12/05/2012

Celtic Woman est de retour !

 

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Après avoir fait rapidement le complet en septembre 2011 à la Salle Reine Elisabeth d’Anvers, le quatuor de charme irlandais sera de retour en Belgique pour nous présenter leur nouvel album ‘Believe’, dont la sortie est attendue le 24 janvier 2012.

 

 

 

Leur nouvelle tournée s’annonce comme leur plus grande production jamais mise en place. Celtic Woman tourne accompagné d’un ensemble impressionnant: choristes, musiciens et danseurs celtiques feront tous partie de ‘Believe’. Ensemble, ils proposent les titres traditionnels du répertoire irlandais (‘The Water Is Wide’, ‘Green Grow The Rushes’), des classiques intemporels (‘Bridge Over Troubled Water’, ‘Tears In Heaven’) ainsi que des titres récents dans des versions totalement revisitées.

 

 

 

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Le nombre de fans du brillant trio de chanteuses et de leur incroyable violoniste ne fait que croître de par le monde.

 

 

 

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En à peine cinq ans, le collectif féminin a trouvé le chemin du succès sans la moindre aide médiatique. Ce qui fait d’eux un cas unique surtout au regard des 6 millions de CD et DVD vendus, des dix albums de platine et des plus de 2 millions de tickets écoulés à travers le monde. Leur dernier spectacle ‘Songs From The Heart’ a été salué par la critique comme une expérience magique. Attendons-nous à encore plus de faste, encore plus d’authenticité et de merveilles musicales le 12 juin 2012 à la Lotto Arena à Anvers où Celtic Woman pourra se déployer à sa véritable dimension!

 

 

 

19:00 Écrit par Boubayul dans Musique, Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/01/2012

2012 : Année du Dragon

 

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23 janvier 2012 - 9 février 2013

 

 

 

La fête du nouvel an asiatique est à l'origine la fête du solstice d'hiver qui marquait la fin de l'hiver et l'arrivée prochaine des beaux jours, cette fête remonte à l'Antiquité et à l'époque était surtout fêtée par les paysans. C'est sous la dynastie des Zhou (1122 av. JC-256 ap JC) que le solstice d'hiver commença à marquer le début de la nouvelle année lunaire, l'empereur ce jour-là devait accomplir des rites en l'honneur du ciel, petit à petit cette coutume se popularisa pour devenir le jour de la vénération du ciel et des ancêtres. Elle débute le onzième jour du onzième mois du calendrier lunaire pour s'achever le dernier jour du douzième mois lunaire.

 

 

 

Jour de solstice d'hiver

 

Il y a plus de 2 500 ans, à l'époque des Printemps et Automnes (770-221 av. J.-C.), la Chine a déterminé avec le cadran solaire primitif le solstice d'hiver. C'est la première partie qui fut déterminée parmi les 24 périodes de l'année climatique. Elle se situe entre les 22 et 23 décembre. Lors du jour de solstice d'hiver, la journée est la plus courte et la nuit la plus longue dans l'hémisphère Nord. Après ce jour, les journées deviennent plus longues et l'aspect yang se rehausse, débutant un nouveau cycle. Il est donc considéré en Chine comme un jour favorable.

 

 

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La célébration du Jour de solstice d'hiver date de la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220). Elle est devenue régulière sous les dynasties des Tang (618-907) et des Song (960-1279). Sous la dynastie des Han, le solstice d'hiver a été considérée comme la fête d'hiver et une cérémonie de célébration officielle devait être organisée chaque année. Ce jour-là, les fonctionnaires bénéficiaient d'un jour de congé, l'armée restait sur place, la passe frontalière était fermée, les boutiques restaient fermées et les amis se rendaient visite, en offrant mutuellement un cadeau. Sous les dynasties des Tang et des Song, les gens du peuple offraient ce jour-là un sacrifice aux ancêtres et présentaient leurs meilleurs vœux à leurs parents. L'empereur participait, lui, à la cérémonie du culte au Ciel organisée dans la banlieue de la capitale. Dans les documents de la dynastie des Qing (1644-1911), on lisait cette inscription : "le solstice d'hiver est plus important que la fête du Printemps". Cela montre que les ancêtres attachaient une grande importance au Jour de solstice d'hiver.

 

 

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Lors du solstice d'hiver, on a coutume de manger des huntun (soupe de petits raviolis) dans certaines régions du nord de la Chine et des raviolis dans certaines autres régions. Ces repas permettaient aux gens de ne pas craindre le froid ; dans le sud, on mange des haricots rouges cuits afin de chasser les épidémies et les démons ou des tangyuan (boulettes de riz glutineux fourrées). Tangyuan qui peuvent aussi être offerts comme offrandes aux ancêtres ou comme cadeau aux amis. Dans la province de Taiwan, la tradition d'offrir des gâteaux neuf-feuilles aux ancêtres le jour de solstice d'hiver, s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui ; les offrandes peuvent être également des gâteaux de farine de riz glutineux en forme de coq, de canard, de tortue, de cochon, de bœuf ou de mouton, cuits à la vapeur. Ce jour-là, les gens d'un même clan se rassemblent dans le temple des ancêtres du clan pour se prosterner, selon l'ordre de leurs générations, devant les tablettes des ancêtres. Après la fin des rites, ils festoient ensemble.

 

 

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Le dernier jour de l'année lunaire

 

Veille du Nouvel An lunaire ou Chuxi, le dernier jour de l'an, est l'une des plus importantes fêtes traditionnelles chinoises. La légende raconte qu'il y a bien longtemps, à l'époque des grandes crues, existait un monstre vicieux nommé Nian, qui signifie "année". Chaque dernière nuit du mois lunaire, ce monstre sortait de la mer, tuait les habitants et faisait des ravages dans leurs champs et jardins. Seules deux familles en sortirent indemnes. La première, un couple de jeunes mariés, dont les habits de fête étaient rouges comme le feu, ce qui fit peur au monstre, qui n’osa pas aller vers eux. L'autre famille s’en sortit indemne grâce aux enfants qui jouaient avec des pétards, dont le bruit effraya le monstre. Depuis, les gens portent des habits rouges, font exploser des pétards, et mettent en place des décorations rouges afin de garder le monstre Nian la plus loin possible. Toujours selon la légende, l’empereur Star fit disparaître Nian et tout le monde retrouva la paix.

 

 

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La fête des lanternes

 

 La fête des Lanternes arrive le 15 du premier mois lunaire (environ en février ou en mars). Elle est devenue une fête essentielle sous la dynastie des Han de l'Ouest (206 av. J.-C.-25). Admirer les lanternes est l'une des plus principales activités de la fête. Sous la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220), le bouddhisme s'est répandu largement en Chine. Après avoir appris que les moines avaient coutume le 15 du 1er mois lunaire de regarder les reliques du bouddha et d'allumer des lampes pour saluer les génies, l'empereur ordonna d'allumer aussi le soir de ce même jour, des lanternes dans le palais impérial et les temples pour présenter ses respects aux génies. Depuis lors, ce rite bouddhique est devenu progressivement une grandiose fête populaire en Chine. Aujourd'hui encore, lors de la fête des Lanternes, toutes les régions organisent une exposition de lanternes. On admire ces belles lanternes de différentes formes et les enfants s'amusent dans la rue, en tenant à la main une lanterne fabriquée par leur famille ou achetée dans le magasin.

 

 

 

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La fête du printemps (Chun Jie)

 

Les maisons sont nettoyées à fond, les dettes remboursées, cheveux coupés et des vêtements neufs achetés. Les portes sont ornées de rouleaux verticaux et des caractères sont écrits sur du papier rouge, dont les textes favorisent la bonne chance, ainsi que des louanges envers la nature. Cette pratique découlant de la suspension de charmes en bois de pêche sur les portes pour éloigner les fantômes et esprits malfaisants. Dans de nombreux foyers et dans les temples, l'encens est brûlé en marque de respect aux ancêtres.

 

 

 

La danse du lion

 

En Chine, la danse du lion est une tradition et fait partie entre autre des festivités du nouvel an chinois. Le lion représente à la fois un symbole de force, de courage et de sagesse. Pour faire plus d'effet les paupières, la bouche et les oreilles du lion sont mobiles. Le lion ne danse pas seul. Il est accompagné du bruit des percussions et des pétards. Le moment culminant de la danse, c'est quand le lion dévore un chou vert dont il recrache les feuilles pour garder le paquet rouge caché dedans, action accompagnée d'un crescendo des percussions pour lui donner toute son intensité dramatique. La danse du lion nécessite pour tous ceux qui la pratiquent, beaucoup d’habilité.

 

 

 

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La danse des dragons

 

Le dragon étant un animal représentant la bravoure, la noblesse et la chance, une danse du dragon fait partie des festivités. Plusieurs hommes se cachent dans un immense dragon de papier coloré et lui font faire d'impressionnantes acrobaties. Cette danse est accompagnée du bruit des tambours et des pétards.

 

 

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03/12/2011

"Ensemble pour toujours" d'Apassionata

 

Apassionata, Ensemble pour toujours, Spectacle équestre

 

 

 

Après le succès de « Four Seasons », « Ovations », « Hommage », « Grand Voyage », « Charm of Freedom » et « A la lumière des étoiles », Apassionata se produira en 2012 pour la septième fois à Anvers (Lotto Arena).

 

 

 

Apassionata, Ensemble pour toujours, Spectacle équestre

 

Les samedi 7 et dimanche 8 janvier 2012, la compagnie équestre la plus réputée d’Europe présentera différentes races de chevaux et figures de dressage dans sa toute nouvelle production « Ensemble, pour toujours ».

 

 

 

Apassionata, Ensemble pour toujours, Spectacle équestre

 

Jeunes et moins jeunes admireront la troupe de superbes chevaux et leurs cavaliers talentueux dans ce nouveau spectacle envoutant qui allie musique, chant, danse et jeux de lumières grandioses. Vous serez séduits par les numéros de dressage et les multiples cascades audacieuses qui exigent adresse et souplesse du cheval et de son cavalier.

 

 

 

Apassionata, Ensemble pour toujours, Spectacle équestre

 

 

Ce spectacle à couper le souffle vous garantit une sortie réussie en famille à l’aube de la Nouvelle Année.

