopent pour luire un instant dans une irrémédiable épiphanie" a écrit Jacques Outin, le traducteur de Tranströmer. Lequel -dans son livre autobiographique, Les souvenirs m'observent- compare sa vie à une comète dont le noyau lumineux, celui de l'enfance, éclaire toute son oeuvre, une oeuvre à la fois très intériorisée et ouverte sur son époque, "afin de déchiffrer le palimpseste du monde". Et ce qui frappe chez ce "mystique cherchant dans l'obscurité les signes d'un ordre suprême", c'est la précision de son regard - une sorte d'objectif de caméra - et la puissance de ses images, autant de flashs qui électrisent la réalité pour donner à voir l'invisible. Les vers de Tranströmer sont donc autant de tableaux, avec la profondeur d'un Rembrandt, afin de "regarder au fond du poème comme on regarde au fond d'un puits pour en retirer des visions qui semblent arrachées au néant." 

 

 

 

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Extraits de « Baltique »

 

COHESION

 

 

 

« Voyez cet arbre gris. Le ciel a pénétré

 

par ses fibres jusque dans le sol -

 

il ne reste qu'un nuage ridé quand

 

la terre a fini de boire. L'espace dérobé

 

se tord dans les tresses des racines, s'entortille

 

en verdure. - De courts instants

 

de liberté viennent éclore dans nos corps, tourbillonnent

 

dans le sang des Parques et plus loin encore. »

 

 

 

 

 

« A deux heures du matin : clair de lune. Le train s’est arrêté
au milieu de la plaine. Au loin, les points de lumière d’une ville
qui scintillent froidement aux confins du regard.

 

C’est comme quand un homme va si loin dans le rêve
qu’il n’arrive à se souvenir qu’il y a demeuré
lorsqu’il retourne dans sa chambre.

 

Et comme quand quelqu’un va si loin dans la maladie
que l’essence des jours se mue en étincelles, essaim
insignifiant et froid aux confins du regard.

 

Le train est parfaitement immobile.
Deux heures : un clair de lune intense. Et de rares étoiles. »

 

07/10/2011

R.I.P. Steve Jobs

 

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Apple perd son génie. Steve Jobs, co-fondateur d'Apple, est décédé le 5 octobre 2011 à l'âge de 56 ans. La nouvelle a suscité une avalanche de réactions, à la mesure du personnage, devenu le symbole des succès de la firme à la pomme, et un patron à part.

 

 

 

"Apple a perdu un visionnaire et un créateur de génie, et le monde a perdu un être humain incroyable", a réagi l'actuel directeur général du groupe, Tim Cook, dans un courrier électronique à ses employés, rendu public.

 

 

 

Le conseil d'administration du fabricant des ordinateurs Mac, du baladeur iPod, du smartphone iPhone ou encore de la tablette iPad avait annoncé peu avant la nouvelle dans un bref communiqué.

 

 

 

"L'Amérique a perdu un génie dont on se souviendra comme d'Edison et d'Einstein, et dont les idées vont façonner le monde pendant plusieurs générations", a de son côté déclaré le maire de New York Michael Bloomberg.

 

 

 

Né à San Francisco le 24 février 1955, Steve Jobs souffrait de graves problèmes de santé depuis plusieurs années. Il a été atteint en 2004 d'une forme rare de cancer du pancréas et a subi une transplantation du foie en 2009.

 

 

 

"Steve laisse derrière lui une société que seul lui pouvait avoir bâtie, et son esprit sera pour toujours la fondation d'Apple", a estimé Tim Cook.

 

 

 

Il avait confondé l'entreprise Apple dans un garage en 1976 avec Steve Wozniak. Il avait démissionné en 1985 au terme d'une lutte de pouvoir interne et le groupe avait périclité jusqu'à son retour aux commandes en 1997.

 

 

 

Il avait depuis orchestré le lancement des produits vedettes de la marque à la pomme croquée: de l'ordinateur iMac en 1998 à la tablette iPad en 2010, en passant entretemps par le baladeur numérique iPod (2001) ou le téléphone multifonctions iPhone (2007).

 

 

 

En 2011, Apple est devenue temporairement la plus grosse société au monde, pesant environ 350 milliards de dollars en Bourse, se disputant depuis la première place avec le géant pétrolier ExxonMobil.

 

23:24 Écrit par Boubayul dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : steve jobs, apple |  Facebook |

20/08/2011

Iznogoud n'a plus de papa

Jean Tabary, Iznogoud, Bande dessinée

 

Le dessinateur français Jean Tabary, qui a créé avec René Goscinny le personnage de bande dessinée Iznogoud, est mort le 18 août 2011 à l'âge de 81 ans.

 

 

Jean Tabary, Iznogoud, Bande dessinée

 

 

 Jean Tabary dessinait Iznogoud, le grand vizir qui "voulait être calife à la place du calife" de Bagdad depuis 1962, date à laquelle il avait croqué le personnage sur des scénarios de René Goscinny, le père d'Astérix et l'un des auteurs français les plus lus au monde.

 

 

 

Après le décès de ce dernier en 1977, Tabary avait continué seul.

 

 

 

Il avait subi un accident vasculaire cérébral en 2004, puis s'était mal remis de son veuvage l'année suivante.

 

 

 

Jean Tabary était né à Stockholm le 5 mars 1930. Il débute en 1956 dans l'hebdomadaire Vaillant avec "Richard et Charlie". Dès 1958, il crée "Totoche" et sa bande de copains, puis en 1960, avec Goscinny déjà, il donne naissance à "Valentin", le vagabond.

 

 

Jean Tabary, Iznogoud, Bande dessinée

 

 

 

En 2004, le Français Patrick Braoudé avait réalisé un long métrage, titré "Iznogoud", dans lequel l'humoriste Michaël Youn campait le vizir face à Jacques Villeret en calife.

 

 

 

 

 

09/08/2011

"Qui vous savez" nous a quitté

 

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L'acteur et imitateur Henri Tisot, célèbre pour ses parodies du Général de Gaulle, est décédé dans la nuit du 5 août 2011 dans sa résidence de Sanary-sur-Mer à l'âge de 74 ans. Il ne souffrait d'aucune pathologie particulière et a été victime d'un malaise.

 

 

 

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Reconnu dans les années soixante pour ses imitations du Général qu'il se gardait bien de nommer en parlant de "qui vous savez", Henri Tisot avait joué dans de nombreux films au cinéma et à la télévision. Il était également comédien de théâtre et avait écrit une dizaine d'ouvrages dont « De Gaulle et moi Quelle Aventure! » publié en 2010.

 

 

 

Henri Tisot, né en 1937 à La Seyne-sur-Mer, a interprété principalement des rôles comiques, comme celui de Lucien Gonfaron dans « Le Temps des copains » (1960/62).

 

 

 

Depuis les années 1980, il avait surtout joué au théâtre, notamment du Feydeau aux côtés de Robert Lamoureux et Pierre Mondy.

 

 

 

Féru de religion, Henri Tisot s'était converti au christianisme et a notamment écrit sur son expérience mystique et notamment « La Rencontre d'Amour », livre dans lequel il raconte l'enseignement chrétien qu'il a reçu d'un religieux atypique. Il a aussi écrit sur le gaullisme et consacré un livre à Eve, la première femme, notre mère à tous considérant que l'avoir chargé du péché originel constituait "la plus flagrante erreur judiciaire".

 

 

 

 

 

25/07/2011

Le dernier au revoir de David Servan-Schreiber

 

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Il avait annoncé que le cancer qui l'avait atteint quelques années auparavant, en 1992, et sur lequel il avait écrit un best-seller, Anticancer, était revenu. La maladie aura finalement eu raison dimanche 24 juillet 2011 du neuropsychiatre de renom qu'était David Servan-Schreiber. Il s'est éteint entouré des siens à l'hôpital des Hautes Falaises de Fécamp, à l'âge de 50 ans, peu avant 22h.

 

 

 

D'après les déclarations de son frère Franklin, David Servan-Schreiber se trouvait depuis quelques jours «dans un semi-coma».

 

 

 

Fils du fondateur de L'Express et homme politique Jean-Jacques Servan-Schreiber, David avait choisi de faire des études de médecine. Il avait connu par deux fois des succès de librairie grâce à ses deux livres Guérir, paru en 2003, dans lequel il donnait des éléments pour lutter contre la dépression, puis avec Anticancer, en 2007, dans lequel il racontait comment il avait vaincu sa tumeur au cerveau, déclarée dans les années 1990.

 

 

David Servan-Schreiber, Anticancer, Guérir, On peut se dire au revoir plusieurs fois

 

Sa rechute, en 2010, l'avait encouragé à publier un nouvel ouvrage, On peut se dire au revoir plusieurs fois, où il abordait les difficultés qu'il était en train de vivre.