 

28/11/2011

L'Apothicaire d'Henri Loevenbruck

 

Henri Loevenbruck, L'apothicaire, Littérature, Livres

 

 

 

Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire, car il était à la fois le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes que l'on pût trouver dans le pays tout entier. »

 

 Un matin de janvier, cet homme érudit découvre dans sa propre maison une pièce qu'il avait oubliée – une pièce que tout le monde avait oubliée. Rapidement, il comprend que vivait jadis ici une personne qui partageait sa vie, mais qui, à présent, a mystérieusement disparu de toutes les mémoires.

 

L'Apothicaire, poursuivi par d'obscurs ennemis, accusé d'hérésie par le roi Philippe le Bel, pourchassé par l'Inquisiteur de France, décide alors de partir à la recherche de son propre passé, de Paris à Compostelle, et de Compostelle au Mont Sinaï… au risque de disparaître à son tour.

 

 

Extrait

 

 

Henri Loevenbruck, L'apothicaire, Littérature, Livres

 

 

 

22/11/2011

Samba etc. Carnavals du Brésil

 

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Du carnaval brésilien, on connaît la samba entêtante, les danseuses parées de plumes et de paillettes ou le vaste sambodrome où Rio élit chaque année ses meilleures écoles. Mais est-ce là tout ce qu’on peut en dire ?

 

Bien au contraire ! Au-delà de ce carnaval, il en existe un autre qui se joue dans les rues, où se mêlent les déguisements les plus simples dans une allégresse générale, où l’on aperçoit les Bate-Bolas, « clowns » aux costumes imposants, où chacun déambule à la rencontre des blocos où leurs amis les attendent.

 

 

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Et ce carnaval à multiples facettes est loin de se limiter à la seule Rio de Janeiro : São Paulo, Salvador de Bahia, Santa Cruz ou encore Recife, Olinda, Niteroi, São Caetano de Odivelas s’ébranlent elles aussi aux rythmes du carnaval.

 

 

 

 

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Entre envers du décor et déconstruction des clichés, le Musée du Masque vous invite au Brésil, pour y vivre une immersion dans son carnaval.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

19:00 Écrit par Boubayul dans Exposition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/11/2011

Le secret du dixième tombeau de Michael Byrnes

 

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Des sites sacrés de Jérusalem aux archives confidentielles du Vatican, un thriller magistral, au rythme haletant, qui mêle archéologie, science et théologie, sur fond de complot international.

 

 

 

Vendredi, jour de prière, sur le Mont du Temple à Jérusalem. Un commando d'hommes masqués lance une attaque meurtrière et s'empare d'un trésor archéologique dissimulé dans une crypte sous la mosquée.

 

Alors que cette profanation échauffe les esprits, faisant planer la menace d'un conflit imminent, Charlotte Hennesey, une brillante généticienne américaine, est convoquée au Vatican dans la plus grande discrétion. Sa mission : analyser de mystérieux ossements...

 

Pourquoi le Vatican tient-il absolument à cacher cette découverte ? Quel rôle viennent jouer les factions juives et musulmanes dans cette affaire ? Quel incroyable secret recèlent ces reliques ?

 

 

 

Avec l'aide de Giovanni, un séduisant anthropologue italien, Charlotte va mettre au jour une stupéfiante découverte qui pourrait faire trembler les fondements mêmes des religions et de l'histoire de l'humanité...

 

 

 

« Je sais que la patine de l'ossuaire est authentique, protesta Bersei. Indiscutablement authentique. Elle est régulière partout, même sur ce relief. En outre j'ai établi que son contenu minéral ne prouvait venir que d'un seul endroit : Israël. Quant aux traces que nous voyons sur les os, elles ne font que corroborer cette information. Des traces de flagellation........... de crucifixion? Nous avons même les clous et les éclats de bois,  insista-t-il. »

 

 

 

19/11/2011

20 novembre : Journée internationale des droits de l'enfant

 

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"Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité."
Kofi A. Annan, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

 

 

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Le 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant est un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la convention internationale des droits de l'enfant de 1989.

Une convention et des droits

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est pas seulement un être fragile qu'il faut protéger mais que c'est une personne qui a le droit d'être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l'endroit du monde où il est né. Et aussi qu'il a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.

Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés.

L'UNESCO a toujours accordé une place significative à l'enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l'appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales.

 

 

 

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17/11/2011

Horta 2011

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

 

 

Victor Horta aurait 150 ans en cette année 2011. C'est l'occasion de célébrer ce génie de l'Art nouveau en mettant en lumière ses œuvres et l'importance de son héritage : des hôtels de maître, des grands magasins, des résidences campagnardes, un Palais des Beaux Arts, une Gare Centrale,…

 

Ce bâtisseur inventif réforma aussi l'enseignement de l'architecture et l'esprit nouveau qu'il insuffla au début du 20ème siècle est certainement pour quelque chose dans la profusion de designers de talent dont Bruxelles est fière aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

Victor Horta voit le jour à Gand en 1861. Son père, artisan cordonnier, lui transmet le goût du travail bien fait et de la persévérance qui en font un perfectionniste ne s'octroyant parfois que trois heures de sommeil par jour.

 

Fortement attiré par la musique, il se passionne pour le violon, mais le Conservatoire de Musique le renvoie pour cause d'indiscipline à la suite de quoi il s'inscrit en architecture ... Quel heureux revirement !

 

 

 

Installé à Bruxelles dès 1878, Victor Horta suit des cours à l'Académie des Beaux Arts tout en travaillant pour gagner sa vie. L'architecte Alphonse Balat, à qui l'on doit les majestueuses Serres de Laeken, l’engage  dans son atelier et Horta lui vouera toute sa vie une immense reconnaissance.

 

 

 

Il vient d'achever au Cinquantenaire un pavillon destiné à  abriter une sculpture monumentale de Jef Lambeau symbolisant Les Passions Humaines, quand deux de ses frères  francs-maçons, Eugène Autrique et Emile Tassel, lui confient chacun la construction d'un hôtel de maître. Libre de tout commanditaire, Victor Horta touche au but qu'il s'est fixé : créer en toute liberté des œuvres personnelles où il affirme les grands principes de son art : du rationnel et de la force, mais aussi de la beauté et de la convivialité.

 

 

 

 

 

 

 

C'est le début d'une longue série de joyaux qui émaillent Bruxelles d'édifices aux espaces novateurs, aux verrières lumineuses, aux antipodes de la banalité.

 

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

 

Horta, un monde disparu - Horta 2011

 

Jusqu'au 31/12/2011

 

 

 

L'exposition consacrée à Victor Horta par la Maison Autrique asbl se propose de voir ou revoir les moments clés d'une œuvre architecturale aujourd'hui disparue. Notre démarche s'inscrit dans ce mouvement de mémoire renaissante de l'Art Nouveau déjà bien marqué en région bruxelloise depuis plusieurs années. « On a peine à croire qu'une œuvre architecturale célébrée en son temps, ancienne d'un peu plus d'un siècle et construite avec un savoir-faire magistral dans des matériaux de qualité se soit révélée si fragile. Son histoire pourrait être le thème d'une fable moderne.

 

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

Maison Autrique

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Hôtel Tassel

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Hôtel Hallet

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Rotonde BOZAR

 

 

Année Horta 2011, Victor Horta, Anniversaire, Exposition

 

Musée Victor Horta

 

 

http://visitbrussels.be/bitc/BE_fr/mini-site/2729/horta-2...

 

 

 

 

 

14/11/2011

Amin Maalouf immortel!

 

Amin Maalouf, Académie française, Littérature, Léon l'Africain, Samarcande,

 

 

 

«Celui qui vient d’une autre société doit commencer par assimiler ce qui existe déjà: l’histoire, la langue, les symboles de reconnaissance, le mode d’existence, les valeurs essentielles telles que la laïcité, ensuite seulement il a le droit et même, dirais-je, le devoir d’apporter sa contribution, d’imprimer sa marque.»

 

 

 

Amin Maalouf

 

 

 

Un feu d’artifice dans un ciel littéraire parisien structuré par le formalisme et les consensus mous. Pour la seconde fois, l’Académie française vient de désigner un heureux immortel, en l’occurrence, un autre Arabe. Après Assia Djebar, c’est le cas cette fois, d’Amin Maalouf, romancier de talent. Les immortels montrent une nouvelle fois leur souhait de voir sous la Coupole, des écrivains d’origine étrangère après avoir élu en 1996 Hector Bianciotti né en Argentine, en 2002, François Cheng né en Chine. Ce qui ne gâte rien l’écrivain Yasmina Khadra reçoit le prix de Littérature de la même vénérable institution. C’est à ces signes que l’on reprend espoir à savoir que les Académiciens dans leur ensemble sont en règle générale insensibles au discours ambiant politicien qui aurait fait par exemple qu’un Arabe aussi brillant soit-il, n’a aucune chance de faire l’objet d’un consensus pour son élection comme cela est arrivé à Amin Maalouf, élu avec 17 voix sur 24.

 

 

 

 

Amin Maalouf, Académie française, Littérature, Léon l'Africain, Samarcande,

 

 

 

Né le 25 février 1949 à Beyrouth, dans une famille chrétienne, Amin Maalouf est l’auteur de sept romans, de livrets d’opéra et de plusieurs essais, dont Les Identités meurtrières, paru en 1998, où il menait une réflexion sur les notions d’identité et d’appartenance, en corrélation avec la langue. Originaire de multiples patries, de cœur et d’hérédité, le Libanais francophone Amin Maalouf a obtenu, jeudi 23 juin 2011, la reconnaissance de ses pairs écrivains dans son pays d’adoption. Après le prix Goncourt et plusieurs récompenses littéraires, il est reçu à l’Académie française. En octobre 2010, il avait reçu le prix Prince des Asturies pour les lettres, récompense la plus prestigieuse en Espagne, dotée de 50.000 euros, et en mars dernier il avait été le seul écrivain français sélectionné pour le Man International Booker Prize.

 

 

Amin Maalouf, Académie française, Littérature, Léon l'Africain, Samarcande,

 

L’œuvre de celui que l’on a parfois surnommé «Monsieur Tolérance» s’intéresse au rapprochement des civilisations, au thème de l’exil et de l’identité. L’écrivain franco-libanais est élu au fauteuil de Claude Lévi-Strauss. Il a fait du rapprochement des civilisations et des confessions la pierre angulaire de son œuvre.