 

 

David Servan-Schreiber, Anticancer, Guérir, On peut se dire au revoir plusieurs fois

 

 

En voici un extrait :

 

"Mon père, Jean-Jacques, avait des méthodes bien à lui pour nous "apprendre le courage". Je me souviens de ce séjour en Floride où il me conduisait chaque soir, à l'heure où la mer est la plus calme, à bord d'un bateau de ski nautique pour m'initier à ce sport. Je savais qu'il y avait des requins dans les parages. C'était déjà suffisamment angoissant de jour. Tard le soir, j'étais mort de frousse. Mais requins ou pas, il fallait sauter dans l'eau, sinon mon père se chargeait de m'y jeter. Il n'avait pas peur des requins, lui. Je n'avais qu'à faire comme lui. Les requins, m'expliquait-il, mangent des poissons plutôt que des enfants, et il y a très peu d'accidents. Il estimait que le ski nautique valait la peine qu'on prenne de menus risques. Inutile de dire que j'étais très motivé pour sortir de l'eau à la vitesse de l'éclair, rester très concentré sur mon équilibre et apprendre rapidement à ne pas tomber... Rien n'est plus flippant que de skier entre chien et loup sur des eaux noires où l'on croit deviner l'ombre d'un requin. Rien. Pas même une gravissime rechute de cancer. [...]

 

Quand on a traversé le risque et qu'on a survécu, on n'est plus tétanisé devant le danger. On "apprend le courage". C'est exactement ce que voulait mon père, qui était lui-même d'une hardiesse folle. Pas seulement dans les sports de glisse, où il avait une prédilection pour le ski extrême en terrain avalancheux. Vers 1940, alors qu'il passait son bac français à Grenoble, il avait escaladé la façade du lycée et décroché le drapeau à croix gammée suspendu au-dessus du portail. Il avait 15 ans, et portait un short de l'armée anglaise... Dans les moments critiques où il faut "tenir" contre l'adversité, l'idée qu'on a de ce sang-là dans les veines, qu'on a été entraîné au combat par ce trompe-la-mort est d'un grand secours [...]"

 


 

 

24/07/2011

No Rehab for Amy Winehouse

Amy Winehouse

 

 

 

La chanteuse britannique Amy Winehouse, née le 14 septembre 1983, a été retrouvée morte ce samedi 23 juillet 2011 à Londres. Elle était âgée de 27 ans.

 

 

 

Sa voix soul au timbre atypique avait marqué les esprits au début des années 2000. Son premier album, Frank, paraît en 2003 et reçoit un bel accueil en Grande-Bretagne tout en passant quasiment inaperçu à l'international.

 

 

 

C'est en 2006 qu'elle reçoit le succès qu'elle attendait tant, avec l'album Back to Black. Un succès qu'elle doit notamment au hit Rehab, devenu incontournable et incontestablement le tube marquant de sa carrière. Pour cet album, elle s'est entourée du groupe Sharon Jones & The Dap-Kings. Le résultat est absolument exceptionnel : salué par la critique qui lui reconnait une écriture soignée et une production vintage, l'album s'écoulera à plus de 12 millions d'exemplaires à travers le globe, dont un million dans l'Hexagone.

 

 

 

 

Amy, souvent surnommée "la chanteuse à la choucroute" en raison de sa chevelure abondante, est adulée. Tout le monde ne réclame qu'elle. Lors des cérémonies de récompenses, elle ne laisse aucune chance à ses adversaires. Victorieuse de plus de 20 distinctions (dont cinq Grammy Awards, un Brit Award et un MTV Europe Music Award), la star jouit enfin d'une reconnaissance du public à la hauteur de son génie.

 

 

Amy Winehouse

 

 

Malheureusement, ses addictions diverses et ses excès éclipsent son talent et, rapidement, les journaux s'intéressent à davantage à ses déboires qu'à ses qualités d'artiste. La chanteuse se battait depuis des années contre de nombreux problèmes d'addiction à l'alcool et à la drogue. En octobre 2010, elle affirme lors d'une interview avoir totalement arrêté de consommer des drogues dures.

 

 

 

 

 

En janvier 2011, elle faisait un retour remarqué sur scène au Brésil pour une série de cinq représentations. Elle ne se produira plus sur scène avant le mois de juin dernier. Elle recevait alors un accueil glacial à Belgrade et décidait de se retirer de la scène musicale pour une durée indéterminée et d'annuler sa tournée européenne prévue pour cet été.

 

 

Amy Winehouse

 

 

Depuis plus de deux ans, elle promettait un retour sur le devant de la scène en grande pompe... Le destin ne lui aura pas laissé le temps de livrer ses derniers chefs d'oeuvre. Son talent, sa créativité, son humour et son génie manqueront à la scène musicale.

 

15:30 Écrit par Boubayul dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amy winehouse |  Facebook |

Notre ami Paulot ne verra pas mourir l'été...