 

 

Amin Maalouf, Académie française, Littérature, Léon l'Africain, Samarcande,

 

Dans son dernier essai, Amin Maalouf, connu pour avoir publié, entre autres, Léon l´Africain, Samarcande, Les Identités meurtrières, décrit le «dérèglement du monde» Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à la guerre des civilisations «qu’à l´épuisement simultané des civilisations, l’humanité ayant atteint en quelque sorte son «seuil d’incompétence morale». A l’âge des clivages idéologiques qui suscitait le débat, succède celui des clivages identitaires, où il n’y a plus de débat. Islam et Occident : les deux discours ont leur cohérence théorique, mais chacun, dans la pratique, trahit ses propres idéaux. Pour Amine Maalouf, l’Occident «est infidèle à ses propres valeurs», ce qui le disqualifie auprès des peuples qu’il prétend acculturer à la démocratie. Sa tentation: préserver par la supériorité militaire ce que ne lui assure plus sa supériorité économique ni son autorité morale.

 

 

Amin Maalouf se penche au chevet de deux ensembles culturels qu’il chérit également, analysant d’un côté la perte des valeurs, de l’autre l’indigence morale qui frappe le Monde arabe.

 

09/11/2011

The Artist

 

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George Valentin a le sourire charmeur, le clin d’œil coquin, les pieds agiles et la moustache virile. En 1927, Hollywood est à ses pieds, et les premières de ses films sont des événements. Les filles se pressent pour un autographe. Parmi elles, Peppy Miller, qui fait malencontreusement tomber son carnet aux pieds de George, et le bouscule en le ramassant. George s’en amuse. Quelle gloire pour la petite Peppy, être prise en photos aux côté de George Valentin !
Parallèlement, à Hollywood, c’est la révolution : le parlant arrive. George, vedette du muet, n’y croit pas, et refuse même le prochain film de son producteur. C’est le début de la fin pour lui, tandis que la petite Peppy gravit les marches, et tend les bras au parlant qui en fera une star.

 

 

Réalisateur : Michel Hazanavicius

Acteurs : Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman, James Cromwell, Missi Pyle, Penelope Ann Miller

 


 

 

 

 

 

 

The Artist est un cri d’amour vibrant au cinéma, à la puissance de ses images, à son rythme, au chaloupé de ses mouvements, à la profondeur de ses drames, à l’énergie salutaire de ses émotions, aux rebondissements savoureux de ses gags. Les amoureux du cinéma y retrouveront l’image de Murnau, l’ambiance de Sunset Boulevard, les plongées de Citizen Kane, les pas de danse de Gene Kelly, la musique de Vertigo. Et tout spectateur ne pourra qu’être ému par le jeu de Jean Dujardin, parfait dans le succès comme dans la déchéance, et la fraîcheur de Bérénice Béjo, piquante et enthousiasmante Peppy Miller.

 

 

19:00 Écrit par Boubayul dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/11/2011

La valse d'Anthony Hopkins

 

Anthony Hopkins, André Rieu, And the waltz goes on, Musique

 

 

 

Anthony Hopkins peut faire bien plus qu’effrayer les cinéphiles. Il fait vibrer les amateurs de musique classique.

 

 

 

Anthony Hopkins, André Rieu, And the waltz goes on, Musique

 

 

 

L’acteur compose des pièces depuis maintenant plusieurs années. L’une d’entre elles, And the Waltz Goes On, a été interprétée par le violoniste hollandais André Rieu et son orchestre dans la capitale autrichienne.

 

 

 

Anthony Hopkins, André Rieu, And the waltz goes on, Musique

 

 

 

Pour l’occasion, Anthony Hopkins et son épouse ont fait le voyage entre Los Angeles et Vienne.

 

 

 

 

 

 

La valse composée par le célèbre comédien se retrouvera sur le prochain album d’André Rieu. Le musicien devrait également l’interpréter en concert lors de sa tournée nord-américaine, qui l’amènera à Montréal le 23 novembre.

 

 

 

 

 

 

07/11/2011

Le Fantôme du Fauteuil 32 de Nathalie Rheims

 

Le Fantôme du Fauteuil 32, Nathalie Rheims, Littérature, Livre, Académie française

 

 

 

Une malédiction pèse sur le fauteuil 32 de l’Académie française. Cet énigmatique mauvais sort, vérifié par de nombreux historiens depuis l’origine, fut le sujet, en 1910, d’un roman fameux : Le Fauteuil hanté. Son auteur, le feuilletoniste Gaston Leroux, avait résolu l’énigme et en avait dissimulé les clefs dans son manuscrit.

 

 Le destin voulut que Maurice Rheims, titulaire du fauteuil 32 de 1976 à 2003, devienne l’expert de la succession Leroux. Il reçut, pour rémunération de son travail, le mystérieux manuscrit.

 

Au moment de mourir, il transmit à sa fille le précieux document pour l’aider à exécuter sa dernière volonté : que jamais personne ne s’assoie sur son fauteuil.

 

Si elle parvenait à accomplir cette mission, malgré le déchaînement des ambitions et les sombres tractations des candidats, son père pourrait goûter à la vraie immortalité, celle des fantômes.

 

 Dans son treizième roman, Le Fantôme du fauteuil 32, Nathalie Rheims tourne une page. C’est avec une légèreté, un humour, une ironie mêlés de tendresse qu’elle fait revivre tous ceux qui entouraient son père afin qu’il n’attende plus que son éloge soit enfin prononcé.

 

 

 

Le Fantôme du Fauteuil 32, Nathalie Rheims, Littérature, Livre, Académie française

 

 

Dans la réalité de l’Académie française : Le fauteuil de Maurice Rheims est resté vide pendant plusieurs années. Robbe-Grillet ne l'a pas occupé et Weyergans a tardé à s'y asseoir.

 

Maurice Rheims peut enfin jouir de son immortalité et prendre de longues vacances dans son paradis corse. Mais un funeste destin s'est acharné contre lui. Cela faisait huit ans qu'il était  enfermé sous la Coupole, où il attendait, en vain, d'être relevé. Pour être élargi, il suffisait que son successeur fît son éloge et vînt s'asseoir dans son fauteuil.

 

Seulement voilà: personne ne se présentait, et le commissaire-priseur commençait à prendre froid. L'auteur de «La Vie étrange des objets» se demandait si son fauteuil, le 32e, ne serait pas maudit. Son prédécesseur, Robert Aron, ne mourut-il pas la veille de son intronisation?

 

Celui qui aurait dû le remplacer s'était bien moqué de lui, et de la Compagnie. Elu en 2004, Alain Robbe-Grillet n'avait en effet jamais prononcé son discours de réception et il avait refusé de porter l'habit vert, qu'il jugeait peu seyant, lui préférant le col roulé. Il est mort d'une crise cardiaque, en 2008, obligeant du même coup le pauvre Maurice Rheims à guetter un nouvel impétrant. Et ce fut, en 2009, François Weyergans.

 

On se souvient de la manière dont l'auteur du «Pitre» prit d'assaut le quai de Conti: avec un somptueux stylo à plume offert par Jean-Luc Delarue, célèbre tireur de lignes, l'écrivain adressa de longues lettres flagorneuses à tous les académiciens. Le procédé inédit fonctionna, et Weyergans fut élu au 32e fauteuil.

 

Maurice Rheims pouvait-il enfin respirer? Rien de moins sûr. Car pour occuper ce satané fauteuil, il fallait encore que François Weyergans fût reçu sous la Coupole après avoir chanté les louanges de son prédécesseur. Et cela sai plus de deux ans qu'Hélène Carrère d'Encausse attendait, en pestant, cet improbable discours.

 

Il est vrai qu'on doit au plus gascon des romanciers belges, expert en procrastination et spécialiste des leurres, beaucoup de livres promis jamais remis, et des ouvrages publiés à l'arraché - il fallut près de dix ans aux Editions Grasset pour mettre la main sur «Trois Jours chez ma mère», prix Goncourt 2005.

 

Mme le secrétaire perpétuel, qui n'avait toujours pas digéré l'épisode Robbe-Grillet, a trouvé dans les archives de l'Académie un article stipulant que le nouvel élu avait deux ans, pas davantage, pour se plier au protocole de la réception. Et elle a fixé à François Weyergans une date, au-delà de laquelle son ticket ne serait plus valable: le 16 juin 2011.

 

Ce jour-là, dans un habit vert réalisé par Agnès b. et portant l'épée que lui a léguée Maurice Béjart, l'auteur du «Radeau de la Méduse» devait, pendant quarante-cinq minutes, célébrer celui des «Greniers de Sienne». Mais la rumeur prétendait qu'il n'avait pas encore rédigé une ligne de ce panégyrique. Jamais l'indolente Académie n'avait connu plus palpitant suspense. Le jour même, l’Assemblée dût encore attendre une demi-heure pour entendre le discours tant attendu. Le fauteuil 32 est aujourd’hui occupé.

 

05/11/2011

Brazil.Brasil

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

 

 

 

L’Ecole Royale des Sciences, Arts et Métiers de Rio fut fondée en 1816 pour devenir, en 1822, l’Académie impériale. Sa tâche consistait à créer un art national brésilien conférant au pays l’image d’une monarchie puissante, civilisée et progressive. Le Brésil se devait de trouver sa propre identité, libérée du baroque omniprésent et des influences coloniales. L’Académie produisit principalement des tableaux historiques et des portraits où apparaissent des thèmes typiquement brésiliens, mais au travers d’une vision distante et politiquement biaisée. Les Noirs par exemple, ne sont représentés que comme médecins ou nobles, toute référence à l’esclavage - aboli seulement en 1866- étant absolument taboue.

 

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

Urne funéraire Maraca


Les artistes-voyageurs, d’abord européens puis brésiliens, proposent une vision toute différente sur le Brésil et la société qui le compose, allant jusqu’à irriter l’Académie et l’élite brésilienne par des représentations parfois très perspicaces. Ces artistes-voyageurs du 19e siècle annoncent l’émergence des artistes modernistes du 20e siècle.

 

 

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

Tiradentes Supliciado


Après la recherche d’expressions nouvelles et purement formelles pour formuler un art national brésilien, les modernistes recherchent, eux, les moyens d’exprimer leurs propres origines primitives. Contrairement aux artistes européens, ils les trouvent dans leur propre pays. Des voyages ethnographiques leur permettent une véritable découverte de leur pays, voire des pays multiples qu’abrite le Brésil : ces voyages ouvrent la porte aux rencontres avec la culture populaire, la culture afro-brésilienne, la culture des nombreux immigrants et des Indiens. En naît une nouvelle esthétique à forte trame anthropologique qui explore les différentes ethnies du Brésil. Les oeuvres expriment le besoin émotionnel d’une expression
historique et artistique pour le pays.

 


L’exposition parcourt les différentes visions des artistes sur leur pays, avec des chapitres particuliers dédiés à l’Empereur, aux Indiens, à l’esclavage et d’autres aspects précis de la société brésilienne.

Peintures, sculptures, oeuvres populaires, céramiques… issues notamment du Museu de Belas Artes (Rio de Janeiro), du Museu de Arte de São Paulo, de la Pinacoteca do Estado (São Paulo) et de collections privées de tout le pays exposent l’âme brésilienne.

 

 

 

Europalia 2011, Brésil, Brazil.Brasil

Balana

 

 

Jusqu’au 15 janvier 2012

 

Palais des Beaux-Arts

 

Rue Ravenstein 23

 

B-1000 Bruxelles

 

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03/11/2011

Le Bolchoï a retrouvé sa grandeur

 

Bolchoï, Moscou

 

 

 

C'est l'histoire d'une fierté nationale. Comme tout symbole de grandeur, il a été boudé, bafoué, maltraité et a failli disparaître, mais c'est pour mieux renaître, plus flamboyant qu'il n'a jamais été. Le Bolchoï - qui signifie « grand » - a ainsi connu depuis deux siècles une alternance de moments de gloire et de descentes aux abîmes. Mais cette 236e saison sera la plus magnifique de toutes, avec un théâtre entièrement rénové, agrandi et embelli.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Effervescence à tous les étages en prévision de l'inauguration, le 28 octobre 2011, par les sommités de l'Etat. Car, comme l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, le Bolchoï dépend directement de la présidence de la Russie. D'où le coup de poing sur la table de Dmitri Medvedev à propos des travaux pharaoniques lancés il y a six ans et qui n'en finissaient pas. Un chantier ponctué de scandales, de dessous-de-table, de discussions et de drames, sur lequel près de 3000 ouvriers et artisans ont travaillé.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Ainsi le nouveau Bolchoï se retrouve-t-il doté de deux scènes, la principale, historique, et une nouvelle, plus petite, qui a rendu de bons et loyaux services quand les travaux s'éternisaient. Toutes les machineries, l'électronique, l'électricité ont été changées, mais plus encore, c'est la structure du bâtiment qui a été refaite de fond en comble. Car ce temple de la danse et de l'opéra menaçait de rompre. Les piliers en bois qui le soutenaient avaient été plantés dans une zone marécageuse. Une humidité qui, comme à Venise, renforce la dureté du bois. Mais, à la suite d'une décision étatique, la rivière alimentant cette zone a été détournée. Les terres se sont asséchées et les piliers se sont abîmés. De nouveaux soutiens de 26 mètres s'enfoncent désormais dans le sol pour le conforter. Voici donc le théâtre enfin stabilisé qui, sur son fronton, a retrouvé l'aigle à deux têtes, emblème de la Russie !

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

Avec ses 2700 employés, qui bientôt seront 3100, dont près d'un millier de danseurs, de chanteurs et de musiciens, le Bolchoï est une énorme machine. Le plus grand opéra d'Europe, à cette différence près qu'ici, c'est la tradition de la danse qui prime avant l'opéra, alors qu'en Europe occidentale, l'art lyrique l'emporte toujours sur l'art chorégraphique.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

L'engouement pour la danse est sans limite et d'ailleurs, les places pour le ballet sont plus chères que celles pour l'opéra. C'est donc en raison de cette tradition que la scène de la salle historique du Bolchoï a été conçue pour avoir deux sols très différents. Un pour l'opéra, plus solide, plus lourd, et qui permet de supporter des décors importants, et un autre pour le ballet, une scène en bois, inclinée, plus souple, pour aider les danseurs dans leurs sauts. Ajoutez à cela une salle de répétition aux dimensions identiques à celles de la scène, logée sous la toiture, une petite salle modulable de 300 places qui a trouvé à se loger au sixième sous-sol, entre les piliers de soutènement, et vous avez une idée des nouvelles dimensions de ce bâtiment.

 

 

 

Autour de la place des théâtres, le Bolchoï a étendu son empire. A sa création, en 1776, la compagnie fit bâtir un lieu privé, car Catherine II avait offert au procureur l'exclusivité de l'organisation de spectacles à condition qu'il construise un bâtiment ad hoc. Depuis, le Bolchoï, devenu royal après l'incendie de 1805 qui détruisit l'infrastructure, puis national sous l'ère communiste, n'en finit pas de représenter la Russie. Depuis les tsars, qui peut-être l'ont choyé ou détesté, lui préférant toujours le Mariinski de Saint-Pétersbourg, jusqu'à Staline, qui assistait à toutes les premières et lui a donné un statut particulier, octroyant aux artistes salaires et avantages typiques de l'URSS, alliant appartements, clinique particulière et jardin d'enfants.

 

 

 

Quand on entre dans le bâtiment historique, on reste pourtant sans voix. Un mois avant l'ouverture, des milliers d'ouvriers et d'artisans se pressaient encore, mais la magnificence est partout. Dans les stucs recouverts à la feuille d'or comme dans les encadrements de miroirs, dans les rideaux de la loge du tsar comme dans ceux de la loge d'avant-scène, d'un velours rouge profond orné de passementerie en or qui contraste avec le rouge plus tendre des autres loges, recouvertes de damassé de soie. Et puis il y a surtout le rideau de scène, qui a été entièrement repris à la main au fil d'or. L'acoustique a été intégralement repensée, pour revenir aux fondamentaux d'origine qui étaient parfaits. Tous les errements des années 50 et 60 ont été gommés, comme ce béton qui avait été honteusement rajouté sous le plancher des fauteuils d'orchestre. Les murs de séparation des loges, qui avaient été rafistolés avec du bois, sont à nouveau en papier mâché.

 

 

 

Bolchoï, Moscou

 

 

La salle principale ne fait plus que 1 700 places (à titre de comparaison, l'Opéra Garnier compte 1 900 places et Bastille 2700). L’or y est omniprésent : cinq kilos d’or massif en feuilles, répartis depuis les balcons jusqu’au gigantesque lustre de cristal étincelant. Pour la restauration des dorures, une ancienne technique a été utilisée : la base est composée de blancs d’œuf, laissés au chaud pendant quarante jours ; se succèdent ensuite sept couches de peinture d’or véritable ; le polissage final se fait à la vodka. Les temps ont bien changé, avec d'énormes productions qui nécessitent beaucoup de moyens et de personnel. La page des années de disette qui ont suivi la perestroïka, où les danseurs avaient à peine de quoi manger et ne pouvaient même plus se payer de chaussons, est définitivement tournée. Le programme des mois à venir est époustouflant. Comme cet hommage à Roland Petit le 28 décembre, ou l'invitation adressée au ballet de l'Opéra de Paris en 2013. Et puis ce sera, comme pour le bâtiment, le retour aux fondamentaux, comme La Belle au bois dormant. Même si le prince qui a réveillé le Bolchoï endormi avait un atout supplémentaire dans sa besace: 20 milliards de roubles, soit 500 millions d'euros ! Pour que la danse brille à nouveau.

 

 

 

19:00 Écrit par Boubayul dans Actualité, Culture(s), Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bolchoï, moscou |  Facebook |

02/11/2011

Les aventures de Tintin : Le secret de la licorne

 

Les aventures de Tintin : Le secret de la licorne , Film

 

 

 

Le film de Spielberg combine trois albums d’Hergé : Le crabe aux pinces d’or, Le secret de la licorne et Le trésor de Rackham le rouge. Est-il bien nécessaire de vous rappeler que notre intrépide reporter à la houppe, son fidèle compagnon Milou et l’indécrottable Capitaine Haddock partent à la recherche d’un trésor enfoui avec l’épave de La licorne, un bateau commandé autrefois par un ancêtre du Capitaine ?

 

Les aventures de Tintin ont été filmées totalement en images de synthèse grâce à la technologie « motion capture » (les acteurs jouent avec des capteurs sur le corps, les images sont travaillées ensuite par ordinateur).

 


Comme l’ami Spielberg cultive la parano comme un des beaux arts, il ne nous a pas été possible de voir le film en amont de cette présentation. Mais nous sommes quand même bluffés par la bande-annonce qui nous immerge dans la chair de la ligne claire d’Hergé.

 

 

 

 

 

Titre original : The Adventures of Tintin : Secret of the Unicorn
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Jamie Bell, Andy Serkis, Simon Pegg, Daniel Craig, Gad Elmaleh, Nick Frost
Origine : États-Unis

 

Critiques

 

Evene

N'en déplaise aux tintinophiles, les enjeux de l'adaptation de Spielberg dépassent de loin la houppe de Tintin. Derrière le succès ou l'échec du film se cache le futur de la motion capture et du cinéma mainstream hollywoodien. Si la rédaction d'Evene n'aime pas cette version de Spielberg, reconnaissons au réalisateur américain une belle opiniâtreté. Il lui aura fallu trente ans pour en arriver là et quitter ainsi la cohorte des cinéastes tentés par une adaptation d'Hergé mais restés à quai.

 

Le Monde

Les péripéties du scénario, les éléments de décor, certains gags témoignent d'une connaissance admirable des albums d'Hergé. Le rythme hystérique, la surenchère de destructions est en revanche le signe d'un certain désarroi.

 

Filmsactu (Pierre Delorme)

Enfin un vrai "Indiana Jones 4".

 

Le Journal du Dimanche (Stéphanie Belpêche)

POUR : L'histoire, habile, tricote avec fluidité et pertinence des détails chipés de-ci de-là, au point qu'on a l'impression de découvrir une aventure inédite. (...) N'attendez plus, tonnerre de Brest !