 

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De son vrai nom Vital-Paul Delporte, il était le frère du peintre Charles Delporte et le cousin d'Yvan Delporte, auteur de bande dessinée bien connu des amateurs du journal Spirou.Paul Louka, de son vrai nom Vital-Paul Delporte, est un célèbre auteur, compositeur, interprète, comédien, écrivain, peintre, et saltimbanque belge, né à Marcinelle en août 1936, décédé à Montignies le 23 juillet 2011.

 

 

 

En 1959, après une rencontre avec Jacques Brel, il "descend" trois ans à Paris pour se produire de cabaret en cabaret (Chez Moineau, la Bolée, Ma cousine, la Colombe, le Cheval d'Or, le Port du salut, l'Échelle de Jacob, la Tête de l'art, Les Trois Baudets…). Il rencontre des artistes tels que Raymond Devos, les Frères Jacques, et entame à partir de 1962, une grande amitié avec Georges Brassens avec qui il se produira en première partie à Bobino. Il a notamment chanté "Cerise", "Saragosse", "Marcinelle", ou encore "Vas-y Paulot".

 

 

 

 

Ancien administrateur délégué de la SABAM (de janvier 1996 à décembre 2009), il est également le frère du peintre Charles Delporte et le cousin germain d'Yvan Delporte, figure marquante de la bande dessinée belge et du journal de Spirou.

 

 

 

Homme d’une grande simplicité, j’ai eu l’occasion de déjeuner à plusieurs reprises dans le même restaurant que lui. La conversation s’était rapidement engagée en toute sympathie et le bon vivant nous avait fait profiter de ses bons mots d’humour. Ce furent des moments très rares mais tellement agréables. Tu vas nous manquer, Paulot !

 

 

 

 

 

Triste bonhomme vêtu de noir,

Quand tu me parles de ton savoir,

De tes sanctions, de tes rigueurs judiciaires,

Quand les vautours de tes milices

Traînent leurs plumes et leur pelisse

Dans nos jardins et nos volières

Si petites

 

Moi, Monsieur, je suis un enfant

Je ne sais pas qui est bon ou méchant

Les gendarmes et même le roi

Seront tous morts avant moi,

C'est la vie et c'est la loi.

 

Triste bonhomme vêtu de vert,

Quand tu nous parles de tes compères

De tes factions, de tes ardeurs cocardières,

Quand les tambours de tes batailles

Marquent le pas des représailles

Dessus nos îles et nos frontières

Si petites

 

Moi, Monsieur, je suis un enfant

Je ne salue pas votre régiment

Les sergents et même le roi

Seront tous morts avant moi,

C'est la vie et c'est la loi.

 

Triste bonhomme vêtu de blanc,

Quand tu nous parles de ton argent,

De tes actions, de tes valeurs financières,

Quand les lingots de tes tirelires

Font du dollar ou de la lire

En Suisse loin de nos gibecières

Si petites

 

Moi, Monsieur, je suis un enfant

Pour toute fortune, j'ai les quatre vents

Les banquiers et même le roi

Seront tous morts avant moi,

C'est la vie et c'est la loi.

 

 

Triste bonhomme vêtu de gris,

Quand tu nous parles de ton parti,

De tes idées, de tes faveurs éphémères,

Quand les couleurs de ton drapeau

Changent de ton, changent de peau

Devant nos allures libertaires

Vite, vite

 

Moi, Monsieur, je suis un enfant

Je vote pour papa, j'écoute maman

Les ministres et même le roi

Seront tous morts avant moi.,

C'est la vie et c'est la loi.

 

00:07 Écrit par Boubayul dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paul louka, marcinelle |  Facebook |

12/07/2011

450ème anniversaire de la Cathédrale Saint Basile à Moscou

 

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La cathédrale de l'Intercession-de-la-Vierge, appelée également cathédrale Basile-le-Bienheureux ou Saint-Basile, construite en 1554, se trouve sur la place Rouge à Moscou, et est aujourd'hui le symbole de l'architecture traditionnelle russe.

 

A l'est de la tour du Sauveur (Tour Spasskaïa), sur la voie qui descend vers la Moskova, sur une terrasse artificielle ovale, se dresse l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture moscovite : l'église de l'Intercession-de-la-Vierge-sur-le-Fossé, plus connue sous le nom de Basile le Bienheureux.

 

 

 

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C'est pour célébrer la prise de Kazan par les troupes russes que le tsar Ivan IV ordonna la construction d'un édifice qui, à l'origine, devait être entouré de sept chapelles consacrées chacune au saint dont la fête correspondait aux évènements les plus marquants du siège.
Après la victoire de 1552, une église en bois est élevée sur la place du marché, près du Kremlin et, en 1555-1560, elle est remplacée par une église en brique construite par un architecte de Pskov, Postnik Yakovlev, surnommé le « faiseur de villes », et Jacques Baram. Comme le dit la Chronique brève, «contrairement aux ordres reçus », ils conçurent l'église selon leur propre conception de la symétrie. Les travaux durèrent cent vingt-cinq ans et l'édifice connut de nombreux remaniements : les escaliers furent couverts, les paliers surmontés de toits pointus, les bulbes ornés de motifs saillants. Un neuvième oratoire fut élevé sur la tombe d'un fol en Christ, le bienheureux Basile dont le nom s'imposa à toute l'église.

 


En 1680, sur ordre du tsar Fédor III et du patriarche Ioakim, on détruisit toutes les vieilles églises en bois délabrées qui se trouvaient sur la place Rouge mais on installa de nouvelles chapelles (jusqu'à vingt) autour de l'église de l'Intercession. C'est alors qu'elle fut peinte et couverte de décors de fer et de tuiles tels que nous les voyons aujourd'hui. Avec le temps, une grande partie des chapelles disparut et, en 1783, il n'en restait plus que onze. En septembre 1918, le doyen de l'Église fut fusillé, les biens confisqués, toutes les cloches refondues et l'Église fermée. Dans les années 1930, Lazare Kaganovitch proposa de démolir l'église de l'Intercession pour dégager la place afin de faciliter la circulation automobile sur la place Rouge.

 


L'église de l'Intercession est aujourd'hui connue sous le nom de Basile-le-Bienheureux. Ce dernier était un Fol-en-Christ né, selon la tradition, en 1469. Il se rallia vers l'âge de seize ans à cette forme de spiritualité très provocatrice. Toute sa vie, il vécut nu et d'aumônes. Après sa mort, survenue en 1552, il fut inhumé à côté de l'église de l'Intercession et on édifia en 1588 sur sa tombe une chapelle où venaient prier tous ceux qui sollicitaient la protection du défunt.
Avec le temps, sa gloire et sa sainteté éclipsèrent le souvenir de la prise de Kazan ; l'église de l'Intercession fut dès lors de plus en plus souvent désignée sous le nom de Basile-le-Bienheureux. Le tsar Fédor Ier plaça au-dessus des reliques du corps du saint une châsse d'argent pur couverte de dorures et de soieries sur laquelle fut représenté saint Basile, dans une broderie de pierres précieuses et de perles. Les Polonais pillèrent la châsse au début du XVIIe siècle.

 


Aujourd'hui, l'église est devenue un musée mais un office religieux y est célébré chaque année, le 14 octobre selon l'ancien calendrier (1er octobre dans le nouveau calendrier) en souvenir de la prise de Kazan par Ivan le Terrible.

 

 

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La cathédrale est ornée de neuf coupoles principales, chacune se distinguant des autres par une forme et des couleurs propres. Le bâtiment lui-même est essentiellement construit en brique rouge, souvent apparente. À l’origine l’église était entièrement blanche et ses coupoles dorées, mais les travaux de reconstruction aux XVIe et XVIIe siècles ont modifié son apparence.

 

La cathédrale est orientée à angle droit par rapport à l'axe de la Place rouge, ce qui lui donne une apparence asymétrique, voire chaotique sur les photos. Vue depuis l'ouest, on remarque toutefois la symétrie de la construction, qui se retrouve aussi à l'intérieur. L'église principale de forme carrée est surmontée par un octogone se rétrécissant vers le haut et couronné par une coupole dorée. Quatre tours moyennes de forme octogonale entourent l'église principale dans la direction des quatre points cardinaux. Les quatre petites tours sont carrées et intercalées entre les tours moyennes, donnant au bâtiment une forme d'étoile à huit branches.

 

La cathédrale est en fait composée de neuf églises séparées, chacune ornée d'une tour. Les huit chapelles annexes symbolisent huit batailles lors de la prise du Khanat de Kazan.

 

 

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29/06/2011

La "Dame du Nil" a traversé le grand fleuve ...

 

 

Christiane Desroches-Noblecourt fut la première femme égyptologue à une époque où cette science naissante était l'apanage des hommes.