 

Le Journal du Dimanche (Danielle Attali)

CONTRE : La technique a évolué, mais à l'image, la laideur persiste. Les visages irréels sont inquiétants, le scénario se révèle sans surprise. (...) Sans humour ni émotion.

 

Les Inrockuptibles (Jacky Goldberg)

Spielberg arrache "Tintin" à l'aplat et la ligne claire pour le catapulter dans une malle aux trésors numériques à multiples fonds. Virtuose.

 

Ouest France (La rédaction)

Le metteur en scène a parfois la manie de se laisser déborder par les surenchères visuelles, mais le résultat est toujours ébouriffant. Un panel d'émotions surgies d'un pétaradant feu d'artifice.

 

Le Monde (Thomas Sotinel)

Les péripéties du scénario, les éléments de décor, certains gags témoignent d'une connaissance admirable des albums d'Hergé. Le rythme hystérique, la surenchère de destructions est en revanche le signe d'un certain désarroi.

 

TéléCinéObs (Guillaume Loison)

Spielberg signe là une "Mort Aux Trousses " version 2.0.

 


 

 

 

31/10/2011

Juliette Benzoni : "Splendeurs et ténèbres du Moyen Âge"

 

Juliette Benzoni, Splendeurs et ténèbres du Moyen Âge, Littérature, Livres

 

 

 

L'histoire la plus longue du recueil gravite autour du pèlerinage de Compostelle. Paris, le matin de Pâques 1143, une femme étrange se glisse dans le cortège. On dit qu'elle entreprend ce long et périlleux voyage pour sauver la vie et l'âme d'un innocent. Un baron débauché tombe amoureux d'elle et quitte femme et château pour se rendre au pèlerinage.

 

Le Moyen âge est une source constante d'inspiration pour Juliette Benzoni. Elle y a trouvé le cadre de drames et de passions, où les destins personnels côtoient la grande Histoire. Splendeurs et ténèbres du Moyen Âge est une somme de romans et récits qui offrent l'occasion de traverser plusieurs siècles marqués par l'ambition, la foi, la haine et l'amour.

Un aussi long chemin ouvre ce recueil. Ce roman nous plonge dans l'univers du pèlerinage de Compostelle. Paris, le matin de Pâques 1143, une femme étrange s'est glissée dans le cortège. On dit qu'elle entreprend ce long et périlleux voyage pour sauver la vie et l'âme d'un innocent. Elle a dix-huit ans. Un baron batailleur et débauché tombe amoureux fou d'elle et quitte femme, château et fortune pour se rendre au grand pèlerinage à sa suite.

L'action de De deux roses l'une se déroule au XVe siècle cette fois, en Angleterre, au cours d'une terrible guerre civile, appelée la guerre des Roses, qui oppose deux familles : les York (rose blanche) et les Lancastre (rose rouge). Marguerite d'Anjou, princesse française et épouse d'Henri VI d'Angleterre, se retrouve malgré elle au coeur de ce conflit fratricide.

D'autres histoires complètent la fresque avec des personnages historiques hauts en couleurs, parmi lesquels Frédégonde, Brunehaut, Aliéner d'Aquitaine, Isabelle d'Angoulême, Marguerite, Blanche et Jeanne de Bourgogne, Isabelle, Blanche de Bourbon, Mabile, Bertrade, Jeanne de Lisson, Arnaud l'Archiprêtre, Pierre de Giac, Gilles de Rais, ...

 

30/10/2011

Une bière binchoise médaille d'or au Mondial de la bière de Strasbourg

 

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Une bière belge a remporté une médaille d’or au Mondial de la bière de Strasbourg qui s’est clôturé lundi. La médaille de platine, récompensant la meilleure bière du monde, est, elle, revenue à une bière danoise, a indiqué mardi Christian Deglas, un auteur belge spécialisé qui figurait dans le jury du concours.

 

 

 

La Hornbeer Dryhop (6,5% vol. alc.), de la brasserie Hornbeer, a reçu la plus haute distinction de la part d’un jury international de neuf membres.

 

 

 

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Côté belge, la Bioloo Blond (6,4% vol. alc.), brassée par Belgoobeer à Binche (Hainaut), figure parmi les douze bières qui repartent avec une médaille d’or. Cinq françaises, deux canadiennes, deux italiennes, une américaine et une espagnole se sont également distinguées. En trois éditions, c’est la première fois qu’une bière belge se couvre d’or au Mondial de la bière de Strasbourg.

 

 

 

Voilà l’ensemble des brasseries et des bières médaillées lors de ce concours du Mondial de la bière de Strasbourg dans l’ordre alphabétique des brasseries:

 

  • Belgoobeer : Bioloo blonde biologique ( Belgique )
  • Birra Amiata : Bastarda Rossa ( Italie )
  • Birra San Biagio : Ambar ( Italie )
  • Brasserie Dieu du Ciel! : Aphrodisiaque ( Canada )
  • Brasserie Dieu du Ciel! : Dernière Volonté ( Canada )
  • Brasserie du Pays Flamand : Anosteké ( France )
  • Brasserie Historique de l’Abbaye du Cateau : Vivat blonde ( France )
  • Brasserie La Franche : La Franche Profonde ( France )
  • Cerveses Alve : Bock Damm ( Espagne )
  • Le Brewery : Odo ( France )
  • Smuttynose Brewing Co. : Robust Porter ( USA )
  • Levrette : Levrette Triple ( France )

 

 

 

Plus de 500 bières issues de 150 brasseries dont une vingtaine de belges étaient en lice pour ce « Concours MBière Europe Pierre Celis », désigné ainsi depuis cette année en l’honneur du ‘père de la blanche’, décédé le 9 avril dernier à Hoegaarden, dans le Brabant flamand.

 

18:35 Écrit par Boubayul dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mondial de la bière, binche, bioloo, bière |  Facebook |

29/10/2011

Mais où donc est passé Robert Lamoureux ?

 

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Le chansonnier, auteurs de films et de pièces de théâtre Robert Lamoureux, réalisateur du très populaire "Mais où est donc passée la 7ème compagnie?", est décédé le 29 octobre 2011 à l'âge de 92 ans.

 

 

 

Robert Lamoureux a régné sur le comique populaire pendant plus d'un demi-siècle, comme chansonnier, puis comme réalisateur et auteur de pièces de théâtre. Le succès populaire de son vaudeville militaire "Mais où est donc passée la septième compagnie", qui a entraîné la réalisation de deux suites, bat aujourd'hui encore des records d'audience à la télévision.

 

 

 

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Egalement comédien de talent, Robert Lamoureux a été nommé trois fois aux Molière.

 

 

 

 

 

 

Né le 4 janvier 1920 dans une famille parisienne modeste, Robert Lamoureux arrête sa scolarité à la fin de l'école primaire et entame une série de petits boulots dès l'âge de 14 ans.

 

 

 

Venu au cabaret en 1949, il y triomphe rapidement grâce à des monologues dont certains sont passés à la postérité, comme "Papa, maman, la bonne et moi" (Grand Prix du disque 1950) ou "La chasse au canard".

 

 

 

 

 

Après avoir vainement tenté de s'imposer au cinéma comme acteur, Robert Lamoureux renoue avec le succès à la fin des années 60, d'abord grâce au théâtre. Il a écrit 14 pièces de boulevard, dont certaines tiendront l'affiche plusieurs années.

 

 

 

C'est le cas de "La Soupière" (1971, 2.000 représentations), "La brune que voilà" (1957), reprise en 1986 et adaptée pour Michel Leeb sous le titre "Le Tombeur", "Diable d'homme" (1980) et enfin "Si je peux me permettre..." (1996), dont la millième a été jouée le 19 avril 2000 au théâtre Saint-Georges, à Paris.

 

 

 

 

 

Mais c'est surtout le cinéma qui lui apporte la consécration, dans les années 70, grâce aux aventures de la "7ème compagnie", qui mettent en scène les périples de soldats français livrés à eux-mêmes pendant la débâcle de 1940 et qui surmontent tous les obstacles grâce au "système D". Interprété notamment par Jean Lefebvre, Pierre Mondy et Pierre Tornade, le premier film de la série ("Mais où est donc passée la 7ème compagnie", 1973) a atteint les 4 millions d'entrées.

 

 

 

Marié une première fois à 22 ans avec une amie d'enfance dont il a eu trois enfants, Robert Lamoureux s'était remarié au début des années 60 avec la comédienne Magali de Vendeuil qui lui a donné une fille.

 

 

 

Robert Lamoureux avait été fait Officier de la Légion d'honneur dans la promotion de Pâques 2000.

 

 

 

 

 

17:00 Écrit par Boubayul dans Actualité, Musique, Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

125 ans pour la Statue de la Liberté

 

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Le gâteau était vert, et bien sûr en forme de Statue de la Liberté : "Lady Liberty" a fêté vendredi à New York ses 125 ans, célébrée par plus d'un millier d'invités américains et français, par un soleil d'automne radieux.

 

 

 

Ce cadeau de la France aux Etats-Unis, inauguré le 28 octobre 1886, reste "une inspiration pour les gens partout dans le monde", a déclaré le maire de New York Michael Bloomberg depuis Liberty Island, la petite île que domine la célèbre statue au sud de Manhattan.

 

 

 

"En Amérique, la Statue de la Liberté nous rappelle l'importance de la diversité et la force de la diversité", a déclaré de son côté le secrétaire américain aux Affaires intérieures, Ken Salazar.

 

 

 

Symbole universel "de liberté, de tolérance et d'ouverture", selon M. Bloomberg, la statue du sculpteur alsacien Frédéric Auguste Bartholdi est notamment chère au coeur de millions d'immigrants. Son imposante stature (elle fait 93 mètres de haut) a été pendant des années leur première vision des Etats-Unis, après leur longue traversée de l'Atlantique.

 

 

 

Et pour la célébrer, 125 personnes, une par année, ont été naturalisées vendredi sur Liberty Island, venant de plus de 40 pays différents.

 

 

 

Les drapeaux français et américain trônaient côte à côte vendredi pendant la cérémonie, où ont été joués à la fois l'hymne américain et la Marseillaise.