 

 

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Elle a galopé comme une gazelle dans les sables des déserts égyptiens jusqu'à un âge où d'autres ont depuis longtemps chaussé leurs pantoufles. Puis est venu le temps des mémoires et des livres de réflexion sur l'apport de l'Égypte ancienne à notre culture, rédigés devant le jardin fleuri de son appartement, rue du Docteur Blanche, à Paris. Celui, ensuite, du repos mérité dans une aile du manoir familial de Mondement, entre Brie et Champagne, et c'est finalement dans la maison de retraite des sœurs de Saint-François de Sales, à Sézanne, à deux pas de chez elle, entourée de ses livres et de nouveaux projets d'écriture que la «pasionaria» de l'égyptologie s'est éteinte, à l'âge de 97 ans, après une vie entièrement consacrée à sa passion : percer les secrets de la pensée qui a sous-tendu la plus longue et la plus fascinante civilisation de l'humanité. A 93 ans encore, après une fracture de la jambe et percluse d'arthrose, elle avait, un instant, envisagé de retourner dans ce pays qu'elle a aimé au-delà de toute raison.

 

Ce petit bout de femme d'un mètre cinquante, énergique, pétulante, volontaire, qui avait conservé, au-delà de sa 90e année, une mémoire d'ordinateur pour tout ce qui touchait à l'Égypte, un enthousiasme de débutante et un humour qui pouvait être féroce, «a mieux servi la cause des femmes qu'une armée de suffragettes», disait d'elle un de ses éditeurs. Car il faut resituer ce monument de l'égyptologie française dans son époque, celle de l'entre-deux guerres, lorsque l'érudition et l'aventure de terrain étaient encore un domaine exclusif des hommes.

 

La jeune Christiane a neuf ans, lorsque Howard Carter trouve la tombe de Toutankhamon et l'énorme battage médiatique que suscite la découverte la plonge dans une fascination qui va devenir une vocation. Elle a la chance d'être née dans une famille cultivée, aux idées avancées. Nullement choqué que sa fille veuille devenir une «savante», son père approuve son choix. Travailleuse acharnée, elle va alors enchaîner les études et les diplômes : Sorbonne, École du Louvre, École pratique des hautes études, Collège de France, Institut catholique.

 

En 1934, à 21 ans, elle a soutenu brillamment deux thèses et entre au Musée du Louvre comme chargée de mission. Quatre ans plus tard, elle est envoyée au Caire, au très prestigieux IFAO (Institut français d'archéologie orientale) où la venue d'une jeune fille de cet âge provoque une véritable révolution. Mais il en faudrait plus pour la démonter. «J'ai appris à devenir une bagarreuse par nécessité».

 

Le secret de sa réussite en tant qu'égyptologue tient en une idée-force qu'elle aimait à répéter : «Il ne faut pas aborder ce pays avec des idées reçues, mais le laisser parler sans s'exprimer à sa place». Elle avait, en effet, vite compris que toutes ces représentations mi-humaines mi-zoomorphes devaient avoir un sens symbolique et c'est ce sens qu'elle a passé sa vie à décrypter, pour en tirer une conclusion de nature à choquer bien des spécialistes : «Les Égyptiens, disait-elle, n'avaient pas de religion, mais leurs prêtres étaient poussés par la soif scientifique de pénétrer les grands mystères de l'univers, le premier d'entre eux étant cette crue bienfaisante du Nil qui arrivait chaque année, aux environs du 18 juillet, et sans laquelle le pays n'aurait pas existé».

 

Autre idée reçue qu'elle s'est acharnée à combattre, vitupérant contre les «charlatans qui s'enrichissent en vendant de l'Égypte ésotérique» : symbolisme ne signifie pas occulte. Pour elle, le bon peuple était profondément respectueux d'une morale «osirienne», prônant la victoire du Bien sur le Mal et espéraient une éternité bien différente de celle que nous concevons.

 

 

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Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, parmi lesquels deux monumentales biographies, l'une sur Ramsès II, l'autre sur la reine maudite, Hatshepsout, qu'elle réhabilite avec une grande tendresse, elle a consacré les dernières années de sa vie à tirer les philosophies de ses recherches de terrain. Et dans son dernier ouvrage, «Le fabuleux héritage de l'Égypte» («un live que j'écris depuis 60 ans !», disait-elle) la vieille dame «indigne» s'est beaucoup plu à démontrer, preuves à l'appui, que notre culture «n'est pas judéo-chrétienne, mais égypto-chrétienne», évoquant pêle-mêle le calendrier, l'alphabet, le jeu de l'oie, les briques, les tests de grossesse, le traitement de la cataracte et de la migraine, les fables d'Écope et même la symbolique chrétienne de la Mort et de la Résurrection, tous hérités de l'Égypte ancienne.