 

 

 

Une plaque "en souvenir du geste d'amitié de la France" a été remise au député-maire de Colmar Eric Straumann, venu de France avec une petite délégation alsacienne.

 

 

 

George Cleveland, le petit-fils du président américain Grover Cleveland qui avait inauguré la Statue le 28 octobre 1886, avait également fait le détour. Emu, il a confié que c'était la première fois qu'il venait sur Liberty Island.

 

 

 

L'actrice Sigourney Weaver a lu un poème d'Emma Lazarus "the New colossus" qui est gravé sur le socle de la Statue, et plusieurs musiciens et chanteurs, dont Michael Feinstein ont rythmé la cérémonie.

 

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Elle se voulait largement inspirée de celle de 1886, avec une petite flotille venant saluer la statue à la fin de la cérémonie. A l'époque, a cependant rappelé un intervenant, les femmes non accompagnées n'avaient pas été autorisées à participer aux festivités.

 

 

 

Et pour marquer que la Statue de cuivre malgré son âge était une femme résolument tournée vers l'avenir, cinq webcameras installées dans la torche ont été activées, offrant de nouvelles perspectives sur New York que les passionnés peuvent désormais retrouver sur le site internet de la Fondation Statue de la Liberté-Ellis island.

 

 

 

Après un feu d'artifice vendredi soir, la statue sera fermée pour environ un an à compter de samedi, pour permettre de rénover notamment ses escaliers intérieurs. Mais l'île reste ouverte.

 

 

 

"La liberté éclairant le monde" avait été livrée aux Etats-Unis par la France en 1886, pour célébrer, avec dix ans de retard, le centenaire de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis du 4 juillet 1776.

 

 

 

Elle est visitée chaque année par plusieurs millions de touristes et figure depuis 1984 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

 

 

 

 

 

 

 


Reportage : 125 ans de la Statue de la Liberté par elysee

 

 

24/10/2011

"Les enfants d'Alexandrie" de Françoise Chandernagor

 

Françoise Chandernagor, Les enfants d'Alexandrie, Roman, Littérature

 

 

 

 

 

Marc Antoine et Cléopâtre. L’Imperator et la Reine des Rois. Un couple mythique, parents des jumeaux Alexandre et Cléopâtre, surnommés Hélios et Séléné (en grec Soleil et Lune). Deux jumeaux magnifiques, cadets de Césarion (fils de César), ainés de Ptolémée. Petits princes élevés dans la pourpre et l’encens du Quartier-Royal, « cité interdite » d’Alexandrie. Rois à deux ans, à six, à douze. Princes éphémères de royaumes imaginaires qu’ils jouent aux dés et aux osselets sur les terrasses du palais. Si fragiles et si jeunes encore lorsque la ville tombe… Tous massacrés par les Romains, sauf Cléopâtre-Séléné, la reine oubliée, qui revient hanter les rêves de la narratrice, exigeant qu’elle raconte au monde leur histoire. Les morts ne demandent qu’à vivre. Comme la Marguerite Yourcenar des Mémoires d’Hadrien, Françoise Chandernagor joue de toutes les armes : érudition, distanciation, empathie, intuition, réflexion sur les rapports entre ambition et destin, vainqueurs et vaincus, opportunisme et aveuglement… Un roman éblouissant qui brasse l’Histoire, en évoque les coups du sort, les amours, les combats, les conquêtes, pour faire jaillir une vérité deux fois millénaire.

 

 

 

19/10/2011

L'affaire Rachel Singer

L'affaire Rachel Singer, film, cinéma

 

 

 

Trois agents du Mossad sont devenus célèbres, en 1966, pour avoir capturé et tué un criminel de guerre nazi à Berlin. En 1997, la fille de Rachel Singer, une des trois agents de 1966, publie un livre sur leur aventure.
Rachel va alors se remémorer les préparatifs et la capture de Dieter Vogel, et la véritable histoire de cette mission qui fut sa première sur le terrain. Les trois agents avaient une mission d'autant plus difficile que l'ancien nazi recherché se trouvait à Berlin-Est, d'où ils devaient le ramener pour un procès en Israël.
En 1997, l'ancien mari de Rachel, Stefan - lui aussi membre du trio d'agents -, lui révèle qu'en Ukraine, un vieillard déclare être ce même criminel nazi. Il lui demande de s'y rendre.

« Ce qui m'a énormément intéressé dans L'Affaire Rachel Singer, c'est la possibilité de fouiller le côté psychologique des personnages, explique le réalisateur de Shakespeare in Love, la fameuse comédie aux sept oscars. J'ai grandi avec les films des années 1970 tels que L'Espion qui venait du froid, adapté du roman de John Le Carré. Inspiré du film israélien La Dette, le script que m'a confié Matthew Vaughn (réalisateur de Kick Ass et de X-Men: le commencement) avait une grande force, doublée d'une complexité incroyable. »
L'affrontement entre Vogel, le Chirurgien de Birkenau brillamment incarné par le comédien danois Jesper Christensen, et la jeune Jessica Chastain, retient particulièrement l'attention. « Au départ, commente le cinéaste, j'avais songé à engager quelqu'un comme Bruno Ganz pour le rôle. Puis, lors de la première londonienne du James Bond
Quantum of Solace, on m'a présenté Jesper. Un comédien d'une grande humilité. Il a tout de suite compris le personnage. Son ambiguïté, sa fausse douceur. Il lui a apporté toute sa subtilité, son jeu élégant et nuancé, ainsi que ce je-ne-sais-quoi de dangerosité latente. Il fallait également faire comprendre que Vogel a enfoui son secret au plus profond de lui. Ce n'est que sous l'extrême pression d'une torture morale intense qu'il révèle sa véritable nature, son côté manipulateur et l'horreur qu'il porte en lui.»

 

 

 

Réalisateur : John Madden

 

Acteurs : Helen Mirren, Sam Worthington, Tom Wilkinson, Jessica Chastain

 

 

 

 

 

 

19:00 Écrit par Boubayul dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'affaire rachel singer, film, cinéma |  Facebook |

17/10/2011

"Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" de Jonas Jonasson

 

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Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, et avec quelques coups de pouce du destin, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…

 

 

 

 

Extraits

 

 

 

 « On se dit qu'il aurait pu se décider avant et qu'il aurait dû au moins avoir le courage de prévenir son entourage de sa décision. « 

 

 

« L'envoyé du gouvernement lui affirma que le président Yudhoyono était un homme très intelligent et responsable.

 

- Voilà qui fait plaisir à entendre, dit Allan. Alors je serai ravi de lui apporter mon aide.

 

Et c'est ce qu'il fit. »

 

 

 

« Le bureau ovale était aussi ovale qu'Allan se l'était imaginé. »

 

 

 

« Même s'il semble improbable de redevenir sobre comme un chameau en une seconde après avoir ingurgité un litre de tequila, c'est pourtant ce qui arriva à Harry Truman. »

 

 

 

12/10/2011

La guerre des boutons ou la nouvelle guerre des boutons?

La guerre des boutons, la nouvelle guerre des boutons, film, cinéma

 

 

 

1960, un village dans le sud de la France.
Une bande de garçons, âgés de 7 à 14 ans, menée par l'intrépide Lebrac, est en guerre contre les enfants du village voisin, leurs ennemis jurés. Une guerre sans merci, qui dure depuis des générations. On se bat pour l'honneur et la fidélité, et pour gagner tous les moyens sont bons. Même, s'il le faut, combattre nu comme un ver, ou pire, accepter l'aide de Lanterne – une fille ! – la nouvelle recrue de la bande, pleine de panache et d'ingéniosité. Mais il n'est pas facile d'être une armée de petits hommes sans se faire attraper par papa et maman. Quand, après la bataille, on rentre à la maison, les vêtements en lambeaux et des boutons en moins, mieux vaut se faire discret.

La guerre des boutons est une comédie familiale tendre, drôle et poignante, qui traite des thèmes de l’indépendance et de la solidarité, des petites et grandes batailles de l'enfance, et du passage à l'âge adulte. Ne vous attendez cependant pas à entendre la fameuse phrase du P’tit Gibus : « Si j’aurais su, j’aurais pô v’nu », celle-ci ne vient pas du roman, mais du film d’Yves Robert. Et la guerre des droits d’auteur a rendu impossible l’utilisation de la phrase. Gageons que les enfants du film de 2011 sauront vous attendrir avec d’autres merveilleuses fautes de syntaxe !

 

Réalisateur : Yann Samuell
Acteurs : Eric Elmosnino, Mathilde Seigner, Fred Testot, Alain Chabat et beaucoup d’enfants!

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre des boutons, la nouvelle guerre des boutons, film, cinéma

 

 

 

Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d'une campagne française se joue une guerre de gosses... Car, depuis toujours, les gamins des villages voisins de Longeverne et Velrans s'affrontent sans merci. Mais, cette fois, leur guerre va prendre une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu'ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la "guerre des boutons". Et le village qui aura récolté le plus de boutons sera déclaré vainqueur... En marge de ce conflit, Violette, une jeune fille d'origine juive, fait battre le coeur de Lebrac, le chef des Longeverne. La véritable origine de Violette sera-t-elle dénoncée et découverte ?

 

 

 

Réalisateur : Christophe Barratier

Acteurs : Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad

 

 

 

 

 

 

 

10/10/2011

"Pourquoi lire?" de Charles Dantzig

 

Charles Dantzig, Pourquoi lire, Livre, Roman, Littérature

 

 

 

Devant le brio, l’érudition, la drôlerie et l’acuité de cet essai – salutaire ? oui, salutaire – de Charles Dantzig consacré à sa passion prédominante, la lecture, on ne peut que s’incliner, livre à la main, et le citer : « Voilà pourquoi la lecture n’est pas contre la vie. Elle est la vie, une vie plus sérieuse, moins violente, moins frivole, plus durable, plus orgueilleuse, moins vaniteuse, avec souvent toutes les faiblesses de l’orgueil, la timidité, le silence, la reculade. Elle maintient, dans l’utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée. Lire ne sert à rien. C’est pour cela que c’est une grande chose. Nous lisons parce que ça ne sert à rien. »

 

 Et ailleurs, des conseils (« ne pas lire Mein Kampf quand on a perdu son emploi depuis des années dans un pays à forte inflation »), des rosseries (« les éditeurs tentent comme ils peuvent de ne pas vendre et de préserver la littérature, rien n’y fait. Ainsi est né Twilight, le premier roman de vampire qui ne soit pas fait avec du sang, mais avec du navet »), des douceurs (Proust), et des ajustements dans les deux sens (Joyce et sa notoriété, l’emploi du verbe savoir chez Marguerite Duras). Et enfin, une conception de la lecture comme « sœur de la littérature », toutes deux marchant ensemble dans un combat contre le temps. Une philosophie de la lecture qui fait s'exclamer, s'enthousiasmer, applaudir, et dont on n'a qu'une envie: (la) relire.

 

 

 

 

 


Charles Dantzig par franceinter

 

Extrait

 

 

 

« La bibliothèque de ma grand-mère maternelle regorgeait d'éditions numérotées, qu'elle appelait « grands papiers », certains portant la signature d'écrivains célèbres. Je trouvais cela prestigieux et s'en augmentait mon amour déjà immense pour cette femme ; il y aurait un livre à écrire sur les écrivains à grand-mère. Il y a les écrivains à mère, comme Albert Cohen. Il y a les écrivains à sœur, comme Flaubert. Il y a les écrivains à père, comme Stendhal ou Dickens. Il y a les écrivains à oncles, comme Roger Nimier. Le dieu des écrivains à grand-mère serait Marcel Proust. Il pouffe en disant des horreurs derrière son gant de chevreau sous le regard éternellement bienveillant d'une vieille dame à cheveux blancs à la fois dure et bonne qui adore lire. Cette grand-mère, enfin, celle du narrateur d'À la recherche du temps perdu, m'a appris l'intérêt des comparaisons apparemment insolites. C'est elle qui trouve des ressemblances entre Mme de Sévigné et Dostoïevski, n'est-ce pas. La mienne m'apprenait comment manipuler les ouvrages précieux, leurs codes et les règles de courtoisie à leur endroit : divers états des gravures au début des volumes, les ouvrir avec précaution, etc., etc. Je caressais le papier Japon impérial, plus doux que de l'ivoire poli, avec volupté. Une des désolations du monde actuel, à part les dictatures théocratiques et les assassinats de peuples - mais non, d'ailleurs, cela a toujours existé, et, la violence humaine étant plus ou moins éternelle et très profonde, c'est à la surface, la si décriée surface où poussent pourtant les fleurs, que se gagnent les vagues moments un peu tendres de la vie, cette désolation oui oui j'y arrive est la fin de la fabrication du papier japon. On a j'espère compensé par d'autres raffinements.

 

Ce n'était pas vers les japons que je courais quand j'étais seul. Le lecteur n'est pas nécessairement un bibliophile, pas plus qu'un bibliophile n'est nécessairement un lecteur. Il suffit de voir la cote des écrivains selon les uns et les autres. Georges Duhamel vaut encore cher chez les libraires d'ancien à cause de ses tirages limités, il ne vaut plus grand-chose au jugement des lecteurs. Tony Duvert n'est pas coté chez les premiers mais a une valeur inestimable chez les seconds. Pour moi, je voulais de l'imprimé qu'on pût souligner et dans les marges duquel on pût suspendre des annotations. On m'avait appris que c'était la meilleure façon de lire, et c'est vrai. Un lecteur n'est pas un consommateur qui ferait disparaître les livres en les mangeant. Quand on dit qu'il dévore, l'image est hasardeuse. Un bon lecteur écrit en même temps qu'il lit. Il entoure, raie, met des appréciations dans tous les interstices laissés libres par l'imprimeur. Si je montrais mes volumes de Proust, on comprendrait pourquoi j'en achète régulièrement de nouvelles éditions. Ce n'est pas par fétichisme. Je dois le faire. Les pages de garde et les marges sont bourrées de lignes manuscrites qui courent comme des lombrics dans tous les sens, s'entortillant jusque dans les marges intérieures ; les lignes mêmes de Proust sont soulignées, encodées, barbouillées. Il n'a pas ajouté autant de paperoles à ses pages que moi d'appréciations. Un bon lecteur est un tatoueur. Il s'approprie, tant soit peu, le bétail des livres. En comparant les annotations d'un même livre par deux lecteurs différents, on comprendrait qu'un livre n'est pas une oeuvre d'art plastique, laquelle se laisse regarder et existe sauf catastrophe plus longtemps que le premier public qui l'a vue. S'il a un sens à peu près unique, celui qu'a voulu l'auteur, chaque lecteur d'un livre lui trouve une résonance particulière. C'est ce qui faisait dire à Paul Valéry : Mes vers ont le sens qu'on leur prête. Celui que je leur donne ne s'ajuste qu'à moi, et n'est opposable à personne. C'est une erreur contraire à la nature de la poésie, et qui lui serait même mortelle, que de prétendre qu'à tout poème correspond un sens véritable, unique, et conforme ou identique à quelque pensée de l'auteur. »

 

08/10/2011

Le Nobel du poète suédois Tomas Tranströmer

 

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Après Wislawa Szymborska, couronnée en 1996, la poésie est de nouveau saluée par les jurés du Nobel, qui viennent de décerner leur prix au Suédois Tomas Tranströmer. Né en 1931, psychologue de formation, traduit en cinquante cinq langues, il a été considéré dès les années 1960 comme l'une des voix les plus novatrices de la poésie scandinave, ce qui lui a valu de très nombreuses distinctions, dont le Prix Pétrarque en Allemagne et bien d'autres lauriers entre les USA, les Balkans, la Chine et le Japon. En France c'est Le Castor Astral qui a publié les recueils du nouveau Nobel, et ils ont ensuite été rassemblés sous un titre unique, Baltiques, dans la collection Poésie/Gallimard. 

 

 

 

Il y a vingt ans, Tranströmer a été frappé par une hémiplégie et il reste aujourd'hui reclus dans son appartement de Stockholm: à la soirée d'hommage qui lui fut consacrée en 2004 au Centre Culturel Suédois, où il s'était rendu malgré son handicap, il ne put que jouer du piano, de sa main valide. Quant à sa poésie, jaillissement du réel dans le miroir de la subjectivité, elle se nourrit de la métaphysique occidentale, de la tradition japonaise du haïku -un art d'aller à l'essentiel- et des grandes oeuvres classiques qui interrogent le temps, la précarité de notre condition, la mort, la mémoire. A cette thématique, Tranströmer ajoute de multiples allusions à son intimité, son goût pour la musique et les voyages, la botanique et l'entomologie, entre autres. 

 

 

 

 

 

"Comme la musique intérieure et celle des compositeurs, la poésie semble être le lieu privilégié où l'espace et le temps se télescopent pour luire un instant dans une irrémédiable épiphanie" a écrit Jacques Outin, le traducteur de Tranströmer. Lequel -dans son livre autobiographique, Les souvenirs m'observent- compare sa vie à une comète dont le noyau lumineux, celui de l'enfance, éclaire toute son oeuvre, une oeuvre à la fois très intériorisée et ouverte sur son époque, "afin de déchiffrer le palimpseste du monde". Et ce qui frappe chez ce "mystique cherchant dans l'obscurité les signes d'un ordre suprême", c'est la précision de son regard - une sorte d'objectif de caméra - et la puissance de ses images, autant de flashs qui électrisent la réalité pour donner à voir l'invisible. Les vers de Tranströmer sont donc autant de tableaux, avec la profondeur d'un Rembrandt, afin de "regarder au fond du poème comme on regarde au fond d'un puits pour en retirer des visions qui semblent arrachées au néant." 

 

 

 

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Extraits de « Baltique »

 

COHESION

 

 

 

« Voyez cet arbre gris. Le ciel a pénétré

 

par ses fibres jusque dans le sol -

 

il ne reste qu'un nuage ridé quand

 

la terre a fini de boire. L'espace dérobé

 

se tord dans les tresses des racines, s'entortille

 

en verdure. - De courts instants

 

de liberté viennent éclore dans nos corps, tourbillonnent

 

dans le sang des Parques et plus loin encore. »

 

 

 

 

 

« A deux heures du matin : clair de lune. Le train s’est arrêté
au milieu de la plaine. Au loin, les points de lumière d’une ville
qui scintillent froidement aux confins du regard.

 

C’est comme quand un homme va si loin dans le rêve
qu’il n’arrive à se souvenir qu’il y a demeuré
lorsqu’il retourne dans sa chambre.

 

Et comme quand quelqu’un va si loin dans la maladie
que l’essence des jours se mue en étincelles, essaim
insignifiant et froid aux confins du regard.

 

Le train est parfaitement immobile.
Deux heures : un clair de lune intense. Et de rares étoiles. »

 

07/10/2011

R.I.P. Steve Jobs

 

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Apple perd son génie. Steve Jobs, co-fondateur d'Apple, est décédé le 5 octobre 2011 à l'âge de 56 ans. La nouvelle a suscité une avalanche de réactions, à la mesure du personnage, devenu le symbole des succès de la firme à la pomme, et un patron à part.

 

 

 

"Apple a perdu un visionnaire et un créateur de génie, et le monde a perdu un être humain incroyable", a réagi l'actuel directeur général du groupe, Tim Cook, dans un courrier électronique à ses employés, rendu public.

 

 

 

Le conseil d'administration du fabricant des ordinateurs Mac, du baladeur iPod, du smartphone iPhone ou encore de la tablette iPad avait annoncé peu avant la nouvelle dans un bref communiqué.

 

 

 

"L'Amérique a perdu un génie dont on se souviendra comme d'Edison et d'Einstein, et dont les idées vont façonner le monde pendant plusieurs générations", a de son côté déclaré le maire de New York Michael Bloomberg.

 

 

 

Né à San Francisco le 24 février 1955, Steve Jobs souffrait de graves problèmes de santé depuis plusieurs années. Il a été atteint en 2004 d'une forme rare de cancer du pancréas et a subi une transplantation du foie en 2009.

 

 

 

"Steve laisse derrière lui une société que seul lui pouvait avoir bâtie, et son esprit sera pour toujours la fondation d'Apple", a estimé Tim Cook.