 

Grand officier de la Légion d'Honneur, conservateur général honoraire du Département des antiquités égyptiennes du Louvre, comblée d'honneurs, pas toujours tendre pour ses confrères, Christiane Desroches-Noblecourt avait, en revanche, su se faire aimer des plus modestes.

 

 

 

26/06/2011

Qui va mener les enquêtes?

 

 

L'acteur américain, Peter Falk, mondialement célèbre pour son interprétation du lieutenant Columbo, est décédé à l'âge de 83 ans.

 

 

 

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Né le 1er septembre 1927, à New York, d'une famille juive - père d'origine russe, mère d'origine polonaise et tchèque - Peter Falk restera dans l'inconscient collectif l'inspecteur Columbo, dont il tourna 78 épisodes et en fut producteur et coproducteur de plus d'une vingtaine. Plus de 2 milliards de téléspectateurs ­firent leurs choux gras des enquêtes du lieutenant de la brigade criminelle de Los Angeles entre 1968 et 2003. Sans doute la série la plus célèbre jamais réalisée avec Dallas.

 

 

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Costume beige froissé, imperméable improbable de la même teinte fatiguée, mince cravate à peine nouée, coiffure aléatoire, Peugeot 403 décapotable au bord de la casse, cigare plus ou moins éteint, basset hound lymphatique et attachant nommé tout simplement «le Chien», Columbo n'avait l'air de rien mais il savait tout. Il faisait l'âne pour avoir du foin et la peau de l'assassin. Ses leitmotivs: «Lieutenant Columbo de la brigade criminelle», «Ah, une dernière chose», ou encore : «Comme dit ma femme…». Tout un programme qui en fit une série culte. Il n'avait pas l'air bien frais. Parlait toujours de son épouse invisible. On se souvient du concept bien huilé: le spectateur connaissait le meurtrier dès le début de l'épisode pour mieux ensuite le traquer avec cette façon si particulière, si perverse de croiser ses bras, de poser sa main sur son front faussement intrigué, de toujours faire semblant de tourner ses talons, de lever nonchalamment le bras pour une pénultième question, cet air embarrassé, complaisant devant le coupable. Ce regard borgne.

 

Car, à l'âge de 3 ans, le petit Peter Michaël Falk perdit un œil à la suite d'un cancer. Il ne fut pas, on le sait, toujours ­Columbo, pour lequel il remporta de nombreux Emmy Awards et Golden Globe. Après une courte expérience comme cuistot dans la marine marchande, le futur acteur obtint en 1953 une licence de sciences politiques, un master en administration, tenta en vain d'entrer dans la CIA, se retrouva à la direction du Budget du Connecticut comme conseiller à la productivité… Pas pour longtemps. Il prendra des cours d'art dramatique et se retrouvera rapidement sur les planches. Il joua également Molière à Broadway.

 

Peter Falk passe devant la caméra en 1958. Il est dirigé, ce n'est pas rien, par Nicholas Ray dans La Forêt interdite. ­Remarqué, il tient son premier rôle important dans un polar de William Witney, The Secret of the purple Reef (1960), fut nommé à deux reprises aux oscars pour Murder Inc (1960) de Stuart Rosenberg et Milliardaire d'un jour (1961) de Frank Capra. En 1965, il tourne La Grande course autour du monde de Blake Edwards.

 

La filmographie est impressionnante. Mais, évidemment, c'est John Cassavetes qui le rendit célèbre dans les cinémathèques. Il devient un acteur culte, l'acteur fétiche, dans les années 1970 du grand metteur en scène sous la direction duquel il tourna quelques pièces maîtresses du septième art. Citons Husbands (1975), Une femme sous influence (1976), Opening Night (1978) ou encore Big Trouble (1987).

 

 

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À la fin des années 1980, le réalisateur allemand Wim Wenders fit appel à son génie dans Les Ailes du désir (1988). Il tourne son dernier long métrage, American Cowslip de Mark David, l'année du début de son mal incurable, la maladie d'Alzheimer. Le lieutenant Columbo était devenu un acteur cérébral. On n'en doutait pas : un inspecteur de cette trempe l'est toujours. Marié à deux reprises, il fut mis sous la tutelle de sa seconde femme. On enterre la plus célèbre mémoire de la criminelle californienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

00:41 Écrit par Boubayul dans Actualité, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peter falk, columbo, acteur, cinéma |  Facebook |

08/03/2011

8 mars : Journée internationale de la femme

 