 

 

 

Il avait confondé l'entreprise Apple dans un garage en 1976 avec Steve Wozniak. Il avait démissionné en 1985 au terme d'une lutte de pouvoir interne et le groupe avait périclité jusqu'à son retour aux commandes en 1997.

 

 

 

Il avait depuis orchestré le lancement des produits vedettes de la marque à la pomme croquée: de l'ordinateur iMac en 1998 à la tablette iPad en 2010, en passant entretemps par le baladeur numérique iPod (2001) ou le téléphone multifonctions iPhone (2007).

 

 

 

En 2011, Apple est devenue temporairement la plus grosse société au monde, pesant environ 350 milliards de dollars en Bourse, se disputant depuis la première place avec le géant pétrolier ExxonMobil.

 

23:24 Écrit par Boubayul dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : steve jobs, apple |  Facebook |

06/10/2011

La Fête des Louches à Comines

 

Fête des Louches, Comines, marché médiéval

 

 

 

Comines, le Comité de la Fête des Louches et la Nation tout entière s’associent en 2011 pour célébrer la mémoire de Philippe de Commynes, mort en 1511 et qui figure en bonne place dans le recueil des «célébrations nationales», parmi les personnages et événements qui ont fait l’Histoire de notre pays.

 

Habile diplomate, grand visionnaire, européen avant l’heure, homme de plume – il rédigea un des premiers traités de politique à l’usage des souverains - Philippe de Commynes nous a laissé des «mémoires» d’une très grande richesse, témoignage exceptionnel sur son temps et qui font encore aujourd’hui l’objet de recherches et de travaux universitaires.

 

C’est à ce personnage au destin hors du commun que l’édition 2011 de la Fête des Louches rendra hommage les 8, 9 et 10 octobre prochains.

 

Outre les traditionnels défilé de chars, jets de louches depuis les fenêtres de l’Hôtel de Ville ou encore le marché médiéval, la ville de Comines et le Comité accueilleront durant deux jours une délégation d’Argenton les Vallées, autre cité associée au nom de Philippe de Commynes, et jumelée avec notre voisine Belge. Ces invités Poitevins, que les hasards de l’Histoire ont rapproché de nous, participeront aux différents temps forts des festivités et animeront un des chars du cortège.

 

Enfin, le public pourra découvrir une exposition retraçant la vie et l’oeuvre de Philippe de Commynes, une messe sera dite à sa mémoire en l’église Saint Chrysole et une réception aura lieu au château de Renescure où il vit le jour.

 

C’est donc une 127ème Fête des Louches exceptionnelle qui attend les fidèles de cette manifestation très prisée pour sa convivialité et la qualité de ses animations et dont la renommée a dépassé depuis bien longtemps les frontières du département.

 

Honneur à Philippe de Commynes qui porta haut les couleurs de notre cité.

 

Vive la fête des louches, vive la fête de Comines.

 

 

Informations sur le site : http://www.fete-des-louches.com/

 

 

 

Fête des Louches, Comines, marché médiéval

 

 

La fête des Louches est une fête historique Cominoise célébrée chaque année le deuxième week-end d'octobre et ce depuis 1884.

 

Une légende locale datant du moyen-âge raconte qu'un seigneur est emprisonné dans une tour de son château pour le soustraire de ses biens. Il a l'idée de jeter sa cuiller frappée des armoiries à des couvreurs qui travaillent sur un toit en dessous de son cachot. La nouvelle de sa présence se répand et c'est ainsi que le prisonnier est libéré par la population.

 

Afin de commémorer cet évènement, des louches sont jetées sur le parcours du cortège ainsi que sur la grand place de Comines.

Samedi 08 Octobre

 

 A 11h : célébration des noces d'or, de diamant et de palissandre dans les salons d'honneur de l'Hôtel de Ville.

 

 De 14h à 21h : marché médiéval et animations dans le jardin public. Ouverture de la fête foraine.

 

A partir de 19h00 : ouverture officielle de la fête des Louches avec remise des clés de la ville. Départ du cortège des allumoirs suivi du jet des louches pour enfants (Grand'Place).

 

 

 

Dimanche 09 Octobre

 

De 10h00 à 18h00 : marché médiéval et animations dans le jardin public. Fête foraine.

 

A 10h30 : messe anniversaire en l'église Saint Chrysole, animée par le groupe «Renaissance Cuivres».

 

A 15h00 : départ du cortège historique de la gare de Comines Belgique, circuit dans les rues de Comines France et arrivée sur la Grand Place.

 

A 17h00 : jet des louches traditionnel du haut des salons d'honneur de l'Hôtel de Ville

 

A 18h00 : remise des clés de la ville, parvis de l'Hôtel de Ville ou Balcon de l'Hôtel de Ville.

 

 

 

Lundi 10 Octobre

 

De 8h00 à 13h00 : Franc Marché sur la Grand'place et les rues avoisinantes. Installation gratuite le lundi, réservée aux commerçants.

 

 A partir de 15h30 : critérium des Louches dans les rues de Comines (course cycliste).

 

 A 18h : réception à l'issue de la course avec remise des récompenses, dans les salons d'Honneur de l'Hôtel de Ville.

 

A 20h15 : concert classique de clôture de la fête des louches par la symphonie l'Espérance.

 

 

Fête des Louches, Comines, marché médiéval

05/10/2011

Habemus papam

 

Habemus papam, Cinéma, Film

 

 

 

 Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d'élire son successeur.

 

Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s'élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l'apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d'une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l'inquiétude tandis qu'au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…

 

 

 

Ceux qui s’attendaient à un brûlot virulent contre l’Église seront déçus. Le mordant est là, l’ironie facétieuse de Moretti fait merveille (on rigole forcément de ce garde suisse qui s’empiffre, de ces cardinaux qui jouent au volley en soutane), et chacun en prend pour son grade, les psychanalystes en tête. Mais ce n’est pas un film où l’acide sulfurique de l’anticléricalisme s’immisce dans l’institution apostolique et la défigure durablement par sa charge incendiaire. Le propos est ailleurs, plus profond, plus émouvant, plus intime : les choix d’un homme qui fait enfin retour sur lui-même et trouve une vaste plaine déserte. Un homme empreint de la tristesse d’être passé à côté de sa vie, qui ne comprend plus son propre parcours qui l’a fait passer d’une vocation de comédien à cardinal désabusé. Vidé par les minuscules failles qui ont grignoté son être, il se confronte à l’extérieur pour mieux cerner son doute et sa lassitude, et prendre enfin une décision qui vient intimement de lui-même.

 

 

 

Réalisateur : Nanni Moretti

 

 Acteurs : Michel Piccoli, Nanni Moretti, Jerzy Stuhr, Renato Scarpa

 

 

 

 

 

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03/10/2011

"Premier bilan après l'apocalypse" de Frédéric Beigbeder

 

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L'apocalypse, serait-ce donc l’édition numérique, ou comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, la température à laquelle le papier s’enflamme et se consume ?

 

 

 

Frédéric Beigbeder sauve ici du brasier tous les livres, pour être précis les 100 œuvres, qu'il souhaite conserver au vingt-et-unième siècle, sous la forme d'un hit-parade intime de 100 à 1. C'est donc un classement totalement personnel, égotiste, joyeux, inattendu, parfois classique (André Gide, Fitzgerald, Paul-Jean Toulet, Salinger et d'autres grands), souvent surprenant (Patrick Besson, Bret Easton Ellis, Régis Jauffret, Simon Liberati, Gabriel Matzneff, d'autres oiseaux de nuit, d'autres perturbateurs). Il est rare d'établir le panorama d'une littérature en train de se faire, de s'améliorer, de s'inventer. Avec ce manifeste, c'est le Beigbeder livresque que nous découvrons, en même temps qu'une autobiographie en fragments, un autoportrait en lecteur.

 

 

 

"Si j'écris, c'est grâce à ces morceaux de papyrus où se cachait toujours une âme sœur. C'est de toute manière envers ces cent objets précieux que l'on devra ressentir gratitude ou rancœur."

 

26/09/2011

"Dans les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson

 

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie, Roman, Littérature

 

 

 

Sylvain Tesson, pour rassasier son besoin de liberté, a trouvé une solution radicale et vieille comme les expériences des ermites de la vieille Russie : s’enfermer seul dans une cabane en pleine taïga sibérienne, sur les bords du Baïkal, pendant six mois. De février à juillet 2010, il a choisi de faire l’expérience du silence, de la solitude, et du froid. Sa cabane, construite par des géologues soviétiques dans les années brejnéviennes, est un cube de rondins de trois mètres sur trois, chauffé par un poêle en fonte, à six jours de marche du premier village et à des centaines de kilomètres d’une piste. Vivre isolé du monde nécessite avant tout de s’imposer un rythme. Le matin, Sylvain Tesson lit, écrit, fume, ou dessine. Puis ce sont cinq longues heures consacrées à la vie domestique : il faut couper le bois, déblayer la neige, préparer les lignes de pêche, réparer les avanies de l’hiver… Le défi de six mois d’ermitage, c’est de savoir si l’on réussira à se supporter. En cas de dégoût de soi, nulle épaule où s’appuyer, nul visage pour se lustrer les yeux. L’inspecteur forestier Chabourov qui l’a déposé sur cette grève le premier jour le savait. Il lui a glissé, énigmatique, en se touchant la tempe : « Ici, c’est un magnifique endroit pour se suicider ». La solitude finira par se révéler fertile : quand on n’a personne à qui exposer ses pensées, la feuille de papier est un confident précieux ; le carnet de note, un compagnon poli. C’est ce journal que nous offre à lire Sylvain Tesson. En notant minutieusement, presque quotidiennement, ses impressions face au silence, ses luttes pour survivre dans une nature hostile, ses désespoirs, ses doutes, mais aussi, ses moments d’extase, de paix intérieure et d’osmose avec la nature, Sylvain Tesson nous fait partager une expérience hors du commun. Finalement « la vie en cabane apprend à peupler l’instant, à ne rien attendre de l’avenir et à accepter ce qui advient comme une fête. Le génie du lieu aide à apprivoiser le temps ». Une expérience comme seule la littérature peut la ressaisir afin qu’elle ne soit pas seulement une aventure isolée, mais une aventure exceptionnelle à la portée de tous.