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Dans l’emphase des mots utiles et dédiés,
Femmes source où l’homme : plaisir à lui, de s’y abreuver
Votre cœur n’est pas un joujou
A prendre plaisir de tous vos atouts.
Mélange irrésistible d’intelligence
Où se conjuguent beauté et élégance,
Sous le charme d’une femme et de ses paysages.
Aux yeux d’étoiles brillantes aux milles présages,
De ces rumeurs de vagues au milieu de l’océan,
Femmes bouillonnantes, sublime chaleur d’un volcan.
Bouche pulpeuse aux dents des neiges éternelles,
Silhouette grandie et rebelle,
Aux doigts de plumes multicolores
Légèreté, ils en déplorent
A se languir de ces minutes.
Hommes aux mains de brutes
A palper : l’artificiel bronzage ;
Descente lente, langoureux massage.
Dans un lieu secret des hommes
Pour un corps qui s’abandonne.
Silhouette en contre-jour :
Fuguer, serait réels chagrins pour toujours.
D’une douce et belle créature
Magique et si pure.

  

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Femme banale,
Femme d’un idéal,
Femme de l’inertie,
Femme des plus belles années d’une vie.
Femme passionnelle
Discrète, respectable, extravagante, caractérielle
Humeur de tous les instants
Coutumes humées en occident.

 

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Femmes, l’auteur se confesse
Penser à vous pour absence de son stress.
Homme parfois solitaire, parfois naïf
Foulant le sol d’une allée bordée d’ifs,
Seul, accompagnée de ses idées
Silhouettes devinées
A toutes les manons de la nuit
Attire le feu physique masculin. Sans bruit…
Espoir d’une rencontre éphémère
Parfois rien ! mais espère…

 

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Un regard volé, mouvement isolé
Sur un corps abandonné
Ce n’est qu’un jeu
De l’amour du hasard, peut-être dangereux.
Rendez-vous secret à voix basse
De deux corps s’enlacent
Sensations et joie se passent.
Baisers volés et discrets
Echange de secrets.
Corps qui se frôlent :
Elle ou lui, qui jouera le premier rôle ?
Plaisirs de l’endroit défendu
Minutes royalement vécues.

 

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Des ombres qui blessent
D’espoirs qui naissent
A verser tant de larmes
L’abandon, désarme.
Du meilleur et du pire,
Le vrai, c’est d’y vivre du plaisir.
Laissons à la lecture : dévoiler ces confidences,
Imaginations offertes à outrance.
Libres d’une journée : intime de l’an neuf


 

Michel Robert 

 

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04/11/2009

Chute du Mur de Berlin : c'était il y a 20 ans !

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Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, devant les caméras du monde entier, de jeunes Allemands de l'Est et de l'Ouest brisent le Mur de la honte qui divise Berlin depuis le 13 août 1961, prenant de court les dirigeants des deux bords.


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Réceptifs à la politique de glasnost (transparence en russe) initiée trois ans plus tôt par le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, les dirigeants hongrois ont été les premiers à soulever la chape de plomb communiste. Le 2 mai 1989, ils annoncent leur intention d'entrouvrir leur frontière avec l'Autriche.

Des centaines d'Allemands de l'Est se précipitent alors en Hongrie dans l'espoir de bientôt passer à l'Ouest. En septembre, ils sont plusieurs milliers à s'enfuir de la sorte.

En République Démocratique Allemande (RDA), à Leipzig puis dans les autres villes du pays, les opposants au communisme quittent le secret des temples luthériens et manifestent au grand jour. Le pouvoir vacille. Erich Honecker laisse la place à Egon Krenz, mais un million de manifestants à Berlin-Est entraînent la démission collective du gouvernement communiste le 7 novembre.

Deux jours plus tard, le gouvernement de RDA autorise les Allemands de l'Est à voyager à l'étranger «sans aucune condition particulière». Au bout de quelques heures, les douaniers de Berlin, débordés par l'affût de personnes à la frontière, les laissent simplement passer. Le soir même, des milliers de Berlinois massés près du Mur ouvrent un à un les postes frontière sous le nez des redoutables garde-frontières est-allemands qui, cette fois, gardent l'arme au pied.

La chute du Mur (3,60 mètres de haut, 160 kilomètres de long et 300 miradors) met fin à cinquante ans de séparation et d'antagonismes entre les deux parties de l'Allemagne, la République Fédérale Allemande (RFA) et la République Démocratique Allemande (RDA).

Dans l'enthousiasme général, personne ne s'inquiète encore des lendemains difficiles de la réunification.


 

 

 

 

 

 

 

Sans perdre de temps, le chancelier fédéral Helmut Kohl impose une unification monétaire puis politique des deux parties de l'Allemagne. L'unité est officielle le 3 octobre 1990, un jour qui devient la fête nationale allemande.

 

 

 

 

mur - plaque commemorative